Ceciel, Tête en l’air…

 

Petit guide de survie en milieu bloguesque

Si vous n’avez pas de blog, vous ignorez sans doute que ce bel outil est capable d’indiquer les mots-clé qui ont permis aux internautes d’arriver sur ce site.

Jour après jour, je me délecte en observant les chemins scabreux et improbables qui mènent jusqu’à Rome (chez moi, quoi). En gros, je pense qu’on peut les organiser en 4 grandes catégories :

- les flemmards : ceux qui s’emmerdent encore à taper « Ceciel » dans Google au lieu de bêtement me mettre dans leurs favoris (ou mieux dans leurs blogroll). Oui, je parle bien de toi, Jolilecteur avec un gros poil dans la main.

- les bientôt déçus : ceux qui arrivent sur le blog en ayant tapé des mots super sérieux qui appellent une réponse détaillée et fiable. Genre « értythme fessier du nourrisson », « salaire des nounous », « concierge portugaise », etc. Ceux-là doivent être sacrément déçus lorsqu’ils réalisent le peu de portée scientifique de mes billets.

- les égarés complets : ceux qui tapent n’importe quoi, mais vraiment n’importe quoi. Et j’ignore pour quelle raison ils atterrissent chez moi. Florilège : « Homme le plus moche du monde« , « blog pipi fessée« , « star à poil », etc.

– les grand malades : pour eux je ne peux plus rien faire. Ce sont ceux qui tapent « portugaise aux gros seins », « femme enceinte qui suce », « culs nus « , « jeune fille nudiste », etc. Non vraiment je ne peux rien faire. A part leur dire »Circulez, ya rien à voir« …
Et bon week-end prolongé à tous! Je ne posterai pas avant lundi prochain.

Edit de 14 heures : ya un mec aujourd’hui qui a tapé « Fétichiste des roses », et une nana qui a demandé « je veux la coupe de Victoria Beckham » avant d’atterrir chez moi.

Je le confirme donc : il y a des gens pour qui on ne peut vraiment rien faire.

 

Edit de 17h15 : florilège de l’aprés-midi, les gagnants sont « Blog pied nus » et « vicieuse ». Félicitations vous êtes complètement givrés.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 30 avril, 2008
A 0:01
Commentaires : 11
 
 

Méfiez-vous des pharmaciennes

Tu te souviens Jolilecteur que la sécu et moi ça fait deux ?

Tu te souviens aussi que la pharmacienne avait tenté de me séquestrer il y a quelques jours, au motif que ladite sécu avait fait n’importe quoi avec mon dossier?

Et bien tu vas dire que je suis joueuse (oui je le suis), donc ce matin j’ai décidé de retourner sur le lieu de crime.

Pleine de bonnes intentions, le mystère de la sécu enfin résolu, j’ai décidé d’aller porter la bonne parole en territoire ennemi. J’ai nommé : la pharmacie.

Equipée de mon paquet king size de Kleenex blancs pour afficher mes intentions pacifiques, un sourire avenant aux lèvres, je franchis le seuil de l’épicerie.

Un bon point : l’alarme ne s’enclenche pas. Je ne suis donc pas fichée au grand banditisme.

Deuxième bon point : aucune épicière du médicament ne hurle « hauts les mains » lorsque j’approche du comptoir. Je me croirais presque en territoire ami.

Presque.

(more…)

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 29 avril, 2008
A 0:01
Commentaires : 8
 
 

Il était une fois dans l’ouest

Hier, nous sommes allés au Saloon local (un salon de thé spécialisé dans les jus de fraises) pour régler nos comptes avec notre co-famille de garde partagée. Le résumé des épisodes précédents, c’est ici.

A notre arrivée, l’ambiance était crispée. Quelques conversations badines avant d’oser attaquer frontalement le problème. Et nous voilà, calculettes à la main, tentant de trouver des solutions correctes pour la rentrée, et dissertant des avantages à accorder ou non à notre nounou.

western.jpg
Au final, le problème est quasi-résolu. Nous avons monté une usine à gaz assez osée mais qui finalement nous permet de payer moins cher la nounou au vu des horaires réduits que nous lui demanderons en septembre. Et surtout, de réguler cette invraisemblable laxisme dont la co-famille faisait bénéficier notre nounou abusive.

 
Tout s’est donc déroulé plutôt cordialement.

 
Seul bémol…A peine rentrés chez nous avec le sentiment du devoir accompli, la maman affolée nous rappelle : « heu, c’était juste pour vous préciser : mon mari m’a dit que j’avais été un peu insistante à trouver des solutions, mais euh…faut vraiment pas vous sentir obligés d’accepter, hein?! ».

Déception.

Et oui, en langage clair, cette ultime saillie signifiait à peu de choses près : « Dites les mecs, en fait ça nous fait un peu chier de monter une usine à gaz pour vous faciliter la vie, et de fouetter un peu notre nounou flemmarde qu’on aime tant, donc si vous pouviez refuser ça nous soulagerait bien. On se débarrasse de vous et on cherche une autre famille à martyriser. Ni vu ni connu je t’embrouille ».

Et oui je suis comme ça, moi. En général je sais assez bien lire entre les lignes. Surtout celles où ya écrit « Dégage! ».

Et bien devinez quoi?

On a décidé de tenir bon.

Demain, on voit la nounou pour lui proposer notre belle usine rutilante. Si elle accepte, ils sont pas sortis de l’auberge, nos co-parents. Je peux vous dire qu’il y a du resserage de boulons dans l’air et que c’est fini la fiesta-nounouesque.
Voilà. C’était ça, mon dimanche Il était une fois dans l’ouest.

Calamity Jane n’a qu’à bien se tenir…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 28 avril, 2008
A 6:39
Commentaires : 0
 
 

« Je te tiens, tu me tiens… ». Et vive les nounous magiciennes.

Tout le monde a joué à ce jeu. Le premier qui dégaine se prend une torgnole.C’est une assez belle métaphore des rapports que nous entretenons avec notre co-famille de nounou ces derniers temps.

Et oui, souvenez-vous. Je suis co-employeur d’une dame à plein temps. Ah les joies de la garde partagée : une supernany pour deux familles. Une de trop, j’ai envie de dire.

Sauf que beaucoup choses n’ont pas exactement tourné comme prévu. Et que la nounou n’y est pas étrangère. Avec la complicité déconcertante de deux victimes à tendance masochistes : nos co-parents. Petit récapitulatif de ces premiers mois de mon expérience nounouesque.

Mois 1 (janvier) : je consacre 15 jours à « adapter » Jolibébé. En gros, elle passe 1 ou 2 heures avec la nounou puis je fonce la récupérer. Peu à peu les heures s’allongent et je la laisse finalement quelques demi-journées en sa compagnie.

—> Bilan de l’opération : Jolibébé aura passé environ 5 jours au total avec la nounou. Nous la payerons pour 11. Toute journée démarrée est dûe, il paraît. Pire qu’un parking Vinci cette histoire.

Mois 2 (Février) : je reprends le travail. La nounou garde ma fille de 8h30 à 18h30 tapantes. Pas une minute de plus. Ma course quotidienne contre la montre démarre. Mes nerfs s’enfuient. La nounou pose ses premiers congés: 1 semaine. « Déjà? Mais elle a même pas travaillé 1 mois pour nous ». Il paraît que c’est normal et que je fais du mauvaise esprit, faut fidéliser la bête. C’est donc Joliemamie qui s’y colle.

—> Bilan de l’opération : la nounou reçoit son premier chèque complet. Pour le mois le plus court de l’année dont 1 semaine de vacances, c’est bien payé. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises.

Mois 3 (Mars) : le stress de 18h30 ne rate pas son rendez-vous quotidien. Et ma fille décide de tomber malade, un mardi. Je quitte le travail précipitamment pour la sainte-tournée (nounou-médecin-pharmacien). Semaine suivante idem, mais le lundi matin cette fois-ci. Deuxième expédition, sous la pluie, à la recherche d’une pharmacie ouverte le lundi matin. Mes nerfs sont défunts. Paix à leur âme.

Semaine suivante, la nounou s’évanouit dans le bus un jeudi matin avant d’arriver chez nous. N’atteindra jamais le domicile familial. Reparaîtra parmi nous 10 jours plus tard, non sans avoir laissé plané un certain flou sur sa date de retour, la coquine. Dans l’intervalle Jolibébé est hospitalisée, moi je suis arrêtée pour cause de dépression avancée, et Prince-Prince est aux Etats-Unis. En gros, je passe mes nuits et mes journées seule avec mon bébé et je commence à me sentir comme chez moi à l’hôpital.

 

—> Bilan de l’opération : encore un chèque complet pour la dame. Finalement elle a préféré poser des congés plutôt qu’un arrêt maladie, « Ca paye mieux » qu’elle nous dit doctement. Oui mais elle les sort d’où ces foutus congés? Notre co-famille cautionne « Pas de problème, j’ai un tableau Excel avec le récap de tous ces congés, j’ai les choses bien en main ». Au cours de cette discussion, j’aurais l’étrange vision d’un magicien sortant un lapin de son chapeau.

 
Mois 4 (Avril) : je suis toujours arrêtée. Je dépose Jolibébé chez la nounou épisodiquement, généralement dans les bornes 10h30/18h. Et je la garde avec moi au moins 1 ou 2 jours dans la semaine pour cause de rendez-vous médicaux divers et variés. La nounou, que rien n’arrête, prend ingénieusement plusieurs rendez-vous personnels surle peu d’heures où j’ai besoin d’elle. Magnanime, elle propose toutefois de rattraper les heures perdues. A des horaires dont je n’ai strictement rien à foutre, genre 7 ou 20 heures. En revanche la solution de bon sens, qui consisterait à poser des jours de congés, n’est pas évoquée. Les heures sont donc récupérées pour l’autre famille, enchantée. De mon côté, Joliemamie bouche les trous et me demande prudemment pourquoi je paye cette charmante dame à plein temps si elle ne travaille pour moi que 20 heures par semaine. Question intéressante.

—> Bilan de l’opération : encore un chèque complet. Ma fille a vu la nounou environ 17 secondes dans le mois. Non je suis mauvaise langue : allez, 10 jours maximum de travail effectif. Et oui. La magie du lapin dans le chapeau reste intacte. Applaudissements de la foule ébahie.

 
Mois 5 (mai) : on n’y est pas encore mais ça va être mon mois préféré. Parceque notre co-famille a décidé d’offrir à la nounou tous les ponts ainsi que la Pentecôte. Pratique. Comme ça elle n’a même plus besoin d’inventer des congés fictifs, c’est journée portes ouvertes !

--> Bilan de l’opération : Prince-Prince a poussé un coup de gueule. Rendez-vous dimanche devant le saloon local pour règlement de compte en bonne et dûe forme. Le plus drôle, c’est qu’en plus de mettre les choses au point sur le décompte des absences et du paiement des heures réelles, on espère négocier une diminution de son temps de travail contractuel (et donc de son salaire) à la rentrée. Forcément, mon nouveau statut de chômeuse imminente a ses petites conséquences.

A mon avis, avec ces dingues du forfait Vinci, on est pas sortis d’affaire. Du coup, j’ai commencé à chercher une crèche. « On n’est pas là pour se faire emmerder« , aurait dit Boris Vian.

 
Boris, c’est promis, dimanche au Saloon je serai digne de toi.

 

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 25 avril, 2008
A 0:01
Commentaires : 10
 
 

Démission (petit patapon)

Hier, je vous avais promis un scoop.

Le voici, le voilà : j’ai démissionné.

plage.jpgPour de vrai. Voilà, c’est fait. J’ai quitté mon travail à HollywoodLand. Bye bye !

Et vous savez ce que c’est le vrai gros scoop?

Et bien figurez-vous que je n’ai aucun boulot qui m’attend après ça.

On ne rigole pas. On ne pleure pas non plus.

On me soutient.

On compatit.

On me dit plutôt : « Mais oui Céciel, bien sûr on te comprend. Après 6 ans passés à bosser à Hollywoodland pour toutes les boîtes du Cac40, t’as eu ton compte. Et puis ces derniers temps tu t’étais transformée en chef de projet embrouilles-débrouilles, avec une option ès déplacements merdiques en province. Putain, Niort quand même! Forcément ça devait péter. »

Alors ça a pété.

Mais en douceur, hein. On est pas des bêtes. Même quand on vit cul-nu le week-end. Oui madame.

 

Bref.

Depuis le temps que je rumine seule chez moi avec ma gamine-aux-cacas-bleus-marine et mon moral de lémurien neurasthénique, j’ai eu le temps de faire le tour du problème. Voilà le tableau.

Inconvénients :

- de « juste fauché », on va passer dans la catégorie « ultimate-pauvre »

- socialement je vais passer pour une pintade complètement allumée qui saborde sa « carrière » balbutiante

 
Avantages :

- j’arrête de pleurer tous les matins parceque « Jveux pas y alleeeeeer », et tous les soirs parceque « Retiens la nuit, pour nous deux jusqu’à la fin du monde-euh ».

- j’arrête de pleurer aux toilettes de mon travail à chaque pétage de plomb. Par exemple : « putain mais qu’est-ce-que je fous là à disserter du choix capital de la couleur mauve au lieu de la couleur rouge avec un client décérebré pendant que ma fille grandit dans les bras d’une inconnue que je paye pour l’aimer? »

——-Interlude——

Vous vous rendez compte des quantités d’eau que vais économiser pour notre planète en cessant de les dilapider en larmes inutiles ?

——-Fin de l’interlude——–

 

- j’arrête de courir après la 25e heure de la journée. Vous savez bien, c’est celle qui n’arrive jamais. Pourtant c’est celle qui vous serait bien utile pour enfin vous faire les ongles, lire Biba et inventer des histoires drôles qui font rire Prince-Prince ?

- j’arrête de claquer un SMIC dans le salaire d’une nounou qui de toutes façons est toujours absente et ne fais même pas le ménage

- en attendant l’offre d’emploi parfaite, je vais donner corps à une idée qui trottait dans la tête depuis des années : devenir journaliste free-lance. Ni Dieu ni maître. Comme ça, si je suis malheureuse ou que je crève la dalle, je ne pourrais en vouloir qu’à moi.

 

Voilà.

Trois mois de préavis, quelques semaines de vacances, et en septembre j’attaque cet Himalaya.

Travailler à la maison. Organiser une veille pour trouver LE job qui me ferait mouiller ma… chemise (je rappelle que ma mère et ma grand-mère lisent ce blog, quand même).

Se discipliner.

Organiser la vie avec Jolibébé.

Trouver des piges.

Se serrer la ceinture. A fond.

 

En septembre, une immense page blanche. Ca me pétrifie autant que cela me réjouit. Mais j’ai 30 ans, un mari qui assure et une famille qui m’encourage, alors pourquoi pas…? Quel luxe. Quel gouffre. Quel pied.

A votre avis je vais m’en sortir?…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 24 avril, 2008
A 0:01
Commentaires : 18
 
 

Il y a longtemps que je t’aime…

Bon d’accord ce film est triste.
Mais putain qu’est-ce qu’il est beau.

J’ai pas vu passer le temps. Et pas seulement parceque j’évitais de rentrer chez moi à cause d’une partie de poker endiablée et pleine de testostérone qui s’incrustais mon salon.

L’histoire :

Deux soeurs (Christine Scott-Thomas et Elsa Zylberstein) se retrouvent après l’incarcération de l’une d’elle pendant 15 ans. Petit à petit on découvre les motifs de l’emprisonnement de l’énigmatique aînée, on assiste à la lente résurrection de cette héroïne surnaturelle, et on accompagne aussi la tendre Elsa Zylberstein dans son lent et délicat voyage vers la lumière du monde des adultes.

C’était bien.
C’est tout pour aujourd’hui.

Recueillement.

ilyalongtempsquejetaime.jpg

 

Demain je vous raconte pourquoi ma vie vient de changer radicalement. Pour de vrai.

Si ça c’est pas du teasing…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 23 avril, 2008
A 0:01
Commentaires : 4
 
 

Coup de foudre à BlogLand

J’ai jamais fait ça mais il faut bien une première fois à tout (j’exclue évidemment la sodomie et la consommation de langue de veau). Uh uh uh, ce que je suis drôle. Bref.

Aujourd’hui je viens te parler, Jolilecteur, d’un truc qui va embellir ta vie et rafraîchir ton quotidien. Ne me remercie pas la vocation de ce blog, c’est ton bonheur. Telle est ma ligne éditoriale, c’est décidé.
Bref. Je suis venue te dire qu’hier j’ai vécu le premier coup de foudre bloguesque de ma vie. Boum.

Je pensais pourtant avoir entamé depuis quelques mois une relation suivie et responsable avec Violette, Sonia et Alexiane (même si c’était parfaitement unilatéral vu qu’elles sont des stars de la blogosphère, mais qu’importe, l’amour a ses raisons blablabla…).

Naïvement, je pensais avoir trouvé le bonheur, et je me délectais quotidiennement de leurs petits billets enlevés. Avec une nette inclination pour la Violette qui a la classe et l’humour-garce et moi je suis un peu groupie dans l’âme donc j’adore. Bref.
Mais voilà.

Voilà.Patatra.

Hier, The coup de foudre. Pour une meuf en plus. T’imagines le drame pour Prince-Prince et Jolibébé ?

Je tombe sur ce blog là.

Une fille que je connais pas mais qu’elle a l’imagination grosse comme une montgolfière et surtout l’humour que j’aime : elle cultive l’absurde.

Et oui je vous avoue mon péché mignon : ça me donne des frissons tellement j’aime les trucs qui n’ont ni queue ni tête.

Je dois être une dangereuse psychopathe : moins les choses ont de sens plus elles me font marrer. Ca doit sûrement avoir quelques à faire avec la culture anglo-saxonne qui sévit insidieusement dans ma famille pseudo-méditerrannéennne. En gros, merci môman. Grâce à toi je comprends les Monty Python et les poèmes de Breton (André, pas Queffelec, hein?…). Autant dire que je suis pas super équipée pour évoluer dans un monde rationnel. Bref.

En tous cas, là j’ai trouvé de quoi me faire plaisir pendant un moment.

Figurez-vous que la dame écrit des synopsis déjantés en fonction de l’inspiration provoquée par son lectorat. Il y a en gros 2 catégories de textes : les histoires d’amour, les histoire de killers.

On lui donne 2 ou 3 pistes et la machine se met en marche et vas-y que je te monte de toute pièce une histoire bien poilante que la Ceciel elle se roule par terre. Donc en voilà deux qui m’ont bien fait marrer :

- Catégorie « Histoire d’amour »

- Catégorie « Histoire de killer »

Je sais pas pour vous, mais ces histoires de Schtroumpf sociopathes et de querelles antiques autour de la blanquette de veau gauloise, ben ça me rend super joyeuse.

 

A vous les studios.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 22 avril, 2008
A 0:01
Commentaires : 10
 
 

Le week-end des culs-nus

Depuis deux ans je fréquente un psy pour bébé. Un pédopsychiatre, on appelle ça. Rien à voir avec un Gourou. Ce monsieur est un vrai médecin remboursé par la sécu et tout ça (enfin, quand t’as une carte Vitale, parceque sinon…)

Il m’avait été recommandé parcequ’il avait développé un type de thérapie atypique, basé sur le geste et pas du tout sur la parole. En gros, chez mon psy, pas de sofa et pas de parlotte. Aucun pathos. Nul récit d’enfance. Juste des phrases par-ci par là, des expériences, des preuves. Ca s’appelle de l’haptonomie.

Tout le monde connait ce nom pour le toucher du ventre des femmes enceintes, mais ça marche aussi pour les bébés, les adultes. C’est même bien pratique pour les malheureux qui ne savent pas encore parler, ou ceux qui ne veulent plus. Ca permet une thérapie sans discussion; idéal après un gros choc sur lequel on n’a pas envie de disserter avec un inconnu.

Bref. Mon psy pour bébé m’a aidée depuis la fin de ma première grossesse. Il m’a remise sur pied, m’a réconfortée, et a suivi toute la grossesse de Jolibébé.

Prince-Prince et moi avons d’ailleurs appris à communiquer avec elle alors qu’elle n’était qu’un petit pois dans mon ventre. « Viens par ici ma mignonne », que je lui sussurrais amoureusement. « Coucou c’est Papa! » chantait vigoureusement Prince-Prince, les mains en entonnoir collées comme un porte-voix sur mon énorme ventre.

A présent que Jolibébé est parmi nous, le psy des bébés continue à nous conseiller et nous aider dans la manière dont nous lui présentons le monde. Avoir confiance. Savoir se protéger. Se tenir droit. Etre équilibrée. Les trucs indispensables auxquels on prend rarement le temps de penser, mais qu’on souhaite tous à son enfant.

Mais vous allez me dire : pourquoi vous parler de tout ça?

Parceque Jolipsy m’a confirmé la semaine dernière ce que je savais déjà. A savoir que Jolibébé est une enfant géniale. A ce titre, Jolipsy m’a indiqué que ma fille n’aurait plus besoin régulièrement de ses services. Contre toute attente je dois être une bonne mère; ma fille est bien dans ses mini-pompes et ne nécessite pas de suivi psychiatrique particulier. Bonheur, joie, félicité : je suis donc la seule dingue de cette famille. Ouf.

Seul recommandation toutefois avant de voler définitivement de nos propres ailes: Jolipsy me conseille de donner à Jolibébé davantage de liberté avec son corps. Pourquoi ne pas la laisser pieds nus chaque jour, lui retirer ses vêtements de temps en temps et savourer des calins tout doux peau à peau?

Pourquoi pas. j’y réfléchirai…

 

De retour à la maison, je raconte cet étrange conseil à mon Prince-Prince. Conquis par l’idée. J’aurais dû m’en douter.

Ainsi fut fait, et le week-end nudiste fut déclaré.

Pour être honnête, je pensais que nous allions juste laisser Jolibébé cul nu quelques minutes en passant, nous faire quelques calins et voilà…Mais voilà j’ignorai le plus important : on y prend goût à ces bêtises!

D’abord, samedi j’ai laissé mes deux jolis-jojos passer la journée, l’un tout nu, l’autre en couche, à rigoler, se faire des gratouilles, des vocalises et prendre leur goûter en tenue d’Eve. Spectatrice conquise par toute cette douceur.

Dimanche, un peu étonnée de les voir récidiver, je m’avoue intriguée. Pas spécialement dingue de la vie en poils, et pas très copine avec mes kilos post-partum, j’avais volontairement laissé Prince-Prince faire le sale boulot et se cailler mes miches pour le bien de Jolibébé. Sauf que ça n’avait manifestement rien d’une corvée.

Alors, comme il ne faut pas mourir idiote, et que je venais d’être privée d’une séance des bébés nageurs pour cause de sinusite agressive en rémission, je décidai de me lancer. A moi les câlins peau à peau.

J’ai donc rejoins les gang des culs-nuls.

culnu.jpg
Et nous voici.
Dimanche aprés-midi. Une bonne odeur de poulet pomme-de-terre, relique de notre festin du déjeuner, flotte encore dans l’air. Les petits pieds de ma fille me chatouillent la cuisse, et ses épaules toutes douces caressent mon flanc. Elle tourne les pages d’un petit livre et gratouille la couverture avec ses ongles de pieds. C’est qu’elle est souple, ma gamine.

De l’autre côté du lit, mon mari ronfle sa sieste dominicale, barbu, hirsute, beau comme un Cro-Magnon.

Pas un vêtement à l’horizon.

Alors j’ai envie de dire « Prochaine vacances : le Cap d’Agde? ». Nan, faut pas déconner non plus…


Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 20 avril, 2008
A 14:45
Commentaires : 2
 
 

Déboires administratifs ordinaires et humiliations publiques

Ces derniers temps je suis fauchée.

Enfin, je le suis un peu tout le temps, pas là ça devenait chaud bouillant.

Si j’étais une fille raisonnable et organisée, je ferais patiemment mes comptes pour comprendre le pourquoi du comment. Mais comme je ne suis rien qu’une grosse feignasse, je pratique plutôt la technique du « Demain il fera beau ». Telle la cigale.

Sauf que des fois la cigalitude ça coûte cher. Au sens littéral.

Ainsi, hier je me suis faite séquestrer à la pharmacie pour cause de non remboursement du lait de ma fille par ma mutuelle.

Là, je vous avoue que j’ai pas bien pigé. D’accord je suis une bordélique number one mais la mutuelle est prélevée directement sur mes fiches de salaire donc je suis sûre d’être à jour de mes cotisations.

J’ai donc dû signer un énooooooorme chèque à ma pharmacienne agressive. Le montant est proprement indécent, mais pour vous donner une idée, mon bébé polyallergique-de-la-mort-qui-tue consomme un lait rarissime qui coûte…70 euros la boîte.

Et une boîte dure environ 3 ou 4 jours. Tu vois le drame? A mon avis on doit pas être loin du prix du caviar.

Bref. Je signe mon chèque à la pharmacienne et je rentre fissa chez moi pour tirer ça au clair avec ma mutuelle.

C’est là que ma cigalitude m’a douloureusement rappelée à la réalité.

Je vous fais le topo?

Attention il y a du lourd. Je suis un cas très atypique m’a dit la dame dans le téléphone. En gros je cumule une somme de bourdes administratives phénoménales. Je me demande si ya pas moyen d’appeler Julien Courbet :

- ma carte Vitale est bloquée à la sécu depuis 4 mois maintenant. Parceque j’ai eu le malheur de leur demander une nouvelle carte à mon nom de femme mariée (punaise, je regrette…pas le mariage of course : la demande de changement de carte, petit coquin).

- du coup je n’ai jamais pu me rendre compte que la sécu s’est trompé de nom pour ma fille. La pauvre a hérité de mon nom de jeune fille. Alors qu’elle porte le nom de son papa. Donc la sécu a littéralement inventé une personne. La classe.

 
- la mutuelle a donc choisi de refuser tous les remboursements au nom de Jolibébé-NomdeMaman puisque je lui avais envoyé un extrait d’acte de naissance avec marqué « Jolibébé-NomdePapa ».

- je n’ai JAMAIS pointé un seul décompte de ma mutuelle. Donc je ne me suis pas rendue compte que Jolibébé n’existe pas pour eux. Ma fille a 6 mois. Depuis sa naissance la mutuelle ne nous a donc jamais remboursé un centime sur ses soins. Et je peux vous dire qu’il y en a eu un paquet.

- j’ai donc demandé que la sécu enregistre le vrai nom de ma gamine. Et que la mutuelle me rembourse les 6 mois d’arriérés. Sauf que. Ma boîte vient de changer de mutuelle. Je peux te dire que l’ancienne mutuelle qui m’a flouée pendant 6 mois elle n’est donc pas vraiment au taquet pour me rembourser ce qu’elle me doit.

La blague ultime? Ma boîte a changé de mutuelle le 1er avril. Nan c’est pas drôle.
Bref. En tous cas nous sommes le 14. Si j’avais pointé mes décomptes de mutuelle UNE SEULE FOIS ces 6 derniers mois j’aurais eu une chance de pouvoir résoudre ce bazar à temps.

Maintenant je rame.
Je rame.

Le côté positif, c’est que j’ai compris grâce à tout ça pourquoi je suis fauchée. Oui je sais c’est la méthode Coué. Mais il ne me reste plus que ça.

Une petite pièce messieurs dames?

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 18 avril, 2008
A 0:01
Commentaires : 17
 
 

Etre blonde c’est un métier

Hier, j’ai passé l’après-midi scotchée chez moi à attendre la livraison des courses passées sur internet.

L’ennui, c’est que j’avais passé ma commande lundi matin, alors que j’étais enfievrée et embrumée par la tuberculose.

Après 3 heures d’attente infructueuse (notez la réactivité), étonnée de n’avoir aucun appel du magasin pour me signaler un retard, j’ai entrepris de vérifier les horaires de livraison.

Et l’horrible réalité m’a sauté à la gorge : je n’avais jamais finalisé ma commande. J’attendais donc une livraison imaginaire depuis tout ce temps.

Du coup, j’ai bousillé mon aprem pour rien.

Mais vous connaissez pas le pire.

Et oui. J’ai attendu 19 heures pour comprendre tout ça. J’ai donc en plus raté ma soirée puisque j’avais prévu d’aller au concert de mon copain Felipecha.

Il faisait la première partie de Brisa Roche au Bataclan (en plus c’était son anniversaire) donc il fallait arriver tôt.

Raté.
Oui, je suis une amie nulle doublée d’une grosse lobotomisée.
Blonde, quoi.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 17 avril, 2008
A 0:01
Commentaires : 2
 
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