Ceciel, Tête en l’air…

 
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La chute

Hier, pimpante et en talons, je m’apprêtais à aller déjeuner avec une cliente-collègue-copine (oui, les 3 sont possibles en même temps). Comme Prince-prince a kidnappé la voiture depuis 2 mois, j’entreprends pour m’y rendre de découvrir le réseau de transport en communs aux abords de notre nouvel appartement.

Toute à mes recherches d’arrêt de bus, nez au vent, je n’aperçois pas l’affreux panneau publicitaire aux longs pieds qui dresse un obstacle petit mais costaud sur mon chemin.

Ce qui devait arriver arriva. Je m’étale comme une crêpe au milieu du trottoir.

Midi.

Pas un chat dans les rues. Une chaleur de boeuf, improbable en ce 29 septembre.

Un genou explosé. Le fessier en compote. Et 20 kg surnuméraire à relever sans appuis.

En gros, j’ai la grâce d’une baleine échouée au milieu d’un salon. Impossible de me relever, j’ai maaaal. Je retire mes chaussures, décide de m’installer là, sur le bitume, pendant quelques minutes, le temps que la douleur passe et d’évaluer les dégâts.

J’ai mal.

J’ai trés maaal.

Oh la vache j’ai des contractions de folie.

L’espace d’un instant, je me suis vue accoucher devant le Monoprix, sur le trottoir sale, en pleine canicule. Alors je me suis mise à pleurer dans mes habits du dimanche.

Au bout de 10 minutes de solitude intense, un jeune homme de même pas 25 ans qui passait en voiture s’arrête devant moi. Tout sourire. Entreprend de m’aider à me relever. A l’air très impressionné par la couleur de mon genou et la taille de mon ventre.

Ultra-convaincante, je lui assure dans un large sourire plein de larmes que ça va aller et le remercie de m’avoir installé sur un petit muret. Il repart.

Je ne peux toujours pas bouger. Quelle conne.

15 minutes plus tard, le jeune homme réapparaît : « Ca me faisait souci de vous laisser là, toute seule, quand même ».

Je l’aurais embrassé, avec son sourire inquiet et ses grands bras musclés qui m’ont aidé à faire quelques pas.

Au final, j’ai appelé un taxi, retrouvé mes esprits (un peu), et passé la journée à marcher comme une septuagénaire, mais aucune casse n’est à déplorer.

Ce matin, au réveil, j’avais l’impression d’être passée dans une machine à laver et j’avais une pensée émue pour ce petit gars plein de gentillesse qui a été le seul à dépanner une baleine en détresse.

Les gens gentils existent. C’est pas croyable, non?

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 30 septembre, 2011
A 7:12
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Echappée belle?

Voilà 3 jours que je traîne ma misère sans bien comprendre pourquoi. Rationnellement, tout va plutôt bien : je vois arriver avec délice la quille du congé maternité, mon mari et mes bébés vont bien.

RAS, quoi.

Bah justement. Je me suis rendue compte que ma morosité est liée à une équation improbable née dans mon petit cerveau malade :

RAS = on l’a échappé belle, mais la prochaine fois, qui sait…?

Vous voyez le topo? En gros, je me réjouis des bonnes nouvelles pendant un temps approximatif de 45 secondes, le temps pour un poisson rouge d’oublier père et mère, puis mon inconscient appuie sur la touche Replay et me voilà partie dans des scénarios affreux et terribles de ce que serait ma vie sans l’immense coup de bol dont je viens d’être l’objet.

Ca me fait penser à la phrase de Dostoïevski « La talent sans la chance n’est rien« .

Je l’aime car elle force à l’humilité et qu’elle est terriblement vraie. Des fois, on se dit qu’on est le meilleur alors qu’on est généralement juste le plus veinard.
Bien entendu, le mérite, la persévérance et tout ça ont un rôle à jouer. Reconnaisson en effet qu’il est rare d’aboutir à quelque chose dans la vie quand on se contente d’astiquer un gros poil dans sa main … mais quand même, il faut admettre que le bol, il fait la pluie et le beau temps dans nos vie. Le salaud.

Voilà pourquoi je suis saisie de vertige, souvent, à l’idée qu’on est passé à un cheveu de la catastrophe.

Le souci, c’est que ça me fait ça quasiment tout le temps:

Ouf, ce soir Prince-Prince est rentré du boulot sans être pris dans un accident de voiture

Chouette, Joliepetite ne s’est pas faite enlever à la sortie de l’école.

Trop cool, la nounou de Godzilla n’a pas encore essayé de l’enfermer dans un placard.

Incroyable, ma bébé n’est atteinte d’aucune maladie incurable, je vais pouvoir lever le pied sur les recherches de cimetières.

Oui je sais j’ai un sérieux problème.

Du coup, de développe des tas de tics débiles pour conjurer le mauvais sort. Par exemple, vous ne verrez jamais quelqu’un sortir de chez moi sans que je lui dise « Sois prudent! ».

Résultat, ma fille de 4 ans est persuadée qu’on dit « Aurevoir, sois prudent » à tout le monde. Même à son petit frère quand il part juste prendre un bain. Ahem.

Mais je m’égare. Ce que je voulais dire surtout, c’est qu’il est épuisant de vivre constamment avec le sentiment d’avoir fait un hold-up et que la chance peut nous quitter à chaque instant. Du coup, dans les moments de tranquillité, on guette la prochaine galère et on se trouve presque désoeuvré sans tracas à gérer.

Heureusement, on peut toujours compter sur la vie pour dynamiser tout ça. Il faudrait juste que j’envisage les suprises qu’elle nous fait sous un angle possiblement optimiste :

Yeah, aujourd’hui j’ai gagné au loto

Wizz, j’ai perdu 25 kg en me nourrissant exclusivement de Nutella et de chips

So cool, mes enfants ont eu leur bac et leur permis de conduire à 4 ans et demi, comme ça on est tranquilles

Incroyable, la paix dans le monde est enfin arrivée et tout le monde mange à sa faim

Bref.

Je sens qu’il y a encore un peu de travail pour trouver le juste équilibre entre névrose obsessionnelle pessimiste et folie douce.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 29 septembre, 2011
A 8:19
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Les youpi et les fuck

J’ai décidé d’inaugurer une nouvelle rubrique de paresseuse : les youpi et les fuck. Ca permet, en vrac, de vous faire partager milles détails futiles de mon quotidien sans trop me fouler. Faudrait pas que je me fatigue ou que je me fasse une torsion de l’index à force de tapoter mon clavier.

Les Youpi :

- un week-end sans enfant pour célébrer l’anniversaire de Prince-Prince. Deux grasses matinées, un nombre incalculable d’heures passées sous la couettes avec Don Draper (Mad Men) pendant que Prince-Prince se faisait un marathon rugby-running-footchball
- une soirée en amoureux dans un resto charmant
- une soirée avec les copains dans un resto-hammam-pizzeria-jazz
- joliepetite sage comme une image ces temps-ci
- monsieur sourire qui grandit à vue d’oeil (et que nous allons renommer Godzilla pour cette raison)
- la fin de quelques missions pénibles
- le dernier mois de travail avant le repos de la guerrière
- trois trés bons livres lu ces derniers jours (Ce que je sais de Dora Candida / Rien ne s’oppose à la nuit / Le club des incorrigibles optimistes)
- l’internet et le téléphone de retour!
- SFR qui s’excuse et me rembourse sans rechigner les semaines de disette
- un couscous chez maman et les bougies qui brillent pour mon amoureux
- l’anniversaire de Joliepetite, bientôt, et mon plaisir à l’idée de lui faire plaisir
- l’été indien, la piscine et les lunettes de soleil
- le sevrage du Coca Zéro, facile
- le gynéco qui dit « tout va bien, vous êtes faites pour avoir des bébés, vous »
- les déjeuners avec Joliepetite chaque jour, maintenant qu’elle ne va plus à la cantine, ni à la garderie
- les souvenirs de mon enfance qui reviennent grâce à ces déjeuners familiaux, un luxe en région parisienne
- Prince-Prince surmotivé pour courir le semi-marathon

Les Fuck :

- cette angine qui ne passe pas. Et la trouille récurrente d’apprendre que c’est un gros vilain CMV (Doctissimo c’est le maaal)
- les premières kiné respiratoires qui font pleurer fort mon Godzilla. Mais ça lui fait indubitablement du bien.
- les kilos qui s’entassent sur ma balance (et sur mes fesses, surtout)
- les papiers administratifs qui s’entassent, eux aussi. Un déménagement c’est la plaie.

Pas grand chose, en fait. Faut avouer que la vie n’est pas vilaine, ces temps-ci…

Joyeux lundi les amis.

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Par ceciel
Le 26 septembre, 2011
A 7:26
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Il est beau mon poisson

Quand on rencontre quelques difficultés avec la santé de ses enfants, l’un des dommages collatéral est que l’on arrive à se réjouir de choses tout à fait improbables. Là où d’autres verraient un drame ou des annonces incompréhensibles, nous – parents d’enfants plein de surprises médicales – voyons des signes joyeux et encourageants.

Voilà comment, ce midi, Prince-Prince et moi nous sommes outrageusement réjouis lorsque la professeure de Necker nous a annoncé – suite à un scanner 3D légèrement oppressant- que notre bébé a un trés joli squelette.

Nous voilà donc nous congratulant tous d’avoir une bébée avec deux pieds-beaux mais aucune autre anomalie osseuse, semble-t-il.

De même, j’ai emmené hier Monsieur Sourire se faire piquer du sang pour la 4e fois de l’année (il a 13 mois je vous rappelle). Et bien figurez-vous que, telle une mère indigne, je m’en rejouissais!

Car peut-être, me disais-je, ces analyses seront les bonnes et mon piou-piou pourra goûter pour la première fois de sa vie aux joies du fromage et des yahourts bientôt. (Pour les oeufs, c’est pas la peine de rêver, en revanche, m’a dit le médecin. On en a pris pour longtemps, trééés longtemps d’interdiction de pâtisserie).

Voilà comment on se réjouit de peu. De mille petites choses qui sembleraient complètement hors-sujet pour beaucoup de parents chanceux.

Ou de beaucoup. Tout le système de valeur devient sacrément tordu, dans ce genre de situation, vous avouerez.

Mais le principal est là : nous serons bien 5 cet hiver.

Et bébée a un bien joli squelette, qu’on se le dise!

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Par ceciel
Le 21 septembre, 2011
A 14:18
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Rien ne s’oppose à la nuit

Un livre dont le titre emprunte ses mots à Bashung ne peut pas être totalement mauvais. Voilà ce que je me suis dit en choisissant ce roman sur le présentoir de la belle librairie où j’étais allée écouter Olivier Adam, il y a quelques mois.

Car – honte sur moi- je ne connaissais pas Delphine de Vigan. J’avais bien entendu parler des Heures souterraines, mais n’ayant pas lu ce livre je ne savais pas à qui je me frottais.

Ce fut donc un bon week-end que celui-ci. Plongée dans « Rien ne s’oppose à la nuit« , j’ai découvert les coulisses d’une famille un peu borderline et la sincérité d’une voix, celle de Delphine de Vigan.

Quel beau livre, que puis-je vous dire de plus?

L’auteur se plonge dans l’histoire de Lucile, sa maman, enfant sublimement belle puis adulte dévastée, à travers le portrait de sa famille fascinante. 8 enfants, une plongée au coeur des années 50 puis une remontée lente jusqu’à la disparition de Lucile il n’y a pas si longtemps.

En chemin, on croise des prénoms magnifiques – si peu typiques de l’époque- Milo, Violette, Tibère et les autres. Et l’on dévoile des peines, des drames, des fulgurances, des personnalités bien trempées, des doutes, des questions, des sensations.

Et je me surprend à me demander si c’est le romancier qui fait l’histoire. Ou si chaque famille recèle des trésors d’histoires – belles ou pas- qui ne demandent qu’à être racontées.

Edit : honte sur moi (bis). Je m’aperçois qu’en fait, j’ai lu « Les heures souterraines » l’année dernière dans le cadre de la sélection du prix Elle…je me souviens de l’avoir aimé mais pas adoré non plus. Ce roman m’avait semblé triste et léger, enveloppant mais pas captivant.
J’ai eu un peu les mêmes sensations en lisant « La délicatesse » de E. Foenkinos . Je sais, beaucoup de monde a adoré ce livre, mais il m’est apparu étonnamment superficiel, presque comique même dans sa simplicité. Je dois manquer de … délicatesse, sûrement.
Au final j’ai trouvé du charme à chacun, mais jamais la profondeur et la force que j’ai ressenties dans « Rien ne s’oppose à la nuit« .

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 19 septembre, 2011
A 8:03
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Râleuse

Râleuse, moi?

Oui bon je plaide coupable. Mais être dotée d’un certain sens critique, ça aide indubitablement dans la vie. A distinguer les écueils, comprendre le comportement des gens, décrypter une situation tordue.

Dans ces cas, je bénis le ciel de m’avoir donné cet instinct d’emmerdeuse qui m’amène à lancer des balises de détresse au bon moment, à m’échapper de situations avant qu’elles ne deviennent incontrôlables; à  survivre dans notre jungle sociale, tout simplement.

(Evidemment SFR est exclu du lot, ils sont hors catégorie).

Et puis, il y a toutes ces râleries qui n’ont rien d’utile mais que voulez-vous on se refait pas…Ces mille petites choses que je trouve insupportables et qui pourtant sont admettons-le- sans (grandes) conséquence.

Néanmoins, quelque part elles font partie de moi, comme mes goûts littéraires, la mauvaise habitude de grignoter du chocolat le soir aprés le repas ou cette tendance curieuse à démarrer toutes mes phrases par « Non mais… ».

En vrac, je lève le voile sur certaines de ces intolérances électives que je ne lâcherai pour rien au monde et qui finalement font de moi une râleuse professionnelle assez joyeuse :

- je râle quand les gens sont en retard de 15 minutes et se disent que ça ne vaut pas le coup de prévenir
- je râle quand les gens sont en retard de 2 heures et pensent que prévenir rend la chose acceptable.
- je râle contre les gens « de gauche » qui s’indignent de tout mais passent leurs journées à caresser l’immense baobab qu’ils ont dans la main.
- je râle contre les gens « de droite » qui pensent qu’ils sont plus malins que les autres. Alors qu’ils sont juste nés au bon endroit au bon moment, souvent.
- je râle contre les gens qui n’écoutent que d’une oreille.
- je râle contre les gens qui ont une théorie sur tout parcequ’ils ont lu Science& Vie dans les toilettes ce matin (ça marche aussi avec le Courrier International).
- je râle contre les gens qui disent sans arrêt qu’ils vont déménager et changer de vie. Alors qu’ils ne font déjà rien de leurs week-ends.
- je râle contre les femmes enceintes qui font comme si elles avaient une maladie très invalidante pendant 9 mois. Ca discrédite la profession, vous comprenez.
- je râle contre les gens qui s’économisent. Mais en demandent beaucoup aux autres.
- je râle contre mes nerfs qui lâchent quand Joliepetite me demande 80 fois « Maman, pourquoi…. » en seulement 2 heures.
- je râle contre le statut de chef de petite entreprise, qui donne beaucoup de devoirs mais aucun droit. Aucun.
- je râle contre le temps qui file et ces petites rides de fatigue qui me poussent un peu partout (là où la cellulite n’a pas pris toute la place, j’entends).
- je râle contre les gens qui comparent. Qui évaluent. Qui jalousent. Qui réclament. Et qui donnent si peu d’eux-mêmes.
- je râle contre ceux qui ne savent pas sourire. Les qui-boudent-leur-plaisir. Eclatez-vous, merde!
- je râle contre ceux qui pensent qu’un enfant doit être sous perfusion parentale 24/24h.
- je râle contre les gens qui veulent utiliser des mots compliqués dont ils ne connaissent pas vraiment le sens.

Voilà. J’aurais aussi pu râler contre les caleçons sales qui traînent, les paires de chaussettes dépareillées et les congélateurs mal fermés mais je trouvais ça plus honnête de vraiment parler de ce qui bourdonne tous les soirs dans les oreilles de mon pauvre Prince-Prince.

Et puis, pour faire bonne mesure, je vous fait aussi une petite liste des j’aime…

- j’aime le calme de Prince-Prince quand je râle
- j’aime les gens qui n’ont pas peur des responsabilités
- j’aime les gens qui savent tendre la main au bon moment
- j’aime les gens qui savent que la pudeur n’est pas de la distance
- j’aime les gens qui savent résoudre un problème. Et ensuite avancer.
- j’aime les gens qui savent créer.
- j’aime les gens curieux et sans tabou. J’aime leurs questions déconcertantes (tant qu’il n’y en a pas 80 en 2 heures)
- j’aime les copines un peu folles qui ont toujours une attention touchante, en passant
- j’aime les copine douces qui ont toujours peur de déranger mais trouvent toujours les mots qu’il faut
- j’aime les copines bien dans leur baskets qui sont contagieuses de santé et de bienveillance
- j’aime les bébés ronds avec une pêche d’enfer et l’oeil coquin
- j’aime les hommes qui aiment la vie, LEUR vie
- j’aime les gens qui ont du bon sens
- j’aime les poèmes de Victor Hugo, surtout ceux qui parlent de Léopoldine
- j’aime regarder les vieilles photos où j’étais jeune et mince et me dire que tout est encore possible, même si le temps a passé
- j’aime le regard de Prince-Prince quand je me fais jolie (rarement je l’admets)
- j’aime les cheveux ébouriffés de Joliepetite le matin
- j’aime les institutrices old school qui donnent des images aux enfants sages
- j’aime les voisins qui jurent leurs grands dieux que « oh non, on n’entend pas du tout vos enfants, vous ne nous dérangez pas! »
- j’aime avoir des attentions pour les gens que j’aime même si j’ai souvent l’impression que ce n’était pas assez
- j’aime avoir des attentions pour des gens qui n’ont jamais connu ça
- j’aime espérer que la suite sera encore meilleure…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 16 septembre, 2011
A 12:15
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SFR & moi

SFR & moi ça n’avait rien d’un amour vache. Une longue histoire sans nuage, vieille de…pfiuu, 15 ans au moins. Le premier portable offert par ma maman pour mes 21 ans était déjà un SFr, c’est dire.

Depuis, je suis restée fidèle, sans grande imagination vous avouerez, mais quand tout va bien, ben…tout va bien.

Et puis le drame a commencé il y a environ 1 an.

Un gentil conseiller m’appelle pour faire un bilan de ma consommation et me proposer le forfait le plus adapté. A l’époque je dépensais dans les 60€ par mois. Après l’intervention du charmant monsieur, je me suis non seulement retrouvée ré-engagée pour 24 mois mais en plus mes factures mensuelles taquinaient les 100 € chaque mois.

Avec ces conneries, je me suis retrouvée incapable de changer de portable alors que mon Blackberry indispensable pour le boulot rendait l’âme lentement mais sûrement…En effet, je m’étais ré-engagée, donc je ne valais plus rien sur l’autel de la consommation, SFR ne voulait pas me vendre un seul téléphone à un prix correct.

Echec.

Patience.

Puis vint le drame, l’authentique.

Cet été, nous avons déménagé. Disciplinés et inquiets, nous avons préparé toutes les démarches un mois à l’avance pour nous assurer qu’il n’y aurait pas de longue coupure dans notre service Box, puisque je travaille à la maison et que sans box, pas d’internet, pas de téléphone. Pas de business, quoi.

Les gens du service client ont été gentils et charmants. Après une coupure de quelques jours, nous avons retrouvé début août toutes nos connexions, la vie était belle, j’étais une femme heureuse, ma petite entreprise était en pleine crise mais pas technologique c’était déjà ça.

Et puis, et puis…brutalement, le 31 août : plus rien. Nada. No phone, no TV, NO INTERNET!

J’étais à peu de choses près l’équivalent d’une carpe hors de l’eau. De l’air, de l’air…

Bien entendu toutes mes tentatives de dialogue avec le service client se sont terminées sur des échanges délirants à base de « vous avez résilié votre contrat! » « mais non pas du tout! » et autres « contactez Orange pour ouvrir une nouvelle ligne »…enfin des trucs classés X en ce qui me concerne.

Pour finir, j’ai pleuré au téléphone en réalisant que personne ne m’aiderait et que j’étais coupée du monde avec une entreprise à faire tourner dare-dare en cette rentrée…pour le moins tonique.

Prince-Prince, vaillant, a tenté de renouer el dialogue avec le service client. On lui a servi de toutes autres explications avec en gros comme consigne audacieuse et salvatrice: attendre.

Finalement au bout de 48 heures de solitude intense, SFR m’informe qu’une clé 3G est gracieusement prêtée pour m’aider à me connecter à internet le temps que notre problème (incompréhensible à ce jour) soit résolu.

Rebelote.

Clé 3G ne marche pas avec mon Mac. 3 appels et une visite au magasin SFR plus tard, personne n’a la solution et les gens du service client soufflent bruyamment dans le téléphone en me parlant comme à une demeurée. J’ai un Bac +5 et quelques capacités à lire un mode d’emploi mais décidément ils semblent persuadé que je suis personnellement en cause si leur clé ne fonctionne pas.

Le soir venu, Prince-Prince mon sauveur (bis) coche quelques options sur mon ordi, et miracle, la clé marche. Pourtant il n’a jamais bossé chez SFR, je vous l’assure.

Mais le bonheur fut de courte durée. 3 jours plus tard, la clé 3G ne marche plus. Le service client (encore lui), m’explique que c’est normal, mon problème est réglé donc la clé de prêt cesse de fonctionner.

Hum. Mon problème est réglé? Mais alors pourquoi je n’ai toujours pas de connexion web, ni TV ni téléphone?

Le monsieur m’explique un truc scabreux à base de hautes nunances du type : « Mais madame le problème est techniquement réglé, donc on considère que ça marche chez vous. Maintenant, c’est vrai que l’activation effective peut mettre jusqu’à 3 semaines. Mais j’y peux rien, vous devez rendre la clé de prêt manu militari ».

Vous suivez toujours? En substance, c’est une sodom*** technologique avec gravillons et sans poursuites judiciaires.

Finalement, devant tant de nullité et face à mes clients furieux, j’ai fini par acheter un clé 3G PAYANTE chez SFR. Ouais, trop bonne trop conne je suis.

Vous allez pas le croire : elle a marché 3 jours et puis…pfiiiiut. Plus rien.

Le service client (mon meilleur pote désormais) m’explique que pas de bol, le réseau 3G autour de chez moi a sauté et sera rétabli sous 3 jours.

A ce stade-là c’est plus de la nullité ni de la shckoumoune, c’est carrément de la haute voltige.

Depuis, je me connecte depuis le Quick du coin de la rue, ou je vais à Paris pour faire de la 3G sauvage là où le « réseau » n’a pas planté.

A part ça, je suis enceinte de 7 mois, aujourd’hui j’étais à Necker (encore) et j’ai parlé avec des mamans qui ont toutes des enfants cabossés à me donner envie de quitter ce monde cruel, et Monsieur Sourire hurle à la mort toutes les nuits car il pense visiblement comme tout les hommes qu’un rhume est une maladie grave et douloureuse.

Je rêve donc :
- petit 1 : de dormir
- petit 2 : qu’on me foute la paix
- petit 3 : qu’on me foute la paix (bis mais ça fait du bein)
- petit 4 : de ne plus fréquenter aucun hôpital jusqu’à mon accouchement (radieux et sans douleur, ça va de soi)
- petit 5 : que SFR soit damné sur 10 générations
- petit 6 : que ma connexion internet marche miraculeusement et sans avoir besoin d’un doctorat en informatique (ou en gestion de la colère)

Ce mois de septembre n’est qu’un long calvaire, non?

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Par ceciel
Le 15 septembre, 2011
A 16:33
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Walt Disney sauce piquante

Nous avons mangé Thaï vendredi soir.

Joliepetite, découvrant les nêms, demande ce que sont ces drôles de trucs dans son assiette.

- « Des nêms », lui répondons-nous.

- « Comme dans Blanche-neige? » interroge-t-elle.

Un ange passe. Je ne comprends rien à sa remarque. Prince-Prince non plus.

Joliepetite s’énerve :

« Mais si! Blanche-neige elle aussi, elle a des nêms. Ils sont sept, même! ».

Hum.

Donc ma fille de presque 4 ans a l’air de penser que Blanche-neige avait 7 potes frits et croquants avec lesquels courir dans les bois tandis que la vilaine sorcière astiquait son miroir.

Pourquoi pas.

« Blanche-neige et les 7 nêms », ça tombait sous le sens, pourtant. Je me demande pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt.

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Par ceciel
Le 12 septembre, 2011
A 9:37
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L’arlésienne

Voila  deux ans que je cherche un associé pour partager mes tracas, mes dollars et mes joies avec un alter ego professionnel. Pas facile cette quête, c’est à  peu près aussi simple que de trouver l’homme de sa vie, c’est dire.

Il faut avouer qu’il y a un peu de ça; associer sa boîte à une autre personne, c’est lui accorder une confiance everestienne et se dire qu’à deux ce sera mieux que seul, ce qui n’est pas toujours vrai quand on foire son casting vous en conviendrez.

Voilà  pourquoi j’ai cherché, longtemps. J’avais deux personnes en vue. Et puis miraculeusement une troisième – évidente – s’est manifestée spontanément. J’ai bondi sur l’occasion, trop heureuse de monter un projet avec une personne pour laquelle j’avais autant d’estime et en qui j’avais confiance. Et puis bourrée de talent aussi, il faut le reconnaître.

Et puis, 2 ans ont passé comme ça, pfiuut.

Deux ans durant lesquels j’ai patiemment rassuré, brossé dans le sens du poil, écouté, partagé, offert.
Deux ans à écouter les mille bonnes raisons qu’il invoquait pour reporter ce projet pourtant assez bien ficelé. Sa recherche du moment idéal, de la configuration stellaire parfaite assortie à  une organisation familiale et patrimoniale optimale. Vous savez, cette quête impossible qui fait que certains restent 40 ans au même poste parcequ’ils n’ont jamais « eu la bonne occasion »

Jusqu’à  cet été. Pressée par mon départ en congé maternité, j’ai déclaré venu le temps du « maintenant ou jamais ». Il me fallait bien un coup de main pour gérer la tambouille en mon absence.

Mais rien face à moi, ou pas grand chose. Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots. Comme en amour, je vous disais…

Je parlais business, projets, enthousiasme, plannings, rendez-vous. Il me répondait oui-oui-peut-être, gros sous, prix de l’immobilier, n’importe quoi en fait pour ne pas avoir à démissionner de son beau poste au chaud.

Alors aujourd’hui, à la faveur d’une immense fatigue due à un Monsieur Sourire en mode nuit blanche hier soir, j’ai craqué. J’ai envoyé un simple mail, trés court, trés factuel, disons non merci arrêtons-là, je vais planter mes choux ailleurs.

C’était tout simple et ça m’a enlevé le poids de mois – voire d’années – d’incertitudes à guetter l’arrivée de mon arlésienne. Ce personnage tant attendu, rêvé, idéal, qui finalement ne s’est jamais montré à la hauteur de ses promesses.

Me revoilà  donc, à  quelques semaines du congé maternité le bec dans l’eau, seule dans mon froc comme dirait Renaud.

Mais me voilà  aussi libre.

Alors je vais boucler mes derniers dossiers, pondre ma bosse aux beaux-pieds, prendre soin d’elle et de ma petite famille délicieuses, et au printemps…Au printemps, comme les hirondelles, je verrai bien où je pose mon nid.

Peut-être dans une entreprise, parceque le boulot solitaire c’est bien mais ça lasse, aussi.
peut-être trouverais-je l’associé de mes rêves…sur un malentendu, on ne sait jamais, ça peut marcher.
Peut-être reprendrais-je comme aujourd’hui, tout simplement parcque les choses ne marchent pas si mal ainsi.

Nous verrons. Mais je n’attendrai plus l’arlésienne. C’est déjà ça, non?…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 7 septembre, 2011
A 16:30
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Brève de rentrée

Le Jour J était arrivé.

J’avais passé une semaine à préparer ma poulette à la rentrée dans une nouvelle école, avec une nouvelle maîtresse et des nouveaux copains. Nous étions fin prêts.

Ce matin, au petit jour, toute la famille au garde à vous. Propres et luisants tels des sous neufs nous sommes arrivés à l’école en famille, prêt à déposer notre précieux colis aux pieds de la gentille maîtresse.

Bonne nouvelle, elle est jeune & jolie. Oui je sais ça n’est gage de rien, mais j’ai tendance à penser qu’une jeunette saura suivre la pêche incanalisable de Joliepetite plus sûrement qu’une arthritique de 59 ans.

Oui mais. Il y a toujours un mais.

Joliepetite, nerveuse comme un élastique fou, sautillait sur place dans la queue d’attente devant la maîtresse. Discipliné, chacun attend patiemment avec son enfant le moment de récupérer le petite collier à son nom et une pochette pleine de trucs à signer.

Fidèle à ses habitudes, ma petite trépigne, s’impatiente, tortille ma jupe. Une fois. Deux fois. Trois fois. Finit par dévoiler carrément mes augustes cuisses aux yeux de tous (rétention d’eau, grossesse et surpoids sont les meilleurs amis de la pudeur, croyez-moi).

Je la tance :
- « Joliepetite, arrête de soulever ma jupe! »
- « Pourquoi maman, t’as pas de culotte? »
- ?…
Puis, soulevant carrément ma jupe :
- Ah mais ouais,en fait t’as pas de culotte!« .

Voilà comment je me suis sûrement fait plein d’amis le jour de la rentrée dans une nouvelle école. Merci ma fille, désormais je serais donc la mère enceinte dépravée qui a une gamine intenable.

En plus, pour info J’AVAIS bien mis une culotte. Malpolie ET mytho, ma gamine…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 5 septembre, 2011
A 7:44
Commentaires : 5
 
 
 

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