Ceciel, Tête en l’air…

 
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Jet-lag

J’essaie, j’essaie, mais je n’y arrive pas.

Etre enceinte pour moi s’apparente à un jet-lag. Un déphasage total qui rend tout chose absente et douloureuse. Si je connaissais l’alcool je dirai peut-être aussi sûrement que je vis avec une monumentale gueule de bois, comme Florence Foresti.

Je ne saurais dire d’où vient le malaise. Après ma première grossesse cataclysmique, j’imagine qu’il est normal de ne pas se sentir à l’aise pour les suivantes. Pourtant je ne me souviens pas avoir tant honni cette période quand j’attendais Jolipetite.

Pour cette grossesse-ci, je me sens littéralement … fâchée. Le mot est lâché. Je râle sans cesse. Je peste. Je m’impatiente. Bientôt le début du 5e mois et déjà je n’en peux plus.
Quelque chose dans ma tête doit être cassé. Nul attendrissement pour la boule dans mon ventre. Aucune hâte de sentir les mouvements ou de lui trouver un nom. Rien d’autre que cet agacement comme un fil rouge. Elle m’agace, cette boule. Elle prend trop de place dans ma vie et dans mon corps.

Je suis littéralement en stand-by.

Ma vie semble se vider au fur et à mesure que mon ventre se remplit. Bonne élève, j’ai ralenti le rythme de ma vie professionnelle. Mais aucune autre satisfaction ne vient combler le vide laissé par ces heures incandescente où j’exécutais mes tâches quotidiennes avec délectation.

A présent j’erre de mon bureau à mon canapé, dormant, regardant quelques films, écoutant de la musique. Mais cette sensation d’être boursouflée, molle, transparente me hante et absorbe mes plaisirs aussi sûrement qu’un trou noir.

Je ne suis définitivement pas faite pour couver. Cet état me rend mauvaise. L’impression si violente de me faire voler ma vie.

Je suis pourtant confiante sur l’accueil que je ferai à cet enfant. Il entrera dans ma vie et nous le chérirons, bien entendu. Mais il aura un visage, un son, une odeur. Il aura un nom, une présence. Je pourrai aussi choisir de le tenir dans mes bras ou non. Rien ni personne ne m’imposera cette pesanteur quotidienne, persistante, étouffante.

Cette nuit j’ai rêvé que j’accouchais. Déjà j’en rêve. Ah, la quille…

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Par ceciel
Le 25 février, 2010
A 15:15
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Pianissimo

Voilà 2 jours que ma Joliepetite est partie vivre sa vie chez ses grands-parents. Au vu de nos conversations sur skype, elle les tyrannise comme il se doit.

Parfois j’ai du mal à croire que ces personnes parfaitement conquises et consentantes sont les mêmes que celles qui m’ont élevées. C’est pas qu’ils étaient psychorigides, mais de mon temps ça filait droit.

Aujourd’hui, mettez-leur une bombe de 2 ans et demi dans les pattes et leurs bonnes résolutions fondent comme neige au soleil. Je me gausse.

Mais ça sent le bonheur alors je me réjouis aussi un peu. Pour ma part, des moments avec mes grands-parents j’en ai passé peu, jamais aussi privilégiés en tous cas, alors je savoure la chance qu’à ma fille d’être aussi proche de ses mamidou et papidou (on trouve les noms qu’on peut).

Me voilà donc bien au calme cette semaine. J’applique un tout petit rythme à base de siestes, de grasses matinées, de travail pianissimo et de petits plaisirs insignifiants mais qui font tant de bien.

En vrac, un cake marbré au chocolat, l’album d’Emilie Simon, regarder la pluie tomber quand je suis bien au chaud, un filme étrange de Ozon sur un enfant avec des ailes, des croque-monsieur bien grillés et une salade d’avocats, ma puce qui réclame un câlin tant la camera nous rapproche, une soirée avec ma cerise qui renifle, et des rides de sourire au coin des yeux quand Prince-Prince écoute mes blagues nulles le soir avant de s’endormir…

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Par ceciel
Le 24 février, 2010
A 8:45
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Poutre de Bamako et autres surprises

Vendredi, je suis allée faire une échographie pour suivre l’avancement de mes petites affaires.

Le décollement de placenta est confirmé , jusque là pas de surprise. Je suis toujours consignée chez moi pour 3 semaines. La bonne nouvelle, c’est que si je suis sage comme une image la suite de la grossesse n’a aucune raison de mal se passer : « Faut passer le pic » m’a dit le gentil gyneco.

En revanche il y aurait comme une incertitude à laquelle nous ne nous attendions pas sur un aspect optionnel du bébé : le sexe.

L’échographe nous a annoncé il y a 1 mois que c’était un garçon, avec une assurance qui ne souffrait aucun doute.
La dame que j’ai vu vendredi en revanche n’était pas péremptoire mais penchait pour une fille.
En bref, nous nageons en pleine ignorance et j’en saurai plus dans un mois.

Je vais pas en faire un drame national, une deuxième petite fille aussi chouette que la première ça me fait sautiller de joie mais j’avoue ça m’arrangeait bien d’avoir un garçon afin d’éviter le harcèlement de Prince-Prince pour ré-enfanter au plus vite.

Car, bien entendu si nous avons à nouveau une fille, mon macho de mari va me mettre une pression de tous les diables pour que je ponde enfin un héritier (c’est une longue histoire mais en gros il est quasiment le seul de sa famille en lice pour transmettre son nom de famille). Et puis on est comme tout le monde, ça nous fait plaisir de varier les plaisir, tout simplement.

Le plus irritant dans cette histoire, c’est pas l’attente, mais plutôt la qualité du pronostic que nous a accordé l’échographe vue vendredi :
« Je sais pas si je vois un gros clito ou un petit zizi; c’est difficile à dire, faut attendre« .

Du coup, la dame a insidieusement lâché une info capitale : dois-je en conclure que ma fille aura un clito démesuré, ou que mon fils aura un micro-pénis?

Le suspenses est insoutenable.

La suite au prochain épisode, dans un mois.

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Par ceciel
Le 22 février, 2010
A 8:12
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Mompreneuses : pas si seules

Depuis que j’ai quitté le doux nid du salariat pour les grands espaces de l’entreprenariat, j’ai rencontré beaucoup de réactions. De l’indifférence condescendante (souvent celle des mâles paternalistes jamais en retard d’un bon conseil) aux interrogations soucieuses de mes copines, j’ai à peu près tout vu. Sans compter les encouragements sans fin de la part de mon prince-Prince, dont le problème réside presque dans son ambition démesurée à mon endroit, persuadé que je finirai dans 15 ans quelque part entre Bill Gates et Hillary clinton.

Mais surtout ce qui domine, je dois l’avouer, c’est ce grand sentiment de solitude.

Je reconnais que c’est pas désagréable de se sentir un peu à part. Mais parfois il n’y a qu’un pas avec se sentir esseulée.

Voilà pourquoi je suis tombée dans le bonheur en découvrant l’association des Mompreneurs de France :

http://www.les-mompreneurs.com/

Le concept? Des femmes comme vous et moi pour qui la maternité a été le déclencheur d’envies nouvelles sans pour autant renoncer à leurs ambitions professionnelles.
Organisées en réseau, elles échangent, se soutiennent, se recrutent entre elles, se donnent des bons plans, et surtout se voient chaque mois pour PARLER. Parler à des femmes qui les comprennent. Qui ne les regardent pas comme de mauvaises mères parcequ’elles ne quittent jamais leur Blackberry au parc, ni comme des terroristes parcequ’elles n’ont pas pris de congé parental.

Les mompreneurs, c’est le choix d’une carrière ET d’une maternité. Les deux ensemble. Pas l’un ou l’autre. C’est bien simple, l’une d’elle a fait sa devise d’une phrase de Simone de Beauvoir : « C’est le travail, seul, qui peut garantir une liberté concrète à la femme ».

Pour le moment je me suis juste baladée sur le blog et le forum, mais il y a fort à parier que très bientôt je rejoindrai la communauté, histoire de passer un peu de temps juste là, parmi mes pairs, et recharger les batteries.

Parceque s’il manque une chose lorsqu’on est indépendant, c’est bien des collègues de galère pour échanger nos impressions et ressentiments avant de repartir du bon pied.

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Par ceciel
Le 19 février, 2010
A 8:29
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La geisha a les boules

Lors du dernier Noël, Prince-Prince s’est emballé un soir d’humour sur un site vendant des objet coquins.

Au départ, l’affaire était bien innocente : nous devions célébrer comme chaque année le « Noël-des-copains » et cherchions donc des cadeaux appropriés. C’est-à-dire qui te mettent la honte ou te font pleurer les yeux tellement ils sont vilains.

Voilà comment l’une des mes copines Putafrange a eu la joie et l’honneur de découvrir dans son petit paquet une superbe boîte de boules de geisha offerte par mon délicat mari.

L’histoire ne dit pas si la copine a apprécié le cadeau : elle s’est contenté d’un « elles sont vachement grosses ces boules » qui a semblé beaucoup plaire à mon aimé, et nous en sommes restés là.

Jusqu’au réveillon. Mon réveillon.

Sous le sapin, une jolie boîte m’attendait.

Grosse bague? Charmant bracelet?

Hum.

Effectivement, une magnifique belle montre faisant tictac m’attendait sous le sapin, mais la petite boîte en question recelait, vous vous en doutez, les copines des susdites boules.

Et mon Prince-Prince, tout fier, d’expliquer à la cantonnade que les boules de geisha, c’est très bon pour le périnée (merci wikipedia).

Naturellement, j’ai vite oublié leur existence, les relégant au plus loin d’un placard bondé de trucs inutiles.

C’était sans compter le dévouement domestique de mes parents, venus hier faire du ménage chez moi puisque je suis présentement handicapée de l’utérus.

En allant me coucher hier soir, une boîte vide posée sur le placard attire mon attention. Malheureusement, je ne la reconnais que trop. Ciel! Si elle est vide, où sont les boules?

Après des recherches dignes de l’inspecteur gadget, j’ai fini par les retrouver sous le lit. Attention touchante de mes parents, ou hasard des coups d’aspirateur? Nul ne le saura jamais.

Une chose est sûre : mes parents ont forcément vu le loup. Depuis, je suis dans mes petits souliers. De là à savoir à quoi il sert…Espérons qu’ils ont pris ça pour des billes sinon ma réputation de jeune fille en fleur va en prendre un coup.

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Par ceciel
Le 18 février, 2010
A 7:48
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Bête sauvage

Il y a quelques soirs, Prince-Prince et moi avons regardé le film de Sean Penn « Into the Wild ».

Ca m’a beaucoup étonnée d’être aussi touchée car je ne suis pas exactement une amoureuse de la nature. Citadine jusqu’au bout des ongles, je défaille devant une araignée et ne conçoit même pas en rêve les fameuses vacances « sac à dos » qui font vibrer tous mes amis.
La mer, sorte d’aimant pour mon mari me laisse relativement indifférente. Je sais apprécier la beauté d’un paysage, mais m’en nourrir, m’en rassasier, m’en émouvoir…jamais.

Je ne saurais expliquer ce phénomène bizarre alors que ma mère est une sorte de Tistou les pouces verts et que nous avons vécu dans de minuscules villages d’Alsace, de Bourgogne et de Franche-Comté jusqu’à mes 15 ans. Néanmoins, le virus de la nature ne m’a pas saisi et c’est un fait : je préfère mille fois m’engloutir sous une pile de bouquins lovée dans un canapé parisien que partir en treck sur de splendides sentiers Corses. Allez-y, jetez-moi des pierres.

Voilà pourquoi je suis perplexe devant ce film. Le scénario est simple, et s’appuie sur une histoire réelle : un jeune homme talentueux de 23 ans quitte famille et habitudes après son diplôme pour partir à la découverte de l’Amérique sauvage.
Faisant de brèves incursions auprès de la civilisation afin de gagner juste de quoi préparer son prochain voyage et faire de belles rencontres, il descend des rapides en furies sans équipement ni préparation, traverse illégalement la frontière mexicaines afin de vivre 39 jours dans une grotte, squatte des sources chaudes en Californie auprès d’un camp de hippies nudistes…et après moult rencontres et péripéties bonnes ou mauvaises, parvient en Alaska en plein hiver où il semble atteindre le nirvana.

Je pense qu’au-delà de cette quête de la nature brute et de la fuite vis-à-vis de la civilisation, ce qui m’a touché c’est cette capacité à éteindre la lumière. A dire stop. A refuser de parler, bouger, si cela n’a pas un sens profond.

Lorsque j’étais plus jeune, parfois, je faisais la grève de la parole. Quelques jours de répit où je cessais de parler pour l’inutile, réservant mes mots à des situations indispensables. A l’époque j’avais remarqué cette drôle de choses : peu de gens remarquaient le changement, bien que je sois une terrible bavarde.

De là à dire qu’on parle beaucoup pour rien dire et que cela ne ferait de mal à personne de faire plus d’économie de soi-même, il n’y a qu’un pas.

Alors écoutons le silence et regardons « Into the wild ».
Sans oublier de revenir au monde, un jour. Pour éviter de connaître le destin du héros (que je ne dévoile pas ici pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas vu le film) que je n’envie pas vraiment…

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Par ceciel
Le 17 février, 2010
A 7:33
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Mauvais karma

Ya pas à dire, je suis vernie comme fille.
Surtout niveau grossesse. La multiplication cellulaire et moi, on est potes je vous raconte pas.
C’est bien simple, dès que j’entends parler grossesse, je lève la main, je crie Youpi et je supplie le ciel de retomber en cloque. Ou d’avoir des jumeaux, juste pour rigoler.

Bon, évidemment tout ceci est fake. La terrible vérité vous la connaissez, j’ai autant d’instinct maternel qu’un fer à repasser, et la grossesse pour moi c’est juste la pire expérience qu’une femme puisse vivre.

On devient rien qu’un gros tas moche et fatigué, hyper-hormoné, et en plus il arrive que des catastrophe (à part les jolis cheveux et les jolis ongles, mais comme le souligne Florence Foresti, qu’est-ce qu’on peut foutre avec de beaux cuticules quand notre pauvre corps est ravagé comme la maison des petits poneys après le passage d’Attila?).

Alors, oui les bébés c’est cool. Enfin les petits enfants, parceque le bébé est un être relou, faut pas se mentir. On s’attendrit devant sa fragilité (et un peu sa laideur quand on est vraiment honnête) mais retirer du plaisir d’échanges limités à un parasitage en règle de tout ton être, je sais pas faire.

En revanche, à partir de 9-10 mois je reconnais qu’on se marre bien. Pour les plus chanceux, le bébé marche. Avec un peu de bol il est même pas allergique et peut donc manger à peu n’importe quoi donc on galère moins sur l’alimentation : « mange pas ça t’es trop petit », « mange pas ci c’est pour les grands  » etc.

Tout ça pour vous dire que le dieu des bébés a encore décidé de me mettre sa petite raclée rituelle. Quelque part je me demande s’il m’envoie pas des signes pour me faire comprendre que la maternité, c’est un peu une hérésie pour moi et qu’il faut pas que je m’entête.

Digression : tu crois que Babette et le Dieu des bébés sont de mèche?

Et oui, depuis hier et suite à une nuit de dimanche apocalyptique, je suis consignée chez moi, couchée. Un décollement de placenta ça s’appelle. Je vous rassure ça fait pas mal. Sauf des contractions mais ça me glisse dessus tellement je m’en fous vu que j’en déjà à ma 4e grossesse quand même. (Et ne disons rien du fait qu’il n’y a qu’un seul enfant à la maison pour le moment, merci).

Mais le docteur il a crié dans son téléphone « je vous avait dit « Repos »!!! ».

Moi j’ai répondu que rester en pyjama jusqu’à 10 heures du mat’, travailler de chez soi en mangeant des bretzel et en sortir de sa tanière pour voir des clients environ 1 fois par semaine ça me semblait assez proche de l’idée de repos. Mais ça n’a pas eu l’air de lui suffire.

Il paraît que je peux faire mieux.

Alors voilà. J’ai annulé la plupart de mes petits clients pour me consacrer sur les 2 ou 3 qui font vraiment bouillir la marmite. Je leur ai annoncé à tous que je me multipliais présentement.
Et on a mis au point un plan d’attaque avec Prince-Prince qui consiste à le laisser dorénavant faire le catch quotidien avec Joliepetite pour prendre son bain et enfiler son pyjama. Ca sera toujours 12 kg agités en moins à porter pour mon pauvre utérus.

Me voilà donc plus confinée que jamais. Après ces 3 mois d’hibernation à cause des nausées, je vais sûrement fondre et disparaître dans le néant si cette consignation à domicile dure plus de 3 semaines. Parceque je sais pas si vous avez remarqué, mais je ne suis pas exactement une femme d’intérieur…

Alors voilà je me dis que je dois vraiment avoir un mauvais karma bebesque pour me retrouver dans ce genre de situation de merde à chaque fois que je veux me reproduire. Néanmoins je reconnais que c’est une grande chance d’être capable de faire un bébé et que tout le monde n’a pas ce bol. Mais si je pouvais vivre une grossesse, rien qu’une, ou j’ai pas l’impression de me transformer en bout de viande livré au corps médical, ça me ferait plaisir. Merci Père Noël.

(salopes de cigognes)

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Par ceciel
Le 16 février, 2010
A 9:01
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Babette et la liberté des mères

Et oui, Babette, c’est Elisabeth Badinter. Non je suis pas sa copine perso, mais quand j’entends ce qu’elle dit j’ai envie de lui rouler des pelles et d’organiser des soirées pyjamas.

J’ai bien vu que ça faisait pas le même effet à tout le monde, yen a qui lui jetteraient plutôt des pierres, mais moi son bon sens me fait de l’effet et puis c’est tout.

Le truc avec Babette, c’est qu’elle a écrit un livre (sorti jeudi dernier et déjà introuvable dans les librairies de mon quartier) très séditieux à l’époque actuelle puisqu’elle rappelle que l’invocation de la nature à tout propos pour justifier le nouvel esclavagisme volontaires des jeunes mamans est un peu une belle connerie.

Son résumé est là : http://www.myboox.fr/actualite/la-femme-libre-selon-elisabeth-badinter-1161.html

Bon, là, ça commence, je sens que je ne vais pas me faire que des coupines. Mais bon, si on dit pas ce qu’on pense sur un blog, où le ferait-on?

En gros, son idée (j’ai pas lu le livre mais j’ai écouté attentivement ses propos) c’est qu’il n’est pas totalement débile de refuser de se comporter en femelle animal à l’arrivée de l’enfant dans le foyer. C’est à dire, cesser de vivre normalement afin de pouvoir allaiter en mode « open-bar bébé », renoncer à toute ambition professionnelle voire cesser de travailler, s’auto-réduire en esclavage grâce aux sacro-saintes couches lavables et autres fausses bonnes idées dans la série « tout pour mon enfant, no future pour maman ».

L’ennui avec cette critique, c’est qu’elle a l’air de casser la gueule aux partisans d’un mode de vie plus écolo : que nenni!

Moi aussi j’aime manger des purées bio et j’ai envie de passer du temps avec mon enfant tout en sauvant la planète. Mais tout est question de mesure et d’équilibre. Jouer la baby-sitter exclusive de ses enfants pendant 6 ans et se transformer brutalement en Cendrillon domestique au nom de fantasmes de perfection ménagère dont l’efficacité réelle reste à prouver…hum. Allez, ça ferait pas un peu de bien de penser un peu à soi, lire quelques bons livres, passer un week-end entre copines, coucher les enfants dans leur lits et leur dire d’y rester?…Avouez…

Et voilà comment Babette m’a déridée alors que je commençais à me sentir méchamment mal à l’aise dans un monde où tout le monde te regarde de travers si t’as pas allaité au moins 6 mois, pris un congé parental, adopté les couches lavables, pris un abonnement dans une AMAP, et/ou accouché à domicile. Alors je crie ma joie de ne pas être seule à trouver légèrement rétrograde cette tendance à l’asservissement volontaire.

Mais ce que dénonce Babette et qui me touche, c’est ce saut éperdu dans l’abnégation la plus totale vis-à-vis de son môme, sans aucune réserve, comme on entre en religion. Comme si seuls nos hommes (car bien entendu, ce sont toujours ces gourdes de nanas qui s’asseyent sur leurs rêves, les mecs, eux, doivent être sacrément mieux que nous pour qu’on s’oublie systématiquement devant leurs désirs) méritaient d’avoir une vie bien à eux.

Allez, avouez, combien d’entre vous ont choisi leur job et leur temps de travail pour leur intérêt réel ? Vu ce que j’entends autour de moi et sur les forums, j’ai plutôt l’impression que les filles de mon âge aujourd’hui sont à la recherche de la meilleure planque possible.
Comme si cela allait nourrir toute une vie professionnelles (censée durer 42 ans au bas mot, je vous le rappelle alors que vos enfants vous occuperont à plein temps…10 ans pour les plus indécrottables). Comme si à l’heure des bilans, ces 10 années passées à la maison à saper nos propres chances de devenir quelqu’un pesaient bien lourd dans la balance…

Oui, on sera fières de dire à nos enfants  » j’ai fait le maximum pour toi ».

Mais que penseront-ils de mamans qui en revanche, n’ont finalement rien fait pour elles-mêmes, et encore moins pour la liberté et l’indépendance des femmes ?

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Par ceciel
Le 15 février, 2010
A 9:42
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URSSAF et RSI, match dans la boue

Je n’ai jamais été une reine de l’administratif. Je gère les choses à peu près en temps et en heure, mais le classement, c’est pas mon truc.

Lorsque j’ai créé ma société j’ai donc humblement fait appel aux services d’un expert comptable pour assurer la rigueur de la tenue de mon petit bazar. Et je peux vous dire qu’un comptable, c’est pas donné.

Jusqu’ici tout se passait à peu près correctement.
Et puis, en novembre, tout s’est emballé.

De mises en demeure de l’URSSAF jusqu’à ma radiation de RSI (la sécu des entrepreneurs….trop sympa quand t’es enceinte), j’ai tout vécu. Pourtant je remplis des chèques, des papiers, suis les consignes du comptable avec application. Mais les organismes s’entêtent avec un zèle inexplicable à m’envoyer des courriers contradictoires et à ne rien comprendre aux explications pourtant simples de mon comptable.

A noter, ma situation n’a rien de trés compliquée : j’ai juste changé de statut juridique au bout de 6 mois d’activité. Pas la mer à boire, quoi. Et surtout cela date de plus d’un an, un délai raisonnable pour que l’info arrive au cerveau de mes interlocuteurs.

C‘est sans compter la mauvaise volonté congénitale de ces organismes de merde qui s’évertuent à compliquer des choses simples, enterrer les courrier, mal faire leur boulot, tout simplement.

Nous en arrivons donc à ce matin, et au coup de fil excédé de mon comptable :

- « Madame Ceciel, on va plus y arriver. On ne peut plus gérer les incompétences de l’URSSAF et de RSI gratuitement. On passe notre temps à faire des courriers et des relances dans tous les sens, et ce pour la plupart de nos clients. C’est pas notre métier, vous comprenenez. Donc dorénavant je suis désolé pour vous, mais on va vous faire payer le temps passé à demêler ces ubueries ».

Voilà donc comment ces douces administrations de mes deux en arrivent non seulement à me pourrir la vie, ne pas assurer leurs missions, mais en plus finissent pas me coûter de l’argent. Et un expert comptable qui fait tourner le compteur comme un taxi, quelque chose me dit que ça fait mal à l’arrivée de la facture

J’ai la rage.
C’est déjà pénible de voir comme on peut se faire racketter quand on est entrepreneur (il faut savoir qu’entre le chèque de ton client et ce qui arrive dans ta poche, il y a 35 % seulement pour toi vraiment) mais si en plus il faut payer pour boucher les trous béants laissé par l’administration….là je rends mon tablier. Surtout une année comme celle-ci où je tente de repeupler la France et de faire mon année en 6 mois puisque les entrepreneuse ne bénéficient pas de congé maternité!

Et oui, j’aurais un royal forfait à la naissance du bébé et puis c’est tout. Ils ne tiennent compte ni du nombre d’enfants, ni de mes revenus, ni de rien d’autre d’ailleurs. C’est forfait madame!

Du coup j’ai quand même envie de dire que les syndicats qui défendent les salariés opprimés, ils auraient aussi un peu du boulot du côté des patrons de PME, a fortiori pour les nanas.

Voilà, c’était le coup de gueule du vendredi. Ca fait du bien. Et ca vous fait une belle jambe, hein?

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Par ceciel
Le 12 février, 2010
A 10:00
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Roulage dans la farine

Tip tap tip tap…Les petits pieds frappent le carrelage du matin froid. Une petite main fraîche se glisse sous ma couette chaude et tire brutalement la couverture : Joliepetite est réveillée.

Elle entreprend l’escalade de notre lit par la face nord, s’accrochant à tout ce qu’elle trouve (mes cheveux) pour se hisser jusqu’à nous.

Ensuite elle faufile ses petits pieds jusqu’à ma taille, se love contre moi. Je l’entends avaler à grandes goulées son biberon du matin, préparé par Prince-Prince, plus matinal que moi.

Entre deux longues gorgées elle se frotte dans mon cou, presse son petit corps contre le mien et se régale de ma chaleur endormie. Moment d’extase.

Puis, retour à la réalité :

- « Maman, je t’aaaaaaaaaime » me susurre-t-elle dans l’oreille avec conviction
Moi, amoureuse :
- « Moi aussi mon petit potiron, je t’aime »
- « S’il te plaît maman chérie… »
(là je sens que ça va partir en sucette)
. »..je peux regarder Babouche ? » (Cqfd un DVD de « Dora l’exploratrice, pour les non-initiés)
- non ma puce, la télé c’est juste le week-end. Là tu vas te préparer pour aller à la crèche »

C’est à ce moment-là qu’un gigantesque crachat parfaitement intentionnel parfumé au biberon-chocolat m’a atterri en pleine poire avant de ruiner mes draps.

Evidemment la scène a fini – comme il se doit- dans les pleurs, les larmes, les remontrances et les supplications les plus pathétiques. Il était 8 heures du matin.

Quelque chose me dit qu’à l’adolescence, on va vraiment en chier.

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Par ceciel
Le 9 février, 2010
A 8:11
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