Ceciel, Tête en l’air…

 
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Ambition quand tu me tiens, ou comment échouer au Paradis du fruit

Avant-hier, Prince-Prince et Céciel ont voulu être ambitieux. Malgré la fatigue accumulée depuis la veille (pour le résumé c’est ici) , nous avons tenu à maintenir notre petite sortie au restaurant avec un couple d’amis. Evidemment, on n’aurait pas dû.

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D’abord, nous n’avons pas trouvé de baby-sitter de remplacement de la malade, malgré des appels desespérés à qui mieux mieux, dignes d’une hotline Microsoft. Il semble que le baby-sitting de nourrissons ne soit pas un emploi trés prisé, je vais d’ailleurs en parler à Sarkozy au plus vite, peut-être que la solution au chômage en France est ici. La plupart des intéréssés potentiels se débinent dès qu’on les informe de l’âge du marmot.

Faut reconnaître que le baby-sitting, généralement ça consiste à arriver quand les gosses sont déjà couchés, piller le frigo et zapper sans fin sur les chaînes du satellite en attendant de se faire raccompagner à domicile. Forcément, à côté de cet eden, une soirée avec un bébé à nourrir, à faire roter, à changer, à bercer, c’est au-delà des forces du commun des mortels.

Alors nous avons fini, soulagés, par accepter la généreuse propositon de baby-sitting d’un couple d’amis que pourtant j’avais fort mal reçu lors de leur dernière visite chez moi. Pas rancuniers, ouf.

Ce que nous ignorions, c’est qu’en réalité, la galère ne faisait que commencer.
D’abord nous avons mis une heure (oui vous lisez bien : 1 heure) à parvenir chez nos amis pour y déposer Jolibébé. Des embouteillages mutants avaient pris possession de notre banlieue. Une heure pour faire 4 km, c’est balèze.

Vous vous en doutez, en arrivant chez nos amis à l’heure où nous aurions déjà dû atteindre au restaurant, nous avons grandement entamé la soirée.

Ambition toujours, nous reprenons la route. Dans l’autre sens. Même problème. Re-une heure plus tard nous avions atteint la place de l’étoile (qui doit se trouver à 10 km de chez nous). Nous appelons nos amis, qui eux, galèrent boulevard Saint-Germain. Le restaurant étant dans le 5e arrondissement, impossible d’y parvenir avant 22 heures. Or je ne comptais pas obliger nos amis à garder Jolibébé au-delà de 23h30, faut pas déconner ils ont déjà deux gamins à eux et c’était un soir de semaine…

On abandonne l’espoir d’atteindre le restaurant corse où nous avions réservé, et nous convenons de nous garer sur les Champs pour y chercher une auberge de remplacement.

Prince-Prince s’engage dans le parking George V. En resort après avoir suivi un dédale de rampes qui montent, qui descendent, qui remontent (merci la signalétique foireuse). Y rentre à nouveau, essaie de pas se faire avoir une seconde fois. Youpi, une place.

Message de nos amis : « Rendez-vous au Paradis du fruit ». Bon, c’est mieux que rien, mais tout compte fait je commence à me demander si j’avais vraiment rêvé de passer ma première soirée sans Jolibébé au Paradis du fruit, à me gaver de Yoyo-mangue en priant pour éviter les embouteillages au retour. Qu’importe, la soirée commence. Il est 21h30. Nous avons 1h30 devant nous. En étant partis de chez nous à 19 heures, c’est un beau score. J’en pleurerais.

La soirée se déroule bien. Les plats sont bons, la discussion animée.

Mais la série noire reprend. A 23 heures nous attendons, desespérés, la serveuse afin de commander rapidos quelques desserts. 23h10, nous renonçons définitivement et demandons humblement l’addition, plutôt. 23h20, nous prenons la caisse d’assaut afin de payer s’il-vous-plaît, pardon d’insister. 23h25 nous quittons le restaurant, nous sommes à la bourre, j’implore mes amis de garder Jolibébé au chaud un peu plus longtemps que prévu. Mille excuses, stress, angoisse, culpabilité. Ca y est j’ai mal au ventre.

Alors qu’on se croyait sortis d’affaire, on découvre que notre autoroute est fermée pour travaux nocturnes. Détour. Perdition dans Nanterre. La haine, again.

Nous arrivons penauds à 23h50. Mes amis ne nous en veulent pas, mais les cernes sous leurs yeux nous chuchotent le contraire. La culpabilité me ronge mais j’essaie de pas m’autoflageller immédiatement dans leur salon. Jolibébé, elle, roupille comme une bienheureuse. C’est à peine si elle remarque qu’elle change de crémerie. Pas compliquée, ma gamine.
Finalement, nous arrivons enfn chez nous. Une têtée plus tard il est déjà 1 heure du matin. Je suis sur les genoux. Je pensais pas qu’une soirée de repos, ça pouvait être aussi éreintant. Ambition, quand tu nous tiens…

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Le 22 décembre, 2007
A 0:10
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Sauvée!

Je sais, c’est maaal de se réjouir du malheur des autres, mais parfois ça fait du bien de briser le cycle infernal de la schkoumoune (comme dirait mon grand-père). Alors voilà, non sans fierté, je vous informe que cette année, le Noël-entre-amis m’a épargnée.

Je repars avec un asphyxiant encens à la rose, mais aucun objet inavouable à déclarer, pour une fois. En revanche, ma copine C. ne peut pas en dire autant, rapport au texte fort évocateur du panneau ci-dessous (« FBI : Foufoune Brigade Inspector. Enquêteur général Joe Latrick« ).

 

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Par ceciel
Le 21 décembre, 2007
A 10:35
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Envie de meurtre ?

Il y a des jours comme ça, ou votre Jolibébé oublie de se lever à 9 heures. Trouve ça vachement plus rigolo de la ramener à 5h39, et d’exiger une vraie têtée et toute votre attention. Ca commence mal.

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Il y a des jours comme ça où, par -3°, vous traînez péniblement vos cernes à La Poste (bondée en période de Noël) puis à la banque (bondée en période de Noël). Et c’est pas de bol car la Poste a déménagé, vous repartez avec votre bébé sous le bras à l’autre bout de la ville. Youpi. En chemin vous croisez un exhibitioniste (bon sang, par -3° où trouve-t-il ce courage? Et franchement une femme avec un bébé c’est pas le comble du glamour, ce type est définitivement un grand malade).

Toujours le même jour, votre charmant bébé ne sait manifestement plus comment on fait caca. Appelle à l’aide. Toutes les heures. Et votre pédiatre est en vacances. Desespérée, vous appelez votre copine puéricultrice (bénie soit-elle!) qui vous explique l’art du massage abdominal. Vous passez 2 heures avec un bébé hystérique les fesses à l’air qui finit par se délivrer du mal, mais sur votre tee-shirt. Désolée pour ces détails, Jolilecteur, surtout si t’étais en train de manger, mais ça me fait du bien de pourrir ta journée aussi, niark niark.

Il y a des jours comme ça où la vache Milka (moi) n’a pas assez de lait pour son Jolibébé affamé. Et oui ma bonne dame, la fatigue + le froid + la contrariété ça n’aide pas la lactation (Edwige Antier te le confirmerait sûrement volontiers si elle avait un peu de temps à consacrer à tes questions de novice au lieu de passer Noël avec ses avocats. Ca fait au moins une autre personne qui doit haïr cette journée autant que moi).

Il y a des jours où la baby-sitter que vous avez bookée plusieurs jours à l’avance vous informe qu’elle a une gastro et qu’elle n’assurera donc pas l’interim ce soir auprès de Jolibébé. Pas de bol pour votre première soirée peinard au resto avec Prince-Prince.

Il y a des jours comme ça où vous parvenez quand même à trouver le courage de préparer le repas. Mais la journée infernale se poursuit lorsque Prince-Prince accueille son assiette d’un fort peu diplomatique :« Il est pas trop cuit ce steak ? ».

Il y a des jours où tout simplement, on préférerait être demain.

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Par ceciel
Le 20 décembre, 2007
A 1:50
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Non-évènement

Grâce à ce titre tu penses sûrement que je vais te parler de Nicolas et de Carla*? Et bien non, mon nombril a plutôt choisi de parler aujourd’hui de la suite de ma recherche de nounou.

Si le cas Carla-Nicolas t’intéresse, je te suggère d’écouter l’album « Quelqu’un m’a dit… » de la sus-nommée sur lequel figure l’excellent titre « Je suis le plus beau du quartier ». Ses paroles donnent une image probablement assez approchante de la nature de la relation que doivent entretenir ces deux mégalomanes avérés. Attention cette opinion n’est pas politique mais uniquement people-esque. Sans prétention, donc. L’analyse politique, je la laisse à Philippe Torreton, il fait ça si bien (humour,). Presque aussi bien que Johnny (re-humour). Le people qui émet un avis politique me donne presque envie de me suicider (humour again : je précise ça pour ma mère au cas où).

Oui, joli-lecteur, je sais bien que je t’ai laissé méchamment mariner un jour de plus alors que tu attendais l’épilogue de mon récit depuis hier. Et bien tu vas être servi. Après le tome 1 et le tome 2, voici pour toi, public, le tome 3 des zaventures de Céciel en quête de la femme nounou de ses rêves.

Nous en étions donc à ma rencontre avec la famille n°2 :

Premier contact. J’avais eu une convaincante discussion téléphonique avec la maman la semaine dernière. Nous avions fixé un rendez-vous chez elle pour le dimanche suivant. Mais entre temps, patatra, Céciel, super-organisée, découvre que le Noël-entre-amis a justement lieu au même moment. Et oui, on n’a pas tous la chance d’avoir un palm pilote à la place du cerveau; moi je suis un peu limitée point de vue capacité de stockage de rendez-vous à horizon j+2. Surtout pendant un congé maternité où, grosso modo, mes rendez-vous se limitent à des séances de kiné ou des visites chez le pédiatre (non non ma vie sociale n’est pas derrière moi, je remonterai la pente).

Deuxième contact. J’appelle la gentille maman, en lui demandant si un report de rendez-vous est possible. Elle me répond, courtoise, qu’elle doit en parler à son mari, mais la semaine prochaine pourquoi pas ça devrait être jouable. Elle me promet de me rappeler le lendemain.

Troisième contact. Ledit jour, vers 20 heures, toujours pas de nouvelles. L’angoisse monte. Serait-ce – again and again- un plan foireux? N’écoutant que mon courage, je prends les devants et appelle la maman, au prétexte (véridique toutefois) de lui demander les coordonnées d’une gentille baby-sitter (et oui Céciel et Prince-Prince vont au resto avec des amis demain, je vous l’avais bien dit que j’allais retrouver une vie sociale). La dame -courtoise again- me donne les coordonnées d’une baby-sitter, et, -courtoise toujours- m’informe, désolée, que son mari n’a aucune disponibilité la semaine suivante et que par conséquent nous ne nous rencontrerons qu’en janvier, inch’Allah (elle l’a pas dit comme ça mais j’interprète). Argh. Ca pue. Je raccroche dépitée.

Quatrième contact. Prince-Prince rentre du travail. Ecoute le récit de ces aventures. S’insurge : « Non mais on va pas attendre le 10 janvier pour caler un mode de garde alors que tu reprends le boulot le 30! (il a pas tort, faut avouer). Rappelle-la et propose-lui de venir dimanche comme prévu initialement, mais beaucoup plus tôt afin de ne pas être (trop) en retard pour le Noël-entre-amis ». Forte de ces directives précises (et quelques peu autoritaires j’ai envie de dire) je m’éxecute, et je laisse un message plein de confonditude en remerciements, excuses, chabadabada, afin d’expliquer à la dame que oui, c’est bien la 4e fois que je l’appelle en 3 jours mais ça me détendrait du string-que-je-ne-porte-pas qu’elle accepte cette nouvelle proposition de rendez-vous.

Cinquième contact. Deux jours qu’elle rappelle pas. Tout espoir est-il perdu? Non! La dame rappelle, elle est so sorry son portabeul était resté dans sa voiture…Mais le principal est là : elle accepte le rendez-vous du dimanche midi. Oui, nous sommes pas loin d’être sauvés.

L’impact. Le jour J, nous arrivons tous les trois, Prince-Prince, Jolibébé et votre serviteuse, anxieux comme de jeunes pucelles avant l’accouplement (je sais je suis une poète).

Heureusement, la suite se déroule sans heurts. Le couple est charmant, poli, plein d’humour. Leur nounou est parfaite, genre Mme Paperpot version Alger. En plus, elle vient du même bled que ma famille (et oui, personne n’est parfait, je viens d’une famille de pieds-noirs hystériques mais je me soigne) ce qui donne un ton presque familial à l’entretien. Elle achève la discussion en me promettant de me faire des gâteaux arabes dont je raffole, les moukrout pour lesquels je me damnerait. La futée, elle m’a mise dans sa poche. Vous allez dire que je suis une mère indigne de laisser ma fille à la première dame polie qui propose de me faire des pâtisseries au miel, mais bon sang, une personne qui fait bien la cuisine ne peut pas totalement être mauvaise?!

L’épilogue de cette non-aventure? Et bien ce soir, j’ai rappelé la maman…pour la cinquième fois. Pour lui dire qu’on est d’accord pour faire garder notre Jolibébé avec sa Jolieminette et leur Jolienounou. De courtoise elle est devenue chaleureuse. On progresse. Et j’ai promis de pas l’appeler avant 2008. C’est un peu mon cadeau de Noël pour elle et pour moi.

*J’ai comme une envie de te rappeler ce que j’écrivais sur les prénoms en A ya pas si longtemps. Tout en te rappelant que NicolA aime les CéciliA et les CarlA.

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Le 19 décembre, 2007
A 11:13
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Noël entre copains, ou l’art du cadeau qui fait mal

Depuis 6 ans, mes amis et moi avons l’habitude de nous réunir autour d’un copieux déjeuner chez l’un d’entre nous, et de nous échanger par tirage au sort des cadeaux débiles en nous goinfrant comme des cochons. Généralement tout le monde finit bourré à 16 h 30 et on lance des défis débiles genre « celui qui fait le tour de l’appart le plus vite possible en sautant par-dessus le bar de la cuisine » ou encore « celui qui fait le plus grand nombre de bisous sur la bouche en 5 minutes, photos à l’appui ». Bref, des enfantillages mais ne boudons pas notre plaisir, on rigole bien.

Mais ces défis idiots ne sont rien à côté de ce que nous faisons à jeûn, dans le cadre de notre challenge « cadeau débile », qui a trouvé son apogée lors de la 3e édition du Noël entre amis. Et dont je fus la bien malheureuse victime.
En effet, nous sentions l’un des convives particulièrement satisfait de sa trouvaille. Naturellement, au tirage au sort, c’est la Céciel qui a gagné le droit d’ouvrir ledit cadeau. Sinon je vous raconterai pas cette histoire, hein?!
La forme du colis aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Mais Céciel, chaste et pure tel l’agneau qui vient de naître, n’a pas immédiatement saisi le sens des ricanements lubriques qui l’entouraient. Quand tout à coup, apparaît la chose : une innomable et gigantesque théière dont le bec était grotesquement grand, remplacé par un immense sexe turgescent en céramique.

Evidemment mes amis m’ont forcé à rentrer avec mon trophée à la maison. Evidemment il était trop encombrant pour rentrer dans mes placards bondés. Evidemment il a traîné négligemment pendant plusieurs semaines sur la console de l’entrée. Evidemment un jour, le plombier est venu réparer un robinet, découvrant l’objet qui, depuis le temps, faisait partie du décor. Evidemment il m’a regardée d’un air interrogatif et surtout vicieux. Evidemment j’ai viré pivoine. Evidemment je me suis empressée de « perdre » la théière dans mon dernier déménagement. N’en déplaise à mes amis malveillants qui voulaient remettre en lice ce trophée chaque année.
N’empêche, le succès de cette théière lors de ce Noël en a fait une petite référence locale, et depuis, chaque année, nous nous efforçons tous de trouver LE cadeau qui détrônera celui-ci dans l’impertinence, le graveleux, l’embarassant, le sordide.

Généralement, chaque année, le pire tombe sur moi. L’année dernière j’ai reçu des dés coquins phosphorescents, qui lorsqu’on les lance, indiquent une action cochonne et une partie du corps sur laquelle la réaliser. Les dés sont toujours rangés sur mon bureau. Jamais servis. C’est Prince-Prince qui est déçu…

Dans un prochain épisode, tu sauras joli-lecteur ce que j’ai trouvé dans mes chaussons cette année, et quels jeux idiots nous avons inventé afin de nous ridiculiser mutuellement.

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Par ceciel
Le 18 décembre, 2007
A 11:22
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Bonne pioche ?

Si tu es un lecteur assidu de ce blog, tu sais que la chasse à la nounou est un sport que j’affectionne tout particulièrement ces derniers-temps, surtout en milieu sauvage et hostile (c’est-à-dire en région parisienne si tu sais pas lire entre les lignes). Malheureusement mes aptitudes pour ce sport sont limitées comme le prouvent mes déboires successifs.

Pourtant, l’espace d’un instant, j’ai pensé que le Dieu des bébés avait eu pitié de moi, car ce n’est pas une, mais deux familles que nous devions rencontrer ce week-end! Prince-Prince et moi-même pensions donc nous livrer avec délectation aux joies du casting afin de déterminer laquelle de ces deux familles aurait la joie, l’honneur, le privilège, de nous cotoyer désormais quotidiennement. Mais évidemment, ça n’a pas exactement tourné comme prévu.

Famille n°1 :

Après un long entretien téléphonique passé avec succès, nous les invitons cordialement à venir chez nous. Officiellement pour faire connaissance et recueillir leurs conseils sur ce qu’il faudrait sécuriser chez nous pour leur puce de 11 mois. Officieusement parcequ’on avait la méga-flemme de sortir de chez nous, ça caillait grave sur Paris et faut pas pousser mémé dans les orties.

Première impression correcte; on les trouve mou-du-genou, mais c’est difficile à objectiver parceque je reconnais que je suis généralement surexcitée et que, en conséquence, j’ai plutôt tendance à trouver les gens un peu économes de leur enthousiasme à mon goût. En tous cas, leur discours est cohérent, leur nounou paraît fiable. Tout baigne.

La suite de la discussion est cordiale; j’ai failli m’endormir une ou deux fois tellement ces gens étaient passionnants, mais heureusement leur gamin chauve m’a fait du gringue, ce qui m’a occupé un petit moment. Puis ma fille a réclamé sa pitance donc j’ai pu m’éclisper afin de ne pas exhiber ma superbe paire de nénés devant ces inconnus. Au final, ça collait mais c’était pas l’extase. En même temps on leur demandait pas d’être nos nouveaux meilleurs amis donc ça tombait bien.

Le vice caché. Enfer et damnation, ce mec a un accent franc-comtois à couper au couteau ! J’en ai de la peine pour lui. Attention, ne prenez pas ça pour du snobisme, dans une autre vie j’ai vécu en Franche-Comté, j’ai même eu cet accent. Et Dieu merci je l’ai perdu. Mauvaise langue, j’apprendrai ensuite au cours de la dicussion qu’il est en réalité à moitié allemand. Pardon à la Franche-Comté. N’empêche maintenant ça y est, j’ai compris pourquoi sa conversation a failli me plonger dans la neurasthénie.

Bref c’est pas ça le vice caché, tu me prends pour qui? Une saleté de parisienne allergique aux teutons ? (en fait je le suis un peu j’avoue, mais ça n’a aucun rapport avec la dernière guerre mondiale. C’est surtout que je me suis coltinée 4 ans une collègue phénoménalement reloue qui était allemande. Depuis, j’amalgame. Alors pardon à toi, respectable peuple germanique, mais essaie aussi de choisir un peu mieux tes représentants la prochaine fois, parcequ’entre Tokyo Hotel et ma collègue givrée tu t’es pas cassé la nénette, hein?).

Reprenons. Là c’est du sérieux. Maintenant qu’on est heureux, joyeux, conquis, notre couple mollasson baisse les yeux, tortille nerveusement du pied, des doigts, des cheveux et lâche : « heu…ya juste un truc qu’on doit vous dire : on va sûrement quitter la région parisienne vers le mois de mai. Mais on n’est pas sûrs. Alors on préfère vous en parler. C’est mieux, hein? ».

Alors là je vous confie que j’ai failli leur faire manger leur porte-bébé. Mais keskizontous à m’emmerder, bon sang? Pourquoi ce vilain karma ? Ils pouvaient pas le dire au téléphone, dès le départ, au lieu de me forcer à passer mon samedi aprem avec un couple d’endives anémiques du cerveau et leur bébé chauve ?

Comme s’ils allaient trouver une famille assez desespérée pour leur répondre « Meuh non ça me dérange pas de changer toutes les habitudes de mon bébé de 3 mois en le confiant à une inconnue dans un lieu inconnu, pour ensuite tout reprendre à zéro exactement 3 mois plus tard quand tu auras fait tes valises pour Grenoble et que ta nounou aura trouvé un autre boulot. Sans compter la nouvelle recherche de nounou et de co-famille que je vais me taper alors que j’aurais repris le travail. Oui, oui, c’est ça je suis maso, fais-moi mal j’adoooore ça ».

Pas coopérante, Céciel lâche : « Ecoutez, à moins d’un engagement ferme de votre part sur un an, je ne pense pas que nous donnerons suite ». Je lis la stupeur, puis la déception dans les yeux de mes interlocuteurs. Peut-être aurais-je dû rajouter « bisou » à la fin de ma sentence, mais j’étais pas vraiment d’humeur, vous comprenez.

Nous nous sommes donc quittés précipitamment, concluant qu’ils nous rappelaient sous 1 semaine pour confirmer de manière ferme leur déménagement ou non, afin que nous avisions. Quelque chose me dit qu’on n’aura jamais de nouvelles.

Demain, si tu es sage, nous passerons au récit détaillé de notre entrevue avec la famille n°2. Et tu sauras donc si Céciel pourra reprendre le boulot ou s’il lui faudra rester stupidement sur son canapé, Jolibébé dans les bras, pendant les 18 prochaines années. Suspenses, suspense…

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Par ceciel
Le 17 décembre, 2007
A 10:35
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Joyeux Nowel!

Chez Céciel ce week-end, c’était super-Nowel avant l’heure. Meuh non bande de gros jaloux, j’ai aucune entrée auprès du Père Noël, c’est juste ma fille qui a pris une heureuse inititiave : Jolibébé a fait une nuit de 10 heures! Oui, vous lisez bien : dix longues heures de roupillades non-stop pour Céciel et Prince-Prince. Incroyable et véridique. De la part d’un bébé de 7 semaines, allaité exlusivement au sein, on n’est pas loin du livre des records.

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Oui mesdames et messieurs, public ébahi, j’ai un bébé de compétition. Vous voilà re-jaloux? Vous pouvez. Ma fille a quand même risqué sa vie pour préserver le sommeil de papa et maman.

Attention, je pèse mes mots : j’ai retrouvé ma gamine livide, d’immenses cernes bleues sous les yeux, les lèvres gercées, poussant de petits piaillements pitoyables et manifestement vidée de toute énergie. Elle était pathétique, la Jolibébé, ayant probablement puisé dans ses réserves l’ultime force de repousser l’heure du réveil de ses parents chéris.

N’empêche, on s’est régalés, et on est trés motivés pour une récidive quotidienne, malheureusement on n’a pas le mode d’emploi (mais que font les cigognes?!).

Je vous rassure. Par acquis de conscience j’ai parlé de cet exploit à la pédiatre en lui demandant si c’était risqué pour un bébé de 4,2 kg de passer 10 heures sans boire ni manger. Sa réponse était un peu condescendante, genre « encore une mère reloue-surstressée qui s’inquiète pour un rien. Qu’elle la laisse pioncer tranquille, sa gamine« . Hé, chuis pas une mère indigne, non plus!

 

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Par ceciel
Le 16 décembre, 2007
A 23:21
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Felipecha kesako?

Felipecha pour Felipe (Philippe pour les intimes) et Charlotte. Un binôme efficace qui chante de jolies chansons françaises, toutes en douceur. Rien à voir avec une Olivia Ruiz hystérique ou un Vincent Delerm tout dépouillé. Là, on est plus dans une chansonnette délicate qui te prends par la main pour rêvasser en regardant par la fenêtre. Et les voix sont sacrément belles…

Pour les connaisseurs et les habitués de Nova, la Charlotte c’est celle qui chante avec WaxTailor. Une voix pure, tendrement mouillée. Une voix qui te donne envie de te rouler en boule de bonheur sous ta couette et de régresser un bon coup.

Pour quelle raison je vous parle d’eux? D’abord parceque j’aime vraiment leur univers qui te caresse dans le sens du poil. Ensuite parceque Philippe est un de mes plus vieux amis. Enfin parceque Felipecha a eu la gentillesse de me demander quelques textes. Et d’en mettre quelques uns en musique. Même qu’il y en a un qui fait le titre de leur album*. Ca fait du bien de se la péter, des fois.
Si vous êtes curieux, allez faire un tour sur leur myspace, où leurs titres sont en écoute tour à tour en fonction des semaines.

Si vous êtes courageux, allez à leur concert mercredi prochain à la scène Bastille.

Si vous êtes conquis, encouragez-les à distribuer leur album tout beau tout neuf en le leur disant ici.

* Album « De fil en aiguille » . Pour info, les chansons dont j’ai écrit les textes : « De fil en aiguille » et « Ma petite Sibérie.

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Par ceciel
Le 15 décembre, 2007
A 14:00
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Quand la mayo prend pas…

Alors là cher lecteur tu te dis : « Qu’est-ce qu’elle va encore nous raconter la Céciel, avec cette métaphore éculée sur la mayonnaise? »

Je te réponds fièrement : homme de peu de foi, ceci n’est pas une métaphore mais le reflet de la (triste) réalité.

Voici mon histoire (ça pourrait peut-être même faire un sujet pour Delarue avec un peu de bol):

Depuis quelques temps, Prince-Prince lorgnait du côté d’un super boulot dans sa boîte, et figure-toi, lecteur que c’est comme qui dirait in-ze-pocket depuis quelques jours. Champagne, cotillon, bonheur à la maison, mon mari est bourré de talent, Céciel décide de célébrer ça autour d’un bon plateau de fruits de mer.

Qui dit fruits de mer dit mayonnaise. Me voilà partie pour en préparer une avec mes petites mains. Pour la première fois…

A ce stade du récit, joli-lecteur, je dois te faire une confession : je ne lis jamais une recette. Dans une cuisine, je suis spontanée telle l’abeille butineuse qui passe de placard en placard à la recherche de l’inspiration. Mes amis – qui ont fait les frais de cette spontaneité culinaire – ne veulent d’ailleurs plus manger chez moi, à moins d’emmener leur casse-croûte. Quels fourbes.

20 heures : j’attaque la mayonnaise. Facile, je mélange huile, jaune d’oeuf, moutarde, sel et poivre et je touille.

20 h 10 : je sens plus mon bras droit.

20 h 15 : je sens plus mon bras gauche. Félicie hurle.Cette mayonnaise ressemble de plus en plus à une vinaigrette foirée.

20 h 20 : Ma fille frise l’apoplexie, mes deux bras sont ankylosés. La vinaigrette mayo me prend la tête. Je décide de la jeter dans un hachoir éléctrique et de brancher l’appareil qui remuera forcément tout ça mieux que moi.

20 h 25 : Mon hachoir est gluant. La vinaigrette est trés jolie. En revanche, toujours pas de mayo à l’horizon.

20 h 30 : marmiton.com m’informe qu’il fallait incorposer l’huile avec parcimonie.

20 h 32 : je reprends tout à zéro. Félicie ne veut même plus croiser mon regard.
20 h 35 : un semblant de mayonnaise semble apparaître.

20 h 40 : mes bras sont morts. Nous aurons l’équivalent d’une cuiller à soupe de mayonnaise pour dîner. Merde.

20 h 45 : J’appelle mon grand frère (cordon bleu génial). Il me dit d’utiliser un batteur à oeuf.

20 h 50 : Victoire! J’ai un grand bol de mayonnaise sous les yeux. Ma fille s’endort.

21 heures : Prince-Prince rentre affamé du travail. Engloutit 3 paquets de cochonneries pour l’apero et quelques bières.
21 h 30 : Prince-Prince semble se régaler de l’entrée au chèvre chaud.

21 h 45 : Il n’a plus vraiment faim à l’arrivée des fruits de mer, mais bon il se lance. Prince-Prince devient verdâtre à la troisième crevette. Il déclare finalement forfait devant la première huître.

22 heures : Le bol de mayo, quasi intact, me regarde fixement. Je jurerais qu’il se fout de ma gueule.

 

 

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Par ceciel
Le 13 décembre, 2007
A 16:55
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Merci patron!

Vous zallez pas me croire, mais devinez comment Céciel a commencé sa journée?! Avec l’irruption de la concierge (encore elle!), l’oeil pétillant (et oui, toujours), avec une gros colis sous le bras. Et oui, ma concierge est fort gentille et pratique beaucoup la livraison à domicile (mais avec les nounous comme l’avez vu ça marche moins bien). Et vous savez quoi? Ce groooos colis m’était adressé. Par mon travail(ça, au début, ça m’a inquiétée…peut-être étaient-ce toutes mes affaires emballées avec une jolie lettre de licenciement?).

Que nenni! Une jolie carte pleine de poutoux et de mots doux de mes collègues et de mes patrons, de jolies-belles fringues pour ma Félicie, un petit livre d’histoire sur une belle coccinelle, et le dernier Renaudot pour mouâââ. Mention à ma grande chef qui a quand même eu l’amabilité (est-elle amoureuse?) d’écrire : « Chère Céciel j’espère que Félicie est aussi mignonne que toi. Tu peux être fière de toi ». Ma chef sanguinaire aurait-elle mangé un Père Noël???

Alors là je dis bravo. D’abord, je trouve ça super chouette d’être gâtée comme ça. Prince-Prince prétend que c’est parceque mes collègues m’aiment. Moi je pense secrètement qu’ils ont plutôt peur de moi, surtout que je reviens les martyriser dans pas trés longtemps. Ne te méprend pas, lecteur, je suis loin d’être une chef tyrannique, je suis rien qu’une sous-fifre surexploitée, mais c’est vrai que j’ai mon petit caractère, et ça n’a échappé à aucune des personnes qui partage mon open-spaïce de puis 5 ans déjà. Gloups, je m’encroûte.

Ensuite, bravo again parceque je trouve ça vraiment agréable qu’ils aient aussi pensé à un cadeau pour moi, super bien choisi qui plus est (j’adore Daniel Pennac et j’étais curieuse de voir comment il a réussi à chourer le Renaudot, lui qui n’est pas franchement un habitué des prix littéraires). Parceque je vous signale qu’à part mon délicieur Prince-Prince qui m’a offert la bague de mes rêves (Mauboussin, tu connais?) et mes parents qui m’ont fait cadeau d’une beeeeeelle parure en perles, et bien NADA pour Céciel. A croire que mon gremlins est apparu pas l’opération du Saint-Esprit et que moi j’étais rien qu’un bout de viande autour.

De plus au risque de passer pour une rabat-joie peu romantique, cette petite est incapale d’apprécier un cadeau à sa juste valeur, alors que moi…au moins je te remercie pas en rotant. Enfin la plupart du temps, j’essaie.

Donc voilà, c’est bon de voir qu’il y a encore des gens pour qui j’existe et pas seulement pour jouer la vache Milka de Jolibébé. Non, j’existe aussi pour lire des livres, en plus. Flatteur, non?

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 12 décembre, 2007
A 19:41
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