Ceciel, Tête en l’air…

 
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Mon nouveau bureau…

…est si loin de ma cuisine (environ un immense kilomètre) que j’ai décidé de ne plus déjeuner chez moi. Tous les midis, je fais donc mine d’aller acheter un bon sandwich ou une petite salade équilibrée avec l’intention de surveiller ma ligne tout en laissant un immense filet de bave derrière moi à l’idée de toutes les saloperies que je vais ingurgiter grâce à ma copine-la-boulangère.

Car, tapie dans l’ombre de la salade de carottes, se cache une intention hautement inavouable : le mangeage de financiers jusqu’à plus-faim. Une hérésie calorique, ce gâteau. A part du beurre, du sucre et des arachides je n’ai pas bien compris ce qu’il y avait d’autre dedans.

La faute à cette foutue boulangerie qui propose de délicats petits paquets de financiers à 2€, tous petits-riquiqui-délicieux à damner son chat. Ils sont bien mignons, faut dire. D’ailleurs mon plaisir est strictement visuel. Je les mange uniquement par souci de ne pas gâcher.

En plus, yen a des verts (à la pistache) et des blonds (à l’amande).

Rien ne me sera épargné.

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Par ceciel
Le 29 décembre, 2010
A 16:37
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Des chiffres et des lettres

Après 1 Noël normand, 1 Noël breton, 2 tempêtes de neige et plus de 25 heures de voitures avec 2 enfants durant sur la semaine du 20 au 28 décembre je suis -comment dire- EXTENUEE.

Ca tombe bien, je reprends le travail après 3 petits jours de vacances (au cours desquels j’ai réalisé 3 interviews et rédigé 8 papiers).

Et puis, avec 2 à 3 réveils nocturnes en moyenne les nuits ont été absolument pas réparatrices.

Je suis donc, comme il se doit, d’une humeur de dogue, j’ai du boulot par-dessus la tête et des cernes longues comme mon bras.

Par exemple, présentement, il est 23h45 le mardi 28 décembre, je viens de rentrer de Bretagne après un abominable trajet sur une autoroute embuée comme un cul de bouteille (visbilité à 80 mètres pendant 400 km, ça rend un peu nerveux au bout de la 5e heure…) et figurez-vous que mon principal client m’envoie des mails pas tout à fait sympathiques et un prestataire m’appelle pour commenter des dossiers en retard.

Le monde est fou. Ma vie est folle. Je veux dormir.

A part ça, vendredi soir c’est jour de l’an et pour me récompenser de ce mois harassant, j’ai décidé de passer la soirée avec 10 copains et 6 enfants en bas âge – dont les 2 miens-. Bien entendu, faire la police et la baby-sitter en robe de soirée puis taxi nocturne dans la caillante hivernale avant de me faire brutalement tirer du lit vers 7 heures par un bébé affamé, c’est ma conception du bonheur et de la fête.

Oui, je sais, il y a des fois où me dis que les chiffres ne sont vraiment pas mes copains…et où ma mauvaise humeur est quasi contagieuse. En même temps, ça me réjouis de vous mettre un peu de mauvais poil, ça fait du bien de ne pas être la seule râleuse en cette période de félicité familiale noëlesque obligatoire.

Rendez-vous -peut-être- en 2011. (Si je veux).(Si je peux). (Si j’ai le temps-. (Si je n’ai pas été internée d’ici-là).

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Par ceciel
Le 28 décembre, 2010
A 22:59
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Je le savais…

La félicité ne dure jamais longtemps.

Joliepetite a passé la journée d’hier avec 39,2°, roulée en boule au fond de mon lit. Heureusement on perd rarement le nord à 3 ans, et elle a outrageusement profité de la situation pour obtenir moult carambar, jus de fruits et autres petits gâteaux. J’ai beaucoup aimé ses petits regards surpris lorsque je lui accordais toutes ces gâteries sans sourciller.

Cela dit, elle reste raisonnable car elle a absolument voulu retourner à l’école ce matin. Comme quoi, carambars et câlins de maman ne valent pas quelques bonnes bagarres à la récré ni des bonhommes en pâte à sel. Ma fille est une dure de dure, qu’on se le dise.

Monsieur Sourire
râle à qui mieux-mieux. Mange ses doigts. Mange mes doigts. Mange ses doudous. Râle. se tortille. Mord sa couette. Vous l’aurez compris, M. Sourire prépare son râtelier et ça ne se passe pas exactement en douceur. Comme je regrette déjà ses grands sourires pleins de gencives roses et pacifiques…

Prince-Prince a déconné à pleins tubes ce week-end. Je ne vous donne pas de détail il est assez honteux comme ça. Passé la grande déception et le furieux énervement, je suis passée en mode positif puisque j’ai hérité d’un mari contrit et désolé, prêt à tout pour se faire pardonner. Les réconciliations ça a du bon, surtout à 10 jours de Noël (Venise me voilà).

A part ça, Pocahontas a hérité du même vilain-virus que Joliepetite, elle traîne donc sa jolie misère d’une pièce à l’autre de l’appartement en tentant de faire bonne figure. Du moment qu’elle n’abandonne pas totalement le navire, elle reste ma copine…

Je suis donc passée au programme « survie en milieu hostile » et mets les bouchées doubles en travail, profitant des heures de répit où aucun être malade n’essaie de m’en-miasmer et où aucune tâche domestique reloue (courses, administration, pédiatre, kiné, agence immobilière…) ne me vole mon temps pour TRAVAILLER.

(Oui, j’ai un gagne-pain et des responsabilités).

C’est dingue comme j’ai parfois la sensation qu’il s’agit d’un hobby que je case entre deux galères perso et non le job qui fait bouillir ma marmite…

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Par ceciel
Le 14 décembre, 2010
A 12:32
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Tout va bien, Tintin

Une fois n’est pas coutume, tout va bien dans ma vie.

Monsieur Sourire est extatique et potelé, un bébé merveilleux aux joues rebondies et au sourire digne de Gilbert Montagner. Je l’aime d’amour, mais encore plus depuis qu’il a laissé sa peau de serpent eczémateux au vestiaire. La menace rôde toujours, de-ci de-là de vilaines boursouflures rouges apparaissent, mais rien de comparable aux dernières semaines. Il est beau, mon fils!

Joliepetite est relativement sage. Pas super sage, non, mais presque gérable. Ca fait des vacances. Tiens, hier soir j’ai même réussi à coucher les deux loulous avant 20h30 et dans la même chambre, (presque) sans cris ni larmes. Clap clap clap, je suis trop forte.

Prince-Prince me couvre de compliments, d’amour et de Kinder Délices. Le fait que je perde régulièrement du poids y est pour un peu. Et notre pacte de non-agression ménagère pour beaucoup. Ca change la vie, la douceur.

Noel approche et j’ai presque tous mes cadeaux. Merci monsieur internet-mondial. J’ai pas mis le nez dans un magasin. Easy, quoi.

Mes clients m’aiment. Non seulement j’ai retrouvé TOUS mes clients malgré 4 mois d’absence maternité, mais en plus ils me filent plus de travail. Et d’autres arrivent. Ca repart, mes aïeux, et ça repart fort. Moralité, avec Prince-Prince on trouve que faire des bébés c’est pas si compliqué que ça quand on gère sa propre boîte. On pense donc à agrandir la famille, un de ces 4. Faut juste que je trouve le moyen de graisser la patte de 2 ou 3 cigognes pour que les grossesse cessent d’être des calvaires, merci.

Pocahontas est merveilleuse. Elle a trouvé son rythme, n’a pas fait de connerie notable, et m’appelle désormais à chaque fois qu’une idée originale lui vient. Du coup, on endigue les emmerdes assez remarquablement.

Voilà, parler des trains qui arrivent à l’heure c’est pas hilarant je le reconnais, mais parfois ça fait du bien de partager sa félicité. Ca dure généralement si peu de temps…

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Par ceciel
Le 10 décembre, 2010
A 13:52
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Pénélope et Paloma

Vous en avez sûrement entendu parler, de ce livre d’Anne-Marie Revol sorti en octobre dernier, « Nos étoiles ont filé« .

Depuis plusieurs semaines, le lire me trottait dans la tête. Une sorte d’attraction-répulsion pour le drame me faisait hésiter.

L’histoire? Pas une histoire, malheureusement. Juste la triste réalité d’une maman écrivant des lettres à ses deux filles de 16 et 24 mois, décédées en août 2008 dans l’incendie de la chambre où elles passaient des vacances chez leurs grands-parents.

Pas folichon, non. Cruel et triste, un peu voyeur aussi sans aucun doute. Mais bien entendu, vous vous en doutez, le fait divers n’est pas ma passion. C’est plutôt ma curiosité pour la lente progression que font les parents endeuillés le long de cette interminable échelle qui mène à l’apaisement.

Et puis finalement, j’avais décidé que non, je ne le lirai pas. Pas envie de me faire mal, pas envie de secouer à nouveau toutes ces pensées tristes qui m’assaillent -de moins en moins souvent, heureusement – lorsque je pense au grand frère que mes deux petits chéris ne connaîtront jamais.

Bref.

Je me suis faite rattraper par Elle. Et oui, devinez qui m’attendait sagement dans le colis envoyé par le magazine ce mois-ci pour le jury du prix littéraire ? Ce livre, précisément.

J’y ai vu un signe. Tu n’y couperas pas, ma grande, je me suis dit. Et je me suis mise à la lecture après quelques jours à tourner autour de ces 396 pages.

Sans surprise, je me suis fait embarquer par un tsunami. Dès la 3e page j’étais ravagée. Tenace, je me suis dit : « Quitte à te faire engloutir, vas-y, termine ce bouquin rapidement et on n’en parle plus ».

J’ai donc passé la journée en transit entre ma vie et leur mort. J’ai lu chaque lettre, j’ai compris chaque mot. Chacun des mots, vraiment. Parceque tout me parlait, je comprenais tout, je touchais du doigt chaque instant chaque détresse chaque larme.

Et surtout j’ai retrouvé cette phrase qui fait mal, celle que j’avais entendu Anne-Marie Revol prononcer à plusieurs reprises lors d’une interview radio : « Je leur écrit car je ne sais pas où sont mes filles. Je ne sais pas où elles sont.« . Si vous saviez combien de fois j’ai prononcé ou pensé ces mots, moi aussi.

Cela dit, je reste lucide. Même si la douleur d’Anne-Marie Revol trouve un écho terrible en moi, je sens bien que je suis encore loin du compte avant de mesurer ce qu’elle a pu ressentir.

J’ai fini le livre tard dans la nuit, en pleine flaque de moi-même. Les prénoms de Pénélope et de Paloma restaient flotter dans ma tête. Ils m’ont accompagnée toute la nuit durant. Ils ont imprégné mes rêves, mes réveils, et lorsque Joliepetite en pleine -énième- crise d’asthme a débarqué dans notre lit au coeur de la nuit j’ai remercié le ciel et je me suis endormie le nez dans son cou et sa petite jambe enroulée autour de la mienne

Au matin j’ai englouti Monsieur Sourire de baisers sonores et quelque part un peu despespérés, voulant -encore et toujours- retenir la nuit, retenir ce jour, retenir la vie qui s’enfuit.

Et puis finalement, rapidement, le quotidien trivial a encore gagné la bagarre contre la philosophie amoureuse.

Dans le rush du matin blême de décembre, il n’y avait plus de chauffage chez nous, plus d’eau chaude non plus. Une joliepetite nerveuse et provocatrice nous agaçait les nerfs. Une pile de travail m’attendait sur le bureau. La neige tombait à gros flocons au-dehors.

J’étais de retour.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 7 décembre, 2010
A 17:06
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Le syndrôme de la boîte de Kleenex

Ca a l’air con, mais ça fait du bien au moral de ne plus être la seule à remplacer inlassablement les boîtes de Kleenex vides à la maison.

(ça marche aussi pour les rouleaux de PQ, les flacons de shampoing, les tubes de dentifrice et les bouteilles d’eau).

Merci, Pocahontas.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 1 décembre, 2010
A 6:00
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