Ceciel, Tête en l’air…

 

Episode 1 : C’est le ouikend, le super ouiiiiikend

I'm back in town, les gars.

Et ce n'est pas peu dire. On a failli jamais partir. Puis mourir sur place. Puis ne jamais revenir. Mais bon finalement tout est bien qui finit bien : notre week-end familial en province n'aura pas eu notre peau. Je vous fais le topo en plusieurs épisodes sinon vous êtes encore là demain matin. Je vous jure, Jack Bauer est une toute petite chose à côté de moi.

 
Episode 1/ Poukoidonc avons-nous failli ne jamais partir?

Parceque Prince-Prince s'est fait séquestrer à son travail vendredi. Apparemment, dans son nouveau job, il y a sacrément rigolo rite secret dont mon chéri ignorait l'existence, et qui s'apparente à piétinage éhonté des posages de congés. Ils sont cons ces fonctionnaires, des fois, jte jure. Des vrais bout-en-train.

Et oui. Prévoyant, Prince-Prince m'avait annoncé quelques jours auparavant : “Chérie, je prends mon aprem, vendredi je rentre à la maison vers 14 heures, après ça on file, taratata-boumboum”.

Trois heures de route nous attendant, j'ai trouvé ça plein de bon sens. J'étais ravieuh de mon marieuh si asucieux-euh.

Et me voilà donc à 14 heures, tel le coucou suisse, ready to go. Les valises prêtes dans l'entrée. Le bébé lavé-nourri-endormi dans son couffin spécial voyages, un sourire extatique aux lèvres. Céciel avec son manteau sur le dos, son vanity à la main telle l'hotesse de l'air des années 50. L'écume aux lèvres, la selle rutilante, j'y étais déjà. (Punaise ce que c'est dur de filer une métaphore jusqu'au bout, je vous dis pas). Bref. Pis j'ai attendu. Attendu.

Attendu.

Vers 16 heures je me suis rendue à l'évidence : il y avait une sacrée couille dans le potage.


Puis, à 16h30, lorsque Prince-Prince, piteux, est apparu dans l'embrasure de la porte, j'ai bien compris qu'on n'était pas rendus. Tout livide et fatigué, Chéri n'avait pas encore trouvé le temps de s'alimenter. Charme supplémentaire, mon douzétendre était un peu sur la réserve tel la bête sauvage qui craint l'attaque de l'animal sanguinaire (moi) à chaque instant.

Magnanime, décidée à ne pas pourrir le week-end, je le rassure : “Ecoute mon chéri si t'arrives autant en retard c'est que tu ne pouvais pas faire autrement. Tu vas te sustenter, moi je vais mettre nos affaires dans la voiture et vogue la galère.”
Ahhh punaise. La galère, ouais. C'est bien le mot.

Car nous avions notre guest préféré comme colocataire de voiture : Jolibébé.

Et nous avions omis le facteur clé du blaireau parisien de base : les embouteillages du vendredi soir.

Ces deux éléments conjugués sont un vrai cocktail suicidaire à ne jamais ô grand jamais oser si on a les nerfs fragiles. Et vous qui me connaissez bien à présent, vous savez la tragique réalité : Céciel est une pelote de nerfs. Et Jolibébé ne connaît pas les vertus de la négociation : Attila est son unique modèle. Autant te dire qu'on s'est régalés avec ce voyage magnifique.

Alors nous voilà avec Jolibébé pas magnanime du tout. Et les embouteillages pas plus.

En l'occurrence, après une heure de route nous avions fait 18 km.
Et pile au moment du début de la délivrance, à savoir l'arrivée tant attendue sur l'autoroute, les gars, l'autoroute (youhooooooo!), Jolibébé se manifesta énergiquement pour nous faire comprendre sa faim. Rapport au décalage de l'horaire de départ initialement prévu.

Nous tentons d'ignorer les cris. Naïfs que nous sommes.

Mais rapidement, Jolibébé sort vainqueur du bras de fer grâce à quelques coquetteries vocales extra-terrestres dont elle a le secret. Résignés, nous nous arrêtons pour la nourrir dans une bucolique petite station essence Carrefour près du Mans (oui ce billet est glamour, je suis bien d'accord avec toi). Vite fait bien fait, 15 minutes montre en main. Pas vraiment le temps de faire un rototo réglementaire mais on n'est pas au Ritz ici, sinon ça se saurait, hein?

Parents indignes? Ouais je sais.

Mais ça ne se passe pas comme ça, avec un Jolibébé. Il veut jouer, après le repas.

Pleurs. Re-pleurs. Cri stridents. Retour de l'arme fatale : le célèbre piaf hystérique (appelée aussi “Mon bébé sait produire des ultrasons“).

Engueulade des parents :

- Prince-Prince, les oreilles en sang : “Mais vas-y, fais-lui les marionnettes avec son koala, elle adore ça!”

- Céciel, immunisée des oreilles : “Nan, j'ai pas envie de faire la conne avec ce koala de merde”

- Prince-Prince, tenant le volant d'une main :“Putain mais t'es chiante ou je rêve? Tu le prends comme ça? OK, je vais lui faire la marionnette, moi”

- Céciel, de mauvaise foi : “Bah vas-y, amuse-la avec cette connasse de marionnette si tu veux qu'on ait un accident. Moi je m'en fous qu'elle pleure Jolibébé, et j'en peux plus de l'occuper depuis 2 heures…”

Ambiance…

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Finalement les bonnes choses ont vraiment une fin, puisque vers 20 heures, alors qu'on n'y croyait plus, nous sommes arrivés. Malgré les traquenards tendus par notre GPS alcoolique, malgré Attila-Jolibébé et la conduite-à-une-main de Prince-Prince.

Voilà, ce sera tout pour l'épisode 1.

Demain, Jolilecteur je te raconterai comment j'ai attrappé la tuberculose et comment ma belle-soeur a voulu me gaver de flageolets jusqu'à ce que mort s'ensuive avec la complicité de mon mari.

Dans : Ceciel blablate, Ceciel a une vie de famille, Ceciel fait son Pierre Richard
Par ceciel
Le 13 avril, 2008
A 21:00
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