Ceciel, Tête en l’air…

 
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Amélie Nothomb a un coeur

Première nouvelle!

Et oui, moi je pensais qu’elle était bêtement écrivain et c’est tout. Ses interventions curieuses dans les médias m’ont toujours donné l’impression qu’elle était une sorte de concept sans émotion ni chair. Tellement occupée par ses performances et le débordement de son imagination qu’elle ne devait pas avoir de vie.
Car il y a des gens, comme ça, on n’imagine pas qu’ils ont un salon, une baignoire, qu’ils petit-déjeunent le matin, ni qu’ils font des bisous à quelqu’un. Voilà pourquoi je suis tombée des nues en lisant le dernier Amélie Nothomb : « Ni d’Eve, ni d’Adam ».

amelienothomb.gif

Figurez-vous que pour la première fois, elle y fait un récit autobiographique amoureux. Dans lequel on découvre plein de choses, et notamment qu’Amélie a un coeur.

Attention, son coeur est méandreux, biscornu, incompréhensible pour le commun des mortels. Mais le principal y est : je sais à présent qu’Amélie Nothomb copule, bisouille, et s’alimente aussi parfois.

Ouf. Et voilà, ça fait toujours quelque chose un mythe qui s’effondre.

Demain, je m’attaque à la pseudo-vulgarité de Sarko. Nous essaierons de démonter tous ensemble la légende urbaine selon laquelle le Président de la République française serait une caille-ra déguisée en grand garçon serti de Rolex et de mannequins hypes.

sarkozybruni.jpg

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Par ceciel
Le 27 février, 2008
A 19:54
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Frolic-Frolic

Depuis quelques jours je subis un dommage collatéral improbable de ma perte de smaïle.

Figurez-vous que mon Prince-Prince, mon roc, mon amoureux-magique, est complètement apathique.

Oeil terne, perte d’appétit, mine tristement livide : tous les symptômes y sont. L’antithèse parfaite du bon gros molosse épanoui que j’ai d’habitude à la maison.

C’est qu’une semaine de dépression chez sa compagne, ça vous flingue même le meilleur des hommes.

Imaginez le calvaire. Tous les soirs, la Ceciel qui pleure, qui renifle, qui sait plus sourire ni bavarder. Rien qu’une montagne de débilitude suicidaire avec les nerfs en pelote de fil dentaire. Vous imaginez le niveau ? Genre ça :

deprime.jpg

Dans ces conditions, ce qui devait arriver est arrivé : Prince-Prince a tenu le coup, s’est montré brave et dévoué, a tout assuré à la maison…et puis…et puis…dès que Ceciel a remonté la pente, il a sombré.

Ca s’appelle les vases communicants : quand y’en a un qui craque, l’autre tient bon. Puis l’inverse. Puis l’inverse. Puis l’inverse…

Renaud a bien résumé cette loi physique avec cette chanson : « c’est quand qu’on va où? ».

Reste plus qu’à être patiente. Pourvu qu’Alexia Laroche-Joubert se sente pas obligée d’intervenir pour remettre de l’ordre dans tout ça.

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Par ceciel
Le 25 février, 2008
A 21:18
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Grand jeu concours du sosie de F. Beigbeder

beigbederapoil.jpg

Si vous aimez jouer au jeu des ressemblances (une de mes grandes passions dans la vie), je vous propose de participer au grand concours : « Toi aussi, invente un sosie de F. Beigbeder! ».

A vos archives! A vos crayons ! A vos idées!

Soyez décalés, décadents, imaginatifs, littéraux…bref soyez ce que vous voulez, mais soyez-le à fond.

Le lot à remporter : 2 places de ciné valables partout-partout en France jusqu’en décembre 2008.

Envoyez vos photos avant le 7 mars minuit à l’adresse :

cecielconcoursfbeigbeder@yahoo.fr

N’hésitez pas à faire du buzz; plus il y a de participants, plus on rigole…A vos messageries ! Copiez la bannière ci-contre pour la placarder où vous voulez.

 

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Par ceciel
Le
A 20:41
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Smaïle (et pas Smaïn: on est bien d’accord)

Le suspense et terminé. Jolilecteur, je te le dis je te l’avoue, je le clame haut et fort : j’ai retrouvé mon smaïle.

Là tu te dis, le smaïle, c’est quoi ?
Question fondamentale. Et bien le smaïle est un mignon petit objet d’environ une vingtaine de centimètres (si la nature t’as bien dotée, uh uh uh) que tu peux emmener partout mais qui se cache facilement n’importe où. Et tu le retrouves plus. Et tu es malheureuse comme les pierres.
« Mais où est passé mon smaïle » est d’ailleurs un petit peu la phrase culte des gens qui travaillent trop, ne font pas assez de sport, fument comme des pomiers et font peur aux enfants. Sans oublier ceux regardent TF1 et/ou qui trompent leur femmes.

Mais je sens que je m’égare.

En résumé, voilà, le smaïle est un joli talisman. Un genre de Mojo allégé, qui te rend la plus vie plus belle et que t’as l’air moins con, cerné et accablé quand tu l’affiches fièrement. Le Viagra et le Lexomil, à côté c’est de la roupie de sansonnet (NDLR si quelqu’un peux m’épeler et m’expliquer le sens de cette expression merci d’avance).

Voici pourquoi je vous affiche ce soir un smaïle tout-content-tout-joyeux. Et que je vous souhaite donc un joyeux lundi matin. Demain je vous raconte où il s’était caché, ce con.

Love sur vous, Jolilecteurs.

smile.jpg

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Par ceciel
Le 24 février, 2008
A 22:37
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Snif

La semaine de l’onomatopée va se clore. Profites-en c’est fini ce soir.

D’ici-là, noyons-nous gaiement dans le snif.

Et oui, Jolilecteur, malheureusement pour tes zygomatiques l’humeur chez Ceciel est toujours morose.

Rien n’y fait.

Ni les attentions de Joliemamie. Ni la douceur de Prince-Prince. Ni même l’absence (honteuse) du piaf-chantant-Jolibébé.

J’achève donc la semaine sur une note sniffienne, en espérant trés fort que la semaine prochaine soit remplie de youpi-tralalas. Sainte-Rita priez pour nous.
Rien ne semble moins sûr cependant vue mon humeur de dogue. Une légende urbaine prétend que j’aurais les hormones en folie, malheur tristement banal dans le mois qui suit l’arrêt de l’allaitement.

Genre les femmes allaitantes se tapent leur baby-blues un peu plus tard, pile au moment où plus personne n’imagine qu’il puisse exister -encore- des effets secondaires à ton statut de post-partum.

J’entame donc un chemin de croix lamentable, entre dépression et fatigue, un truc idiot dont je me débarrasserais volontier mais ça me colle partout comme un bol de vieille confiture.

La semaine prochaine, tu découvriras donc, Jolilecteur, si j’ai trouvé un super detergent qui débarrase de la confiture. Ou si Prince-Prince a dû barricader toutes les fenêtres de la maison pour m’éviter de sauter.

Suspense.

 

 

 

 

 

 

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Par ceciel
Le 23 février, 2008
A 16:05
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ZZZZZZzzzzzz…

Onomatopées, la suite. Et oui Jolilecteur je sais respecter le dress-code hebdomadaire de ma titraille. Ne me remercie pas, c’est pour ton bon plaisir, et rien ne compte davantage pour moi tu le sais bien.
Alors voilà.

Le ZZZzzzz est un bon résumé de ma soirée.Pour quelle raison?

Et bien Prince-prince regarde le foot quelque part dans Paris. Jolibébé tyrannise Joliemamie quelque part en Normandie. Et moi je suis précisemment au fond de mon lit.

Pour la première fois depuis des mois…depuis deux ans en fait, je suis rentrée chez moi tranquillement après le travail. Je n’étais ni enceinte. Ni convalescente. Ni pressée. Ni malade. Personne ne m’attendait. Personne ne comptait sur moi. La maison était rangée et le frigo plein, grâce à Joliemamie.

Pour la première fois depuis 2 ans j’ai respiré. Je n’ai rien fait de bien grand. Un repas frugal, quelques bêtises à la télé. Un ou deux coups de fil. Un petit tour sur internet et voilà.

Mais ça faisait longtemps, tellement longtemps que je n’avais pas simplement posé ma petite carcasse quelque part en ne pensant qu’à moi pour quelques heures, que j’en suis toute étonnée. L’impression fugace de revenir en arrière, il n’y a pas si longtemps, quand j’étais une jeune fille. Je vivais seule dans un appartement de célibattante dans Paris. Je travaillais dur mais je m’amusais aussi beaucoup. Je ne savais rien du monde. Les contraintes n’existaient pas, les responsabilités non plus. Ma vie était si légère.

N’empêche. Ma vie d’aujourd’hui me plaît quand même davantage et je ne l’échangerai pour rien au monde.

Juste….gagner au loto (again), je dirai pas non. Ah ça non.

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Par ceciel
Le 21 février, 2008
A 10:28
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Gloups. Ou la semaine de l’onomatopée.

manraylarmes.jpg

Oui tu lis bien Jolilecteur j’ai décidé de donner dans l’onomatopée toute la semaine. Le titre sera court ou ne sera pas, telle est ma devise.

Bon. Ca c’est fait.
Revenons aux origines du gloups.

Et bien Gloups c’est quand tu rates le gong de 18 heures…d’au moins 2 heures.

Quand tu rentres t’as faim (vu que ta journée a commencé à 6h30 du mat’ et que t’es arrivé au boulot aux aurores). Quand tu rentres t’es fatiguée. Quand tu rentres Jolibébé te reconnais déjà plus.
Et tu pleures. Oui tu pleures.

Car j’ai passé ma soirée à pleurer. Un genre de burn-out express, rempli de fatigue, d’hormones, de culpabilité, de je-vais-jamais-y-arriver, de jme-sens-moche, de chui-nuuuuuuuuulle. Bref la méga loose.
Heureusement mon génial mari a été patient. Servant d’abord de punching-ball. Puis de kleenex. Puis d’oreille…Puis de psy. Puis d’oreiller.

J’ai donc arrêté de flaquifier dans le salon aux alentours de 23h30. Pour plonger dans les bras de Morphée illico presto.

Ce matin la sinistrose guettait encore. Pleurs. Re-pleurs. Re-la-vie-est-nulle.

Jolibébé me regardait avec des yeux ronds, intreloquée de tant de bruits, de tant de reniflements. Mais où étaient passés ces jolis sourires et ces calins du matin qu’on se fait habituellement?

Du coup j’ai appelé JoliMamie à la rescousse. Entre deux sanglots elle a compris qu’il valait mieux embarquer Jolibébé pour quelques jours à la campagne pour une cure de bonne humeur Normande loin de maman.

Comme ça Céciel va respirer. Soupe-salade-dodo-21-heures.

Le seul hic c’est que je me sens encore plus indigne qu’indigne comme maman. Premier coup de bourre au travail et je largue ma fille 3 jours chez mamie. Ca promet.

Des fois j’ai envie d’être milliardaire. Pas vous?

 

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Par ceciel
Le 20 février, 2008
A 10:40
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Gong

…Pourquoi le gong?
Parceque ma vie aujourd’hui est rythmée par ce foutu gong de 18 heures. L’heure à laquelle je dois stopper mes activités séance tenante afin de courir récupérer Jolibébé.

Ca devrait pourrait ne poser aucun problème puisque désormais je suis aussi organisée que la BNF et Sainte-Geneviève réunies, malheureusement entre la théorie et la pratique, vous connaissez le hiatus. Et pour moi, le hiatus a des allures de faille de San Andrea.

Problème n°1la solitude. Personne, ô non personne à mon travail, ne tient compte du fait que j’arrive bien avant la plupart de mes collègues le matin, ni que je passe ma journée à courir après les minutes qui s’échappent au lieu de faire des pauses-clopes-café-resto-bvardage. A l’exception de deux ou trois copines d’infortune, je suis la seule à le savoir. Patrons, clients : tout le monde s’en tâte la bobinette. Résultat? Je stresse, je cours -parfois sans succès- après mon 18 heures qui s’enfuit dans l’indifférence générale. Solitude, donc.

Problème n°2 : la culpabilité. Celle d’avoir abandonné mon poste en 4e vitesse pour filer ventre à terre chez la nounou. Celle d’être arrivée en retard pour récupérer Jolibébé. Celle de pas prendre plus de temps pour jouer avec ma fille, ioniser-aérer sa chambre. Celle de ne pas avoir préparé un bon repas pour Prince-Prince que je gave de produits surgelés et de vieux formage depuis 3 semaines. Celle de ne plus me faire belle pour mon mari-chéri et d’avoir renoncé aux abdos du kiné faute de temps…Bref, la culpabilité, quoi.

Problème n°3 : la fatigue. Celle qui me fait m’endormir le soir au milieu d’une phrase. Véridique. Et me réveiller le lendemain matin avec cette impression désagréable que Prince-Prince me fait la gueule et que j’ai raté un épisode quelque part. La fatigue aussi physique que morale. Parceque je ne sais jamais quel jour on est, tout passe trop vite. Parceque je passe mon temps à repousser les rendez-vous avec des amis, à reporter mes moments de plaisirs aux calandes grecques (lecture, cinéma, resto, vacances…). Parceque je me lève le matin presqu’aussi épuisée que la veille malgré toutes les cures de magnésium, vitamine C, calins, dodo que je tente. Parceque la vie fatigue, voilà tout.

Je sais, je sais, ces derniers temps mes billets ne sont pas folichons. Mais que voulez-vous? La vie est une maladie mortelle que rien ne soigne.

Allez, Jolilecteur, dès que le retour du printemps je te promets je cite Sacha Guitry.

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Par ceciel
Le 19 février, 2008
A 12:49
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Mes bizzareries à moi

Il y a une discussion qui se promène dans la blogosphère depuis quelques mois : le récit de nos petites bizzarreries personnelles.

Je prends donc le relais de mes copines blogueuses pour vous faire partager mes maniaqueries inexplicables. Ensuite, si vous vous en sentez l’envie, ce sera à vous de vous allonger sur le divan.

1/ Je ne supporte pas l’assiette monochrome. Quel que soit le plat que je prépare, j’ai besoin d’y adjoindre un petit bout de pain, quelques feuilles de salade, deux ou trois cubes de tomates, deux olives…bref tout et n’importe quoi pour qu’il y ait autre chose dans mon assiette qu’un plat unique. Certains amis prétendent que mes orginies anglo-saxonnes y sont pour beaucoup. Mais à mon avis c’est plutôt la peur de manquer qui arrive de loin et m’oblige à gonfler mon assiette de mille couleurs.

2/ J’ai toujours un livre sur moi. Même quand je sors, même quand j’ai un tout petit sac, je ne peux pas m’en empêcher. Pourtant avec la vie que je mène, je vous assure que les pauses lecture ne sont pas légion. Il demeure malgré tout en moi un espoir secret mais bien réel de parvenir à me poser une demi-heure dans la journée pour m’accorder ce plaisir minuscule…et inaccessible.

3/ Je fais TOUJOURS au moins 2 choses à la fois. Là aussi c’est un truc qui me dépasse, mais je ne sais pas me concentrer sur une action. Je me brosse les dents en allumant la machine à laver, je cuisine en écoutant la radio et stérilisant des biberons, je conduis en téléphonant et en mangeant, je travaille sur deux dossiers à la fois, j’étends le linge en téléphonant….bref je suis complètement accro au surbooking. Le pire c’est que ça m’épuise, mais comme mes journées n’y suffisent pas je n’ose pas imaginer si je me mettais à calmer le jeu.

4/J’ai peur du vent qui souffle. Comme une gamine. J’habite au dernier étage d’un immeuble trés exposé, et lorsque le vent souffle, même pas trés fort, ça siffle partout chez moi comme dans un manoir hanté. Et ça me réveille. Et j’ai peur. Et j’insomnise. Et je vais voir dans la chambre de Jolibébé si elle aussi ça la réveille en sueur. Mais non. Ya rien que moi qui ait peur du vent qui siffle. Argh.

 5/ Le journal, les magazines, les brochures se lisent d’une seule manière : en commençant par la fin. Sauf la presse people, parcequ’à la fin c’est la grande indigence (genre BD et mots-fléchés), donc vaut mieux attaquer par les choses sérieuses au plus vite. C’est comme ça et pas autrement.

Voilà….à vous maintenant. Vos bizzareries?

 

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Par ceciel
Le 18 février, 2008
A 11:03
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Attention débat

Désolée car ce billet ne sera pas réjouissant. Loin de là.
Simplement, devant l’actualité je ne peux m’empêcher de réagir.

Sarkozy, encore lui, m’a renvoyé quelques années en arrière en évoquant la possibilité de confier la mémoire d’un enfant juif mort en déportation à chaque collégien français.

Comme quelques personnes, cette idée m’est d’abord apparue comme pas si débile pour prolonger la mémoire. On sait comme d’une génération à l’autre, l’oubli fait bien son travail lorsqu’il s’agit de gommer les errements des uns et des autres.

Et puis, j’ai réfléchi. Et j’ai réalisé combien cette idée était mauvaise pour de nombreuses raisons. Sans envie de rentrer dans un débat que d’autres animent beaucoup mieux que moi (cf Régis Debray ce matin sur Inter), je voulais juste vous raconter ma petite expérience sur le sujet.

Quand j’avais une dizaine d’années je vivais en Franche-Comté. La capitale locale, Besançon, abritait le musée de la Déportation. Lors d’un voyage de classe, je devais alors avoir 11 ans maximum, nos ensignants nous y emmenèrent.

Je ne me souviens pas qu’il y eut aucun filtre ni préparation particulière à cette visite. Je me souviens juste de mon regard de petite fille devant les photos des tas de cheveux, des tas de lunettes, des tas de corps. Incrédule, avide, j’ai tout lu, tout regardé, essayé d’assimilier tout que je pouvais.

Ce fut mon premier contact avec Shoah. J’avais 11 ans. A la suite de cette journée, j’ai cauchemardé des années et des années durant. Les images, le choc, me revenaient sans cesse. L’histoire s’effaçait totalement devant le traumatisme affectif que j’avais éprouvé.

Cette simple visite de quelques heures m’a donc marquée et choquée bien plus qu’elle ne m’a éduquée ou enrichie. J’ai juste appris à avoir peur, j’ai juste compris que la folie était possible. Indispensable à 11 ans, vous pensez?

…Voilà ma modeste petite contribution à ce grand débat. Tout comme la sécurité routière ne s’enseigne pas à coup de films chocs, la Shoah ne s’enseigne pas à coup de culpabilisations ni de personifications des martyrs.

Le savoir davantage que l’affect, voilà une bonne ligne d’enseignement.

Les livres, la parole. J’y reviens toujours. Parceque je ne vois pas mieux.

Et surtout, à chaque âge sa vision du monde. Savoir qu’on peut mourir enfant, tué par la folie des hommes, je ne suis pas sûre que ça peut permettre à nos enfants de grandir en ayant confiance en eux ni en la vie.

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Par ceciel
Le 15 février, 2008
A 8:36
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