Ceciel, Tête en l’air…

 
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Vous dire que…

…je suis en vacances pour 15 jours donc blog flemmard à prévoir, au cas où vous ne l’auriez pas déjà remarqué ?

 

Olivier Adam est l’homme le plus chouette du monde. Je l’aime encore plus depuis cette soirée fabuleuse où, terrée comme une souris près du poële au fond de la classe, je l’ai écouté parler du métier de lire et d’écrire et je me suis sentie proche, proche, conquise, conquise, et surtout bien entendu, minuscule.

J’ai senti monter ces fichues larmes, illuminée que j’étais par son énergie, et dépassée par les sentiments que son éloquence cabotine éveillait en moi. Groupie je suis.

…j’ai (encore) essayé de sevrer mon Monsieur Sourire, mais je l’aime d’amour, je suis toxicomane, et je crois que je préfère encore me priver de lait, de fruits à coques et de tomate pour le restant de mes jours que de me priver de tous ces jets d’endorphines qui m’enveloppent quand je le tiens dans mes bras. J’ai l’impression sourde de devenir complètement dingue de ce petit bout de chaleur rose et ça craint, les amis, ça craint.  Parceque je reprends le boulot dans 1 mois, parceque je ne peux plus mettre les pieds dans un resto sans le rendre malade pour les 3 jours qui suivent, parceque je vais passer une thalasso idyllique à refuser la moitié des plats et des soins parceque mon bébé allergique risque la syncope. I’m a fool to love you disait Nina.

…Mon Prince-Prince fait de la voile quelque part au bout du monde. Oui oui, on est comme ça, chez nous, on fait bande  à part pendant les vacances. L’important c’est le bonheur, non? Et puis les retrouvailles, parfois c’est encore mieux qu’une semaine ensemble…

…J’aime mes copines Putafrangées avec lesquelles j’ai passé une délicieuse soirée vendredi soir. Même si mon bébé a été malade tout le week-end à cause du seul plat de la carte qui était pourtant semble-t-il mangeable malgré les allergies. Même si on a passé 45 minutes à errer dans un parking soutterain glauque parceque notre copine (brune) avait perdu sa voiture. Même si certaines parlaient du prix des crèches et d’autres d’Adopteumec.com. Parcequ’on s’aime et que c’est bon de rire entre greluches.

…Je ne trouve pas de bureau où me terrer loin de la nounou et des cris de bébés qui risqueraient de terroriser mes clients si je ne m’active pas d’ici au 1er décembre.

…Je ne trouve pas non plus de maison. Prince-Prince recherche un palais à la campagne, moi un loft en centre-ville. Parceque c’était lui, parceque c’était moi.

…Ma Joliepetite – qui répond au doux nom de Félicie – a découvert SA chanson sur Youtube. La voilà fan de Fernandel du haut de ses 3 ans. A votre avis, quand elle comprendra les paroles, quelles sont les chances qu’elle nous répudie?…

 

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Par ceciel
Le 25 octobre, 2010
A 22:16
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Docteur Balourd

Moi, avant, je connaissais un beau dentiste.

Le divin Romain avait le même âge que le mien, il était brun il était beau, il semblait bon le sable chaud et le rock’n roll. En bref, pendant 3 ans j’ai jamais été aussi contente d’aller chez le dentiste.

Jamais en retard d’une petite blague, d’une oeillade et d’une déconnade, j’avoue que nos rendez-vous avaient plutôt des airs de coup entre amis que de revival de Massacre à la roulette.

Mais le mois dernier j’ai appris la terrible nouvelle : Romain nous a quitté.

Non il n’est pas mort. Il est juste parti. Faut dire qu’il rêvait d’être rockeur et bossait déjà un peu en dilettante (genre 3 demi-journées de travail contre tout le reste de glande à pousser la chansonnette quelque part dans Paname. Oui Paname, pas Paris. Les rockeurs causent comme ça).

Bon, il a donc fallu ravaler ma grande tristesse et mes hormones frétillantes et m’atteler à la recherche d’un nouveau Docteur Mamour.

Intelligemment, j’ai consulté les pages jaunes.

Hum.

Un de ces 4 il faudrait qu’ils pensent à mettre des photos ou à créer un facebook des dentistes, mais je vous assure le casting est impossible dans ces conditions de dénuement technologique.

Donc j’ai fini par faire n’importe quoi, comme il se doit. J’ai mis mon doigt au hasard sur l’écran et j’ai choisi un nom pour remplacer mon Docteur Mamour.

J’aurais dû me méfier lorsque la secrétaire m’a donné un rendez-vous pour le lendemain. Aucun dentiste digne de ce nom n’est jamais disponible en 24 heures pour un patient inconnu (aussi jeune & jolie soit-elle, cela va de soi).

Ce matin, j’ai donc été saisie de gros doutes et sueurs froides.

Prince-Prince se gaussait d’avance et se doutait bien que j’allais avoir des trucs à lui raconter ce soir (enfin autre chose que la couleur du caca de Monsieur Sourire ou l’organisation de la fête d’anniversaire de Joliepetite).

Il m’a fait juré craché de n’accepter aucun soin important au premier rendez-vous. (NB : quand je pense que lui & moi on s’est retrouvés nus dans un lit environ 4 heures après notre premier regard, je trouve ça drôle qu’il me donne des leçons de morale buccale 6 ans plus tard).

Bref.

Ce fût – conformément aux prédictions- une catastrophe.

Le nouveau dentiste ressemble à un Père Noël sale, mais en plus gros, avec des points noirs sur le nez et des croûtes dans les zoreilles (miam, je sais).

En plus il s’est pas lavé les mains avant de les fourrer dans ma délicate bouche rose et proprette.

En plus il a 95 ans au bas mot (il m’a avoué qu’il avait commencé à bosser en … 1967!!!) et a jugé nécessaire de me raconter des tas de choses inutiles et inintéressantes afin de faire durer le plaisir. Je cite en vrac :

- pourquoi il faut laisser vivre les dents de sagesse (Parceque Dieu nous a fait comme ça, et oui. Ca doit aussi expliquer les points noirs et les croûtes dans les oreilles).

- pourquoi ces satanés écologistes n’auront jamais la peau du bon vieux plombage au mercure (Parceque les trucs écolos, c’est de la meeerde).

- pourquoi les dentifrice vendus en grande surface, c’est le Mal (Parcequ’ils sont interdits de séjour en pharmacie, c’est dire).

En bref, j’ai dû passer 25 secondes la bouche ouverte afin qu’il puisse y fourrer ses gros doigts et conclure que tout va bien (si je saigne et que j’ai bobo, c’est dans ma tête, sûrement…); mais j’ai en revanche passé 25 minutes les oreilles bien ouvertes pour absorber tout ce que le Père Noël maléfique avait envie d’y déverser.

Les amis, je suis épuisée et j’ai envie de me laver la bouche à l’eau de javel.

A part ça, ouf, je vais voir Olivier Adam dans 3 heures.

Ca fait du bien un peu de douceur dans ce monde de brutes.

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Par ceciel
Le 15 octobre, 2010
A 14:28
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Le beau

Je suis toujours un peu retournée de rencontrer des gens pour qui le Beau compte autant.

Au détour d’un blog, d’une conversation, d’une oreille curieuse. Découvrir ce regard attentif, cette patience totale en faveur du Beau.

Je les reconnais ces gens-là. Souvent, ils portent dans leur tenue ce petit signe de leur étrangeté. Parfois un bonnet avec une fleur qui penche. Parfois des chaussures pas tout à fait comme celles des autres.

Parfois aussi c’est ce tableau au-dessus de leur tête, ou ce machin joli dans leur cuisine. Souvent, tout sent l’harmonie chez eux et autour d’eux. Pourtant, souvent, ils se croient brouillons. Les inconscients! Quel charme, les salauds!

Ces gens ne sont pas du même pays imaginaire que le mien. Ces gens qui passent des heures scrupuleuses à accoucher du beau.

Moi, l’extra-terrestre, je privilégie le pratique, le rapide. Le moyen, quoi.

Et j’en reste toujours baba de croiser ces gens qui savent du si beau avec du si peu.

Je ne les jalouse pas. Je me vois plutôt comme un petit singe qui regarderait Boudha et s’assaierait – pensif et étonné- à quelques mètres de là en espérant comprendre.

J’aimerais tant savoir me faire belle. Mais non. D’ailleurs, aujourd’hui je suis revenue courte et rousse de chez un coiffeur interminable – mais gentil- et très très cher.

J’aimerais tant m’habiller avec goût et subtilité. Mais non, j’entasse dans mes placards des tee-shirt H&Aime informes que je porte trop et mal et des habits coûteux qui ne me vont plus (ou pas) et que je ne porte jamais.

J’aimerais tant mettre du beau dans ma maison. Mais non, je feuillète distraitement un catalogue Ikeaaaah en recherchant un truc pratique où fourrer les affaires des enfants et je récupère les canapés fatigués des copains en attendant je-ne-sais-quel moment favorable pour investir dans un vrai qu’on aimerait beaucoup.

J’aimerais tant avoir une jolie maison. Mais non, on est un peu trop occuper à gagner des sous, à organiser la vie à 4, alors les recherches pfiuuu pas si facile.

Alors voilà, le Beau n’est pas dans ma vie et ça commence à m’énerver.

Comment fait-on? On décrète que désormais ce sera ça ou rien?…

Mais dites-moi comment font les autres? (copyright Martin Rappeneau)

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Par ceciel
Le 13 octobre, 2010
A 15:55
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Eléphants roses et renards bleus

C’est connu, les enfants ne servent qu’à nous humilier publiquement.

Parfois, ils se contentent de trucs classiques : roulages par terre en pleine rue, hurlements stridents dans la cage d’escaliers, déclaration inappropriées devant une dame à moustache ou un vieux-monsieur-qui-sent-pas-bon.

Et parfois, vous avez une Joliepetite. Qui sait élaborer des plans diaboliques grâce à son petit cerveau atomique et une sérieuse dose d’imagination.

Voilà le topo. Depuis quelques semaines, Monsieur Sourire et sa grande soeur partagent la même chambre. C’est mignon, oui, mais c’est aussi une vrai logistique je vous l’assure. Gérer l’endormissement d’un bébé de 2 mois auprès de celui d’une grande soeur de 3 ans assez turbulente qui a néanmoins besoin de nuits sereines pour assurer le lendemain à l’école, c’est du travail.

Pour nous en sortir nous avons instauré un petit rituel : désormais, on lit l’histoire du soir lovés dans le grand canapé du salon pendant que Monsieur sourire glisse tranquillement dans les bras de Morphée dans la chambre commune.
Puis, lorsqu’il est cuit à point, on glisse subrepticement Joliepetite dans son propre lit, sur la pointe des pieds. Néanmoins, nous l’avons autorisée à écouter une petite histoire audio une fois dans son lit, afin de s’endormir seule mais sans trop de dérangement pour son minuscule voisin à forte capacité de nuisance sonore.

Dès lors, nous avons dû renforcer notre CD-thèque en histoires et comptines propres à endormir une petite rêveuse de 3 ans. L’interrogeant sur ses souhaits, elle m’avait répondu en substance : « Je veux l’histoire de Billy-Billy. C’est un éléphant rose qui se bat avec des nounours et qui me fait peur des fois. On écoute cette histoire à l’école avant de faire la sieste ».

Devant tant de précisions, j’ai entrepris de visiter les librairies de ma ville afin de trouver les aventures de Billy-Billy. Je revenais inexplicablement toujours bredouille. Pire, les libraires ne trouvaient aucune trace dudit Billy-Billy dans leurs catalogues.

Vous vous en doutez, j’ai fini par douter de l’existence de Billy-Billy. J’ai donc cuisiné une copine de Joliepetite à la sortie de l’école. Elle me confirme du haut de ses 3 pommes que Billy-Billy est un éléphant rose, et me donne force détails identiques à ceux décrit par ma fille. Plus aucune raison de douter. Je fais alors le siège de la dernière librairie de la ville, celle qui se trouve devant l’école. Je m’emballe donc sévèrement et lui dit : je veux Billy-Billy eksasaute!

Après 10 minutes de recherches infructueuses dans les bacs de la boutique, la libraire, conciliante, prend ma fille sur ses genoux et entreprend de lui montrer sur son ordinateur toutes les couvertures de CD ayant un éléphant comme héros.

Sérieuse comme un pape, Joliepetite scrute l’écran, fronce les sourcils, et insiste : « Nan, Billy-Billy n’est pas là. Lui c’est Elmer alors t’arrête tes bêtises maintenant ». C’est pas la honte d’avoir une fille avec la langue si bien pendue, non non.

Au bout du rouleau, le lendemain j’emploie les grands moyens : je demande à Prince-Prince de cuisiner la maîtresse la prochaine fois qu’il déposera la chair de notre chair à l’école. C’est elle qui est sensée leur faire écouter cette histoire d’éléphants roses, après tout.

Bilan de l’opération. Allez, vous vous en doutez, j’en suis sûre.

….

BILLY-BILLY N’EXISTE OFFICIELLEMENT PAS.

Je soupçonne les enfants d’avoir inventé un éléphant imaginaire et d’en parler ensemble pendant la sieste. Ou alors pire : ma fille a briefé toutes ses copines pour qu’ellees me racontent toutes le même bobard.

Cherry on ze cake ? La maîtresse nous a appris que les enfants n’écoutent même pas de CD avant la sieste.

En gros, on passe pour des gros nazes aux yeux de 4 libraires, une biliothécaire et une maîtresse.

Sachant qu’on est le 10 octobre et que l’année scolaire se termine dans 8 mois, ça laisse encore beaucoup de temps à Joliepetite pour nous inventer d’autres tortures sournoises.

Je pense que son prochain acte de bravoure sera de me rendre totalement folle lorsque je vais la chercher à la garderie le soir. En effet, elle m’a appris de manière tout à fait assumée et officielle que « Le soir, Quentin et moi, on se cache très bien pour que nos mamans ne nous trouvent pas ».

J’essaie donc de ne pas relever le fait qu’elle se planque chaque soir avec un GARCON dans des recoins sombres pour me concentrer sur le fait qu’elle prend plaisir à me faire délibérément perdre 20 minutes (au bas mot) chaque soir, à retourner la cour de récération remplie de gamins braillards à la recherche de ma souris roulée en boule sous le to-go-ban ou planquée derrière le chalet des vélos.

C’est dur,
parfois, d’être une maman rose et compréhensive, si vous saviez.

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Par ceciel
Le 11 octobre, 2010
A 14:03
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Je voulais vous faire part…

…de ma grande nullité en matière de faire-part.

A l’ère de l’internet et de la communication par mail, je peux vous dire que le faire-part est une rare prise de tête à mes yeux. Je me plie à l’exercice pour toutes les Tantes Jeanine et Mémé Violette de mon coeur qui n’ont jamais vu un ordinateur et qui méritent grandement de découvrir la jolie bouille de mon Monsieur Sourire.

(le monde serait tellement plus beau si on avait tous un poster de Monsieur Sourire au-dessus de nos lits).

Pour tous les autres pour qui c’est important alors qu’ils ont moins de 60 ans et une adresse mail (les relous les relous) je me dis que quand même, faut arrêter de s’accrocher à des traditions surranées, tout le monde sait qu’on finit toujours pas jeter les faire-part à la poubelle avec un pincement au coeur bien sûr, mais sincèrement que voulez-vous faire de tous ces bons sentiments?

A moins d’avoir une âme d’artiste, beaucoup de murs à décorer et une sacrée capacité à scrapbooker tout et n’importe quoi, vous vous retrouvez quand même biens cons avec ces tonnes de papiers dont vous ne savez que faire.

Allez, avouez que l’envie de tout jeter vous brûle les doigts! Oserais-je jeter cette photo de remerciements datant de 5 ans? Que faire de ce splendide plan pour se rendre à la salle des fêtes de Chibouilly-les-villages*? Dois-je vraiment conserver l’invitation à la boum de Caroline Bague datant du CM2?

(c’est là que – bande d’affreux jojos- vous allez m’envoyer des tonnes de messages pour me dire que vous, vous gardez scrupuleusement tous les faire-part. Et j’aurais l’air d’une sorcière sans coeur et la culpabilité me creusera des trous dans l’estomac (communément appelé « ulcère »).
Cela dit, déménagez 30 fois en 32 ans et on reparle de la durée de conservation des objets inutiles).

Voilà, c’est dit.

Tout ça pour vous dire qu’une punition divine s’est abattue sur moi pour les faire-part de naissance de Monsieur Sourire.

Au début tout allait bien. Madame Tatoum-la-délicieuse avait accepté de nous concocter une jolie photo. Mission qu’elle a remplie haut la main. D’ailleurs, voici ladite photo pour vous montrer combien c’était beauzéjoli.

fairepart.jpg

(copyright La Tatoum, hein).

Bon.

C’est après que les ennuis commencent.

J’ai écumé les sites web pour parvenir à concocter un faire-part correct. Dans la plupart on ne peut rien choisir, ni les couleurs ni le nombre ou l’emplacement des photos. De plus leur mode d’emploi est abscons. Enfin, comme Monsieur Sourire est le fruit de l’amour, il a fallu se mettre d’accord avec un Prince-Prince qui se sentait quand même concerné (on aura tout vu).

Du coup, je jour où j’ai appuyé sur ce foutu bouton « Commander les faire-part », j’ai failli avoir une érection.

(Comment ça je suis une fille et c’est pas possible? Mince, ça expliquerait un tas de choses…)

Bref.

2 jours plus tard, dring le colis arrive. Je l’ouvre avec impatience, pressée d’envoyer son faire-part à Tata Jeanine. Un éclair de stress me traverse immédiatement. Mon cerveau élégant et délicat hurle dans son crypto-langage fleuri: « Meeeeeerde putain sa race, je me suis gourée, pourquoi les faire-part sont roses???? ».

Je respire un grand coup, me prépare à expliquer à Prince-Prince que j’ai encore blondi cette semaine et qu’il faut pas m’en vouloir c’est la grossesse et le manque de sommeil, sûrement.

Puis j’ouvre le faire-part. Qui m’annonce que Morgane est bien née et attend les visites de toute la famille à Degoujèle-sur-besace* (Bourgogne).

Ma nullité webesque n’allant pas jusqu’à la schizophrénie digitale, j’en ai conclu que j’avais reçu les faire-parts d’une autre famille. Ca n’arrive qu’à moi ce genre de trucs.

Bon, je vous épargne les détails mais après 10 jours de tractation, la gentille famille de Morgane n’a jamais pris la peine de me renvoyer mon colis alors que moi je me suis cognée 25 minutes de queue à la Poste (avec une jolipetite hurlant pour obtenir une sucette) pour renvoyer le leur.

J’ai donc bataillé ferme pour obtenir une réimpression de la part du site web lobotomisé à qui j’avais confié le boulot (et ma dignité familiale).

Nos faire-parts sont donc arrivés hier. Enfin, j’ai envie de dire.

Reste plus qu’à les envoyer. Hum. Si vous pensez faire partie de la liste des destintaires, ne vous formalisez pas si vous n’avez rien reçu d’ici 2011.

Chi va piano va sano, il paraît…

* J’adore inventer des noms de villages, pas vous?

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 7 octobre, 2010
A 9:53
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Il y a mon nom…

…en tout petit quelque part dans le magazine Elle de cette semaine.

C’est trois fois rien, quelques lignes, mais voir mon nom là, ça fait quelque chose.

A part ça, je reçois mes petits colis de livres chaque mois et j’en tire un sacré plaisir. Même que parfois, ça ne suffit pas et je fais une descente à la librairie en bas de chez moi pour une razzia en règle sur la rentrée littéraire. La libraire, elle m’aime d’amour maintenant.

Pour conclure sur ce petit billet livresque, sachez que Olivier Adam, mon préféré, le distant et sensible comme personne, sera à la librairie Dédicaces de Rueil Malmaison le 15 octobre à 19h, et que j’y serai comme une petite groupie que je suis.

Je l’écouterai lire un passage de son dernier livre, répondre aux questions des vieilles dames attentives, et le regarderai signer l’exemplaire du « Coeur régulier » que je me suis retenue d’acheter en prévision de ce moment.

Groupie, je vous dis.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 5 octobre, 2010
A 7:53
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Monsieur sourire et la tornade

Mais qui est ce monsieur sourire ? Mon adorable PetitPanda, 2 mois tout mouillé, qui dort 10 heures par nuit, nous gratifie de sourires splendides et boit nos paroles comme si nous étions du concentré sucré de fraise tagada.

Mais qui est cette tornade? Joliepetite, 3 ans et toutes ses dents, prête à faire sauter son école, sa maison et plus si affinité. Jamais en retard d’une insolence, d’une belle bêtise, et résolue à compliquer chaque minuscule acte de la vie courante : manger, dormir, s’habiller, marcher, se laver…

Le contraste est frappant. Dire qu’à une époque j’ai osé dire que je préférais les grands enfants aux petits bébés. Folie!

Quoi de mieux qu’un nourrisson qui mange, dort et sourit? Quoi de plus reposant qu’un bébé qui ronfle? Quoi de plus simple que laisser dans son lit un bébé grognon?

Car de l’autre côté du couloir sommeille une toute autre espèce de mammifère à forte capacité vocale
, j’ai nommé la petite-fille-reloue.

A quoi la reconnaît-on? Et bien mon cher Jean-Pierre, rien de plus simple :
- elle refuse de manger (ou scinde le repas en 18 mini-sessions hystériques)
- elle refuse de s’endormir (à peine posée sur son oreiller, elle se relève et lance un dramatique « Maman, c’est terrible, je n’arrive pazzzza dormir »)
- fait la tronche 24/24 (je pensais pourtant que c’était réservé aux ados?)
- elle ne ronfle pas tendrement, elle tousse toute la naïte (rapport à l’asthme qu’on a du mal à soigner vu qu’il faut lui courir après pour lui administrer le moindre médicament)
- et le pire : elle ne reste sûrement pas dans sa chambre quand elle est de mauvais poil. En général elle vient hurler le plus près possible de son petit frère histoire de monter un groupe de cacophonie familiale, ou elle erre dans l’appartement en beuglant à la recherche d’un truc introuvable (un caillou, le jouet minuscule qu’elle a trouvé par terre dans la rue il y a 3 mois, sa mamie qui vit en Bretagne, le chien qu’elle n’a pas, le bonbon qu’elle a mangé la veille, etc.).

Tout cela pourrait paraître délicieusement typique mais depuis ce matin je gloupse. Prince-Prince a discuté avec la maîtresse de la tornade et il s’avère que Joliepetite :
- n’écoute rien
- tape ses copains et grille tout le monde dans la queue de la cantine
- …a du tempérament (comme on dit pudiquement)

Au-delà de la (maigre) satisfaction de voir que ma fille ne fera jamais partie de la catégorie des opprimés, je dois bien avouer que tout cela me laisse perplexe, voire un peu douloureuse.

Je découvre que ma fille est aussi reloue avec moi qu’avec les autres. J’avais pourtant tout misé sur le fait que les enfants – c’est bien connus – sont toujours bien plus sages avec les autres qu’avec leurs parents.

Je découvre aussi que les espoirs que je plaçais dans la discipline de l’école – lieu saint pour dompter les bêtes les plus féroces- glisse sur ma fille comme l’eau sur les plumes d’un canard.

Donc j’ai les boules.

Heureusement, monsieur sourire me réconforte de ses plus beaux efforts zygomatiques. Il est beau, il est doux, il est rose. C’est un peu mon doudou, quoi.

Il me tiendra chaud les soirs d’hivers quand Joliepetite sera coincée pour indiscipline dans son pensionnat suisse… (Ou dans sa 8e maison de correction).

Argh.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 1 octobre, 2010
A 7:34
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