Ceciel, Tête en l’air…

 
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Le Lip Dub, ou comment passer sa vie au travail (mais avec vaseline)

Cher Jolilecteur, j’utiliserai aujourd’hui si tu veux bien un langage de djeune’s puisque ce billet est consacré à cette tranche de la population si pittoresque.

D’abord, le djeune’s c’est quoi?

Il faut savoir que le djeune’s n’a pas forcément moins de 25 ans. Car être djeune’s c’est un état d’esprit. Le djeune’s aime s’habiller à la mode mais avec désinvolture. Il pense d’ailleurs que Lou Doillon et la fashion week sont plus connus que Jésus, et que porter des lowboots en 2007 était la chose la plus importante de la terre avec le renouvellement des abonnements aux Inrocks et à Télérama.

Le djeune’s aime aussi Zadig & Voltaire plus que sa propre vie. Et par-dessus tout, le djeune’s kiffe son travail au-delà du réel. Généralement il est attaché de presse, chef de pub, ou bien il bosse dans une boîte de prod’ ou d’évenementiel. Il peut aussi être créatif mais généralement il est moins con ou alors tellement que du coup ça devient trés drôle et plus du tout irritant. Evidemment il est parisien. Ne me repose plus la question tu m’agaces.

J’en viens à l’objet de ce billet. Comme le djeune’s aime son travail, ses collègues sont aussi ses meilleurs amis. Voire son mec, voire son père pour les plus irrécupérables. Et comme cet animal passe tout son temps au bureau puisque c’est un peu sa niche à lui, il imagine des tas de trucs rigolos pour s’amuser entre collègues. Un peu comme se renifler le postérieur et courir après la baballe, version bobo.

Et voilà le pourquoi du comment est née la terrible mode du Lip Dub. Le quoi? Non il ne s’agit pas du Lap Dance (ce truc cochon que font les strip-teaseuses américaines pour leur public pudibond-des-mains mais pas-des-yeux si vous voyez ce que je veux dire). Non, le Lip Dub est un long plan séquence musical où tous les collègues du Djeune’s chantent en play-back et montrent comment il y a une ambiance-de-la-folie-de-sa-mère au bureau.

Le but ultime? Filer la larme à l’oeil au pauvre travailleur qui fait un bête boulot où personne ne chante ni ne danse pendant les horaires de travail. Et donc l’écraser superbement de toute la coolitude de Djeune’s possible. Attention le Djeune’s est prêt à toutes les bassesses pour écraser son prochain. Ne vous fiez pas à son tee-shirt Mickey (vintage Lagerfled 1976, 1850 $).

Cela dit, je reconnais qu’il y a du travail derrière cette vidéo et que ça fait sourire. Mais franchement, entre perdre son temps à réaliser cette connerie de clip et profiter de la vie avec mes bien-aimés Prince-Prince et Jolibébé, moi j’hésiterais pas. Heureusement, dans mon Hollywood-work à moi, aucune velleité de Lip Dub à signaler. Jusqu’ici tout va bien.

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Par ceciel
Le 31 janvier, 2008
A 22:05
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Le compte est bon

Ce mois-ci, je suis fauchée.

D’abord il y a eu les soldes. Puis l’addiction de Jolibébé au lait en poudre le plus cher de la galaxie. Ensuite le suicide de mon téléphone portable. Et le coup de grâce : le premier salaire de la nounou.

Voilà, je suis raide et le mois de février n’a pas encore commencé. Donc je vous le demande : comment gagner de l’argent quand on travaille et qu’il faut rentrer tôt pour garder Jolibébé ?

D’aucun vous diront de revendre vos vieilleries sur e-bay. Mais moi je trouve ça tellement banal. Alors j’ai effectué une petite recherche et voilà quelques moyens imparables que j’ai déniché pour vous (nous) remplir les poches.

- Prédire la date de mort de célébrités. Oui, il fallait oser et ils l’ont fait. Donc si tu te trouves un talent de madame Irma, que tu as un sacré sens du second degré (voire du troisième ou quatrième), clique ici et gagne des cadeaux en prédisant la mort de Fidel Castro ou de Britney Spears.

- faire de la pub cachée sur ton blog. Et oui, il y a un site spécialisé qui propose à des annonceurs de faire du buzz autour de leurs produits via un réseau de blogueurs consentants et rémunérés. En gros, au lieu de te parler de Camille Chamoux, de Olivier Adam, ou de Jolibébé, je te fais un petit billet ni vu ni connu sur la sortie du DVD de Ratatouille ou le dernier pantalon Gap à la mode. Il paraît que les recommandations de blogueurs ça fait sacrément vendre. Hé hé, je suis peut-être assise sur un tas d’or sans le savoir. Si toi aussi tu es dans la dèche et tu veux devenir blog-sandwich, c’est ici.

- ne pas perdre d’argent. Je m’explique. Gagner de l’argent, oui. Mais si on commençait juste par ne pas en perdre? Et accessoirement il paraît que ça pourrait faire du bien à l’environnement. Par exemple, réduis ta facture d’eau en prenant des douches au lieu du bain. Eteins tes appareils électriques au lieu de les mettre en veille. N’exige pas de tes radiateurs une température saharienne pendant l’hiver, etc. Pour toutes les bonnes idées qui font du bien à toi, à la planète, à ton portefeuille, c’est ici.

 

Voilà. Si malgré tous mes bons conseils tu restes fauché, Jolilecteur, t’es vraiment un Hasbeen. Moi j’attaque évidemment dès maintenant mon business-plan antidèche, en te recommandant chaudement d’utiliser la lessive L’OréalPersilMarseillais pour ton petit linge et pour mon petit portefeuille. Amicalement, ta désintéressée Céciel.

 

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A 21:05
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Jolibébé superstar

Cette semaine, Jolibébé a décidé de passer à la vitesse supérieure. Sûrement une manière pour elle de me témoigner son amour puisque que je reprends le travail en traînant des pieds.

Donc voilà, j’annonce :

- Jolibébé danse la samba avec son papa

- Jolibébé suce son pouce

- Jolibébé éclate de rire

- Jolibébé mange comme un ogre (dommage colatéral : Jolibébé fait caca comme un viking)

Je deviens donc officiellement une maman-addict complètement craignos qui passe sa vie à raconter que sa môme est la plus-superbe-et-magnifique, mais je vous jure cette petite a un truc. Un regard et vous êtes collé au mur; elle a le chic pour faire fondre n’importe quel méchant. Un genre de mojo spécial bébé, quoi. La preuve :

felicie.jpg

 

 

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A 12:31
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Run baby run

6654courseapieds.jpgL’ennui avec la reprise du boulot, c’est que malgré tous les efforts préalables pour anticiper les ennuis, il en arrive toujours un qu’on n’avait pas prévu.

Hier soir, par exemple, Prince-Prince s’est retrouvé bloqué sur l’autoroute donc impossible d’être à l’heure pour récupérer Jolibébé. Céciel a donc frôlé l’accident de la route pour parvenir jusqu’à chez elle dans les délais prévus.

Arrivé devant l’immeuble, pas de chance, aucune place de parking libre. Le truc qui n’arrive jamais. Mais c’est ce soir qu’on étrenne le concept.

Autre déboire ce matin. La nounou arrive en retard. De 45 minutes. Ce n’est plus un trou dans mon emploi du temps, c’est le grand canyon. Sa bonne excuse : j’ai oublié que ce matin c’était garde chez vous, je suis allée chez l’autre maman. Et oui, on a tous nos moments d’absence. Ces histoires de garde partagée ça me fait penser aux enfants de parents divorcés qui se retrouvent seuls devant l’école parcequ’aucun des deux parents ne se souvient que c’est son jour d’aller récupérer le môme.

Mais non mais non, ce billet n’est pas sinistre, il est juste lucide. On peux être la maman la plus organisée de la terre, le bordel est structurellement présent dans nos vies, autant s’y faire.
Alors tant pis si ce matin je suis partie avec des tâches de lait sur mon chemisier, si j’ai oublié de vider le lave-vaisselle, si je suis arrivée au boulot avec 30 minutes de retard et que le frigo est vide de notre dîner du soir. Tant pis. Parceque la vie, c’est ça. On va pas en faire une maladie, hein?

Surtout que j’ai un truc infaillible pour me remonter le moral: je me dis que je pourrais bientôt recommencer à faire la grasse matinée et à porter des fringues propres-repassées.Quand je serai à la retraite. Allez, plus que 35 ans.

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A 10:14
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Des nouvelles du front

Mesdames et messieurs, les nouvelles sont bonnes.
Je suis partie de chez moi sans pleurer.

Je n’ai pas fait demi-tour en arrivant devant l’immeuble où je travaille.

Je n’ai pas parlé de ma fille pendant des heures.

Hé non. J’ai plutôt bu un thé, papoté, allumé mon ordinateur, rangé mes petites affaires sur mon nouveau bureau, mangé à la cantine, papoté again et rigolé avec les copines. J’ai aussi appelé ma maman pour savoir comment Jolibébé se portait. Comme un charme, évidemment. Grosses têtées, grands éclats de rires, jolis gazouillis.

Tout est en ordre. Il est 13 h 37 est j’ai survécu à la première matinée. Et presque personne n’a eu l’air horrifié devant ma taille de guêpe engluée dans 10 kilos de trop. Ah ce que les gens sont polis!

Maintenant, je dois vous laisser car j’ai du travail. Et oui déjà une urgence. Mais qu’importe je suis heureuse car ce soir les petits pieds de Jolibébé et des grands bras de Prince-Prince m’accueilleront à la maison. Tout est bien qui finit bien comme dirait le grand schtroumpf. Justement, je suis habillée en bleu. Quel esprit d’à propos, j’en suis toute chamboulée!…

…et dire que vous venez de perdre 3 minutes à lire ces bêtises…

…et moi 10 à les écrire. Gasp.

 

 

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Par ceciel
Le 30 janvier, 2008
A 12:43
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Je suis malheureuse

Je n’ai pas peur de le dire : aujourd’hui je suis malheureuse.

Rien à voir avec le fait que la gastro a momentanément décimé ma famille. Ni que j’ai passé une heure ce matin à discuter avec un type surexcité dont la vision du monde est peu ou prou celle d’une gigantesque World Company hystérique remplie de requins lobotomisés qui vont boire des bières ensemble après le travail. Encore moins à voir avec la désertion brutale de la concierge qui était censée venir faire le ménage chez moi hier, et que du coup mon appartement ressemble à Beyrouth.
Non. La vraie cause de ma desespérance est tout simplement la reprise du travail demain. Au fond de moi une petite voix sait que c’est pour mon bien, que je vais y retrouver tous mes chakras évanouis sur l’autel de la maternité accaparante, et que ma fille ne fera pas pour autant de depression nerveuse. Elle a 3 mois, à cet âge ingrat un biberon plus une couche propre, et la messe est dite.

Mais voilà. L’odeur laiteuse de ma princesse. La peau fraîche et douce de ses petites joues rebondies. Ses piaillements de joie lorsqu’on lui fait danser la samba, ou qu’on lui chatouille les épaules. Tout ça va me manquer. Cruellement. Même que sans vouloir envoyer les violons, c’est ce qui me plaît le plus dans la vie, de câliner Jolibébé. Et juste à côté il y a la case « Câliner Prince-Prince ». Je précise sinon il va me faire la tête ce soir.

Alors cet aprem, j’ai remercié la nounou, j’ai abandonné tout espoir de ménage sur Beyrouth, et j’ai profité de ma douceur. On a lu des histoires (je vous signale que Jolibébé sait tourner les pages d’un livre, hé hé), on a chanté des chansons (je vous signale que Jolibébé sait roucouler, hé hé), et on a gazouillé comme deux dindes au milieu du salon en se faisant des bisous à qui mieux mieux. Genre moi je lui fait des beaux bisous bien sonores, et Jolibébé, elle, bave sans vergogne sur la première partie de mon corps qu’elle atteint.

 

Voilà. C’est ce qui s’appelle faire des réserves d’amour pour les jours de disette. Un billet pour immortaliser ce moment précieux où j’ai le recul de savourer de jolis moments avec ma fille sans avoir l’esprit accaparé par le travail. Note pour plus tard Céciel : se souvenir des beaux moments. Et savoir s’en ménager beaucoup d’autres.
A demain, au front.
 

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Par ceciel
Le 29 janvier, 2008
A 16:20
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Interruption momentanée des programmes

Mes chersjolilecteurs, vous n’avez rien fait de mal, je ne vous fait pas la tête…Mon absence bloguesque des 2 derniers jours n’est dûe qu’à la célèbre gastro. Cette vicieuse a aussi frappé Prince-Prince et Jolibébé. Nous sommes donc tous les trois en quarantaine, malaaaaades. Sauf qu’il y en a un qui réveille les autres 3 fois par nuit pour se plaindre. En hurlant. Devinez qui c’est.

Un indice? C’est aussi celui qui ne sait pas aller aux toilettes tout seul et fait déborder sa couche jusqu’au cou. Un délice olfactif et visuel.

Pour ceux qui suivent pas, ça tombe vachement bien puisque je reprends le travail demain. Autant dire que j’ai le moral et le physique d’une nouille, pas de quoi pavoiser sur mon grand retour. Alors rangez vos Taratatas, ok?!

Dès que j’atterris je reviens vous narrer mes aventures, c’est promis.

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Par ceciel
Le
A 13:15
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Des jours comme ça…

Hier, Prince-Prince a eu fort à faire avec moi. Du lait sur le feu. C’est simple je me suis transformée en usine à gaffes, c’était du trés lourd.

Je vous raconte?

D’abord nous allons à la mairie pour faire créer le passeport de Jolibébé et changer mon nom sur mes papiers de femme désormais mariée. Youpi tralala, ça c’est du samedi matin. J’avais soigneusement préparé les différents dossiers, bonne élève. Je les laisse tomber malencontreusement dans la hall de la mairie. Deux fois.

Enfin, lorsqu’arrive notre tour de s’installer devant un employé de l’état-civil, je fais tomber mes clés. Puis ma barrette. Puis mon sac. Puis à nouveau mes clés. Un vrai festival. Nous n’avions pas encore dit bonjour à la dame que déjà j’étais fichée.
Finalement sortis d’affaire, nous décidons ensuite d’aller déjeuner dans une brasserie proche. Je commande un Coca à l’apéritif.
Les véritables ennuis commencent lorsqu’un geste malencontreux fait tomber mon téléphone portable dans le verre de Coca. Il est évidemment proportionné de telle manière que le téléphone y plonge intégralement, tout en étant trop étroit et long pour que je parvienne à le récupérer prestamment. Je finis par y arriver. Je constate que je n’ai plus de Coca dans mon verre : le téléphone a tout bu.
Heureusement l’assiette de tartare poëlé que j’ai commandé arrive. Une brève hesitation me saisit lorsque je vois l’oeuf cru au milieu de l’assiette, mais je me lance et le brise puis le mélange aux autres ingrédients. J’en oublie vite mes malheurs et engloutit le plat.
Sortis de la brasserie, je constate que mon téléphone a manifestement rendu l’âme. Je me rends à la boutique de téléphonie la plus proche. Où un vendeur de 15 ans tout mouillé s’esclaffe quand je lui explique la raison pour laquelle mon portable est embué et collant et nécessite des soins immédiats. Je le hais.

Verdict : le Coca c’est corrosif, le téléphone ne s’en sortira pas, faut acheter un nouveau Bibop. Je m’execute. Je paie. Je sors. Un peu nauséeuse, je fais les petites courses du jour sans conviction et je rentre chez moi.

18h30. Je commence à me sentir faible. J’ai aussi la sensation d’avoir oublié quelque chose, mais quoi?

19 heures. Je cherche partout mon magnifique nouveau téléphone. Je réalise que je l’ai oublié à la boutique. J’appelle le vendeur, goguenard, qui me confirme ma blonderie. Prince-Prince se gausse.

19 h 30. Nous filons dîner chez des amis. Je me déclare franchement vaseuse, Prince-Prince demeure imperturbable.

20 h 30. Première bouchée de lasagnes maison. Je deviens verte. Je demande les toilettes.

22 heures. Je suis officiellement malade. La gastro fait son come-back. Regarder un verre d’eau me rend malade. Je ne vous parle donc pas des lasagnes, ni du gâteau au chocolat.

2 heures du matin. Je suis allée au bout de moi-même. Je suis faible, nauséeuse, incapable d’aligner deux mots. Tout le monde est dans la starting-blocks pour me prêter une bassine; Prince-Prince me surveille du coin de l’oeil, des fois que je lui vomirai dessus.

3 heures du matin. Nous arrivons chez nous. J’installe un camp de survie dans mes toilettes.
La nuit sera longue.

 

Les enseignements à retirer de cette cruelle journée : le steak tartare n’est pas recommandé pour soigner une gastro. Les téléphones SonyEricsson ne sont pas waterproof. Et quand on est malade on reste chez soi. gaston.jpg

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Par ceciel
Le 27 janvier, 2008
A 11:54
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Oeillets rouges à la boutonnière et grosses quiches

L’inconvénient, quand on a une vie parallèle sur internet c’est qu’il n’est pas si facile de rester soi-même lorsqu’on rencontre ses web-copines pour de vrai.

Pour quelle raison? Hum. Le moment est venu, je le crains, de casser le mythe et de vous avouer quelques terribles vérités à mon propos :

- il n’est pas écrit Céciel sur ma carte d’identité

- dans le civil, je plutôt du genre souris consensuelle que grande prêtresse de la causticité

- je mesure 1,57 m

Donc voilà. Lorsque le moment de me dévoiler arriva je fus, comme qui dirait, désarmée. (J’en resterais là avec le passé simple. On n’est pas chez la comtesse de Ségur et le bon vieux duo imparfait/passé-composé devrait suffire à vous tenir en haleine. Enfin j’espère).

Tout a commencé lorsque mes copines forumeuses m’ont proposé une rencontre un mercredi aprés-midi. Mon premier reflexe a été de prendre mes jambes à mon cou et de ne jamais revenir sur le site. Ou simuler la mort virtuelle. Pas facile avec un blog à faire vivre quotidiennement.
Relancée par une web-copine dont le prénom se termine en A mais-je-l’aime-bien-quand-même, j’ai malgré tout commencé à y réfléchir. L’envie de voir des bébés de l’âge du mien, et des mamans en proie aux même problématiques que les miennes ont fini par me convaincre. J’ai accepté.

Début de la depression hostile foudroyante. Oh-la-la l’angoisse. Et comment je m’habille? Et comment je me rends jusqu’au Poussette Café ? Voiture? Covoiturage? RER? Taxi? Cheval? Et les filles elles vont pas me trouver trop snob? Trop jeune? Trop vieille? Trop blonde? Trop tout?…etc.

Je finis par me rassembler et me bouger les fesses.

 

Premier problème, j’ai un rendez-vous important avant la grande web-rencontre. Me voilà atiffée comme une fille qui a voulu se faire belle. Bonjour la décontraction et le naturel.

Deuxième problème. Je suis en avance. Le truc insensé qui ne m’était jamais arrivé de ma vie. Et il fallait que ça tombe aujourd’hui. Finalement je décide que ça tombe bien, j’ai pas mangé. Je commande une quiche.

La quiche sera donc le thème de l’aprés-midi.

Parcequ’immédiatement après l’arrivée de l’assiette à ma table, une maman arrive. Elle se défait péniblement de la longue écharpe de portage qui enveloppe son bébé. J’ai un doute : ferait-elle partie de notre groupe. Je décide que non, et me réatable devant ma quiche. J’enfourne une première bouchée et j’entends la dame dire : « heu…j’ai rendez-vous avec des personnes que je ne connais pas…elles sont arrivées? ». Sourire goguenard de la tenancière. Elle me désigne du doigt : « Madame est la première ». Je te dis pas la stigmatisation.

Trop mal à l’aise, je me présente : « Cécile. Enfin, Ceciel. » Dieu merci mon pseudo n’est pas totalement ridicule, mais le dire à voix haute ça fait bizarre quand même.

Et là…la fille me répond : « Enchantée. Je suis Kinder Surprise ».

Le ridicule de la situation m’explose au visage. Il est 14h30, je suis attablée devant une quiche dans un salon de thé pour mamans alors que ma fille n’est pas là, j’ai rendez-vous avec 15 filles que je connais pas et nos pseudos ridicules vont nous ôter toute dignité dès les présentations. J’en veux pour preuve les joues rouges de Kinder Surprise qui doit se demander ce qui lui a pris le jour où elle a choisi ce surnom régressif.

Pour rajouter à ma peine, la Kinder Surprise a un bébé gigantesque qui me fait encore plus culpabiliser sur le micro-gabarit de ma crevette de 4,8 kg pour 3 mois. Un ange passe. Qu’est-ce-que je peux bien raconter à une fille qui s’appelle Kinder Surprise et à qui j’ai dû adresser la parole 3 fois dans ma vie, par écran interposés ? Je commence à regretter d’être venue.

Finalement, peu à peu, nos acolytes nous rejoignent. Je commence à apprécier ma position de première arrivée, qui me confère une aura de maîtresse des lieux, ainsi que l’absence de Jolibébé qui me permet de me mouvoir facilement sans un petit colis braillant sous le bras. Je deviens cool comme Fonzie, et vas-y qu’on joue à la dinette toutes en choeur. Je me prends au jeu, ça mange pas de pain.

Ma quiche refroidit. Il est 15 h30. Nous sommes au complet. Ma Web-copine est enfin arrivée après 45 minutes de cherchage de place de parking dans Paris. Ouf.

J’observe les convives. L’une d’elle en particulier m’interpelle. Si jeune, si fraîche et déjà 4 enfants. Sur le web je l’imaginais matronne débonnaire, je la découvre jeune fille pétillante. Une autre, elle, me semble plus âgée et directive que ce que je l’imaginais. Une troisième me frappe par sa jeunesse. Nous sommes si gamines. Avant, les mamans m’apparaissaient comme des adultes; aujourd’hui je m’aperçois que nous sommes toutes des petites filles qui jouent à la poupée. Mais avec tant d’humour, d’amour, d’attention. On rigole. Tellement bizarre, de se découvrir des visages, des voix. Une drôle de parenthèse.

Le temps file. Ma quiche est morte. Jolibébé me manque. Je m’enfuis la première. Une petite vengeance de peste à couettes. On se refait pas…

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Par ceciel
Le 25 janvier, 2008
A 20:30
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Portugal, le retour

Hé non, je ne reviens pas du Portugal.
Et d’ailleurs j’ai de moins en moins envie d’y mettre un jour les pieds.

Pourquoi tant de haine?

Devinez qui a sonné à notre porte ce soir, vers 20 heures? Si tu es un habitué de ce blog, tu as déjà la réponse. Je te le donne en mille : la concierge!

Résumé des épisodes précédents :

La portugaise concierge a une fille qui, pendant mon congé maternité, nous avait convaincu de devenir la nounou de Jolibébé. Devant tant de motivation, nous avions accepté volontiers et cessé en conséquence toute autre recherche parallèle. Sauf que. Trois semaines avant la reprise du travail, la fille nous lâche pour des motifs scabreux. D’où une recherche effrenée de nounou en catastrophe.
Pas farouche, elle revient quand même chez nous un soir la bouche enfarinée pour demander un service quasi-illégal, en plus. Que nous lui rendons pour se débarasser de la bête. Quelle erreur.

Car hier soir, nous voyons débarquer sa mère vers 20 heures, paniquée, échevelée, qui nous passe ladite fille sur son téléphone portable, pour nous raconter une sombre histoire incompréhensible de voiture en panne à Aubervilliers, de fourrière et de pneu crevés. On se demande un peu le pourquoi du comment et qu’est-ce-qui nous concerne là-dedans, lorsqu’arrive the bombe.
Car figurez-vous que, non contente de nous avoir plombé sur la garde de Jolibébé, d’avoir abusé de notre gentillesse, de nous avoir narré sans honte ses stratagèmes pour berner la sécu et son employeur, la jeune naïve estime sûrement que nous faisons à présent partie de la même famille. Je ne vois pas d’autre explication pour comprendre ce qui l’a amené à penser que, lorsqu’elle elle est en panne sur l’A86 à Aubervillier, sa première idée est de dire à sa maman d’aller seriner les conneaux du 3e (nous) pour qu’ils aillent la chercher.

Oui, vous lisez bien : le but de l’arrivée en fanfare de la maman devant notre porte, c’était de nous convaincre de prendre la voiture alors que Prince-Prince rentrait tout juste du travail, de fendre les embouteillages de l’A86 à 20 heures et faire 25 km pour aller dépanner une fille qui ne nous a jamais rien fait d’autre que créer des ennuis.

Mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai regardé la concierge, folle de rage interloquée : « Ecoutez, j’ai une gastro, un bébé de 3 mois à faire manger, un mari qui bosse 10 heures par jour et ne voit pas son bébé autant qu’il le voudrait alors si le soir vous pouviez cesser de nous persécuter et nous laisser vivre les 2 heures dont nous disposons pour être ensemble ce serait bien aimable ».

Over-confuse, le regard bas, la concierge recule d’un pas. Et c’est là qu’arrive le meilleur : elle nous avoue qu’en fait elle pourrait y aller, elle, à Aubervilliers chercher sa fille. Vu qu’elle a une voiture, quand même. Et c’est la chair de sa chair qui est en panne là-bas; pas comme si c’était juste sa voisine, si vous voyez ce que je veux dire.

Mais devinez quoi. La pôôôôvre, si elle fait appel à nous, c’est pas de gaieté de coeur, c’est bien qu’elle a un motif supra-sérieux à objecter : elle a peur de se perdre en route.

Ben voyons, autant que ce soit Prince-Prince qui galère, hein.

Je claque la porte. The end. Jusqu’à la prochaine. Argh.

incredulite.jpg

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Par ceciel
Le
A 8:51
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