Ceciel, Tête en l’air…

 

Deux c’est trop

Ce week-end, j’ai voulu faire plaisir à mon petit tyran domestique. Celui qui a deux couettes et un sourire ravageur (l’autre tyran est bien plus grand, des cheveux courts, de grands yeux bleus et … un sourire ravageur. Ah, l’ADN).

J’ai donc convié sa cousine de 4 ans à passer le week-end avec nous. Une nuit donc.

Joliepetite ne tenait plus en place à l’idée de faire dormir dans sa chambre sa graaaaande cousine. Boursouflée de fierté, elle a sauté comme un kangourou pendant toutes les heures qui ont précédé la rencontre.

Puis, le messie arriva, en la personne de Cousinette à couettes, pleine de la sagesse de ses 4 ans (contre 2 ans et demi pour Joliepetite).

Etrangement, les deux jolies ont eu un comportement exemplaire pendant tout l’après-midi. Un peu de chahut, rien de grave, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Prince-Prince, jamais en retard d’une bonne blague, a fait l’animation et préparé de savoureuses frites maisons (ces derniers temps une passion pour les frites parfaites, à la belge, l’habite corps et âme) qualifiées de « meilleures que celles de McDo » par un jury averti et évidemment objectif.

La nuit tombe. Nous couchons les deux petits trolls dans la chambre. L’ambiance est douce. Lecture d’histoire, chants, papouilles et mots doux. L’image même du bonheur familial et d’une gestion exemplaire de la petite maison dans la prairie. C’est clair pour moi, les Ingalls n’ont aucun mérite. Easy, quoi.

Prince-Prince, en paix, s’éclipse pour rejoindre comme prévu une soirée de débauche. Zéro stress, les deux nénettes sont au bord du sommeil et moi je vais me faire une soirée cinéma à gogo, j’en salive déjà de bonheur. Je me voyais déjà, regardant « Le ruban blanc » et peut-être aussi « Welcome ». Ou alors, craquant pour une bonne comédie romantique, qui sait…Mon amie la VOD m’attendait, bras grands ouverts.

Malheureuse que je suis!

A peine la porte claquée par Prince-Prince, ma Joliepetite se transforme en odieuse et minuscule furie à forte concentration en débilitude. Sa cousine enchaîne. Apocalypse now.

21H

22H

23H

Minuit.

Voilà 3 heures que je lutte contre deux trolls rugissants avec mon fouet et mon tabouret pour seuls remparts. Chacune tour à tour invente le moyen d’empêcher sa cousine de dormir ou une bonne raison de ne pouvoir s’assoupir : « j’ai renversé mon biberon sur ma tête », « Je veux de la crème sur les pieds », « faisons un son et lumière avec les veilleuses », « je veux dormir à l’envers du lit » etc.

Les menaces, les vociférations, le coin n ‘y font rien. Mon arsenal ne vaut pas un kopec et j’ai les glandes lacrymales au stade critique (celui de l’humiliation). A part un exorcisme je ne vois plus vraiment quoi faire.

Finalement je me roule en boule dans mon lit, exténuée. En larmes (ça y est, les glandes ont lâché), je jure solennellement que les gamins c’est pas ma came et qu’on ne m’y reprendra plus. Plutôt affronter tous les clients relous de la terre que de me refaire une soirée comme celle-là.

Petit bras vengeur levé au ciel, j’en profite aussi pour menacer la grosse bosse sous mon nombril des pires représailles s’il ose faire le pénible une fois parmi nous.

Au moins un à qui j’ai bien rabattu le caquet, hé hé. Il en menait pas large, le gros foetus. Il a pas demandé son reste, j’en suis sûre. Deux ou trois minables coups de pieds et c’était fini. Il est encombrant, c’est vrai, mais quel bonheur ce silence…

Puis, reprenant mes esprits, je reprends contenance et finis par faire ce que tout bon dictateur aurait mis en place dès 20h30 : diviser pour mieux régner.

Je consigne Joliepetite dans ma chambre et laisse Cousinette dans la sienne. En 15 minutes, l’une comme l’autre finissent par s’endormir, épuisées. Je ramène à bout de bras mon petit paquet de 12 kg pour le faire dormir dans son lit (« Portez pas de trucs lourds », me disait me docteur….Bien sûr…)

Ma soirée peut enfin commencer. Je loue un film, puis 2 sur la VOD. Que du lourd bien potache histoire de pas se faire mal aux neurones après ce festival de l’horreur. Il est 3 heures, je m’endors enfin.

5 heures, Prince-Prince rentre. Il sent la clope et l’alcool. Tout est normal.

6h30, les 2 trolls se réveillent et viennent squatter le lit (qui n’est pas king size).

Un prince-Prince ronfleur, 2 petites furies et un paquet dans le ventre, c’est trop. J’envoie des SOS mentaux à toutes les fées du ciel pour leur demander un peu d’aide inopinée, mais rien. Karma de merde.

C’est donc en cloque, avec 3 heures de sommeil dans les valises que j’organise le petit déjeuner de la troupe en liesse.

La journée a été longue. Longue. Longue.

Moralité : je ne suis décidément pas Mary Popins. Et Caroline Ingalls, c’est rien qu’une invention satanique destinée à culpabiliser les nullardes comme moi.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 22 mars, 2010
A 17:13
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    Séverine
    Séverine écrit:

    j’adore très drôle joli billet !! j’aime beaucoup ta tactique de la séparation je la garde en mémoire pour plus tard je t’embrasse

  2.  
    mirabelle
    mirabelle écrit:

    Au final, moi je trouve que t’as plutôt assuré, non ?

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