Ceciel, Tête en l’air…

 

Il reste 2 jours : allez on se bouge!

…Je viens d’aller faire un tour sur le site du Festival du blog de Romans et franchement je suis dépitée. Je suis allée faire des tours sur les blogs des concurrents qui avaient tout plein de voix. Et bien j’en suis tombée à la renverse.

Des trucs tout nuls tout mal écrits et même pas rigolo. Bon, évidemment yen a un paquet qui sont topissimes (cf my blogroll) mais les autres… no comment.

Quand je pense que je stagne à 20 voix ça me laisse…sans voix.

Alors les Jolilecteurs je vous encourage vivement à vous bouger les fesses pour ouam. Surtout qu’il reste que 2 jours, non mais. Battez le rappel, bougez bougez bougez!
Pour voter, cliquez là : votez Ceciel!

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 31 mars, 2008
A 8:44
Commentaires : 2
 
 

Tout sur ma mère (épisode 2)

Et ouais, je ne me perds pas en vaines promesses : vous l’avez voulu, vous l’aurez. L’épisode 2 des zaventures de ma maman chérie.

Je vous avais laissé précédemment sur un listing des paradoxes improbables dont ma mère a le secret. Aujourd’hui je vais vous faire un cours de « comment Joliemamie bouge son body à 50 ans passés ».

Voilà le topo.

Ma maman est mère au foyer depuis une trentaine d’année. A l’arrivée de BB2 (moi) elle a décidé de raccrocher sa trousse à maquillage (elle était esthéticienne) et d’enfiler ses gants Mapa (elle devint MAF : mère au foyer).

Déjà, là, tu sens bien arriver les emmerdes. Il y a comme qui dirait déchéance du côté du glamour. Cela dit, à présent que je suis maman, j’ai bien compris qu’une vilaine couche pleine serait toujours plus affriolante qu’une pile de dossier ou qu’une épilation du maillot (en fonction de l’emploi occupé par ladite maman). Et ouais on est comme ça nous les gonzesses : rien ne résiste à l’appel du baby. Qu’on se le dise.

Bref. Jvous dis ça parceque du coup, j’ai toujours connu ma mère overbookée, overstressée, overimpliquée dans sa MAFitude. Genre mes 2 frères et moi on pratiquait minimum 3 sports et/ou activités artistiques chaque année, on n’a jamais ô grand jamais approché une cantine en 25 ans de scolarité, et évidemment en plus de ça nos chambres étaient toujours rangées au cordeau et notre linge repassé. Ca filait droit à la maison, c’est moi qui vous le dit.

Alors quand on a grandi… Et bien quand on a grandi, il y a eu comme un grand vide dans l’overbookitude de ma mère.

La plupart des quinquagénaires qui s’ennuient font des trucs débiles, c’est bien connu. Genre acheter une voiture rouge qui roule trop vite, retourner draguer en boîte des créatures bien trop jeunes, et/ou l’excès inverse, c’est-à-dire se mamifier dare-dare avec thé dansant et réunion belote un jour sur deux.

Mais pas ma mère. Hé non.

Je vous l’avais dit qu’elle faisait rien comme les autres.

Eu égard à sa tendresse particulière pour les déménageurs, elle a décidé de devenir (accrochez-vous bien) : chef de chantier BTP.

pingouin.jpg
Sans déconner, elle a retapé intégralement 3 maisons (sans compter mon propre appartement), des murs au plafond, gros oeuvre et tout et tout. Evidemment ses petits bras n’y ont pas suffi donc elle s’est entourée d’une équipe hautement pas-fiable ni qualifiée d’artisans du coin où elle vit. Que la cour des miracles à côté de cette équipe de bras cassés, ça ressemble à l’ENA.

Et bah vous allez pas le croire, mais ça a quand même marché. Elle a fouetté du plombier, elle a martyrisé du jardinier, elle a seriné du charpentier, mais elle les a refaites, ses 3 maisons.

Impressionné, mon petit frère a même décidé de devenir géomètre. Non là j’exagère vraiment, ceci n’est que mensonge et marseilleries dont j’ai le secret. En fait, mon frère s’est juste contenté de calciner intégralement la cuisine toute neuve d’une des 3 maisons,à l’aide de chips chinoise et d’huile de friture. Les pompiers ils en rigolent encore il paraît dans la région.

Bref, je reprends. Ce que je voulais dire c’est que ma mère s’appelle Robert et qu’elle aime les défis phyiques. Un peu comme quand elle a décidé de devenir marathonienne vu qu’elle avait décidé brutalement d’arrêter de fumer. Ou comment vivre son sevrage nicotinique en avalant du kilomètre de bitume.

Mais ceci fera l’objet d’un nouvel épisode, bien entendu. D’ici-là sois sage et va faire un bisou à ta maman pour moi, et plus vite que ça.

 

 

 

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 30 mars, 2008
A 13:04
Commentaires : 3
 
 

Tout sur ma mère (épisode 1)

Ca fait longtemps que je la menace, ma mère, de venir raconter sa vie sur blog.
Bon, en fait comme chuis une bonne fille je vais éluder les 99% les plus intéressants pour ne garder que l’écume de la rigolade quotidienne que me procurent ses aventures.

Car ma maman n’est comme personne, sachez-le.

Cette femme est un vivant paradoxe. Elle n’est que surprise, genre comme un gros Kinder qui inventerait chaque jour des trucs pour nous faire rigoler.

Par ezemple, et en vrac :

- elle fait 1,54m et 50 kg toute mouillée mais elle est persuadée quelque part dans sa tête qu’elle est la réincarnation d’un déménageur professionnel. Rien ne résiste à ses petites bras musclés. Ni les buffets en marbre, ni les armoires normandes, ni même l’éléctroménager le plus improbable (vélo d’appartement, machine à laver, tondeuse à gazon). Cette passion pour l’haltérophilie lui vient de loin : de mes souvenirs d’enfance, je me souviens qu’il n’était pas rare de rentrer de l’école et de découvrir ma chambre intégralement réaménagée, le salon idem. En gros les mêmes meubles mais tout partout dans tous les sens. T’as vu, on savait rigoler, nous, hein?!.

- elle porte la culotte. Alors que je vous jure que mon père c’est pas exactement un Bisounours. Plutôt le genre businessman volcanique, genre. Mais devant sa déménageuse d’1,54 m on l’entend plus. Enfin, presque plus. Faut pas déconner, on est rital ou on ne l’est pas, hein?! En tous cas, moi je dis chapeau bas. Vu ce que je rame parfois avec mon Crocodile Dundee, j’admire la technique.

- elle assume ses origines anglo-saxonnes. Pour des motifs trop longs à raconter ici, ma mère à des accointances avec la perfide Albion. En gros toute sa famille y vit. Evidemment, pas radine, elle a essayé depuis notre plus tendre enfance de nous initier à tout ce que l’Angleterre a de meilleur. A savoir : sa cuisine. Voilà comment nous étions les gamins les plus pourris de l’haleine dans notre école franc-comtoise, grâce à l’effet dévastateur des chips au vinaigre. Mais aussi les plus orginaux grâce à nos célèbres desserts gelee au choix verts, jaune ou rouge, comme jamais on n’en avait vu de mémoire de montbéliardais-belfortains.De grandes amitiés se sont donc nouées autour de bols de gelée verte à la sortie de l’école.

 
- elle joue pas les diva. Faut savoir que mes parents, sans la jouer Cosette, ils sont partis de loin. Genre 3 gamins à 24 ans, pas un rond, et vogue la galère. A force de courage, de tenacité, de blablablablablabla (de pathos il ne sera point question ici), en gros maintenant ils sont pétés de thune, en tous cas de mon point de vue. Oui mais voilà. Comme le dit si bien Jennifer Lopez « No matter how many rocks i’ve got, I’m still Jenny from the block » (ce qu’on peut schématiquement traduire par : « Qu’importent tous mes cailloux, je reste la Jenny du coin de la rue« ). Le résultat improbable, c’est par exemple que la semaine dernière, elle s’est offert un resto en amoureux à la Tour d’argent avec papa à l’occasion de son anniversaire. Et puis le lendemain midi je lui ai payé son MacDo avec Jolibébé dans une main un BigMac dans l’autre. Et ben je peux vous assurer qu’il y avait balottage sérieux pour savoir lequel de ces deux repas elle avait préféré. C’est bien simple j’ai failli appeler Maître Galibert pour en avoir le coeur net.

 
Voilà, ce sera tout pour ce premier épisode de « Tout sur ma mère ».A vous les studios. La prochaine fois, je vous raconterai comment ma tante a faillir épouser un cheik arabe et pourquoi on a déménagé 27 fois en 30 ans (rien à voir avec la mafia, tu lis trop de polars, Jolilecteur).

 

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 28 mars, 2008
A 8:27
Commentaires : 4
 
 

J’aurais pas dû…

Voilà.

Ce matin je me suis dit « Ma vieille, prends-toi en main. Vas te faire belle, file chez le coiffeur, allez ouste! ».

Au début je voulais juste aller refaire mon balayage en attendant un rendez-vous avec ma copine sublimissime qui est coiffeuse (quand elle oublie pas ses ciseaux chez elle). Au début.
Et puis…

Arrivée au salon, la fille me dit « ouais moi les mèches je veux bien mais franchement c’est l’ensemble qui laisse à désirer, faudrait voir plus grand ».

Rapidement, 3 coiffeuses se retrouvent penchées sur mon auguste crâne déprimé, commentant mon cheveux fin, mou raide, terne blablabla. Un grand remonte moral. Elles en arrivent à la conclusion qu’il faut tout couper. Rien à envier à Attila, ces meufs, je vous jure.

Mais moi, au top de ma forme, vaillante comme un vieux loukoum flétri, je me suis laissée faire. Telle la débutante.


Et voilà comment maintenant j’ai la coupe de Victoria Beckham.
A quoi ça ressemble? C’est moche, trés moche. Cf la photo ci-dessous. Sauf que moi je pèse 30 kg de plus, je me maquille jamais, et mon habileté en matière mise en beauté capillaire se limite à savoir demêler mes cheveux sous la douche à grand renfort de paraben (je sais c’est mal).

victoriabeckhampicture2.jpg

En gros, ya plus rien derrière. Et devant ya plus qu’une frange trop courte et deux longues mèches de chaque côté. Et en plus mon balayage est raté, un vieux shampoing à la camomille aurait fait plus d’effet.

Je sais bien que je partais de loin, mais au moins j’avais les cheveux longs et blonds. Maintenant ils sont…plus là.

Le pire? Quand je quitte le salon, ouvertement dépitée, la coiffeuse me lance : « Vous verrez dans un mois, quand les cheveux auront repoussé, ce sera superbe! ».

Intéressant. Comme si moi j’expliquais à mon banquier : « Ouais je suis à découvert mais tu verras dans 10 ans tout sera réglé alors arrête de faire la gueule ».
 

Connasse.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 27 mars, 2008
A 12:06
Commentaires : 8
 
 

Nouvelles du jour

Aujourd’hui j’ai appris plusieurs choses intéressantes. En vrac :

 
> j’ai obtenu 46 sur 60 à un test « Etes-vous déprimé ? ». En gros je suis bonne à interner. Je ne sais pas si ça me vexe ou si ça me flatte. Quelque part je dois être complètement inconsciente mais j’ai l’impression que ça pourrait encore être bien pire. Bref. A chaque jour suffit sa peine. On verra plus tard si je suis vraiment foutue ou si je suis juste en manque momentané de carburant. D’ici-là adoptons la célèbre position de l’autruche. C’est-à-dire en pyjama dans le salon la tête enfouie sous une pile d’oreillers en attendant des jours meilleurs.

> dans mon billet d’hier, j’ai vexé une victime du sac en papier-pour-respirer. C’était indépendant de ma volonté, sachez-le. Bien au contraire je voulais dire que j’avais toujours pensé que c’était du chiqué mais maintenant que j’ai rejoins la secte je m’incline. A bas les idées reçues et vive le sac en papier, donc.

> mon Prince-Prince est un peu frimeur. Quand il m’a dit « chérie j’ai tenu dans mes mains un bébé alligator de cette taille-là », je pensais naïvement que ça représentait un sacré gabarit. Et puis j’ai vu son album photo. Déception. En même temps je préfère ça et retrouver un mari avec tous ses doigts.

beballigator.jpg

 

A part ça, accrochez-vous parcequ’elle va être sacrément triste ma dernière news du jour : Thierry Gilardi est mort.

Ca, c’est une vachement mauvaise nouvelle. D’abord parcequ’il avait l’air d’être un trés gentil bonhomme, et ensuite parceque c’était un bon journaliste journaliste même pas hystérique ni rien. Alors on est triste, on pense à sa famille, on se dit que la vie est vraiment injuste, et que quitte à être en vie faudrait en profiter pour faire des choses bien. Pas comme moi, quoi.

gilardi.jpg

Allez, à demain les chéris.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 26 mars, 2008
A 10:28
Commentaires : 7
 
 

Le burn-out c’est mauvais…

Et oui le burn-out c’est pas juste un mot rigolo sensé caché l’horrible réalité de la déprime. C’est aussi un tas de petites choses simples qui deviennent compliquées, de contrariétés qui se transforment en Himalaya personnels. En bref, c’est l’enfer au quotidien.

Par ezemple.

T’arrives plus à dormir. Ou alors tu t’endors difficilement pour te réveiller ensuite en sueur, désorientée, persuadée d’être en pleine crise d’hypoglycémie. Depuis, le médecin m’a expliqué que ça s’appelle juste une crise d’angoise. Moi qui croyait que c’était juste réservé aux pintades décérébrées qui doivent s’hyperventiler dans un sac en papier dès qu’elles se cassent un ongle, me voilà bien punite.

Tu trouves plus tes mots. Genre tu te retrouves à mimer à ton interlocuteur des mots aussi simples que « turbulette » ou « peignoir » parceque quelque part dans ton cerveau un espèce de sale bête a décidé de grignoter tes neurones un par un jusqu’à ce que la Roue de la fortune devienne ton ultime horizon intellectuel.

Tu es vilaine. Oh oui, bien vilaine. Avec tous les malheureux qui t’entourent. Toutes les mauvaises excuses y passent, tu fais pas de quartier. Le but inavoué étant de parvenir enfin à vivre tranquille sous ta couette sans l’ombre d’une responsabilité ni d’un oeil pour commenter tes errances.
Tu es distraite. C’est-à-dire encore plus maladroite qu’à l’habitude. En gros, ça revient à brûler le socle du nouveau fer à repasser offert par maman. Puis à brancher l’ancien en attendant desespérement qu’il s’allume, sauf que t’as pas appuyé sur « on ». Et toi tu te retrouves comme une conne 1 heure plus tard à pester contre l’éléctroménager. Sauf que si t’es honnête, t’as été la seule à bugger pour de vrai dans cette pièce.

Tu lis n’importe quoi. « I’m a legend » grosse bouse immortalisée récemment au cinéma. Je sais pas ce qui m’a pris de me plonger dans un truc aussi nase alors que j’aime pas la science-fiction et que la moindre sensation forte me donne des cauchemars. Là, avec cette débilitante histoire de vampires et de fin du monde je suis pas sortie de l’auberge.

Tu vois des docteurs. Tout plein. Trop. Qui te disent tout et son contraire. Que la solution est dans les médicaments. Dans la discussion. Dans le repos. Dans un mode de vie plus proche de la nature. Dans la résignation. Dans ton couple. Dans la quête de toi. Dans ta posture face au monde. Dans ton cul, j’ai envie de dire, au final.

Voilà mon état d’esprit du moment.
La bonne nouvelle c’est que j’ai nettement moins envie de me jeter par la fenêtre maintenant que Prince-Prince est rentré à la maison et que ma balance m’a appris que déprimer ça fait maigrir.

La mauvaise nouvelle c’est que je sais toujours pas comment remettre tout ça en ordre. J’arrête pas de faire des listes de trucs à faire, de refléxions à mener, mais toutes ces tentatives s’engluent inexorablement dans mon manque d’inspiration. Le pire dans tout ça? J’arrête pas de me dire que la vie est courte, que je perds un temps précieux… ce qui me paralyse encore davantage.

Le burn-out c’est mauvais, je vous le disais.

 

Demain Jolilecteur, comme tu as été sage et compatissant en lisant ce billet déprimant jusqu’au bout, je te raconterai comment Prince-Prince à joué avec un bébé alligator et m’a ramené une belle paire de converse bleu marine de son voyage à la Nouvelle-Orléans.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 25 mars, 2008
A 10:47
Commentaires : 5
 
 

J’ai touché le fond de la piscine…

…dans le caca bleu marine de Jolibébé.

Et oui, c’est véridique et c’est fort triste. A force de manger des saloperies à l’hôpital ma fille fait des cacas bleu marine. Cela dit, après 1 semaine de n’importe quoi je ne suis plus à ça près.

Nous voilà donc de retour à la maison. Evidemment, avec de nombreuses nuits de retard, de nombreux repas oubliés, je ne suis pas fringante. Ma puce non plus. Ses nuits sont courtes, ses journées agitées, et ses couches toujours cataclysmiques. Je continue les allers-retours chez les médecins pour surveiller son minuscule poids qui ne veut pas décoller (mais qui heureusement ne chute pas pour autant) et s’assurer que la bête tient la route.

Pour le moment je suis archi-fière de ma dure-au-mal de 4 mois et demi. Qui rigole. Qui chante. Qui crie. Qui roule. Qui joue.

Bien sûr il y a beaucoup de mauvaise humeur, de râleries, de siestes blanches, mais je vois bien qu’elle se laisse pas abattre la Joliecocotte.

De mon côté la combattivité est moins flagrante. Forcément, assurer nuit et jour un bébé malade et des allers-retours ou des nuits à l’hôpital ça vous casserait même la plus pêchue des Céciel. Les docteurs m’ont trouvé au bout du rouleau. M’ont arrêtée pour 15 jours. Burn-out, ils m’ont dit.

Genre.

Genre comme si j’étais surmenée.

C’est vrai que 2 grossesses en 2 ans, et la reprise du boulot 2 mois et demi après l’accouchement et alors que l’allaitement n’était pas fini, ça n’a pas tendance à booster un organisme. Aussi volontaire que soit le cerveau qui le commande.

Alors j’ai déposé les zarmes. J’ai dit « Oui-oui monsieur, donne-le moi ton arrêt. Et file-les moi ces médicaments, qu’on puisse enfin dormir et manger normalement ».

N’empêche, les médocs ils sont toujours dans leur emballage. Trop peur de ne pas me réveiller si Jolibébé se noie au milieu de la nuit dans une flaque de caca bleu marine.

N’empêche, l’arrêt maladie il me libère pas pour autant. La culpabilité guette dans l’ombre. Celle d’avoir abandonné les copines à leur triste sort et à mes vilains dossiers. Celle aussi d’avoir un job qui ne m’a pas permis de voir arriver cette crise plus tôt.

Bref. Ya encore du boulot pour retrouver mon nez-qui-libre mais je vais y bosser. Dès que Prince-Prince sera rentré, déjà, je vais dormiiiiiir. Et puis on parlera beaucoup d’avenir. Histoire de savoir si c’est vraiment de cette vie-là qu’on veut. La vie qui t’oblige a abandonner à 2 mois et demi un bébé notoirement allergique, cesser l’allaitement beaucoup trop tôt, rentrer en retard tous les soirs. A mûrir.

M’enfin, pas sûr qu’avec 8 heures de jet-lag dans les mirettes mon Prince-Prince soit au top sur les réveils matinaux de sa fille et les discussions interminables….argh.

Suite au prochain épisode.

 

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 21 mars, 2008
A 14:21
Commentaires : 2
 
 

Merci la vie

Un petit mot en coup de vent pour vous remercier tous de vos coups de fils, mails, commentaires, SMS et autres…Vous vous en doutez mais j’ai peu de temps pour répondre à chacun et vous raconter les aventures de Jolibébé au royaume des piqûres. Alors en vrac et sûrement j’en oublie : Amélie, Cathy, Chocol, Carole, Sev, Julie, PtiQuick, Octobrette, Boimal et à tous : merci.

Pour les infos du jour, Jolibébé va pas trop mal malgré une re-frayeur ce matin. Je vous épargne les détails mais on a eu trés trés peur et malheureusement on ne sait pas encore bien ce qui lui arrive : grosse allergie? virus inconnu? En tout cas la puce s’accomode tant bien que mal à la pseudo-gastro du siècle et garde un improbable sourire en toute circonstance (sauf prise de sang mais là faut pas déconner, elle a des tout petits bras avec des toutes petites veines et l’aiguille elle est sacrément grosse en comparaison). Le traitement n’améliore absolument pas la situation mais ma grenouille c’est la plus forte parcequ’elle accepte de boire autant de liquide qu’elle en perd donc c’est le statu quo.

Pendant ce temps-là, Prince-Prince mon amour est quelque part entre la Nouvelle Orléans et Washington. Et il se ronge les ongles en se demandant comment va sa fille.

Bref la vie est belle.

Quand tout ça sera fini je postulerai officiellement au titre de gonzesse la moins vernie de la semaine. Et je plaque tout pour aller vivre d’amour et d’eau fraîche avec mon mari et mon bébé pour profiter encore et encore de tout l’amour qu’on a la chance d’avoir juste là, tout près, entre nos 6 petites mains.

On n’a qu’une vie, hein…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 17 mars, 2008
A 22:52
Commentaires : 7
 
 

Blog momentanément fermé à cause de Murphy

C’est officiel : je suis dans la grosse panade.
Jolibébé est à l’hopital depuis hier. Plein de tests à faire, plein de trucs qui ne peuvent se faire qu’en semaine parceque le week-end les hôpitaux tournent au ralenti.

Et Prince-Prince qui est aux Etats-Unis cette semaine.

C’est ce qui s’appelle un gros merdier.

Soyez patients et à bientôt. Je file retrouver mon bébé et mon lit de camp. Youpi.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 15 mars, 2008
A 17:13
Commentaires : 4
 
 

Toi aussi participe au Jolibébé-thon

Tu as remarqué que je n’ai rien posté jeudi.

Ne m’en veux pas trop vite, t’imagines pas ce qui m’est arrivé. Une tartine d’emmerde sur un océan de galères avec un soupçon de pas-de-chance et le tour était joué.

D’abord j’ai passé mon mercredi à Niort. La plus belle ville de France, juste après Le havre et Dunkerque. Ca donne l’ambiance.

Pour arriver à Niort vers 11 heures, la Céciel elle doit faire des tas de choses avant.

D’abord se lever à 6h30, puis se doucher, s’occuper de Jolibébé, passer le relais à Joliemamie, prendre sa voiture, rouler jusqu’à Montparnasse, enfin attraper son train. Le soir, rebelote dans l’autre sens. Sauf qu’en plus on a une journée dans les pattes, intégralement passée à faire ami-ami avec Joliclient, déjeuner compris. Un délice de légéreté et de sincérité. Surtout à midi, quand le client te donne le choix suivant pour ton menu : cassoulet ou joue de boeuf. Et t’as pas intérêt à rechigner sur l’assiette de fromage ou les 2 desserts, sinon tu passe pour une bégueule. C’est ça le terroir, mon gars.
Voilà comment mon bon vieux 38 s’envole au loin et mes cernes, elle, reprennent un sacré galon.

 

Mais le pire dans tout ça, c’est pas Niort. Mais plutôt ce qui s’est passé avant. Pendant. Après.

 

Avant. La nuit précédente j’avais insomnisé à partir de 4 heures du matin. Engluée dans une crise d’hypoglycémie aussi cruelle qu’inattendue. Voilà ce que c’est de sauter tout plein de repas quand t’es trop pressée de vivre. Over clever, j’ai bien mis 1 heure à comprendre l’origine du malaise. Entre-temps je m’étais faite virer du lit par Prince-Prince qui n’en pouvait plus de me sentir remuer comme une noyée à côté de lui. Une pomme providentielle trouvée dans la cuisine m’a heureusement finalement sauvée la mise. Mais pas la nuit qui s’était douloureusement raccourcie. En arrivant à Montparnasse je n’étais donc pas trés fière. Je traînais un boulet de nausée et de fatigue digne des plus belles cuites de Prince-Prince.

Pendant. Dans le train je reçois un appel de Joliemamie. Pour m’apprendre que Jolibébé avait fait son 23e caca de la journée (il n’était que 10 heures du matin). Après l’angine, l’allergie aux anti-inflammatoires, trop c’était trop. Direction les urgences. Céciel en grande forme gobe la nouvelle en toute sérénité, forcément. Voilà comment on finit par pleurer devant sa chef. Pas brillant, ça, pour la top-crédibility. Mais vous imaginez, aussi, combien il est bon d’être enfermée dans un train pour Niort avec ses cernes pour toutes amies, lorsqu’on sait que son bébé souffre ? Ils devraient faire de la téléréalité dans ce genre : étudier le comportement de mamans enfermées dans une pièce pendant qu’on leur fait croire qu’un de leur bébé appelle à l’aide. Le carnage assuré, c’est moi qui vous le dit.

Après. Au terme de cette journée, vers 21h30, Jolibébé était finalement saine et sauve grâce à Joliemamie, baignée et nourrie grâce à Prince-Prince. Je me croyais donc naïvement sortie d’affaire. Après cette semaine de la loose, Murphy pouvait aller se faire cuire un oeuf. Je fonce au dodo sereine, avec le sentiment du devoir accompli. Le lendemain, réveil confiant. Jolibébé sourit au réveil. Tout est simple et fluide. Je me prépare pour l’arrivée de la nounou. J’attends. J’attends. Encore. 30 minutes de retard. Le téléphone sonne. Ca sent le roussi. Le mari de la nounou m’apprend qu’elle a fait un malaise dans le bus, direction les pompiers. Bon.

Plan B : j’appelle Joliemamie. Crevée après 3 semaines d’intenses sollicitations Jolibébésques, elle rapplique mais elle n’est que l’ombre d’elle-même. Ca me file le moral dans les chaussettes. Pôv’Jolimamie. La journée va être longue.

C’est avec l’épilogue de cette histoire que démarre le Jolibébé-thon :

La nounou a un dérèglement de l’oreille interne. On la reverra dans une semaine. Pas de bol : je n’ai pas de jours de congés à poser, Prince-Prince m’abandonne pour une semaine de travail aux Etats-Unis, et Joliemamie est sur les rotules. En bref, c’est la panique.

Après une phase d’abattement bien entendu, j’ai entrepris de lancer le Jolibébéthon.

Comment ça marche le Jolibébé-thon? Plusieurs de mes copines ont reçu un appel desespéré de ma part ce soir. Qui peut garder Jolibébé? « A vot’bon coeur mesdames! Yen aura pour tout le monde! »

Et voilà comment lundi Carole sera là, puis mardi Amélie prendra le relais, mercredi ce sera Joliemamie (quand même!) et jeudi Séverine. Inch’Allah, dans des moments comme ça, je me dis que c’est bon d’être entourée et que j’ai des potesses formidables qui sont prêtes à pourrir leurs jours de congés pour aider la Ceciel en détresse.

Finalement, cette semaine sera peut-être moins dramatique que prévu. Cela dit, rien n’est jamais acquis. Surtout avec ce salaud de Murphy


Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 13 mars, 2008
A 21:43
Commentaires : 6
 
12
 
 

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