Ceciel, Tête en l’air…

 
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Sauvée des eaux

Tel que vous me lisez, sachez que je suis une rescapée. De la noyade. Dans un verre d’eau.

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Bon, je vais pas m’autoflageller trop violemment quand même : personne vous dira que c’est simple de retourner au travail quand votre bébé a 3 mois et que c’est la première fois que vous êtes confrontés à tous les tracas organisationnels parentaux habituels. Surtout quand votre Prince-Prince a un nouveau boulot atomique qui l’occupe à plein temps, sinon physiquement du moins mentalement.

Mais pour quelqu’un d’aussi bordélique que moi ça relève du challenge ultime. Après force pleurs, microdépressions hostiles foudroyantes, hurlements à la lune « je vais jamais y arriver », insomnies et levage de poing au ciel, j’ai finalement -je pense- évité le pire. La noyade, donc.

Comment? Et bien je connais quelques uns de mes défauts donc j’ai décidé de me soigner. Récit d’un programme de désintoxication bordéleuse accéléré.

Gérer son temps. Cela fait 1 semaine que je me chronomètre le matin pour comprendre à quelle heure il faut se lever quand on veut petit-déjeuner, prendre sa douche, s’habiller, faire têter un bébé ensommeillé, le faire roter (3 fois minimum) , changer sa couche, l’habiller, préparer son sac pour la journée, le faire rentrer dans son cosy, placer le tout dans la voiture, fendre les embouteillages, se garer en double file, monter 3 étages sans ascenseurs avec un cosy/bébé de 10 kg à bout de bras, dire bonjour à la nounou, l’informer de l’humeur du jour, retrouver sa voiture, re-fendre les embouteillage, arriver au travail, chercher une place, chercher une place, chercher une place, se garer, rejoindre son bureau. Avant 9 heures 15, en gros.

Et encore, on a du bol, je travaille pas dans une boulangerie qui ouvre à 7 heures du mat’. Sinon je vous raconte pas la sinistrose.

Anticiper les ennuis. Par exemple, je décale gentiment l’heure du lever de mon bébé afin qu’elle se réveille à une heure correcte. Et oui, la révélation qui suit va faire pleurer plus d’un parent desespéré, mais ma fille dort beaucoup. Voire trop. Je compte pas les jours où j’ai fini par aller la secouer à 10 heures du matin afin de pouvoir commencer ma journée.

Petit à petit, en la couchant de plus en plus tôt on s’en est sortis. A présent, en la couchant à 22 heures elle emerge (péniblement) le lendemainvers 8 h 30.
C’est bien mais pas suffisant pour que j’arrive au boulot à l’heure.
Alors je persévère.

Appeler à l’aide. Comme je n’aspire pas à devenir la-plus-forte-du-monde, j’ai pas de mal à admettre qu’un peu d’aide serait la bienvenue. J’ai donc embauché une femme de ménage pour la propreté et le repassage. J’ai ensuite appelé ma maman à la rescousse pour assurer les rendez-vous chez le pédiatre-qui-ne-consulte-pas-le-samedi et garder Jolibébé pendant les vacances de la nounou (qui a un max de congés et de RTT la veinarde). Enfin, j’ai seriné Prince-Prince pour qu’il assure au moins deux soirs par semaine de récupération de bébé à l’autre bout de la ville avant 18 h 30 (heure à laquelle la nounou abandonne ma fille sur le trottoir sans sommation).

Croiser les doigts. L’essentiel étant cadré, reste à savoir ce qui m’attend au boulot. Si ma présence est nécessaire au-delà des bornes 9 – 18 heures, les ennuis commencent. Allo maman bobo sera donc mon credo pour les prochaine semaines. Vive les mamies gateaux. Et la boîte de Prozac, évidemment.

Malgré Avec tout ça je devrais m’en sortir. J’espère.

 

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 20 janvier, 2008
A 10:51
Commentaires : 2
 
 
 

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