Ceciel, Tête en l’air…

 
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Non ce n’était pas le radeau…

L’avantage avec les semaines pourries, c’est qu’une fois le week-end arrivé on n’attend plus rien de bon…et on ne peut être qu’agréablement surpris.

C’est en substance ce qui m’est arrivé.

D’abord un vendredi aprés-midi d’école buissonnière avec Sublimette, à échanger des confidences en mangeant des plats turques infâmes mais qu’est-ce qu’on rigole.

Puis un samedi au marché avec la Joliepetite encharmée par cette sortie entre filles et qui s’est montrée exemplaire et délicieuse tout du long. Une fois n’est pas coutume.

Puis un goûter entre amis qui s’est fini en dîner à l’envers. Les crêpes à 18h30. La pizza apéro vers 20h30. Puis les sushis à la nuit tombée. Tout ceci fut un régal du coeur et des papilles. Surtout quand on passe la soirée à préparer de belles vacances estivales entre amis.

Joliepetite qui acccueille pour la première fois une copine à dormir. Ouahou la foire et les bêtises. Fous-rires et chuchotements, grognements de maman. Une soirée de folie, quoi.

Un dimanche cocooning qui s’achève sur un goûter délicieux (oui nous sommes les amis du goûter) où nous sommes reçus comme des rois, arrivés les mains vides, cherchez l’erreur. (Réparer ça, vite…)

Et un retour tard dans la nuit, c’est mal il y a école demain. Et surprendre Monsieur Sourire qui s’endort doucement en regardant défiler la ville, les paupières lourdes quand nous croisons la tour Eiffel orange et brillante.
Joliepetite sérieuse comme un pape, ravie de cette échappée belle, se faisant petite pour nous faire oublier combien il est tard combien elle devrait dormir déjà et combien elle se régale de cet extra. (C’est extra).

Et nous deux, amoureux, à l’abri dans notre petite voiture cabossée (par mes soins réguliers), heureux de tout l’amour serré bien au chaud dans nos minuscules 3 m2 diesel et les deux petits deux sièges auto bien arrimés à côté de nous.

Il n’y a rien de meilleur, je pense, que de regarder ses enfants s’endormir en toute confiance, la nuit, dans les rues de Paris.

Comme j’aime cette ville.

Et comme j’ai aimé ce week-end…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 30 janvier, 2011
A 22:09
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Patatras

Avez-vous bien profité de mon dernier billet zen et suintant de félicité? Je vous le souhaite car la donne a bien changé depuis.

En une toute petite semaine, tant de vilaines nouvelles nous ont assailli que je ne sais par quoi commencer.

Allez, au hasard : Pocahontas va se faire opérer (rien de trop grave mais une convalescence longue et pénible). Tarif : 1 mois d’absence (minimum). La blague supplémentaire, c’est qu’à son retour d’arrêt maladie elle a prévu une semaine de vacances à New-York. En gros j’ai bon espoir de la revoir aux alentours du 20 mars. Royal.

En attendant, que faire? Je me flagelle chaque jour de considérer mes deux jolicoeurs comme des problèmes- ce qu’ils ne sont pas – mais j’avoue que je me triture le cerveau sans espoir. Si vous êtes plus inspirés que moi…

Vous en redemandez? Les copropriétaires de mon immeuble ont décidé de voter un budget travaux pharaonique (à 6 chiffres, figurez-vous) pour refaire le toit de l’immeuble. Outre l’absence d’urgence et le vilain coût, ce projet est particulièrement impopulaire à mes yeux car :
- je vis au dernier étage sous ledit toit
- les travaux dureront 2 mois minimum et seront bruyants tout plein (genre marteau piqueur, youpi)
- je vous rappelle que mon bébé de 6 mois passe ses journées à la maison
- idem, je suis sensée travailler dans ce maudit appartement
- on espérait mettre en vente ledit appart justement à ce moment. Or des travaux sur nos têtes et du bruits à gogo sont rarement des trucs très vendeurs. Immobilier, ton univers impitoyable…

A part ça, victime de mon succès, je me retrouve avec beaucoup trop de dossiers pour si peu de bras et de neurones (les nuits restent difficiles avec deux enfants à otite dont l’un qui sort des dents toutes neuves comme d’autres respirent).

Je sens que ça va pas être de la tarte, tout ça…

Heureusement, pour me remonter le moral, j’ai ma balance. Vous savez, celle dont l’aiguille tombe de jour en jour. Incroyable, le stress est un excellent coupe-faim!

Si j’avais su ça plus tôt…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 27 janvier, 2011
A 13:29
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Juste a perfect day

Aujourd’hui, pour la première fois depuis une éternité, nous nous sommes réveillés après une nuit « normale ». Des enfants au lit à 21 heures, puis levés à 8 heures. Et rien entre les deux. Ca, je vous le dis, ça vaut son pesant de cacahuètes après des semaines sans sommeil.

Ensuite nous avons paressé tous les 4 dans notre grand lit, mélange de tout-petits-pieds nus, de sourires édentés et de peaux si douces. C’était chaud et tendre, minuscule et pourtant incroyablement rassérénant.

Puis nous sommes allés nous promener longuement dans la fraîcheur ensoleillée. Une belle balade qui nous a permis de rêver, déposant de petits billets doux dans les boîtes aux lettres des maisons alentours que nous trouvions jolies. On a le droit de rêver.

A notre retour, un lapin aux olives avait cuit juste comme il fallait. Nous nous sommes régalés avant de dévorer une tarte aux abricots délicieusement acide puis de tous nous enfoncer dans la quiétude d’une précieuse sieste dominicale.

Le réveil, le goûter, le bain furent à l’avenant.

Rien de remarquable en somme, mais le luxe inouï -inouï!- d’une journée simple et normale, douce, qui nous laisse le temps de jouer avec les enfants, embrasser un mari, déguster de bonnes choses, lire quelques pages de la biographie de Patti Smith (que je vous recommande!)…et vous écrire.

Le tout, oserais-je l’avouer, saupoudré de quelques nouveaux habits qui me mettent le coeur en fête. Les soldes avec maman hier. Ca n’a l’air de rien, mais c’est si bon d’enfiler des habits neufs, à cette taille ingrate et transitoire que j’aimerais ne pas revoir de sitôt, et de se trouver jolie, un peu.

A bientôt

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 23 janvier, 2011
A 19:42
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Evanescence

Il y a un mot que j’ai toujours aimé : l’évanescence. Et puis son cousin, l’évanouissement.
Oui je sais ils ne sont cousins que dans ma tête, mais ils résonnent tous deux joliment à mes oreilles.

Pourquoi vous confier ces phrases inutile?

La semaine dernière mon Monsieur Sourire s’est pris de passion pour l’évanouissement.

Mon bébé qui s’effondre, blanc comme la craie, entre mes bras. Mou comme un jouet trop lourd, amorphe comme une pierre.

Puis le souffle qui revient, Monsieur Sourire qui … sourit. Frais comme une rose. De quoi rendre chèvre la plus zen des mamans.

J’ai donc écumé les urgences en vain. « Votre enfant a fait un malaise vagal » on me disait. En résumé, « Ne nous gonfle pas avec la pâleur de ton môme. il est là sous notre nez, tout sourire, on voit bien qu’il pète la santé ».

Et le lendemain, leur culpabilité : « Heu, revenez madame, on va lui faire quelques tests quand même« . Et voilà mon marsouin habillé d’électrodes comme un sapin de Noël pendant 24 heures.

Rien.

Et puis dimanche arrive.

Monsieur Sourire ne mange plus vraiment depuis quelques jours déjà. Il a le teint pâle. Ne sourit plus.

Nous sommes réveillés au petit matin par ses hurlements, erratiques, inconsolables. Son teint blanc est devenu vert. Il souffre terriblement et refuse tout contact. Entre deux hurlements il s’écroule à nouveau. Le temps de reprendre ses esprits, déjà la douleur semble le submerger à nouveau.

Les pompiers son arrivés vite.

Sceptiques, ils ont regardé mon petit qui respirait, les observait. Ni son teint ni ses cris ne les ont beaucoup émus. Je leur assurait qu’il allait mal, trés mal. Ils me regardaient comme une douce hystérique qui ruinait leur grasse matinée du dimanche mais nous ont emmené à l’Hôpital où j’avais déjà échoué sans succès la semaine précédente.

Là, on m’a – un peu- accordé de crédit. Les infirmières sont plus perspicaces que les pompiers. Quelques tests plus loin, l’urgence vitale explose. Invagination intestinale aiguë. Monsieur Sourire ne sourit plus du tout. Sanglé comme une petite larve dans son cocon, on nous emmène à toute allure dans une ambulance bleue et toutes sirènes hurlantes jusqu’à Necker. Mauvais souvenirs.
Mais l’espoir, cette fois-ci.

Tout s’est bien passé. Une petite intervention (sans sédatif, les médecins trop pressés ont oublié…mais que dire puisqu’ils lui ont sauvé la vie?) et le bébé rose était de retour. Epuisé, choqué, affamé, mais bel et bien là, vibrant et doux entre nos bras.

Nous sommes vite rentrés à la maison. Depuis, je rôde comme une lionne autour de lui. Mon atterrissage n’a pas vraiment eu lieu après cette semaine de cauchemar, de solitude, de que-se-passe-t-il…

Je le regarde dormir, je le trouve beau et rond. Deux petites dents blanches sont arrivées dans sa gencive rose. J’entends sa douce respiration.

Pourtant, je sens que je vais retenir la mienne encore longtemps …

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 18 janvier, 2011
A 12:50
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J’ai rien à me mettre

C’est terrible comme le temps file, et toutes ces choses à vous raconter que j’entasse dans un coin de ma to-do list, si vous saviez.

Alors je vous les jette pêle-mêle, faites-en ce que vous voulez, moi je n’ai pas pu les faire plus belles que cela. Pas le temps, fallait que ça sorte :

- à mon nouveau bureau du mercredi, j’ai un affreux voisin qui passe des heures à s’engueuler avec sa petite amie (femme?). Il lui hurle des horreurs, elle semble en retour le menacer de représailles féroces et le harcèle à raison de coups de fils toutes les demi-heures environ. Et j’assiste donc bien malgré moi à travers la fine cloison à un véritable combat entre Dr Jekyll passant des appels professionnels tout miel dignes du meilleur vendeur de bagnole…à Mr Hyde écumant de haine éructant des insanités à son explosive (ex?)bien-aimée. Un vrai feuilleton. Mais je m’en lasse, si vous saviez…

- A Noël, on nous a offert – sans rire- des places pour aller voir la pièce adaptée du livre « Les hommes viennent de mars, les femmes viennent de Vénus« .
Outre le message étonnant que nous envoyait ce présent improbable, j’étais sceptique et un peu réticente à l’idée d’assister à ce spectacle. Je vous rassure, c’était effectivement édifiant en terme de moyenne d’âge (65 ans à vue de nez) et de mise en scène (pour qui se souvient de « Palace« , elle se résume dans un décor de fête de lycée au monologue surjoué d’un genre de professeur Rolin pervers).

Les 20 premières minutes j’ai cru mourir d’ennui : l’affreux type résumait avec une voix de stentor de supérette les femmes à un jardin qu’il faut cultiver (métaphore rare s’il en est) et les hommes à des dauphins qu’il faut essentiellement nourrir et flatter (la comparaison avec un épagneul aurait sans doute parue vexante)(oui les nuances c’était pas exactement son fond de commerce).
Pourtant, nous avons fini Prince-Prince et moi par nous dérider tant bien que mal et par passer un agréable moment, voire même avouons-le à retirer quelques enseignements. Modestes, les enseignement, quand même, faut pas pousser non plus.
Ainsi, par exemple, je sais enfin que lorsque je geins « J’ai plus rien à me mettre » devant une penderie pleine à craquer, je cache juste un grand désarroi profond. Et absolument pas une envie furieuse de faire chauffer ma carte bleue et d’oublier mon 42 post-grossesse qui me donne envie de me petit-suicider.

- Je travaille comme une folle et me sens plus nulle de jour en jour. A courir partout je ne fais plus rien de bien. J’ai l’impression de ne plus avoir grand chose à donner dans ce travail solitaire. Et oui, la farouche Ceciel a fait son temps, voilà que je me resociabilise et que j’ai des envies de grand air. L’efficacité de Pocahontas et mon année 2010 d’hibernation-couvade me poussent sûrement à quitter ce nid douillet pour de vastes horizons. Je réfléchis, donc je réfléchis. Les propositions ne manquent pas, je m’y perds un peu, mais mon objectif 2011 est d’y mettre bon ordre et de sortir vivante de ces débats intérieurs -et extérieurs- forts animés et lourds de conséquences…

- J’ai adoré American Trip des Stoller (Get him to the Greek en VO) que j’ai vu 6 mois après tout le monde sur la VoD mais c’est déjà ça. Ce film est décadent, paillard et déjanté mais finalement trés drôle. On savoure les petits moment d’insouciance quand comme moi les motifs de lâcher prise sont bien rares. imaginez mes fardeaux : rien à se mettre le matin, un moche fessier adipeux et des piles de dossiers sur son bureau…Oui je sais je suis une greluche mais si on ne peut plus se plaindre sur son propre blog, où le faire alors?!

- Heureusement si les satisfactions sont rares elles n’en sont pas moins réelles. Et prennent généralement la forme de deux merveilleux lutins dans ma vie. Parfois, rayon de soleil sur deux yeux bleux immensément candides, ou une bagarre de guili qui finit en tempête de petits pieds, ça requinque.
Sans oublier mon-nouvel-amant-l’appareil-photo…

Prince-Prince, je n’en parle même pas. Vous le savez, cet homme est Saint qui fait de ma vie un océan de pétales de roses (ou alors c’est un dauphin alors, chuis plus trés sûre).

La grosse et le petit bleu

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La grosse et la grande rose

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A bientôt les cocos!

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 10 janvier, 2011
A 20:47
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Bolide

Papa Noel avait dans sa hotte un nouvel appareil photo pour nous. Prince-Prince et moi sommes aux anges : enfin la possibilité de faire de jolies photos de nos marmots!

Nous nous en sommes donc donnés à  coeur joie, aprés des mois – voire des années- d’indigence photographique.

Fatalement, il a eu beaucoup de plans ratés, flous, rouges, sombres. Mais aussi beaucoup de jolis regards, de mains entrelacées et d’yeux qui pétillent.

Et surtout il y a eu des tonnes de ça :

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Joliepetite cheveux au vent

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Joliepetite et ses gambettes furieuses

En résumé : des cheveux qui s’accrochent au crâne, de petites jambes qui tricotent, des rires qu’on entendrait presque.

Ceux de ma bombe, Joliepetite, qu’on peine à saisir tant elle court vite.

On peut dire qu’il y en a qui savent profiter de la vie…

Et Bonne année à  tous!

( à part ça, c’est l’année du gilet pour les enfants, ça ne vous aura pas échappé)

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 3 janvier, 2011
A 11:14
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