Ceciel, Tête en l’air…

 
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Bad girl

Il faut que je vous dise. Ma vie est fondée sur un grand malentendu.

Demandez à mes proches, je suis le croisement d’un dragon et d’une veuve corse. Le genre à passer son temps les sourcils froncés, bras croisés, à jauger la personne en face (et la rendre super nerveuse, accessoirement). Je ne laisse pas passer grand chose et je n’ai quasiment aucune inhibition quand il s’agit d’aller au charbon de l’engueulade.

Bien entendu je sais aussi être douce et gentille (surtout avec mes copinettes et ma Joliepetite) mais globalement faut reconnaître la terribeul vérité : j’ai sale caractère.

C’est plus fort que moi, je ne supporte pas l’injustice ou l’à-peu-près. Ca à tendance à me rendre agressive, je le sais, je l’avoue, je l’admet et je me fouette chaque jour pour ça.

Ce ne sont pas mes pauvres parents qui me contrediront. Il paraît qu’à 2 ans j’étais déjà le chef du quartier et que je maîtrisais super bien le claquage de porte (bon à savoir : Joliepetite suite mes pas, appelez un exorciste).

Néanmoins il semblerait que mes amis m’aiment avec (malgré) ces affreux défauts. Faut avouer qu’avec moi les conversations ont rarement leur chance de finir sur un aimable consensus mou, ça a le mérite de bien faire passer le temps.

Mais voilà. Tout n’est pas si simple.

Par un mystère de la psychologie, il s’avère que ce cerveau fulminant se transforme en doux agneau dès qu’il s’agit du boulot. Là aussi, demandez à mes clients, prestataires, collègues. Au travail, je suis une vraie plante verte, affairée à travailler sans relâche et quasiment incapable de dire aux gens les choses les plus essentielles du genre :
- « un journaliste qui sait pas faire une interviewer ni rédiger un texte de la longueur demandée, c’est un vrai problème tu sais »
- « non cher client il n’est pas normal de mettre 4 mois à me payer une somme énorme alors que tu m’as fait bosser sans relâche et en urgence »

etc.

En général, je me contente de cataloguer le vilain et ne plus jamais revenir vers lui. Evidemment tout cela ne fait progresser personne et laisse un goût amer.

Vous me direz, encore heureux que je ne m’engueule pas avec la terre entière (ça fait des vacances) mais quand même, en tant que maintenant chef de ma petite entreprise, je devrais apprendre à faire ça. Mais j’y arrive pas. Comme si prendre le risque de déplaire était inimaginable avec le monde extérieur…

En résumé, la prochaine fois qu’on s’engueule, réjouissez-vous ça veut dire que je vous aime…

(On se réconforte comme on peut)

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 3 mars, 2010
A 7:58
Commentaires : 4
 
 
 

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