Ceciel, Tête en l’air…

 
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Reviens Léon

Ce qui est compliqué lorsqu’on démarre un nouveau job, c’est de s’organiser.

Quand ce nouveau job s’exerce dans la chambre à côté du salon, transformée en bureau, ça devient carrément épique.

Ma vie tourne donc désormais autour d’arbitrages dignes des plus grands surréalistes :

- étendre le linge ou concevoir le plan de communication à 5 ans d’une grosse entreprise ?

- aller acheter des couches chez Ed (parceque là-bas Pampers casse les prix) ou brainsormer sur le développement des prestations bancaires dans les sociétés d’assurance?

- finir les pâtes de la veille collées au fond de la casserole ou organiser un énième déjeuner de business?

 

Bref, parfois quand on travaille en pyjama, on s’égare dans les faubourgs de Carthage.

 

Cela dit, je joue une fois de plus la décérébrée mais en vrai j’exulte de travailler en pyjama. Cette liberté m’enivre et je n’ai pas été aussi heureuse depuis longtemps…
Je peux travailler et faire gentiment tourner l’intendance de la maison sans trop forcer.
Je peux faire une pause bisou avec Jolibébé quand j’ai un moment de calme.

Je peux aussi préparer en toute fourberie l’immense anniversaire surprise de mon Prince-Prince qui a fêté ses 30 ans hier.

Je peux accueillir mon mari avec tout le bonheur du monde coulant dans mes veines.

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Et je ne vous parle pas du plus incroyable : l’efficacité dont je fais preuve désormais dans mon travail.

Pas d’open-space bruyant pour ruiner ma concentration chancelante.

Pas de patrons inconscients qui suggèrent des horaires de réunion incompatibles avec ceux de la nounou.

Pas de réunion du tout, d’ailleurs. Car, lorsque personne ne nous y oblige dogmatiquement, la réunion cède le pas devant le téléphone, cette ingénieux outil inventé pour économiser le pétrole (et les nerfs des joliesmamans overbookées).

Oserais-je aborder le dernier point honteux de cette mélasse de bonheur : être freelance ça rapporte bigrement. Quand tous les sousous du client te tombent dans la popoche (moyennant quelques gâteries à l’Urssaf, bien entendu) ça fait boum-boum dans l’escarcelle. C’est beaucoup mieux que le petit cling-cling de mon ancien poste.

En bref je suis tellement contente que je pense que je vais vomir.

Cela dit, bien entendu il y a quelques inconvénients à être entrepreneur individuel : la pression de fidéliser le client qui te fais manger (un mars et ça repart…enfin j’espère), le zéro pointé qu’affiche ton compte en banque en attendant que ton client te paye avec 3 mois de décalage (et oui c’est légal), la solitude au moment de brainstormer (2 cerveaux valent mieux qu’un seul c’est triste mais c’est vrai). Sans compter le travail à minuit ou encore le dimanche.

Oui mais certaines choses n’ont pas de prix. Et lorsqu’on se donne du mal non pas pour un actionnaire, un patron lointain ou indifférent, mais seulement pour soi et ses proches, tout prend une autre saveur. Ce qui était dur ne l’est plus. Ca glisse Alice au pays des merveilles comme dirait ce poète de Franky Vincent.

Ah oui mais il reste un problème de taille : quand on passe sa journée à écrire…difficile de tenir un blog. Alors je lève le pied sur les billets quotidiens (cela dit je pense que vous vous en étiez aperçus tout seuls) mais je vous promets de poster chaque semaine…

 

 

 

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 24 septembre, 2008
A 14:27
Commentaires : 3
 
 
 

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