Ceciel, Tête en l’air…

 

Il faut de tout pour faire un monde

J’ai passé hier une intéressante soirée dans un jardin presque barcelonais (à 1200 km près).

L’ivresse aidant, un drôle de coming-out a saisi toute l’assistance (une bonne dizaine de trentenaires apparemment très fréquentables). Et voilà chacun dévoilant ses petites manies honteuses.

Florilège :

- Je grignote mes draps le soir avant de s’endormir; je fais des trous dedans avec mes canines

- Moi, je ronge des briquets, des gobelets en plastique et des stylos; au boulot, la dame de l’économat ne m’apprécie guère

- Et bien moi je compte tout : le nombre d’épluchures de concombre, les marches dans l’escalier. ca me demande une telle concentration que je ne peux ni parler ni réfléchir pendant toute la durée de l’opération.

- Mon mec ne peut pas s’endormir si je dors déjà. Alors il me réveille. Puis se vautre dans les bras de morphée. Et je me retrouve seule et bien éveillée au milieu de la nuit.

- Moi jusqu’à mes 14 ans j’avais un rituel très sophistiqué avant de m’endormir; tout était basé sur l’organisation des peluches autour de moi et la manière de les enlacer.

- J’ai du mal à jeter mes brosse à dents après tant de semaines d’intimités. Alors je les embrasse avant de les jeter.


Autant vous dire que j’ai filé vite après ces aveux inquiétants…

( j’avais un volant à gratter nerveusement)
(comme ma fille qui a gratté l’intégralité de la tapisserie à portée de doigt dans sa chambre)

Va comprendre, Charles…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 31 mai, 2009
A 18:34
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Premier baiser

Invités hier soir chez des inconnus pour une vague histoire d’immobilier, nous arrivons, Prince-Prince, Jolipetite et moi à l’heure de l’apéritif comme prévu.

Manifestement cela semble trop tôt, le couple n’a pas fini de préparer les petits gâteaux et nous laisse bêtement debout dans l’entrée, agglutinés comme trois manchots frigorifiés sur la banquise, attendant le dégel.

Cette entrée en matière étant faite, nous sommes finalement invités à venir nous asseoir et bavarder au salon. Je me déride, la soirée démarre. Quand soudain, regard fou de mon hôte :

- Euh, Céciel, tu pourrais retirer tes chaussures stp? Je fais la guerre à tout le monde avec ça…

Stupeur et tremblement. Retirer mes converses dès le premier soir, vous n’y pensez pas, je ne mange pas de ce pain-là. Je scrute le visage de l’intéréssé, imperturbable. Il semble que l’usage local soit bel et bien à demander à de parfaits inconnus d’évoluer en chaussettes chez eux dès le premier rendez-vous. Ca m’a fait le même effet que dans les livres, lorsque le héros exaspéré doit chausser les antiques patinettes de sa mémé pour avoir le droit de fouler le salon ciré.

J’ai donc retiré mes converse, regrettant au passage de ne pas y avoir passé la journée, l’odorant cadeau qu’elles auraient alors livré m’aurait un peu vengé.

Autant vous dire qu’on n’est pas restés longtemps. Pas qu’ils soient désagréables ces gens-là. Plutôt gentils, même. Mais bon sang, comment se concentrer et garder sa dignité lorsqu’on se trouve en chaussettes dans le salon d’inconnus psychorigides, guettant la miette que fera tomber Jolipetite ou le mircrobe qui sera entrée caché sous mes chaussures?

Un conseil : si vous aussi vous êtes adeptes du « déchaussez-vous » lorsqu’on entre chez vous, attendez au moins le 2e ou 3e rendez-vous, comme pour un premier baiser… Dévoiler tous vos secrets et impatiences dès le premier soir c’est tellement dommage.

Du coup on a convenu que le prochain apéro se déroule chez nous. Je me demande s’ils arriveront avec du désinfectant et leurs chaussons (je préférerai le coca et des chipster, quitte à choisir).

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 27 mai, 2009
A 7:05
Commentaires : 3
 
 

En Bretagne il ne pleut que sur les cons…

…il paraît.

Alors comment expliquer que mes clients aient tous mutés cette semaine en psychopathes? J’ai ce que je mérite, ou bien?

Ca m’étonnerait pas qu’il pleuve sur mes tresses uniquement parceque j’ai un mauvais karma. Aucun rapport avec le fait d’avoir épousé un breton (j’espère).

Deuxième question existentielle du jour : en tant que freelance je dois pouvoir dire merde aux cons qui me pompent l’air. Mais en tant que Ceciel-top-débile je ne sais que me cogner aux murs et jouer la victime vaguement moralisatrice.

Mais qu’est-ce que j’attends pour envoyer balader tous les lourdingues de ce mondes, les pyschopathes de la virgule, les chatouillés de l’influence, les coquins du moi-je pour qui la tyrannie et la suspicion sont des arts de vivre?

Euh…

Un bon stage ferait l’affaire.

Banco, j’attaque jeudi. Deux jours de formation pour apprendre à prendre le contrôle avec amabilité, grande classe et décontraction.

(C’est tout moi, ça : grosses claques et déconcentration…)

En résumé : c’est quand qu’on va où?

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 26 mai, 2009
A 15:09
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L’ami américain

J’ai un nouveau client. Ou plutôt une cliente. Française, elle a développé une culture internationale à force de voyages et de postes à l’étrangers. En résumé, l’Amérique l’a mangée toute crue.

Enfin, c’est comme ça que j’interprète ses réactions qui n’auraient rien à envier au commandant Sylvestre :

Jour 1:
- Bonjour Céciel, êtes-vous disponible pour une réunion demain au pied levé?
- Oui M’dame.

Jour 2:
- Bonjour ceciel, alors on la programme cette réunion du 18 août?
- heu, le 18 août c’est les vacances, je suis pas là. Et d’ailleurs ça m’étonnerait que vous rassembliez grand monde à une date pareille.
- Vous êtes chiants les français (elle est française), il y a des gens qui travaillent en août.
- Oui mais pas moi
- Débrouillez-vous pour être là au moins par téléphone (c’est Prince-Prince qui va être content…)
- Bon, OK
- Ah au fait, la réunion sera en anglais et c’est vous qui l’animerez. Bye.

Jour 3 :
- Bonjour Céciel, la réunion est déplacée inopinément à mercredi.
- Heu…je suis en déplacement et…
- …
- …
- Bon, je vais trouver une solution. Je serai là mercredi matin.
- C’est pas trop tôt.

Jour 4 :

- Bonjour Céciel, la réunion est finalement déplacée à Vendredi.
- Heu, je vous avais dit que j’étais en déplacement cette fin de semaine, j’ai déjà fait des pieds et des mains pour libérer le mercredi matin. Si vous ne prévenez pas à l’avance…
- M’en fous, soyez là.
- Je vous propose 3 autres solutions. la prochaine fois, si je suis indispensable, consultez-moi sur mes dispos.
- M’en fous soyez là.

Je dois la rappeler ce matin pour lui expliquer que le don d’ubiquité ne fait pas partie de mes nombreuses compétences. Mais je commence à me demander si ça ne serait pas plus simple de simplement lui expliquer que je ne bosse pas avec les cons.

(P*** d’américains).

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le
A 7:08
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Insomnie

Ca n’arrive jamais.
Je suis habituellement une usine à dodo. Je peux m’endormir debout, dans les transports, en parlant, en tout lieu et toutes circonstances. Une vraie machine.

Mais ce soir j’y arrive pas.

L’effet week-end de 4 jours ne me réussit pas. J’ai bossé toute la journée en regardant Prince-Prince et Joliepetite gambader pieds nus dans le palais en désordre, mon univers habituellement si calme, si mien. Et voilà que la nuit venue, le sommeil ne vient pas. Mon quota de stress et de travail ne semble pas atteint. j’ai besoin d’en faire encore un peu avant de m’étourdir.

Car c’est cela la secret de la marmotte que je suis. Je ne le savais pas mais je m’étourdissais de fatigue et de concentration. Et aujourd’hui, le quota n’est manifestement pas atteint.

C’est chiant ces jours fériés.

Si ça continue je vais vous écrire un vrai billet. On croit rêver!…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 21 mai, 2009
A 23:23
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Mon mec à moi

Aujourd’hui, voilà deux ans que Prince-Prince et moi sommes mariés.

Mais je ne plaçais pas trop d’espoir dans mon calendrier, connaissant le peu de goût de mon amoureux pour la célébrations des dates et tout le tralala. L’année dernière, le 12 mai il buvait des bières en fumant des clopes avec son meilleur pote tout en me regardant faire le ménage et la cuisine (un moment d’égarement vite résolu ne vous en faites pas).

Aussi, lorsqu’à l’heure du thé, un gentil coursier s’est présenté chez moi, je m’attendais à peu près à tout sauf à la livraison d’un cadeau d’amour par mon douzétendre.

Oui. Un vrai cadeau de princesse livré par coursier pendant ma journée de dur labeur. Passé la stupeur, j’ai chaussé mes lunettes de soleil car ledit cadeau se trouvait être un porteufeuille dont la couleur était digne d’une spicegril daltonienne. Un genre de mauve atomique surbrillant.

(J’aurais pu le prendre en photo mais j’ai promis à Prince-Prince de ne pas trop l’humilier alors je tiens parole, histoire d’avoir des cadeaux les années suivantes au lieu de payer les frais d’avocat d’un douloureux divorce).

Bref. Ma curiosité sans limite m’a poussée, une fois les effusions et remerciements passés, à interroger mon mari sur le pourquoi de ce choix improbable. Et là, énorme crise de fou rire (au milieu du resto étoilé où nous avons partagé ce soir un époustouflant dîner, miam).

Figurez-vous qu’il avait commandé ce portefeuille en urgence sur un site dont j’ignorais l’existence et qui porte le nom fort bien trouvé de « jassurecesoir.com ». En gros le site des maris à la bourre prêts à débourser n’importe quelle somme pour acheter n’importe quoi.

…C’est l’intention qui compte, il paraît.

(et qu’est-ce qu’on s’est marrés!)

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 12 mai, 2009
A 21:13
Commentaires : 4
 
 

Barcelone, SFR & moi

Joyeux lundi Jolislecteurs!

Enfin l’envie d’écrire se manifeste à nouveau…j’en suis la première ravie. Grâce à une accalmie de mon rythme de travail, une vie sociale peut redevenir possible et j’en suis fort heureuse croyez-moi. Cela dit, cette respiration ne favorise pas que ma plume. Je viens de passer 2 semaines épiques, à me vautrer dans le bonheur du temps presque libre. C’était bon, c’était chaud. C’était aussi un peu le massacre.

Première semaine : il fait beau, la semaine est courte. Nous partons à Barcelone avec Prince-Prince et une quinzaine d’amis surmotivés (forcément, les gosses sont resté a casa, et ça c’est très motivant pour en profiter, croyez-moi chers nullipares). Comme lors de notre escapade à Londres, nous réservons un dortoir dans une auberge de jeunesse idéalement située sur la Placa Reial. Tellement bien située que je ne m’écarterai pas de tout le séjour au-delà d’un rayon de 2 km autour d’elle. Aventurière je suis, je sais.

Bref, le temps fut magnifique, l’ambiance délicieuse, les tapas encore plus. Les nuits en revanche furent…comment dire…ne furent pas, en fait. En effet, par les hasards des réservations de lits notre groupe s’est retrouvé scindé en deux. Le mien partageant l’espace avec une bande de jeune punks italiens à la mine patibulaire mais à l’hygiène irréprochable, qui ont scrupuleusement ruiné toute tentative de sommeil durant le séjour à grands coups d’allumage de néons intempestifs, douches nocturnes, blagues potaches et autres agacements improbables. Pourtant en rentrant à 5 heures du matin après avoir fait vibrer le dancefloor, nos objectifs en la matière n’étaient pourtant pas trop ambitieux.

Bien décidés à profiter autant que possible de nos 48 heures de liberté, c’est donc forts de 4h30 de généreux sommeil que Prince-Prince et moi avons remis les pieds sur le sol français. Et retrouve une Joliepetite extatique et hyperdynamique qui ne semblait pas sensible à notre envies d’oeillers là maintenant tout de suite.

Barcelone, ce fut donc vite loin. Mais c’était tellement bien, j’y retourne quand vous voulez. En plus l’aéroport est un vrai piège à filles : Zara et consorts, sans les queues interminables et avec les tarifs espagnols.
C’est bien simple, lors de notre arrivée à l’aéroport avec 1h30 de sommeil sous les paupières, le programme était clair : trouver un bout de fauteuil où se vautrer et baver en attendant notre vol. En gonzesse que je suis, ce précieux temps fut employé à vider mon compte en banque chez Zara.
Puis, galvanisée par mes achats compulsifs, je ne pus ensuite trouver le sommeil dans l’avion. Où je m’empressai donc d’avaler le contenu entier d’un bouquin qui m’a retourné le coeur comme à chaque fois que je lis un Olivier Adam.

Cette fois-ci c’était « Des vents contraires ». Et j’ai pleuré sur mon petit fauteuil de Iberia Airlines. Ma fatigue en bandoulière, mes sacs Zara et étendard, j’ai chouiné comme une idiote. Olivier Adam, Olivier Adam, comment un homme peut-il avoir la plume si sensible. Comme peut-il m’arracher le coeur avec autant de précision. A chaque fois? Bon sang…

Deuxième semaine : semaine courte elle aussi. Je démarre sur un déjeuner professionnel fort intéressant qui semble pouvoir déboucher sur de nouveaux horizons inattendus et forts alléchants. Je passe donc plusieurs jours à revâsser de gloire et de beauté sans trop me fouler. Malheureusement Prince-Prince n’y met pas du sien. Fidèle à son étourderie congénitale (une fois il a perdu sa tête, et une autre fois un orteil, et pis une autre fois c’était carrément son bras gauche), il égare tour à tour carte bleue, trousseau de clé, tête et virginité (cherchez l’intrus). En bref, je me retrouve assignée au transport de Joliepetite chaque matin car les clés du princier carosse (un superbe vélo Decathlon) sont égarées, et ledit carosse…bloqué sur le parking vélo de la gare RER. .

En bref, le travail au quotidien ne m’étouffe pas, je suis fort occupée par les petits tracas de la vie quotidienne qui semblent miraculeusement refaire surface au moment au je pourrais plutôt profiter de la vie. Mais qu’importe! On est fous quand on a 23 ans et je garde une inextinguible bonne humeur. Faut dire que le week-end venu, quelques menus plaisirs nous attendent.
- la visite d’un ami toulousain et sa nouvelle dulcinée, que nous voyons trop peu
- les 30 ans de Gourmeline dans une maison de campagne familiale reconvertie en chambres d’hôtes

Nous sommes aux anges.
Nous aurions pu être aux anges.
Mais.

Jeudi 13 heures, le drame. Plus d’internet, plus de téléphone, plus de tv.

Une course contre la montre démarre. A grand coup de harcèlement chez SFR-Le neuf-sa mère-lapiute, je finis par apprendre que France Télécom n’interviendra que sous 10 jours sur ma ligne et qu’en attendant elle peut se brosser Martine (moi en l’occurrence). Mais magnanimes ils me prêtent une clé 3G pour que je puisse rester connected people.

Et là, bienvenue chez monsieur Brazil.

La clé n’est générée que 48 heures après le signalement de la panne. Or, comme les conseillers-leur-mère-leurpiute n’ont daigné enregistrer officiellement celle-ci que jeudi à 21 heures (bien que mes premiers appels datent du midi)…cela nous amène à Samedi 21 heures.

Hum. Trouver une boutique SFR ouverte à 21 heures un samedi soir, c’est un jeu d’enfant.
Nous tentons donc samedi à 18h30. « Va chier » est une substance la réponse du vendeur.

Persévérants nous nous rendons donc le lendemain (dimanche et jour de mal au cheveux) dans la boutique des Champs-Elysées le lendemain (pratique des fois de vivre à Paris, faut avouer). Techniquement la clé est prête, mais pas de bol dans cette boutique ils ne font plus de clé 3G.

Langue pendant, nerfs en pelote, nous rentrons chez nous. Où nous tentons notre va-tout : appeler nos compatissants voisins pour un énimère service (oui je suis la voisine la plus reloue de la terre : prête-moi des tabourets, arrose mes fleurs pendant les vacances, laisse-moi me connecter à ton wifi etc.

N’empêche ça marche. La preuve je vous écris grâce au wifi de mes jolisvoisins. Ma reconnaissance éternelle leur est donc acquise. J’hésite à leur faire découvrir mes talents culinaires pour les remercier, mais cela est tendancieux connaissant mes compétences en la matière alors je sèche. Des fleurs pourraient remplacer avantageusement une intoxication alimentaire, qu’en pensez-vous?

A part ça je voulais vous raconter les 30 ans de Gourmeline mais j’ai plus le temps et vous, ça fait bien trop longtemps que vous traînez sur mon blog, retournez bosser bande de flemmards. On dira juste que se coucher à 5 heures quand Jolipetite réclame son biberon à 8 heures c’est dur.
Oh que c’est dur.

Bonne journée à tous et bienvenue à Louise et Zélie qui sont arrivées ce week-end par cigogne express individuel et on est bien contents pour les jolisparents…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 11 mai, 2009
A 7:14
Commentaires : 2
 
 
 

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