Ceciel, Tête en l’air…

 
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Non, rien de rien…

Hier soir j’avais rendez-vous pour une soirée parisienne.
Une soirée professionnelle, qui plus est.
Autant vous dire que j’étais chaude bouillante comme un iceberg pour me rendre à ce vernissage-dîner au moment de quitter mon nid douillet pour un périple RER-metro-taxi de toute beauté.

Car j’ai beau jouer les fière à bras sur ce blog, je ne suis pas exactement ce qu’on peut appeler une mondaine. Moi j’aime les soirée Putafranges avec mes copines, les dîner en amoureux avec Prince-Prince, les tablées familiales réunissant 3 voire 4 générations… mais de vernissages et de restaurant chics, point. Ou alors très rarement.

Sauf que.

Sauf que désormais je suis chef d’entreprise. Je sais, c’est beaucoup dire dans la mesure où je ne suis que chef de moi-même, mais les responsabilités ne sont néanmoins plus du tout les mêmes que du temps honni du salariat.

Ainsi, je dois cultiver ma clientèle, faire la belle, chasser le gros contrat. Jusqu’à présent je n’ai pas trop souffert;d’heureuses coïncidences m’ont rapprochées des bonnes personnes au bon moment et ma petite entreprise ne connait pas la crise. Confite de joie et de reconnaissance j’ai donc entrepris il y a quelques semaines de réunir mes bienfaiteurs au cours d’un dîner.

Nous y voici.

Et oui, je suis l’instigatrice du dîner-vernissage. Epatés vous êtes?

Grand bien m’a pris, en tous cas. Après un démarrage Cécielesque de toute absurdité : je pars de chez moi à l’heure où j’aurais dû rejoindre les convives, je change 28 fois de tenue devant la baby-sitter pétrifiée, je me perds 7 ou 8 fois dans le quartier avant d’atterrir devant une porte d’immeuble close et un interphone muet, mais je suis finalement parvenue jusqu’au vernissage.

Mots doux, champagne, sourires…ambiance délicieuse.

Nous poursuivons la soirée en petit comité, 5 personnes pas plus, dans un petit restaurant du Marais, à échanger des anecdotes et confidencer amicalement autour d’un agneau de 5 heures…bref, nous nous régalons au propre comme au figuré.

J’en viens donc au titre de ce billet : non, rien de rien.

Hé non, je ne regrette rien.

Regretter le salariat. Regretter les horaires hypocrites. Regretter le no-future d’une entreprise où l’on rentre stagiaire et d’où l’on sort insignifiant-senior. Regretter un salaire immobile 4 années sur 5. Regretter l’âpreté des relations internes, où chaque discussion cache son petit lot de négociation, de frustration, de combat.

Non, rien de rien.

Déjà 6 mois que l’aventure a commencé pour moi. Je n’en tire que des satisfactions en pagaille : un meilleur salaire, des clients moins tendus, pas de patron, des horaires solides mais sur-mesure, et puis …ce dîner. Des moments tranquilles de partage, de convivialité sereine, de sourires et d’envie partagée.
Quitter le salariat, c’est un peu redevenir un Homme, je m’aperçois. Et j’adore ça.

Mais j’ai mal pour tout ceux qui s’y débattent encore. Courage, fuyez!

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Par ceciel
Le 28 janvier, 2009
A 9:04
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Je pense que je vais mourir…

…Jolibébé s’est muée en bête féroce et hurlante. Deux nuits entières complètement blanches, avec mon petite gyrophare sonore qui pousse la chansonette toutes les demi-heures.
Pas de fièvre, pas de symptôme particulier. On en conclue qu’elle veut juste nous rendre fous, avec succès. Ou que les 2 dernière canines attendues la chatouillent.Mais son absence de réaction face aux quantités de paracétamol que nous lui offrons ne plaide pas pour cette thèse.

En tous cas, Prince-Prince et moi, on sait plus à quel saint se vouer. On est morts de fatigue et d’irritation. Parcequ’elle a beau être Jolibébé, on est peu de chose quand on a les nerfs  fleur de peau, 2 nuits de retard et qu’on l’entend reprendre sa chanson. Encore et encore. Comme si le hurlement était le seul moyen d’expression (mais je sais bien que non, hein).

Alors voilà. Sachant que ma dernière nuit ininterrompue date du 5 décembre, que depuis 2 jours notre tyran domestique a décidé d’avoir ma peau, dans combien de temps vais-je logiquement décéder de fatigue?

 

…une question le taraude : vous croyez que c’est la vengeance de Jeanne d’Arc qui nous frappe?

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Par ceciel
Le 23 janvier, 2009
A 7:39
Commentaires : 3
 
 
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Illumination

Je pense être une illuminée. Je ne vois pas d’autre explication à cette acte malheureux, commis avant-hier sur la personne de ma douce petite fille, j’ai nommé Jolibébé.

Elle était là, innocente et naïve. J’étais là, tapie dans l’ombre, à fomenter mon projet diabolique sans oser passer à l’acte.

Et puis dimanche dernier tout s’est emballé : j’ai découvert que Jolibébé avait une conjonctivite.

Je me suis alors prestement emparé d’une luxueuse paire de ciseaux de cuisine en plastique rouge (avec des traces de pizza dessus), et j’ai consciencieusement entrepris de lui couper la frange.

Spontanéité, quand tu me tiens…

D’abord j’ai pensé employer ma technique habituelle, à savoir : je rassemble la frange en une seule grosse mèche que je roule en hauteur sur sa tête, et je coupe franchement. Technique éprouvée, jamais décevante, mais qui me demande un peu de bonne volonté de la part de la victime.

Mais dimanche, nulle volonté dans les yeux du mon pimousse. Juste une franche envie de partir se dégourdir les jambes illico.

J’ai donc sévi. En coupant sa frange droit devant moi, en face à face. Le duel au soleil, quoi.

Oh l’erreur! Enfer et damnation. La frange était trop courte et asymétrique. 

Vous connaissez le pire?

Et bien je ne me suis pas arrêtée là. Je me suis dit que si la frange avait l’air si courte, c’est sûrement à cause de la nuque qui était si longue. Alors….

Oui.

Je l’ai fait.
J’ai aussi coupé la nuque.
Le résultat? Un truc dans ce genre :

jeanne.jpg

De l’avis de Prince-Prince, on se sent un peu comme dans Kaamelot à la maison. Et lui de pouffer lorsque Jolibébé approche, le regard franc et amoureux, pour réclamer un câlin. C’est que, c’est fort difficile de garder son sérieux lorsque Jeanne d’Arc sollicite audience pour son calin domanial.

Et moi? J’ai passé la journée à m’excuser auprès d’un bébé de 15 mois parfaitement hilare de me voir si déconfite et ne comprenant que pouic à mes jérémiades. Quelle connerie, cette éducation judéo-chrétienne qui élève la culpabilité au rang d’art de vivre…

En tous cas, j’ai joué serré pour que ce soit Prince-Prince qui se charge de déposer Jolibébé à la crèche hier. Oui je suis une couarde, mais que voulez-vous?Le regard atterré des nounous sur la chevelure de mon autrefois-magnifique-petite-fille….trop dur pour moi…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 20 janvier, 2009
A 7:46
Commentaires : 6
 
 
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J’aurais pu…

J’aurais pu vous parler de cette vieille dame un peu folle, qui arpentait les rayons de Franprix avec au bras un sac à l’effigie de Saddam Hussein.

J’aurais pu vous parler des délicieuses tartes Tatin que mon Prince-Prince réussit admirablement désormais et qui scellent le destin de mon fessier aussi sûrement que le chocolat Lindt-noisettes entières à une autre époque.

J’aurais pu vous parler de la forme étonnante de Jolibébé, filiforme bébé de 15 mois, 77 cm et 8,9 kg, génialissime petite pimousse têtue et talentueuse, déjà, pour faire craquer les hommes (et surtout son père), déclarée plus petite chocolatomane du monde (mais si c’est possible c’est ma fille, bon sang ne saurait trahir).

J’aurais pu mais le coeur n’y est pas.

 

Aujourd’hui, comme il y a une an, je voulais juste dire que c’est la Saint Marius. Je m’apprêtais à vivre cette journée doucement, comme une autre, mon coeur de maman apaisé grâce au temps qui estompe ce qui doit l’être. Je n’avais même pas prévu de poster, pas le temps, pas envie. Et puis j’ai appris. Qu’une amie avait choisi ce prénom pour son fils à elle, son fils bien vivant né il y a quelques jours. Alors que voulez-vous? Je n’ai pas le monopole de ce prénom magnifique, c’est tout simple. Mais si ma tête le comprends, mon coeur manifestement a pété un plomb.
Je ne ressens ni jalousie, ni tristesse, ni amertume. Plutôt même de la joie pour mon amie maman qui accueille ce petit et se régalera de ce prénom toute sa vie.

Et pourtant j’ai l’impression d’être passée sous un 33 tonnes. Comme ça. Un choc si fort et si violent que j’en suis abasourdie. Voilà quelques heures que j’essaie de reprendre mes esprits sans y parvenir. J’essaie vraiment mais je suis KO. C’est étrange comme le coeur, comme l’inconscient, créent des sentiments d’une telle brutalité sans qu’on comprenne consciemment pourquoi.
 

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 19 janvier, 2009
A 16:54
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On s’en fout

Alors les lutinous, on s’impatientait?

C’est que la rentrée m’a pris un peu de temps…pour tout vous dire je n’en suis pas encore sortie. En effet, il m’est arrivé un choc improbable: rien à faire pendant plus d’une semaine.
Fidèle à moi-même, quand j’ai rien à faire, je charge la barque.

Je me suis donc retrouvée virtuellement super cool mais concrètement super sous l’eau. La seule bonne nouvelle, c’est que pour une fois ce n’était pas à cause du travail.

Donc voilà, la semaine dernière j’ai donc :

- tenté de mettre de l’ordre dans ma nouvelle maison super bien aménagée (en réalité, le bordel chez nous n’a jamais été si intense. Version moderne du tonneau des Danaïdes, avec de la poussière et des meubles Ikea à l’intérieur)

- fait les soldes avec ma délicieuse maman (oui elle m’a couvert de cadeaux, oui je suis une sale gamine gâtée mais c’est si bon)

- emmené Jolibébé à la ferme (mais j’ai peur des bêtes,  donc c’est elle qui m’a protégé de la sale chèvre arrogante qui voulait me grimper dessus…merci mon Dieu d’avoir inventé la vie citadine où la probabilité de croiser une chèvre enragée reste poliment à sa place, c’est-à-dire loin de moi…)

- organisé un dîner presque parfait avec des amis et leurs 2 enfants de type « deconstructing my glasses » mais mignons quand même surtout quand ils dorment avec les yeux ouverts (si si c’est possible)

- lutté avec acharnement contre le grippe et la sale maladie mutante de la tête qui me plonge dans l’extase d’une cure initerrompue d’antibiotiques depuis 4 semaines déjà (je suis sensée arrêter demain mais j’ai jamais été aussi malade…à votre avis je vais mourir?…)

- fait vacciner Jolibébé (ô rage ô désespoir : un bon résumé de ce que j’ai lu dans ses yeux au moment où l’infâme seringue pénétrait sa petite cuisse grasse et rose)

- lu un bouquin de 1000 pages de Ken Follett : oui j’ai craqué pour une saga moyennâgeus, j’y aurais jamais cru une semaine avant ça mais la magie a opéré, Danielle Steel serait fière de moi.

 

C’est déjà bien, non?

Ca v, je suis pardonnée de vous avoir abandonnés, alors?

 

Allez, je file, les affaire reprennent et j’ai un peu de travail (pas vous les flemmards?! …)

 

A très vite…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 13 janvier, 2009
A 13:30
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Le grippe, c’est chic

Je sais pas pour vous, mais moi j’ai trouvé ces vacances exténuantes.

 

En gros, nous avons fêté Noel chez mes parents en Normandie, puis départ en Bretanie pour le Noel de la Prince-Prince family. Où une copieuse gastro a régalé les innocents convives de microbes et autres joyeusetés. Et où un beau collier Mauboussin m’attendait au pied du sapin (je me demande si on ne deviendrait pas des grous bourges, ou bien?…).

Disons « ou bien ».
Ensuite retour à Paris où nous avons improvisé à 18 heures la St Sylvestre à la maison avec 12 copains so spontaneous. En effet, il était prévu de déposer Jolibébé chez mes parents en Normandie…c’était sans compter la neige et le verglas qui ont séquestré mes pauvres parents dans leur contrée nordique et nous ont obligés à imaginer une solution de repli avec bébé.

Heureusement la fête fut folle & bien, nous fûmes sauvés. Nos amis ne sont pas bégueules et ont accepté ce kidnapping sans trop rechigner. Love sur eux et sur la Tarte Tatin de Prince-Prince qui a ravi mon coeur ce soir-là, et celui de nos généreux amis.

Ensuite, Prince-Prince, aidé de  schtroumpfs bricoleurs très rigolos et bavards (mes parents), a entrepris de détruire et reconstruire notre cuisine. Puis, lancés dans leur élan, ils ont aussi chamboulé le salon, le couloir, la chambre de Jolibébé. Nous avons donc vécu dans les cartons, la poussière, les hurlements (mes parents c’est un peu chouchou et loulou en pire), avec un Jolibébé hystérique et passionnée de boulons, clous et autres tournevis pointus.

C’est bien simple j’ai cru mourir. Trois jours de peine. Pour compenser j’ai assuré un ravitaillement aussi élégant que délicieux pour mes ouvriers préférés (non moi je n’ai rien foutu, j’ai été disqualifiée à l’unanimité pour tenir le moindre marteau ou monter le moindre meuble…hé hé). Au programme :Mc Do, traiteur libanais et resto italien.

Qui veut venir faire des travaux chez moi?…

 

Le résultat? Une cuisine magnifique, pleine de placards profonds et d’astuces intelligentes. Un salon chaleureux et spacieux. Un couloir dégagé et fonctionnel. (non je ne mettrai pas les photos c’est encore le top bazar, mais un jour peut-être si vous êtes sages).

 

A part ça j’ai la grippe et ça fait chier suer. Oui je sais je suis the international miasme-looseuse of life, mais que voulez-vous? Après avoir travaillé chaque jour des vacances, pris sans succès 3 traitements antibiotiques depuis début décembre, mon pauvre petit corps se ratatine telle l’aubergine oubliée au fond de votre frigo. Bientôt je ne serai plus qu’un souvenir dans vos vies, car le dieu microbe m’aura emmené sur son balai maléfique et je vivrai seule et recluse, élevant mes amis les miasmes comme les vieilles dames folles qui vivent avec 17 chats.

Oui, la grippe donne de la fièvre ce qui fait délirer. J’ai conscience d’écrire n’importe quoi mais mes doigts ne m’appartiennent plus. ENcore un coup du dieu microbe.

 

Alors voilà je fais ce que chacun ferait dans un cas pareil : je maugrée, je traîne, je renifle, je divague, je mange de la soupe en faisant slurp, et j’attends que ça passe.

Attendons ensemble.


 

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 5 janvier, 2009
A 11:58
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