Ceciel, Tête en l’air…

 
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Caractère

Scène intérieur jour :

Papa suant à grosses gouttes pour monter de nouveaux meubles.

Maman rangeant patiemment des jouets, fringues, stylos égarés aux quatre coins de la chambre de Félicie.

Soudain, une matrone de 96 cm apparaît dans l’embrasure de la porte, mains sur les hanches, sourcils froncés et regard noir :

« Mais, mais…qu’est-ce que vous foutez dans ma chambre???! »

Hum, je vous le demande, qu’allons-nous bien pouvoir faire de toute cette tendresse…? Ma fille, quelle petite chose fragile décidément.

A part ça, sans transition, Monsieur Sourire se révèle allergique aux pommes, aux courgettes et aux pommes de terre.

En plus des oeufs et du lait bien entendu.

Je sens qu’on n’est pas au bout de nos peines : 3 aliments réactifs sur les 5 testés. Je tremble à l’idée des prochaines tentatives qui transformeront mon mignon nourrisson en bonhomme Michelin boursouflé et hystérique.

A ce rythme là il devrait se nourrir de brocolis et de carottes pour le restant de ses jours. Et les fruits? Dans tes rêves.

Vous savez, vous, nourrir un bébé en évitant la pomme et les patates ?

Une idée fixe me hante : je nous imagine dans deux ans à son anniversaire, avec un gateau sans lait, sans oeuf, sans farine. Easy, quoi…)

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 24 février, 2011
A 23:54
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Mon nombril et moi…

…nous portons fort mal.

Une fois de plus je vais pleurnicher comme une collégienne devant mes problèmes dérisoires mais je m’en fous ici c’est chez moi et quand ma vie part en quenouille alors j’ai le droit de me plaindre. Je vous rappelle bande de veinards que vous êtes aussi aux premières loges quand je suis heureuse (rarement j’en conviens, question de karma ou d’origines méditerranéennes ascendant râleur oblige).

4e semaine sans nounou. Je suis au bord de la dépression nerveuse. Pas parceque passer du temps avec mes enfants me coûte, je ne suis pas une mère aussi affreuse.

C’est surtout que j’ai un boulot. indépendant (donc solitaire et exigeant). Et deux enfants. Et qu’improviser 4 semaines de jonglage baby-sittesque c’est dur. Trés dur.

Alors quand j’apprends que Pocahontas envisage de ne pas revenir la semaine prochaine non plus MAIS compte bien maintenir ses vacances à New-York 8 jours après son (hypothétique) retour, j’ai envie de la trucider autant que de me petit-suicider. En cumulé, 7 semaines d’absence en 3 mois et demi de travail à notre service. Beau score, non?

Et beaucoup, beaucoup de choses sont à l’avenant ces temps-ci.

Prince-Prince et moi faisons donc l’amer constat que, même en faisant de notre mieux, même en gagnant des sous qui parait-il rendent heureux, même en aimant trés fort nos enfants et même en ayant la santé, on peut être dans la mouise jusqu’au cou et développer quelques idées noires.

Je traîne donc ma misère ces temps-ci, ne sachant où tourner le regard pour entrevoir quelques soleils égarés dans mes sombres journées.

Et puis, fulgurance géniale, devant les nuits chaotiques de nos enfants, nous avons décidé de leur attribuer une chambre chacun pour plus de tranquillité.

Donc.

Donc?

Donc, naturellement, notre appartement n’étant pas extensible et le marché de l’immobilier étant ce qu’il est malgré nos recherches acharnées (pour ne pas dire forcenées)… je n’ai plus de bureau.

Si je résume: je n’ai plus de lieu de travail, plus de nounou, plus de temps, quelques clients mécontents, 6 kg en trop, des poils partout et une coupe de cheveux de vieux labrador, deux enfants perturbés et une mamie sur les rotules…je suis, je suis…?

Lynette Scavo, pour vous servir.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 21 février, 2011
A 21:34
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I want you

Une chanson vieille comme le monde me trotte dans la tête ces jours-ci.

Quel homme ce Bob Dylan.

Et si j’y pense si fort c’est qu’elle a été reprise un nombre incalculable de fois (voire même, il me semble qu’elle est d’ailleurs elle-même la reprise de quelqu’un d’autre).

Tout ça pour dire qu’Elvis Costello a bercé mes années étudiantes avec le même refrain.

Et je trouve ça drôle ces rendez-vous à tant d’années d’écart, entre eux et moi. De la complainte ultra-torride d’Elvis à l’appel sautillant de Bob, j’ai comme l’impression de me sentir vieillir. Mûrir, disons.

Si vous avez 5 minutes, je ne saurai trop vous recommander d’écouter Elvis Costello en premier (et de rouler des pelles brûlantes à votre bien-aimé, c’est l’effet immédiat provoqué par cette balade attention si vous êtes célibataire elle risque de vous donner faim). Je vous aurai prévenus.

Puis enchaînez sur Bob Dylan pour retrouver vos esprits, trouver la vie pas si vilaine, repartir de plus belle.

(à part ça, je suis en vacances la semaine prochaine. Improvisation totale mais obligation absolue au vu de mon dernier post. C’était ça ou la cure de sommeil de toutes façons.).

Edit : le début de la version de Bob Dylan me rappelle étrangement cette chanson là. Plagiat ou pas….?

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 17 février, 2011
A 13:41
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Something’s got to give

Oui depuis 3 ans la vie est bien plus belle qu’elle ne l’était lorsque j’étais salariée.

Oui je peux remplacer au pied levé une nounou défaillante, garder un enfant malade, travailler en pyjama.

Oui je gagne mieux ma vie.

Oui j’ai l’immense satisfaction d’avoir créé ma boîte, de la faire vivre chaque jour mieux et de ne devoir cela qu’à mes petites mains et à mon beau stylo.

Mais de quoi me plains-je, alors ?…

Et bien au-delà de tous ces pas de géants il y a aussi des tracas. Plein.

Celui de n’avoir jamais vraiment de vacances, rarement de soirées.

Celui d’avoir mon bureau tapi dans l’ombre de mon home sweet home et qui m’empêche de jamais débrancher tout à fait du travail.

Celui d’avoir une ligne de téléphone perso sur laquelle des pigistes et des clients appellent parfois fort tard.

Celui de se demander où puiser de la fraîcheur, comment me renouveler, comment rester bonne sans épuiser les mêmes recettes?

Le tracas aussi de se créer de nouveaux besoins. et d’entraîner les autres dans des aspirations trop larges pour mes épaules. Et de se demander si on la veut vraiment, cette maison si grande, ou si l’on préfère juste avoir quelques mercredis avec ses enfants et un nid un peu moins grandiose.

La bagarre aussi quasi-quotidienne avec le reste du monde, tous ceux qui m’aiment et croient en moi, me voient toujours bien plus belle et bien plus forte que je ne le suis.
Ceux qui s’imaginent que ces états d’âme passeront vite.
Comme s’il était possible que cette situation dure encore longtemps. Comme si c’était ce qu’on me souhaitait. Comme si j’allais tout gérer à l’aide d’une baguette magique sans subir les dommages collatéraux que mes succès professionnels créent.

En bref, je suis au bout du rouleau. Le travail s’est consciencieusement empilé depuis des mois sur ma to-do list. Le temps me manque chaque jour plus cruellement.

Pour finir, cette semaine sans nounou, j’ai envoyé mes deux petits -oui même celui qui n’a que 6 mois et qui fait des bulles- chez ma mère pour une semaine. Et me voilà tiraillée avec cette sensation pénible d’être une mère lamentable, avec deux mioches en manque de moi.

Même Joliepetite, si forte habituellement, se colle le nez à la fenêtre en me voyant partir et crie des Maman qui n’arrivent pas jusqu’à mes oreilles mais que mon coeur avale tout cru en mourrant un peu à chaque fois.

Mais aussi une chef d’entreprise pathétique, avec ses piles de dossiers – bien trop pour deux bras seuls- vidant seule son tonneau des Danaïdes.

Il est temps de trouver une solution.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 16 février, 2011
A 16:34
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Initial BB

Voilà plusieurs mois, voire plusieurs années, que des amis me fatiguaient les oreilles à encenser Benjamin Biolay.

Les magazines, la presse people, les cérémonies, les journaux sérieux…le monde ne parlait que de lui, de Kerenn, de Chiara, de ses arrangements soi-disant magiques et j’éprouvais donc comme il se doit un vif emmerdement devant ses cheveux gras, son regard nerveux et son phrasé languide d’homme revenu de tout.

Et puis par la magie d’Itunes et un hasard neuronal inexpliqué à ce jour, j’ai téléchargé récemment son dernier album, « La Superbe ».

Mes amis.
Mes amis.

Je suis au paradis.

Comme je m’en veux d’avoir eu tant d’a-priori sur un être forcément exceptionnel puisqu’il a su écrire et composer cet hymne troublant dont je ne parviens plus à me débarasser depuis des jours : Ton héritage.

Cette célébration de l’à-côté, de n’être comme personne et de sortir les rames à chaque instant, ça me parle si vous saviez. Surtout ces temps-ci où je cours si vite après le temps qui s’échappe, mes bébés qui grandissent et un nouveau nid qui ne veut pas montrer son nez.

Et me voici, hier, dans le bus qui m’emmenait hier chez un client, les yeux clos, mon Ipod vissé trés fort dans les oreilles, à écouter en boucle cet album bouleversant.

Me dire qu’il y a un homme capable d’écrire ces paroles, créer ces mélodies, varier les plaisir à ce point, cela a enchanté ma journée. De la « Brandt Rapsodie » confondante et maîtrisée, au chaloupé « Si tu suis mon regard » c’est bien simple, j’ai tout aimé, tout bu, tout digéré et tout absorbé comme une assoiffée.

Alors voilà, le personnage me paraît tout à coup moins antipathique, ses états d’âme se convertissent en profondeur et sa distance en talent. Je suis heureuse de l’avoir découvert, même tard.

Et dans la série « ça régale mes oreilles », je ne peux me retenir de vous confier que Felipecha sort son nouvel album. Pire que réussi. Je ne vous dis que ça.

Après ce teasing lolesque je vous laisse donc attendre sa sortie le 14 mars en vous confiant que cette fois-ci je n’y ai rien écrit et que manifestement ils y ont sacrément gagné. Je n’en dit pas plus sous peine de lever l’embargo mais vraiment VRAIMENT faites des noeuds à vos mouchoirs, histoire de ne pas vous retrouver comme moi, 3 ans après tout le monde à découvrir la lune…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 10 février, 2011
A 9:30
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APHONE

Aujourd’hui je chuchote. La grippe m’a clouée au lit ces 3 derniers jours et voilà que je me réveille un peu moins fourbue, toujours un peu fiévreuse…mais sans voix.

Si vous me connaissez, vous imaginez sans peine mon supplice.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 7 février, 2011
A 7:28
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Engin du diable et gros suédois

Hier soir, après une journée épique, je m’apprêtais à coucher ma Joliepetite discrètement (partage de chambre avec bébé oblige). J’arrive donc sur la pointe des pieds, dans le noir, mon colis dans les bras.

Je n’étais pas peu fière de mes galères du jour rondement menées (visite à 3 chez le médecin, absence anticipée de la nounou, boulot-boulot-boulot) et touchais du doigt mon paradis : deux mômes qui dorment, un mari m’attendant sagement dans la chambre, un estomac plein de lotte délicieuse (oui en plus je trouve le temps de mitonner des bons petits plats, je suis sans doute la réincarnation de Mary Popins…ou du frère Demorand qui ressemble à un mousquetaire, faut voir).

Bref. Je me pointe dans le noir, à pas feutré.

Quand soudain un objet diabolique et non-identifié me fait trébucher. Qu’importe, j’entreprends de l’enjamber en exerçant mon talent bien connu pour l’équilibre précaire. Il s’avère que ledit objet avait une forme tout à fait inanticipable, du type tentaculaire et une armature dure. Très dure.

Comme il se doit, je me suis donc explosée à terre avec ma petite douceur de 14kg dans les bras.

Elle a eu mal, un peu. En mère courage j’ai amorti tout le choc, m’incrustant à jamais le rebord du lit dans le tibia et le coin de la table de nuit sous le coude.

Mais mon bébé n’a rien. Quelques griffures sur la clavicule. Pourtant, bien entendu, c’est là que le cirque a commencé : pleurs de la petite, qui réveillent le petit, puis arrivée de la douleur à mon cerveau qui crie depuis ouïe ouïe ouïe à chaque pas et engueulade avec Prince-Prince qui faisait rien que couper ma vague (celles qui ont lu les Hommes viennent de Mars me comprendront).

Tout ça s’est terminé aux alentours de 22 heures. Ruinée, ma soirée cocoon.

Tout ça à cause de?…

Une trottinette. Une putain de trottinette Dora l’Exploratrice. (engin du diable s’il en est).

Du coup, je me suis dit que décidément, il allait falloir déménager. Et je pense avec émotion à cette pub Ikea :

RANGEZ!

(à part ça, j’ai l’air d’une femme battue maintenant, avec des bleus gigantesques étalés sur mon pauvre petit corps. Tout juste ce qu’il faut pour gérer une journée de boulot énorme sans nounou avec un bébé râleur qui fait ses dents à 3 mètres de moi. Schkoumoune, quand tu me tiens…)

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 1 février, 2011
A 8:08
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