Ceciel, Tête en l’air…

 
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Kesketuveux pour Noël?

Ouahou, deux billets en une aprem : on dirait que c’est la fête aujourd’hui (en vrai, c’est juste qu’on est samedi, et que Prince-Prince a eu la gentillesse de donner un biberon à Félicie ce matin, me laissant ainsi dormir de minuit à 8 h 30, une vraie nuit, quoi. Puis de s’occuper d’elle entre 12 et 14 heures, me laissant siester avec déléctation. Un truc qui ne m’était pas arrivé depuis 1 mois. Ce qui explique cette production prolifique et un dynamisme inhabituel. Ô bonheur).

Revenons à nos moutons. Ce billet indispensable a pour objet de dresser ma liste au Père Noël. C’est pas parcequ’on sait que le gros bonhomme Coca-Cola n’existe pas que j’ai pas le droit d’écrire moi aussi ma bafouille pour la Laponie.

Pour commencer, je veux des fringues. Mon ancien 38 ne me va plus (et d’aprés le médecin, vu que j’allaite à 100% je suis pas sortie d’affaire de sitôt), et mes fringues de grossesse sont (heureusement) beaucoup trop grandes. Donc je le dis, je l’avoue, je fais du 40-42, et si je veux passer l’hiver habillée autrement qu’en jogging, va tout simplement falloir que j’investisse. Des hauts en 40. Des pantalons et un manteau en 42. Et tant qu’on y est, pourquoi pas des chaussures?…En 39. Et oui, j’ai réussi à grossir aussi des pieds. Parcequ’avant je faisais du 38 des pieds, notez la grande cohésion de mes mensurations passées. Mais ne nous apesantissons pas sur ce qui n’est plus. Aujourd’hui je suis dépareillée, va falloir assumer. Mais ça va pas se passer comme ça. Au printemps on verra bien qui reverra son ptit 38, hé hé.

Ensuite, cher Père Noël, je veux de la lecture. Tout plein de romans qui font rêver pendant le rude hiver parisien. Des récents, bien sûr, parceque tous les autres, sans faire ma crâneuse, je les ai lus. Ou alors j’ai décidé de pas les lire, ce qui revient au même. En vrac, je me ferais bien les derniers Amélie Nothomb, Sameul Benchetrit, Daniel Pennac, Modiano, Doris Lessing…Comme tu as bon goût, Papa Noël, je te fais confiance. Evite juste les trucs de gonzesses, genre Guillaume Musso et autres niaiseries post-modernes insupportables.

Enfin, la papouillothérapie c’est de la balle. Donc si tu pouvais glisser dans mes souliers des heures de massages décontractants-tonifiants-drainants, des soins de visage, des séances coiffeur-mécheur-brusher, ou bien des week-end en namoureux avec option baby-sitting de milky-junky (mon bébédamour pour ceux qui auraient pas pigé) et autres restaurants-ciné/théâtre eye-to-eye avec Prince-Prince, je dirais pas non.
Mais tu sais, au fond…ces cadeaux c’est pas si urgent. Cette année la vie m’a bien gâtée. Un mariage. Une petite Félicie. Je crois que j’ai pas besoin de grand chose de plus. A la limite, si tu pouvais même me delester de quelques kilos, c’est de bon coeur. Elle est pas belle la vie?

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Par ceciel
Le 24 novembre, 2007
A 19:43
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Grosse dinde?

Ca n’a échappé à personne, nous sommes à 1 mois de Noël. D’une manière générale, le folklore autour de cette fête me gonfle : simuler l’ébahissement devant les couronnes de l’avent, les rennes en chocolat et les bûches pralinées, c’est pas ma tasse de thé. Et encore, je vous parle pas des inévitables chants de Noël; Tino Rossi et ses potes ne m’inspirent qu’une indifférence polie dans le meilleur des cas. Le reste du temps je brûlerais bien ces chefs d’oeuvre mais je suis une fille polie alors je reste digne dans la souffrance.

Oui, je sais, chuis pas romantique, mais on n’a pas tous la chance d’avoir une âme de Peter Pan. Moi je me sens bien au royaume des adultes, et la grâce Noëlesque n’est jamais parvenue jusqu’à moi. Faut avouer qu’en plus, certains vivent ça avec tant d’enthousisasme que je vais pas leur voler le pain de la bouche. Généreuse je suis. Je sais.

En revanche, je suis trés cliente de l’esprit cadeau à gogo. Pas les cadeaux qui me sont destinés, même si je me laisse faire trééééés volontiers (faut pas bouder son plaisir, non plus), mais aussi ceux des zôtres.

Cher lecteur, je t’arrête immédiatement, ne t’emballe pas, je ne suis pas la mère Noël (la photo ci-dessous suffira à te le confirmer) et l’abnégation n’est absolument pas mon rayon. Mais…

merenoelsexy.jpg

Je suis une incorrigible claqueuse. Prince-Prince vous confirmera à tous que je suis talentueuse comme personne pour dépenser de sous, trouver des idées nombreuses et audacieuses pour dilapider en un temps record les sommes d’argent les plus folles.

Alors voilà, je le confesse : j’aime Noël parceque je suis une acheteuse professionnelle jamais à cours d’idée. Et mon mari m’aime parceque je sais trouver des cadeaux pour tous les membres de sa nombreuse famille, même ceux que je connais pas, hé hé. Balèze la Céciel.

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Par ceciel
Le
A 19:03
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Fast book

Comme tu le sais, cher lecteur, le temps m’est désormais compté. La preuve, il est 16 heures et je suis en pyjama dans mon salon, sous-alimentée et le cheveux hirsute. Mais mon bébé est propre, repu, et agite gaiement ses mignons petits pieds sur un tapis d’éveil qui le met littéralement en transe. Ma vie n’est donc pas si vilaine.
Donc là, cher lecteur(bis), si tu as bien lu entre les lignes, tu dois être flatté d’être ma priorité. Plutôt que de me jeter sous la douche, ou sur ma penderie, ou sur l’aspirateur, ou sur le frigo…je t’ai choisi toi. Oui, je vais dilapider le temps précieux de répis qui m’est offert pour écrire ce petit billet. Je le regretterais sûrement ce soir lorsque mon Prince-Prince rentrant du travail me trouvera vautrée dans cette anti-sexitude et que la petite famille (2 adultes 2 marmots) que nous accueillons pour le dîner n’aura rien à manger, et ne saura pas où poser les pieds dans le bazar de mon appartement.

Mais qu’importe, je vole ces quelques minutes pour te donner généreusement un petit cours de survie en milieu hostile. Je suis comme ça, non non, ne me remercie pas, c’est de bon coeur.

Tu es une jeune mère un peu dépassée par le gremlins chronophage dont la nature t’as récemment doté ? Tu regrettes l’époque où tu passais pour une jeune femme cultivée qui savait aimait lire et et se rendait fréquemment au cinéma? J’ai la solution.

Dans un premier temps, installe un bon livre sur ton fauteuil-des-têtées-nocturnes. Celui-là tu ne le connais peut-être pas encore mais il va devenir un ami fidèle. Choisis-le bien, tu vas passer plus de temps avec lui qu’avec ton mari. Le but étant de transformer ce meuble en véritable couteau suisse de la jeune mère en détresse (rien de pire que de donner la têtée à 3 heures, 5 heures, 7 heures du matin pendant 30 à 50 minutes sans rien avoir d’autre à faire que contempler un milky-addict somnolant).

Installe donc comme je l’ai fait sur mon fauteuil :

-une bonne couverture

-des tonnes de coussins

-un bon livre (pour ce qui me concerne, Sylvie Testud vient de succéder à Harry Potter)

- un manuel de la maman débutante (ça rassure de relire les fondamentaux lorsqu’on est en pleine detresse solitaire et nocturne)

- le Francoscope de l’année (le grand bazar de la culture sociologique française: ya à boire et à manger mais on tombe toujours sur un truc étonnant. Ca permet de rester en prise avec le monde réel).

- le Libé du jour (j’arrive jamais à lire autre chose que le portrait en 4e de couv mais c’est déjà ça de pris)

-une grande bouteille d’eau (allaiter ça deshydrate, t’imagines pas)

- un tas de bavoirs car bébé est bel et bien là, et son joli rot plein de lait ne manquera pas d’inonder tes précieuses pages.

Voilà, tu as de quoi conserver un semblant de vernis culturel et de fraîcheur intellectuelle malgré ton nouveau statut de vache milka. Et si t’es vraiment gentille, tu peux aussi t’abonner à Elle comme je l’ai fait, de manière à te souvenir que, en plus d’avoir un cerveau, tu es restée une femme.

Allez, mon milky-junkie hurle à plein poumons, faut que j’y retourne. La douche, ce sera pour demain…

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Le 23 novembre, 2007
A 17:28
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Merci Michel

Comme le disait avec une désinvolture criminelle Michel Sardou il y a fort longtemps: « Femme des années 80, femme jusqu’au bout des seins, qu’on a envie d’appeler George et qu’on aime bien sans soutien-gorge »… (oui, je sais, plus classe tu meurs).

Pourquoi citer ce texte plein de délicatesse? Parceque cette chanson est un hymne aux success women capables d’assumer de front de multiples carrières, dont celles de maman, d’amante, de working girl…Vous voyez où je veux en venir? Déjà je la trouvais pénible, cette chanson, mais depuis que je suis maman je suis passée de l’irritation à la haine nucélaire (ndlr : rien à voir avec l’haleine nucléaire).

Bah ouais. Ca fait peut-être joli dans la chanson de Michel, mais dans ma vie à moi, les défis n’ont pas la même saveur. Avec Michel, ça sent le sexe, les dollars et le marbre rose. Alors que ma vie de superwoman à moi, elle sent plutôt la couche Pampers, le frigo vide et la pile de linge sale. Alors, voilà, je crie ma haine : Michel Sardou est définitivement un gros nase.

Liste des raisons pour lesquelles cette chanson est un ramassis d’inepties (pour ceux qui ne l’auraient pas saisi à la première écoute).

D’abord, concilier des trucs impossibles, bien sûr ça fait fantasmer les mecs bas de plafond qui demandent tout et son contraire à leurs femmes (être sexy tout en étant une maman gateau, gagner un salaire dément tout en rentrant suffisamment tôt pour préparer le cassoulet du soir et accueillir la marmaille), mais faut dire ce qui est : assumer tout ça, c’est inaccessible pour toute femme qui refuse de consommer antidépresseur et/ou cocaïne. Et d’ailleurs c’est pour cette raison que ça ne viendrait à l’idée de personne de demander ça à un mec. Eux, on ne leur demande que de faire leur possible. Aux femmes l’impossible, et roulez jeunesse…

Par exemple.

Mettre une petite robe sexy quand on allaite un bébé, c’est tout simplement impossible sans se retrouver quasiment intégralement à poil à chaque têtée. Mais qui prend la peine d’expliquer ça aux pauvres Prince-Prince de ce monde qui croient encore que le Père Noël existe?

Ou encore.

Ramener plein de sousous pour la popoche, ça nécessite généralement de longues heures de réunion le vendredi soir, le lundi matin, le dimanche, et ce n’est sûrement pas compatible avec les rendez-vous coiffeur, manucure, pédicure, shopping pour-être-la-plus-belle. Voilà comment on devient un ministre probablement respectable mais atrocement mal sapé (cf Roselyne Bachelot). Par opposition à la pépette professionnelle qui choisit un travail-couverture qui lui laisse largement le temps d’aller faire des razzias chez Fendi (cf Cécilia ex-Sarkozy dont l’objectif de vie, je vous le rappelle, est d’aller au supermarché avec son fils).

Pire : il se peut qu’on n’ait même pas le temps d’aller se faire épiler, lors de situations intensément mobilisantes telles qu’une suite de couche. N’empêche, à cause de Michel Sardou, votre chéri risque de décider de vous surnommer le grizzli, rapport à vos sourcils longs (mais soyeux, non mais!), et autres duvets apparus imprudemment sur de nombreuses partie de votre corps. Il n’est pas dit que votre couple survive à ce type de remarques acerbes.

Remarque importante pour tous les XY qui liront ces lignes : une femme qui a pondu un être d’environ 3 kg au terme d’un marathon de 9 mois mérite des bouquets de fleurs, des bagues sublimes, des compliments susurrés-écrits-chantés, des dîners romantiques mais sûrement pas, ah ça non, des remarques sur sa pilosité à la dérive depuis qu’elle s’est transformée en vache milka open-bar pour gremlins affamé.

Pour toutes ces raisons, je le clame haut et fort : messieurs, Michel Sardou est votre pire ennemi.

 

Jme demande bien ce qui m’a pris d’écouter Chérie FM cet aprem. Sur Inter, rien de tout ça ne serait arrivé.

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Le 22 novembre, 2007
A 20:36
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Quatre conn*sses et deux voyelles

Grâce à Facebook, je viens de réaliser un truc étrange (zarbi, comme diraient les concurrents de la Star Ac) : la plupart des gourgandines qui prennent contact avec Prince-Prince ont des noms qui se terminent en A.

Alors je te le demande, cher journal, avec mon bête prénom qui se termine en E, suis-je à la hauteur de cette sex-attitude ? En même temps, le A est vulgaire, vu et revu (ouais ouais, on les connait bien les Eva, Jessica, Adriana, Angelina, Loana, Carla, Monica et toutes leurs copines à grosse-bouche-gros-nénés, on est d’accord?), tandis que le E est un peu vieille France, élégance intemporelle et tout et tout (genre Charlotte -Gainsbourg-, Alice -Taglioni-, Marie -Jesusmother-).

Et puis ces prénoms en A, ils ressemblent à rien, on dirait des trucs inventés pour un dessin animé porno. Connaissez-vous une vraie fille avec un prénom en A? Moi je les vois que dans des magazines. Honnêtement, mes copines (des filles sympathiques, donc, rien à voir avec les susdites en A) s’appelle Kristelle, Amélie, Catherine, Séverine, Julie, bref, des trucs normaux. Alors je vous le demande : les Funda, Diana, Prisca qui harcèlent mon mari, elles ont bien des prénoms nases, hein?!

C’est toujours ça de dit.

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Par ceciel
Le 15 novembre, 2007
A 12:22
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I hook on Facebook

Lu sur le site d’une blogueuse hilarante, Violette : « Après le célèbre Je nique sur Meetic, nous entrons dans l’ère du I took on facebook« .

Au début, j’ai pas compris la profondeur de cette remarque. Puis une amie m’a invitée dans la galaxie facebook. Entre deux têtées, je me suis inscrite. Et là, ma vie a basculé. En moins d’une heure, ce site over-clever avait établi des contacts avec des dizaines de personnes que j’avais perdu de vue (parfois délibérément…mais pas de bol, grâce à Facebook elles savent à présent où me retrouver), et je recevais d’abondantes correspondances coquines de la part de Mickael, Gontran, Virigile et les autres. Qui ça? Et bien, de parfaits inconnus, qui, par ma photo alléchés, ont décidé de devenir des amis, et de m’envoyer des cadeaux virtuels (mention spéciale au mec qui m’a offert un joli petit cochon rose, trop glamour).

Après quelques remises au point bien senties, genre « Pas de bol mec, chui mariée et maman, na na nèèèère »…( exercice rédactionnel vraiment trés revigorant quand on a 10 kg de grossesse à perdre et qu’on se sent aussi belle qu’une espadrille en fin de saison, je le conseille à toutes les copines en détresse), j’ai avoué la terrible vérité à Prince-Prince. Oui chéri, à l’insu de mon plein grè, je me suis inscrite sur un véritable site de rencontre, je suis indignée mon amour, si tu savais.
Conséquences imprévisible de cet aveu : mon douzétendre a décidé d’aller se faire une idée du traquenard. Pas debol. Et c’est la dernière fois que j’ai entendu parler de lui.

En effet, cela fait à présent 24 heures que Prince-Prince est scotché sur Facebook, ayant créé son profil, et se faisant alpaguer par toutes ses anciennes conquêtes, Carla, Diana, Funda et toutes les autres, lui demandant innocemment des nouvelles. Et lui de pérorer : « ouahou, t’as vu toutes ces minettes qui essaient de reprendre contact avec moi?! ». Et encore, c’est pas ça le pire. Je préfère vous passer les détails sur les visites de Prince-Prince à toutes les galeries photos de jeunes inconnues pas farouches exposées aux regards dans les carnets d’adresse de ses amis. En bref, Facebook, ou la mort de mon couple?

…Et bien non! Car Prince-Prince a heureusement mis les choses au clair sur sa page d’accueil, qui présente une photo de lui, notre fille dans les bras, juste à côté de l’icône où il signale qu’il est marié avec moi. Plus maqué, tu meurs. Cela dit je sais que certaines gourgandines vicieuses (cf photo d’un spécimen ci-dessous) pourraient trouver ça excitant. Même pas mal.

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Par ceciel
Le 14 novembre, 2007
A 19:58
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Rhûûûûbe m’a tuer

C’est toujours quand on se croit sorti d’affaire qu’un évènement imprévu vient foutre le b…

D’abord je me suis remise de l’accouchement. Presque plus besoin de marcher en canard, c’est dire.

Ensuite je me suis habituée à dormir par tranche de 4 heures maximum, et à sourire de voir mon ptit bouchon pleurer, inconsolable, en plein milieu de la nuit.

Puis j’ai affronté le sevrage tabagique de Prince-Prince.

Bref, elle remontait sacrément la pente, la Céciel.

C’est là qu’il a frappé, le fourbe. J’ai nommé le rhume. Enfin, le rhûûûûbe qui me court sur le haricot depuis 36 longues heures à présent (réjouissez-vous que je ne compte pas aussi les minutes). Non content de me donner l’impression de vivre la tête dans un seau, il me file des montées de fièvre ensuées à toute heure du jour et de la nuit. Déjà que j’étais pas vaillante (rapport à mon nouveau rythme de vie), là c’est le pompon comme qui dirait.

Mais vous devinerez jamais pourquoi vraiment, alors là, c’est sûr, la coupe est pleine…

Prince-Prince a préparé un savoureux lapin aux pruneaux, et là, le naïf vient de me dire : « Chérie, tu sens cette bonne odeur qui flotte dans la maison? ». Evidemment non, je sens rien de rien. Injustice. Déception. Rage et désespoir.

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Par ceciel
Le 6 novembre, 2007
A 21:53
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Smoking (No smoking ?)

SOS, SOS…Ceci est un appel à l’aide. Je répète ceci est un appel à l’aide. En effet, l’homme adorable à qui j’ai passé récemment la bague au doigt (oui oui, ça marche aussi dans ce sens-là) a décidé de mettre en grave péril le fragile équilibre de notre petite famille. Pourquoi tant de haine me direz-vous? Et bien figurez-vous que Prince-Prince, non content de relever le challenge d’une paternité toute fraîche, d’épauler une bombe hormonale ambulante (moi), de s’affairer à la maison tel Cyril Lignac qui aurait mangé Mary Popins…oui figurez-vous que ce Prince-Prince a entrepris brutalement et sans préavis de relever un pari viril avec un copain en arrêtant de fumer!!!

Pour comprendre l’ampleur du drame qui pointe à l’horizon, faisons un point d’histoire.

En 2 ans et demi de vie commune, j’ai vu mon douzétendre parvenir à tempérer son addiction à la nicotine à 4 reprises, avec le succès que vous imaginez puisque je vous écris aujourd’hui qu’il essaie à nouveau d’arrêter. A sa décharge, notre vie n’a pas été des plus simples, et parfois les nerfs lâchent, l’envie de s’en griller une peut devenir compréhensible. Néanmoins, je juge utile de souligner que la dernière fois que mon chéri s’est lancé dans l’aventure, il a tenu admirablement pendant plusieurs mois avant de replonger bêtement imperceptiblement (enfin selon lui, parceque moi j’avais vu le truc arriver gros comme une maison) grâce à la bonne vielle excuse : « mais chérie, allez, c’est juste une clope festive. C’est la teuf ce soir! ». Le principe de la soirée festive se répétant étrangement soir après soir, y compris seul la nuit sur le balcon du salon en plein milieu de la semaine, j’ai vite fini par comprendre (perspicace la Céciel) que Prince-Prince avait tout simplement replongé.

Pour être honnête, je suis plus qu’heureuse que Prince-Prince ait pris cette magnifique résolution. Telle la femme aimante que je suis, je le soutiendrai devant l’adversité, faisant fi de son humeur de chien les quelques premiers semaines jours de sa pénitence, et de ses regards dédaigneux lorsque j’ai le malheur de dire un truc un peu cruche (habituellement ça l’attendrit, mais en période de manque, l’animal sanguinaire en lui ne laisse rien passer). Et ce même si je suis moi-même déjà aussi zen et pacifique qu’une grenade dégoupillée -rapport aux cigognes qui sont passées chez moi il y a une dizaine de jours, vous vous souvenez?-.

Vous conviendrez aisément avec moi que le moment est un peu mal choisi mais il n’est déjà plus temps de s’en plaindre, car le malheureux Prince-Prince a déjà les deux pieds dans le manque, et le voilou d’ailleurs tout transpirant de retour d’un jogging censé le décontracter. On navigue en plein drame, mon mari va-t-il gérer toute cette pression à coup de testostérone et de gonflette musculaire?

Le pire, c’est que ça faisait des mois que je le suppliais d’arrêter. D’abord au nom de sa santé. Puis de la mienne. Pour finir, de celle de sa fille. J’ai aussi parlé couche d’ozone, pollution, cow-boy Marlboro et économies pour notre ménage. Sans succès.

Et voilà qu’un jour, comme ça, l’air de rien, un pote lance un défi stupide un dimanche aprés-midi d’oisiveté, et voilà le tour est joué.

Heureusement, j’ai appris que l’enjeu dudit pari est le paiement de vacances de rêve sur un voilier pour l’été prochain. Ouf, l’honneur est sauf. Fallait juste comprendre que mes arguments n’étaient pas à la hauteur…

Courage chéri. On est tous avec toi.

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Par ceciel
Le 5 novembre, 2007
A 18:55
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Tranches de vie

L’arrivée d’un bébé à la maison a de nombreuses conséquences. Certaines prévisibles, d’autres non. Vous me trouverez peut-être naïve, mais l’une de celles que je n’avais pas envisagée, c’est la disparition de toute notion de temps. Oui, la fatigue je m’en doutais. Les nuits courtes et les odeurs de couches aussi (cela dit, les couches de ma fille sentent les petites fleurs; ne me demandez pas pourquoi ni comment mais je vous certifie que le caca de ma fille sent la rose, cette petite est géniale).

Revenons à nos moutons : à force de vivre au rythme des têtées j’ai observé -ou plutôt subi-un phénomène auquel je ne m’attendais pas : la désynchronisation totale de mon horloge interne. Depuis que je vis par tranche de 3 heures (cette durée représentant le temps maximum séparant 2 têtées…ô joie de l’allaitement maternel), c’est bien simple : je ne sais plus quelle heure il est, et a fortiori quel jour on est. Ma vie aujourd’hui est rythmée par le dernier caca, le dernier bain, la dernière têtée (dilemne récurrent : « Par quel sein ai-je fini la dernière têtée? » argh….), et je ne vois pas beaucoup plus loin que ça. Je suis devenue un poisson rouge.
Ma théorie pour expliquer cet étrange phénomène? Le corps et l’esprit d’une maman allaitante s’organisent pour survivre à cet épisode hostile, et comme le déni présente des avantages certains pour surmonter les pires épreuves, et bien mon horloge a manifestement décidé de regresser volontairement. Faisant fi de ses années d’expérience, elle simule donc depuis l’arrivée de ma poussinette le dérèglement total. Une saine initiative qui me permet de ne pas ruminer que bien qu’on soit dimanche Félicie m’a réveillée à 23 heures, 1 heures, 6 heures, 9 heures. Ni que je suis coincée devant Michel Drucker au lieu d’aller au cinéma avec Prince-Prince. Sans parler du fait qu’il est à peine 16 heures et que j’en suis à la neuvième têtée de la journée (pour les non-initiés, il s’agit normalement du score journalier d’un bébé, et non celui qu’on est censé relever en milieu d’aprés-midi…les journées sont longues…)

Voilà, ma vie est en tranches (notez l’habile allusion du titre de ce billet, comme quoi j’ai pas perdu tous mes neurones non plus). Mais dire que j’en suis mécontente serait de la mauvaise foi. En vrai de vrai, je passe des heures à dévorer des yeux mon petit colis magnifique, qui remue, qui glougloute, qui sourie, qui écarte ses doigts de pieds comme personne. Ca m’occupe tellement que je ne suis même pas parvenue à la moitié du dernier Harry Potter. Tout le monde dit qu’un enfant, ça vous change la vie. Mais en fait, le vrai changement, c’est de comprendre que je n’en suis plus une…Bienvenue chez les grands, Céciel…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 4 novembre, 2007
A 16:59
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