Ceciel, Tête en l’air…

 

Bon vin

De ces quelques années avec Prince-Prince, un étonnement persistant me saisit lorsque je repense à ceux que nous étions 6 ans auparavant. Je vous fais le tableau :

Lui, serial dragueur beau comme un astre mais aussi subtil qu’un cromagnon, bosseur acharné et bringueur invétéré.
Moi, working minette parisienne survoltée, indépendante au dernier degré, impayable au volant de ma caisse à savon cabossée des ailes jusqu’au toit.

Deux bulles de champagne qui se croisent un vendredi soir sur les conseils inspirés d’un ami…et ne se quittent plus. Le reste de l’histoire, vous le connaissez. Amour, Gloire et beauté, grandeur et décadence, petite maison dans la prairie et le choix de Sophie, tout ça tout ça.

Avec le recul, je ne changerais pas une virgule à ces années même si toutes n’ont pas été flamboyantes. Nous voici 6 années plus tard, indubitablement assagis mais toujours terriblement amoureux, beaucoup plus même.

Et j’ai des sueurs froides en repensant à la légèreté avec laquelle nous nous sommes engagés l’un vers l’autre il y a 6 ans. A notre absence quasi totale de réflexion lorsque nous avons décidé de faire un bébé, de nous marier. Nous nous connaissions depuis 4 ou 5 mois.

Alors oui, disons que la vie fait bien les choses. Disons aussi que nous avons eu un flair du tonnerre et qu’il faut suivre ses intuitions. Mais les amis, franchement, en tant que maman aujourd’hui, je me demande bien ce que je ressentirais si ma fille m’annonçait mariage et bébé avec un homme inconnu rencontré 4 mois plus tôt?

Car aussi heureuse sois-je aujourd’hui aux côté de mon Prince-Prince, je mesure la part de chance incroyable qui est la nôtre d’avoir su se trouver, se reconnaître, s’apprivoiser, grandir ensemble, et cultiver cet amour si bien que nous le voyons -presque étonnés- croître un peu plus chaque jour.

Devant ce coup de bol insensé, le vertige m’avale, je me sens assez petite et chanceuse. Et surtout, je n’ai pas le coeur de juger ceux que la vie éloigne du compagnon de leur choix. Ont-ils eu tort, ont-ils failli? Peut-être un peu, mais peut-être pas tant que ça et sans doute pas tous.

Bien sûr on peut dire qu’il faut de la persévérance et de la patience pour tenir longtemps un couple, et que ces qualités ne sont pas l’apanage de tous. Mais reconnaissons aussi que c’est beaucoup plus facile à faire lorsque nous avons face à nous un homme droit, fiable, joyeux et honteusement canon (non je n’exagère rien désolée les filles) que lorsqu’on découvre peu à peu qu’on a choisi une peau de vache déguisée en fleur.

L’amour est un pari, voilà tout. A ce jeu-là, j’ai gagné au loto. Même si certains de nos amis pourront sourire devant ce post, connaissant les engueulades mémorables que j’échange avec mon bien-aimé et les reproches -inévitables- qui existent entre nous, il est un sentiment puissant et évident qui balaye cette écume des jours avec facilité.

La joie.

La joie quand je le vois, quand nous discutons, quand nous parlons d’avenir ensemble. La joie dans les moments passés avec lui. La joie aussi quand je me dis que j’ai un bol de tous les diables de partager ma vie avec cet homme en or.
La joie surtout quand je réalise que tout cela, je ne le savais pas il y a 6 ans mais que la vie m’a fait un sacré cadeau (… qu’elle me fait payer cher parfois, reconnaissons-le mais tout a un prix, faut croire).

Alors, en ce lundi matin de rentrée, merci la vie et longue vie aux amoureux.

(non ce post n’était ni sponsorisé par l’église catholique ni par Guillaume Musso. On a le droit d’être de bonne humeur, merde!).

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 29 août, 2011
A 8:59
Commentaires : 3
 
 

Regonflée

Non les vacances ne furent pas exactement reposantes (un déménagement, 3 allers-retours en Normandie pour aller bisouiller les marmots, une descente apocalyptique jusqu’à Nîmes puis un interminable retour nocturne…) mais contre toute attente elles sont su me déconnecter – un peu- du travail et nous ont donné le temps nécessaire pour apprivoiser l’idée que la Bébée d’hiver naîtra avec deux pieds bots.
Oui, les deux.
Oui, encore un bébé tout tordu et les regards bizarres des gens dans la rue.
Mais bon, il y a fort à parier qu’elle sera aussi belle et dingue que son frère et sa soeur alors ça nous va. On va la bichonner, elle est ses beaux-pieds.

J’ai donc repris le travail la semaine dernière avec une toute relative fraîcheur, mais clairement plus vaillante qu’en juillet, lorsque nous croulions sous les cartons, les rendez-vous médicaux et le travail frénétique d’avant-vacances.

Nous voici donc dans notre nouveau nid auquel je trouve un charme fou,. Pas celui des vieilles pierres mais celui de la fluidité d’un logement neuf, clair et droit, où tout a sa place et où tout est bien pensé pour une famille telle que la nôtre. Finis les longs couloirs inutiles, finies les chambres disséminées ça et là dans l’appartement. Nous avons désormais une immense pièce à vivre baignée de lumière et donnant sur un parc paisible, et un « espace nuit » avec les chambres et salles de bain de rigueur pour une famille – bientôt- nombreuse (fait péter la carte SNCf, youhou). Rien de dingue, juste notre chez-nous, facile à vivre et harmonieux, et bêtement, ça me fait du bien. Matérialiste je suis. Amoureuse de la fluidité, surtout.

Nous avons de plus le plaisir de conserver notre nounou, qui à l’exception d’une absence totale d’aptitude pour la ponctualité, se révèle irréprochable et nous adoucit bien la vie après les mois chaotiques (merci Pocahontas).

Je reste néanmoins assez circonspecte sur le fait qu’elle porte des strings, des talons hauts et soit dotée du gabarit d’Eva Longoria mais ne nous plaignons pas d’avoir la nounou la plus canon et pétillante de notre banlieue sage. Je prie juste pour mon prince-Prince ne soit pas atteint brutalement du syndrôme dit « Jude Law » notamment au moment critique – inévitable et honni- où mon poids dépassera le sien.

Je reprends donc mon cartable vaillamment, pas ravie mais pas accablée non plus, espérant juste pouvoir prendre assez soin de moi pour tenir les 2 mois qui me restent à tirer avant de me mettre au vert en prévision de la ponte (je sais mon romantisme me tuera).
Cela dit, pas facile de vivre sereinement mon état de patate farcie avec 2 marmots à la maison dont les tailles culminent royalement à 1,04 m pour la grande et 80 cm pour le petit. Ca en fait des heures à raz de terre avec mon gros bidon et une sciatique persistante. Ca en fait des kilos d’amour à ramasser à terre pour les coller (au choix) au lit, au coin, sur leur chaise, etc.

Je repense avec émotion à ma première grossesse, celle où je ne portais aucun objet dépassant le kilo, où je dormais 10 heures par nuit et ne dérogeait pas à la petite sieste d’après-repas, celle où je m’indignais de devoir marcher plus d’1 km et où mes proches m’enjoignaient de me ménager. C’est aussi celle où je ne mangeais ni fromage, ni charcuterie et où je regardais toutes les crudités d’un oeil méfiant.

Je peux vous dire qu’arrivée à la 4e grossesse, le charme magique s’est dissipé, tout le monde a repris une activité normale et les seules personnes à se souvenir que je suis enceinte sont les médecins qui sont payés pour ça…

Même pas grave, . Entre temps je me suis rendue compte que je n’étais tant que ça en sucre et que j’ai au moins la chance de garder les bébé bien au chaud comme dans un coffre-fort.
C’est vrai que je me vautrerais bien dans un océan de glande et de douceur mais finalement cette époque est révolue et tant pis. Une autre s’ouvre, celle de la vie à 5, celle de notre nouveau nid, celle où nous avons définitivement grandi. Et si les choses n’ont plus toujours le charme et la fraîcheur des découvertes et des premières fois, elles ont la densité et la profondeur de celles qu’on a comprises, acceptées, et qu’on peut -même- essayer d’apprivoiser et de façonner au lieu de les subir.

Bonne rentrée à tous…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 23 août, 2011
A 11:33
Commentaires : 6
 
 

1 an

Première bougie aujourd’hui pour Monsieur Sourire.

Il mérite son petit nom plus que jamais, cet enfant solaire plein de malice, d’éclats de rires et de cascades. Amoureuse je suis.

Demain, je préparerai un petit gateau sans lait, sans oeuf, avec amour. Je planterai une bougie dedans et lui chanterai Joyeux anniversaire les yeux dans les yeux.

Demain, nous serons dans notre nouveau nid, beau mais sacrément en bazar, où nous campons depuis 2 jours.

Demain, j’embrasserai Joliepetite, délicieuse depuis que nous avons un peu plus de temps à lui consacrer. Enjouée, polie, gourmande, belle à croquer.

Demain, je rirai avec mon Prince-Prince, comme presque chaque jour depuis que nous nous connaissons. L’humour en bannière et l’espoir en carburant, encore et toujours.

Demain, j’apprivoiserai encore un peu plus la différence de ma bébée à venir. Maintenant, j’ai bien compris que ce n’est pas si grave – contraignant oui – mais pas si grave.

Demain j’essaierai d’oublier le tumulte total des semaines et des mois à venir. J’essaierai à toutes forces de gommer la lente montée de l’anxiété et de me consacrer de fond en comble à savourer le bonheur de voir mon petit souffler sa première bougie, aidé de sa grande soeur, main dans la main avec mon amour.

Demain j’essaierai d’être un peu moins tendue. Trés fort. Je ne promet pas d’y arriver, mais essayer c’est déjà bien.

Petit à petit je grandis.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 1 août, 2011
A 20:57
Commentaires :1
 
 
 

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