Ceciel, Tête en l’air…

 

Fin de la zone de turbulence

Passé ce maudit 26 juin, l’accalmie est frappante.

D’abord, monsieur Darty vient prestement régler le problème de fuite (de la machine à laver, pas de ma poche des eaux, n’est-ce pas madame Tatoum?!). En 10 minutes le problème est réglé. Ceci n’est pas un billet sponsorisé mais je tiens quand même à souligner que cette enseigne est décidément irréprochable sur la qualité du service au client. Gloire à eux.

A part ça, la banque vient de nous accorder (enfin) le prêt pour l’achat de notre nouvel appartement après plusieurs semaines de tractations dignes du G8. Le motif de ces tergiversations ? Votre obligée est une entrepreneuse, cette sale engeance honnie par la banquiers car tellement risque-tout et imprévisible. Mais enfin, nous y sommes parvenus, la banque a accepté de considérer mes revenus comme tangibles et non comme des billets de Monopoly, on est sauvés!

Prince-Prince s’est résolu à baisser le prix de vente de notre appartement actuel afin de nous en débarrasser dans les meilleurs délais. Un peu gourmand, le bougre avait dissuadé pléthore d’acheteurs potentiels à force d’exigences financières rédhibitoires. Il était temps de revenir à des ambitions plus réalistes et faire en sorte que notre home passe rapidement dans d’autres mains. A présent que mon doux mari a consenti à cet effort nous devrions rapidement régler cette vente qui n’en finissait pas.

Enfin, j’ai reçu mon premier petit colis du Jury littéraire de Elle. Je l’ai ouvert avidement comme un enfant à Noël. Je n’ai pas été déçue, la sélection me plaît à l’exception d’un roman paru chez Acte Sud.
Ce n’est pas très politiquement correct de le dire mais j’accroche généralement peu avec les oeuvres qui paraissent dans cette maison. C’est inexplicable et cela me trouble beaucoup tant j’ai d’ami(e)s qui adorent Acte Sud, mais que voulez-vous chacun ses blocages. Pour moi, ce sont les araignées, les coquilles St Jacques, les contact des ongles sur l’ardoise ou les terrines… et Acte Sud. Shame on me.

Un bémol toutefois; ce jury prétend récompenser des auteurs peu primés et peu connus. J’ai donc été fort surprise de découvrir un roman de Nick Hornby dans mon colis : « Juliet, naked »

J’adore cet auteur depuis mes 15 ans et je pense avoir lu tous ses livres et vu les 2 films qui ont ensuite fait l’objet d’adaptation (High Fidelity et About a boy), mais me voilà donc perplexe devant cette sélection pas tout à fait avant-gardiste.

Néanmoins je ne bouderai pas mon plaisir puisque j’aime cet auteur. Il y a pire punition…

Décidément cette aventure ressemble fortement à un petit Noël personnel…Quelle chance, quel plaisir. Je m’emballe vite, je sais. Je n’ai d’ailleurs pas tenu mon enthousiasme et deux victimes du week-end sont déjà à déplorer : un polar « L’enfant perdu » de Joan Hart (pas mal même si les polars ce n’est pas ma tasse de thé) et une enquête « La moitié du ciel » de N. Kristof et S. Wudunn (un ouvrage très (trop?) documenté sur la conditions féminine actuelle via questionnements et témoignages sur des thèmes aussi sympathiques que l’excision, la sélection foetale, l’esclavage sexuel ou la mortalité maternelle).

Vous l’aurez compris, je garde le meilleur pour la fin, les romans.

Mon challenge? Me rationner jusqu’en août, date à laquelle je recevrai le colis suivant. Pas sûr qu’il me reste beaucoup de cartouches vu le vagabondage permanent de mes pensées vers cette alléchante pile de livre qui me fait de l’oeil…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 30 juin, 2010
A 4:31
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Pop up

coeursDes fois, les mystères de l’internet aboutissent à de jolies trouvailles.

Aujourd’hui un pop-up improbable a sauté sur mon écran.

Je ne résiste pas au plaisir de vous le montrer (j’ai retiré les références du site qui essaie de vendre ces ravissants stickers, mais croyez-moi c’est plutôt un site de fringue-à-mémé qu’un truc avec « sexy » ou « 69″ dans l’url…)

Après le maillot intégral, le scotch à tétons…

Mais que va-t-on inventer de plus pour pourrir la vie des femmes ?!…A l’aide!!!

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Par ceciel
Le 29 juin, 2010
A 8:04
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Quand ça veut pas…

L’une de mes traditions personnelles – tout à fait subie- est de passer un assez mauvais anniversaire.

Les statistiques sont éloquentes : tous les ans, aux environs du 26 juin il m’arrive des trucs pas glop. Heureusement cette règle n’est pas absolument implacable et de temps en temps je sauve un anniversaire mais globalement ce manque de bol récurrent est assez conforme à la réalité.

En revanche, je vous rassure : je ne suis pas totalement enshkoumounée puisqu’aux alentours de ma fête, le 22 novembre, j’aobserve généralement le phénomène inverse. C’est bonheur, félicité et cotillons.

Ne me demandez pas comment j’en suis arrivée à ces observations hautement scientifiques. Je ne suis adepte ni des tarots di des horoscopes mais ya des évidences comme ça qui vous sautent au nez, et mon manque de bol au moment d’engranger une année de plus devient assez légendaire. La palme revenant à un certain 26 juin 2006, passé à l’hôpital pour une amniocentèse pas très gaie puis en compagnie d’une généticienne pas très optimiste, à juste titre.

Je disais donc la semaine dernière à Prince-Prince : « Tiens donc, c’est bizarre d’habitude à cette époque, les emmerdes s’entassent. Je me demande comme se fait-ce que tout aille bien dans notre petite vie! ».

Et ce qui devait arriver arriva.

D’abord, mon Prince-Prince entame une semaine de l’horreur à Limoges. Rien ne se passe comme il l’espérait. Chaque soir, j’ai un zombie dépressif au téléphone, c’est un délice. Et puis, chaque nuit, j’insomnise cruellement dans ma maison vide.

Mercredi, tout s’emballe. Mon amoureux apprend le décès de son grand-père. Un vieux monsieur tendre et charmant, en belle santé, dont la disparition très brutale achève d’abattre mon limousin.

La date de l’enterrement? Hum. Le 26 juin.

Au-delà de la cruelle concordance des dates, ce 26 juin est non seulement mon anniversaire mais aussi le jour du mariage d’amis très chers dont nous attendions impatiemment l’union et les belle fête qui va avec.

Un enterrement en Bretagne. Un mariage en Bourgogne. Malheureusement, la décision s’impose, nous irons en Bretagne.

C’était sans compter la surprise préparée par mon hilarant médecin accoucheur jeudi soir. Venue le voir pour une visite de contrôle, le monsieur commence à m’ausculter, lève les bras en l’air et me dit : « stop on ne bouge plus! ».

Et oui, le col censé garder le bébé là où il est encore 6 semaines s’est encore ouvert. La livraison est imminente, et un peu trop précoce. Le médecin me prive donc de tout transport, effort, émotion jusqu’au 19 juillet.

Finalement, Prince-Prince ira seul en Bretagne. Je reste donc seule chez moi (Joliepetite a pris pension chez ses grands-parents), immobilisée, le jour de mon anniversaire.

Je pensais que j’en avais fini avec le bad karma lorsque samedi matin au réveil (le jour J, donc), je découvre une immense tâche bizarre sur la moquette de mon bureau. Je m’approche. Mes pieds font splotch splotch.

Trempée, la moquette. La moitié de la pièce nage sous l’eau.

Juste au-dessus, mes ordinateur, imprimante, téléphone, NeufBox et autre.

Je m’empresse de débrancher tout ce petit monde. Ouïe, ça pique les doigts. Oooh la belle décharge électrique.

J’attends une seconde. Ouf, bébé bouge toujours dans mon ventre. Il naîtra sûrement avec des dreads mais il a l’air en forme.

Ensuite, j’appelle naturellement ma mère pour pleurer longuement et lui raconter mes malheurs. Elle me téléguide et nous trouvons l’origine de la fuite (la mauvaise installation de notre nouvelle machine à laver, juste de l’autre côté du mur).

Là-dessus, coup de fil d’un agent immobilier : « j’ai un client qui veut visiter votre appartement dans 20 minutes ».

Mon gros ventre et moi, nous épongeons donc prestement ce que nous pouvons, rangeons ce qui peut l’être dans l’appartement, sautons sous la douche, nous habillons puis…

nous décidons d’un commun accord de lutter contre la sinistrose et nous prenons la fuite.

Bien décidée à ne pas pourrir encore davantage cette journée cataclysmique, je prends ma voiture, m’installe de mon mieux et je roule tout doux jusqu’à la maison de mes parents, à une heure de là.

J’y retrouve vite un peu de sérénité et ma petite fille câline et charmante qui commençait à sérieusement me manquer.

Le reste du week-end s’est déroulé sans anicroche. La malédiction du 26 juin a été bien endiguée.

Allez, rendez-vous l’année prochaine.

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Par ceciel
Le 28 juin, 2010
A 6:58
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Up and down

L’afflux de bonnes nouvelles est dangereux pour la santé.

C’est pour cela qu’une bonne mandale de temps en temps ça fait du bien.

En l’occurrence, la mandale a pris les formes suivantes aujourd’hui :

- désistement de l’acheteuse pour notre appartement. Figurez-vous que la dame qui divorçait ne divorce plus.
De là à imaginer que sa précipitation à signer n’était qu’une habile manoeuvre pour secouer son mari, il n’y a qu’un pas. Que je franchis? Non, allez, soyons magnanimes et faisons comme si la dame a vraiment été la première surprise de se réconcilier avec son mari 24 heures après s’être engagée à acheter notre appartement.
Les visites reprennent, donc. Youpi. Justement, j’avais une semaine de bonheur et de tranquillité devant moi, autant la pourrir scrupuleusement à reprendre le grand cirque immobilier.

- le futur appartement dans lequel nous allons emménager ne sera pas libre à la date promise. Une sombre histoire de cave squattée, de voisin pénible, de diagnostic en attente et surtout une avocate décérébrée comme chef de projet de mauvaise foi et volonté ont fait le reste du malheur.
Le résultat? Là où les gens normaux mettent 3 mois à plier leur achat, nous en prenons pour 5 à 6 mois, et encore, personne ne veut s’engager à nous donner une date. Pratique pour organiser des travaux et fixer une date à laquelle libérer notre appartement pour les futurs acheteurs (Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?).

Lassitude.

Bref, j’ai l’énervomètre à 2000, des envies de meurtres violents. Dans mes plus beaux rêves j’alignerais dans une cour d’école tous ces nases qui contribuent à transformer cette vente/achat d’appartement en épopée sanglante et épuisante et je les bombarderais un à un de poisson pourri, de miel et de vieux melons fatigués.

Et en prime, je leur collerai 20 kg de plus, un bébé dans le ventre, une entreprise à faire tourner et une Joliepetite à chouchouter. Je me demande combien déclareraient forfait au bout de la première journée.

Ah mes amis, on est dans la panade. Oui, on y est…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 22 juin, 2010
A 12:42
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Le verre à brosse à dents

Cette semaine, Prince-Prince est en stage à Limoges (plus glamour tu meurs).

Pourvu qu’il ne me ramène pas des assiettes en porcelaine. C’est mon anniversaire samedi et j’ai senti l’homme en détresse de cadeaux, j’ai des antennes implacables à ce jeu-là.

Du coup, inquiète de me retrouver seule avec une Joliepetite survoltée et pas très coopérante ces temps-ci, j’ai proposé à mes parents de l’adopter pour la semaine.

Au début, j’étais donc ravie de cette semaine de célibat. Pas de mari, pas d’enfant, peu de travail. Le cocktail idéal (si l’on fait exception de mon état baleinesque avancé, cela va de soi).

Pourtant, je n’ai pu étouffer un grand moment de blues ce soir en passant dans la salle de bain.

La faute au verre à brosse à dent. Une triste brosse à dent célibataire y flottait.

Ses deux autres copines brosses se sont fait la malle.

C’est bête mais ça fait quand même un peu mal.

C’est terrible d’avoir autant voulu me débarrasser de mes deux chéris ces derniers temps pour finir par pleurer sur un verre vide.

Satanées hormones!

(A part ça je ne me laisse pas totalement abattre non plus. Je reçois mon premier colis de livre de Elle cette semaine, je vais aller allègrement au ciné et tenter de partager des bons restos avec mes copinettes overbookées (ça fait bizarre d’endosser le rôle de celle qui a du temps, désormais). (En même temps, LA VACHE ce que c’est bon de ne (presque) plus bosser après 2 ans de sprint!).

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Par ceciel
Le 21 juin, 2010
A 16:55
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Il est tard…

…mais le jour est trompeur.

J’aime cette période de l’année où les journées n’en finissent plus de s’étendre. On dirait que le soleil ne se couchera jamais. Et puis finalement, lorsqu’il s’y met, le spectacle est tel qu’on en oublie que c’est la fin du jour et qu’une petite page se tourne déjà.

J’ai la chance d’assister à des splendides couchers de soleil depuis la fenêtre de ma chambre. Dès que nous avons emménagé dans cet appartement, Prince-Prince et moi avons été stupéfaits d’assister à ces embrasements moelleux et colorés juste là sous nos fenêtres. Grâce à eux, la nuit m’a souvent semblé moins menaçante qu’à l’habitude. Le glissement vers le sommeil moins pénible. Merci la vie, quoi.

Quitter ce nid ne m’émeut guère pourtant. D’abord nous y avons emménagé le jour de notre retour de l’hôpital, après avoir dit adieu à un petit garçon que nous aurions tant aimé y emmener.

Ensuite nous étions de simples locataires. Pas de quoi s’attacher.

Enfin, après une vingtaine de déménagements, je n’ai pas exactement le sentimentalisme immobilier vrillé au corps.

Néanmoins, je regretterai ces beaux couchers de soleil. Et je n’oublierai jamais ces premières années avec Joliepetite, la création de ma petite entreprise, et surtout la lente guérison de mon âme auprès d’un prince-Prince tout aussi convalescent que moi. Nous nous sommes beaucoup cherchés ici, mais encore plus souvent nous nous sommes trouvés alors tout est bien.

Finalement, cet appartement aura un peu été celui du pire et de la résilience, de la reconstruction ensuite. Il a été le témoin de notre envie de vivre, de nos passions, de nos gouffres personnels, de nos premières années de mariage aussi – ça compte – et de nos premiers pas de parents dépassés. Sourires.

Alors je nourris forcément quelques espoirs sur notre futur nid. Après tant d’épisodes, j’espère de tout mon coeur qu’il sera tout simplement celui du meilleur et de la sérénité, et rien que cela.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 20 juin, 2010
A 20:02
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Ca c’est fait…

Les amis je touche le paradis du doigt…Pardon pour cette satisfaction tragiquement matérielle et sans charme, mais allelujah nous avons trouvé un acquéreur pour notre appartement.!

En réalité nous ne manquions pas de propositions mais elles étaient toutes inférieures à nos attentes (pas de beaucoup, mais Prince-Prince est du genre psychorigide sur ces questions triviales) ou n’aboutissaient pas en dernière minute.

Mais voilà qu’après 3 semaines intenses de mise à disposition de notre nid pour tous les curieux de la terre (une cinquantaine, quand même), nous avons rencontré LA perle : une dame saisie d’un coup de coeur pour notre appartement. Après 10 minutes chrono elle signait la promesse de vente et exultait. Le plus stupéfiant c’est qu’il s’agissait du premier appartement qu’elle visitait.

Cet enthousiasme débordant m’a inquiétée au début (va-t-elle se rétracter dans quelques jours?) mais il s’avère que la dame a juste un sacré caractère, une idée très précise de ses attentes et aucune envie d’y passer le déluge. Dit c’est dit, la voilà qui annule tous ses autres rendez-vous et s’engage sans plus attendre au tarif exact que nous avions fixé.

Le petit plus? Elle est journaliste et fort sympathique. Je ne peux que me réjouir de voir notre home passer entre ses mains.

Alors voilà aujourd’hui c’est champagne!

Pour fêter ça nous avons ensuite emmené Joliepetite à la chasse au doudou, celui qu’elle offrira à son petit frère le moment venu. Elle a pris sa tâche très au sérieux et écumé plusieurs boutiques avant de trouver son bonheur.
Toutefois, ne pouvant choisir entre un délicieux petit mouton tout doux et un bel hippopotame en velours, nous l’avons autorisée à prendre les deux. La voilà de retour chez nous, fière comme un paon, guettant l’arrivée du petit frère tant attendu à grand renfort de « Cékankilsorlebébé? »

Je crains fortement que cette petite n’ait hérité de la légendaire patience de sa maman. J’en veux d’ailleurs pour preuve son incapacité totale à garder confinés ses cadeaux de fête des pères et des mères confectionnés à la crèche.

J’avais reçu le mien dès le samedi soir, l’impatiente ne tenant plus en place m’avait remis son joli cadeau sans attendre le dimanche matin.
Pour son père, elle a fait plus fort puisque dès vendredi soir elle s’avançait devant lui rose comme une communiante et lui tendait son petit paquet avec une excitation charmante mais manifestement irrépressible.

Une fois encore, je reste pantoise devant la spontanéité de cette petite fille, son envie de faire plaisir et son caractère bien trempé. Elle est comme beaucoup d’autres je le sais, mais quel rafraîchissement dans notre monde d’adulte de partager chaque jour ces bulles de fraîcheur, de sincérité, d’impudeur…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le
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Rendez-vous dans dix ans…Cet été-là.

Plus jeune, je n’ai jamais eu la bonne idée de donner rendez-vous à mes amis dans dix ans, pour voir ce que chacun serait devenu … et surtout moi.

Aujourd’hui, je ne le regrette pas tant. Pour être honnête, je fréquente encore tous ceux que j’aimais il y a dix ans alors à quoi bon ces rendez-vous d’anciens combattants?

Faisons la liste.

Ceux que je ne vois plus…parfois par flemme, parfois par fâcherie, ils ne me manquent pas vraiment. Tout au plus regrette-je quelques dommages collatéraux de ma paresse mais soyons lucides, il faut être deux paresseux pour rater une relation donc je ne dois pas être la seule fautive, c’est déjà ça.

Le fait est que ces chers disparus devaient être aussi peu empressés que moi à nourrir notre relation alors disons que tout est bien.

Pour les autres...une sélection naturelle s’opère et tant mieux. Cela fait aussi du bien parfois d’alléger son bagage de quelques copines toxiques et de deux ou trois peaux de vaches déguisées en fleurs…n’est-ce pas?!

Tout ça pour dire qu’à l’approche de mon anniversaire et de cette nouvelle naissance, l’heure des bilans sonne un peu pour moi.

A la faveur d’une bonne chanson un peu mélancolique sur Deezer, je me suis demandée aujourd’hui ce que la Ceciel d’il y a dix ans penserait de la Céciel d’aujourd’hui.

Pour être honnête, je pense qu’elle serait assez épatée. Un boulot sur-mesure, un mari canon, une certaine tranquillité d’esprit et une petite fille en or… Ca relativise forcément les crises de bougonneries hormonées.

Il y a dix ans, j’avais 22 ans. Je terminais les études. Je me croyais timide et poussive. Je ne savais pas quoi faire de moi.

Mais cet été-là j’ai découvert le journalisme et ma vie a changé. Même si je me suis finalement -un peu- écartée de cette profession, cet été 2000 a été magique car elle m’a donné le sentiment d’être profondément à ma place devant un écran, un clavier, avec une histoire à raconter et des gens à rencontrer.

De timide je suis devenue entreprenante. De mes doutes j’ai fait éclore une sensibilité. Dans le regard des autres pour la première fois je lisais du respect, peut-être même parfois des éclairs d’admiration, et puis surtout une confiance profonde en ce que j’allais leur montrer.

Cet été-là, la petite stagiaire dans un journal de presse quotidienne régionale à fait plusieurs fois la Une, a tenu des rubriques entières à bout de bras. Fourmi, j’ai rédigé des kilomètres et des kilomètres d’articles, interviewé à tout-va, pris ma voiture de pélerin pour aller chercher les sujets. Bref, j’ai mis les mains dans le camboui et j’ai aimé cela d’amour.

Dix ans plus tard, j’ai bifurqué un peu mais conservé dans l’ADN de mon job tout ce qui m’a réveillée cet été-là : l’écriture, la diversité des sujets et des interlocuteurs, l’énergie. Et j’y ai ajouté la satisfaction de bien gagner sa vie, de ne pas avoir de patron et de réfléchir en profondeur.

Ils sont rares, les métiers où l’on mobilise vraiment ses capacités intellectuelles pour résoudre un problème, inventer une solution, créer un concept. J’ai la chance de bien m’amuser avec le mien, alors…j’adresse un clin d’oeil à la Céciel des années 2000, je lui dis « c’est pas si mal, ma fille » et je lui donne rendez-vous dans dix ans.

Avec une feuille de route : gagner en sérénité, mon combat quotidien. Gagner en sagesse, aussi. Agrandir la famille comme dans mes rêves et tant pis pour ce corps qui n’en fait qu’à sa tête. Rester farouchement libre et ne me faire dicter ma route par personne. Surtout, apprendre cette liberté à mes enfants.

Finalement, grandir.

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Par ceciel
Le 17 juin, 2010
A 14:58
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Comme une rose

Après une nuit correcte, c’est fou comme le monde semble plus beau.

Du coup pour fêter ça, je suis allée chercher Joliepetite à la crèche un peu plus tôt. Elle et moi avons profité de cette école buissonnière pour aller faire des tours de manège, dévorer des glaces qui coulent sur les doigts, acheter de nouvelles sandales, se faire des boucles d’oreille en cerises, et acheter des habits pour le petit frère à venir, passer à la librairie pour en ramener quelques nouvelles histoires sur les petites filles qui grandissent les bébés qui arrivent et les cauchemars parfumés au crocodile.

C’est bon, un moment volé.

La maison au retour avait un petit air de fête, discret après quelques journées maussades, mais bel et bien là. On s’est caliné, bisouillé, on a attentivement parcouru les nouveaux livres, on a parlé cauchemars et boucles d’oreille, on a (encore) accueilli des curieux chez nous et puis la nuit est arrivée.

Et miracle, j’ai dormi. Délice…

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Par ceciel
Le
A 6:35
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-Fatigue-

Il suffit d’un rien.

Le raz-le-bol des visites qui se succèdent pour vendre notre appartement.
Le ménage 100 fois refait chaque jour pour donner de notre nid le meilleur aspect possible.
Les rendez-vous impromptus, annulés, reportés, oubliés, entassés qui se succèdent.
100 fois ouvrir la porte, dire bonjour bienvenue. 100 fois répondre aux mêmes questions. 100 fois expliquer à Joliepetite que ce soir encore on se pressera de se laver, se mettre en pyjama, qu’elle mangera seule en catimini car « Des gens viennent voir ta jolie maison« , et notre soirée volée.
Du travail, du travail, du travail, départ imminent en congé maternité oblige.
Les amies qui ne comprennent pas si bien que ça.
De la paperasse importante égarée au fond d’une boîte mail et paf 500 € de majoration d’impôts comme cadeau de départ en congé maternité non-rémunéré.
Replier seule le lourd lit.
Transporter seule le lourd linge.
Porter seule Joliepetite qui ne veut pas se laver. Pas dîner. Pas s’habiller.
Avoir mal, naturellement.
Seule, souvent.
Mais un bébé de 8e mois bien présent qui laboure mes côtes. Une ostéopathe effarée qui commente « Il vous met en bouillie cet enfant ». Douleur banale.
Une imprimante qui bug désormais systématiquement et mes pauvres mains gauches sans ressource devant ces trivialités électroniques.
Un Prince-Prince qui vit foot, mange foot, respire foot. Qui tend une main molle, pour faire comme si. Et puis oublie. C’est si simple, d’oublier, je devrais y penser.
Ces attentions qui n’existeront jamais.
Les crocodiles qui attaquent Joliepetite à 3 heures du matin. Se lever avec le ventre si lourd. La consoler. Ne pas retrouver le sommeil.
Un avocat qui flemmarde, un cocotier qu’on agite sans succès. La lassitude d’être seule à voir arriver le mur.

Se demander si tout ça tourne vraiment rond ou bien…

Et puis finalement voler une semaine de célibat bientôt, enfin, pour ne plus penser qu’à soi, avant d’agrandir la famille et multiplier tout ces tracas par 2 ou par 10 peut-être…

Oui l’humeur est maussade. Il parait que c’est hormonal. Faisons comme si c’était vrai.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 16 juin, 2010
A 7:52
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