Ceciel, Tête en l’air…

 

Drôle d’endroit pour une rencontre

Aujourd’hui j’avais rendez-vou au siège de la World Company. Ma cliente hystérique, fidèle à elle-même, avait décidé d’assister à l’interview que je m’apprêtais à faire. Il faut savoir que c’est très détendant d’avoir un cerbère inspecteur des travaux finis pour te scruter pendant que tu t’escrimes à poser des questions intelligente à un directeur général neurasthénique coincé dans son string.

Bref.

Fidèle à ma réputation, j’arrive en avance. J’avance vers les hôtesses dans l’immense hall en marbre. Je donne mes empreintes digitales, mes mensurations et un prélèvement d’ADN afin d’obtenir un badge.

La cliente hystérique n’étant pas arrivée, je me propose de rejoindre un refuge bien connu des nanas à mini-vessie: les toilettes.

Les explications limpides des hôtesses sur la localisation des lieux d’aisance me font regretter immédiatement ma demande. J’ai pas le GPS intégré et je sens que ce rendez-vous va partir en couille.

Effectivement. Mais pas pour les raisons que j’imaginais.

Arrivée aux toilettes après un marathon labyrinthique, j’appuie sur l’interrupteur et l’intégralité de l’immeuble de 15 étages est soudainement plongé dans le noir. A tâton, quasi hystérique, je trouve la sortie. Retrouve les hôtesse. Pompiers, panique : panne générale.

Le courant est rétabli en quelques minutes. Je redescends vers les toilettes. J’ouvre la porte. J’appuie sur l’interrupteur. Re-coupure générale. Une voix derrière moi retentit : « Céciel, c’est vous? » . Je sens venir ma dernière heure.
Bonne nouvelle : ma cliente hystérique est arrivée. Mauvaise nouvelle : elle veut aller aux toilettes elle aussi. Nous sommes seules dans le noir. Dignité, reste avec moi.

A tâton (bis) nous regagnons le hall d’accueil.

- « Dame hôtesse, les toilettes du -1 elles font sauter les plombs de l’immeuble et j’ai envie de faire pipi. Comment je fais?! »

- Aucun problème je vous donne la clé des toilettes des hôtesses. « 

Un toilette. Deux fessiers avides de pipi.

wc.jpg


Que celui qui a envie de passer aux toilettes avant ou après son client me jette la première pierre : j’y suis pas arrivée. La cliente m’a poussée à passer en première. J’ai jamais pu m’assoir. Cette eptite cabine exigue à 2 mètres de cerbère m’ont foutu une pression que j’avais pas vécue depuis le bac.
On est bien peu de choses.

 

Surtout que l’histoire ne s’arrête pas là.

 

Nous arrivons en interview. Le DG qui me reçoit est une dame. L’interview est en anglais, et sur un sujet archi-technique. En bref je fais une faveur au type qui m’a commandé ce papier parceque j’ai autant envie de le faire que de lécher la lunette des toilettes après le passage de cliente-hystérique.

Et là c’est le drame.

Je bafouille, je sue, j’ai envie de faire pipi. Enfer et damnation, la dame parle bien anglais mais avec un abominable accent espagnol auquel je ne comprends rien. Que faire? Acquiécer avec l’air concentré. Enregistrer la conversation pour la réécouter ultérieurement jusqu’à la lie.

Au final. Un long et douloureux moment. Un cérbère plus hystérique que jamais devant ma prestation approximative. Si elle savait, si elle savait…

 

Le pire? Il est 23 heures et je bosse encore sur ce foutu papier.

Le truc cool? Prince-Prince n’est pas encore rentré. Lui aussi est au travail. Sauf que son bureau n’est pas à 2 mètres du salon. Niark niark. On a les satisfaction qu’on peut.

En même temps je me demande s’il y a vraiment de quoi rire…j’en arrive à vanner mon mari absent.

Quelle déchéance. Allez, bonne chance et bonne nuit.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 4 novembre, 2008
A 21:54
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