Ceciel, Tête en l’air…

 
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Elle a 4 ans

Et mal aux dents.
Vous voyez une explication?

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Par ceciel
Le 28 octobre, 2011
A 5:00
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Godzilla, quoi…

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Par ceciel
Le 27 octobre, 2011
A 9:53
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26 octobre 2007

Il y a 4 ans, j’attendais impatiemment la sortie du dernier tome d’Harry Potter. Et puis, accessoirement, l’arrivée sur terre de notre Joliebébé.

Elle est arrivée comme prévu, ponctuelle, le jour dit.

Je n’ai aucun mauvais souvenir de cette soirée douce; j’ai accouché calmement dans une clinique feutrée, en pleine nuit comme j’en rêvais. Il n’y avait entre Prince-Prince et moi qu’un silence tranquille et une anxiété maîtrisée. Nous avions vécu le pire, cette soirée ne pouvait qu’être meilleure.

J’avais emmené mon ordinateur et quelques épisodes de Desperate Housewives pour passer le temps. Nous n’avons pas eu à nous en servir. Nous nous parlions doucement, le temps nous a semblé court, pas tout à fait 3 heures, et un petit soleil rouge est apparu soudainement dans nos bras.

L’un comme l’autre nous nous sommes retrouvés légèrement interloqués devant cette brutale apparition chaude et vivante. Pas de larme, pas de grandes émotions. Plutôt le sentiment d’un juste retour des choses, d’une réconciliation avec la vie « normale ». C’est plus tard, bien plus tard, que nous avons appris à adorer cette petite fille magique pour ce qu’elle était et non pour ce qu’elle comblait en nous.

Quatre ans plus tard, Joliepetite est toujours un soleil. Un soleil aux yeux sombres et expressifs, au caractère bien trempé, au coeur d’or et à l’intelligence fine.
Elle est aussi une tornade surexcitée qui prépare son anniversaire avec attention. Paquets de bonbons, gâteaux, décoration…elle met un soin méticuleux à préparer sa fête. Il faut dire que ces 4 ans, qu’elle attend depuis au moins…364 jours.

Cet après-midi, il y aura donc des enfants surexcités partout chez nous, des ballons accrochés aux murs, du sucre plein les assiettes et un clown-marionnettiste pour prêter main forte à la baleine paralytique que je suis en ce 9e mois de grossesse.

Il y aura aussi les souvenirs précieux que je garde de ces 4 années, ceux qui témoignent du chemin parcouru, du talent de Joliepetite pour rendre la vie belle (et bruyante) et souder notre petite famille.

Et je regarde avec une pointe d’étonnement mon bébé Godzilla qui emprunte le même chemin au pas de course et qui sera dans quelques semaines détrôné de sa place de petit dernier par une minuscule bébée aux beaux-pieds.

Il y a 2 jours, pourtant, il s’endormait rond et chaud dans mes bras, son biberon au bec, comme le nourrisson qu’il était encore il n’y a pas si longtemps.

Croyez-moi, j’ai savouré de fond en comble ce moment rarissime et délicieux qui avait un goût de dernière fois.

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Par ceciel
Le 26 octobre, 2011
A 8:21
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Bonne pioche

Parmi les romans achetés à la belle librairie la semaine dernière, une inspiration du moment : « Embrasez-moi » d’Eric Holder.

C’est drôle, j’ai acheté ce bouquin pour deux mauvaises raisons.

D’abord parceque Vincent Delerm parle de lui dans sa célèbre « Fanny Ardant« . Si si, souvenez-vous : « Elle est assise sur l’étagère, entre un bouquin d’Eric Holder, un chandelier blanc Ikea et une carte postale de Maria ».

Ensuite, toute à mes achats compulsifs au gré des longues tables surchargée de la boutique, j’ai entr’aperçu le titre et lu à la va-vite« EmbraSSez-moi ». Je pensais donc trouver là un recueil de douces nouvelles romantiques à souhait.

Que nenni.

Le livre s’appelle en réalité « EmbraSez-moi ». Tout un programme.

J’ai entamé la lecture hier, délicieuse au premier abord.

Mais peu à peu, je me découvre embarquée dans un flot lent de nouvelles coquines, trés coquines, semi-érotiques disons-le. Chaque récit débute ainsi par touches subtiles, le décor est planté lentement, les personnages prennent corps avec finesse, comme dans un vrai bon recueil « classique »…et soudain l’univers bascule et voilà le lecteur emmené dans les joies du triolisme, des amours interdites, des souvenirs humides de jeunesse…

Quel drôle d’effet, la collision entre la délicatesse de ces récits, la douceur de cette plume, et la crudité des descriptions et des situations. J’imagine que l’effet serait le même si l’on découvrait un porno tourné par Eric Rohmer.

Bref. J’ai acheté un recueil d’Eric Holder, et ce fut plus distrayant que prévu.

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Par ceciel
Le 25 octobre, 2011
A 7:52
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O sole mio

D’accord il ne fait pas chaud et le soleil n’est pas exactement au rendez-vous, mais dans mon coeur c’est le mois d’août.

Et oui, depuis aujourd’hui je suis en congé maternité.

Alors oui bien sûr je continue à avoir un oeil sur mes petites affaires et les aimables remplaçants qui feront le travail en mon absence, mais j’en ai fini des réunions, des échéances et des soucis professionnels.

Ce qui est trés étrange dans tout cela, c’est que j’ignore à quelle date je reprendrai le travail. J’ignore même si je retravaillerai ou si ce sera pour poursuivre mon activité actuelle. Je laisse à la vie le soin de me surprendre; en me redonnant l’envie d’y aller, ou la certitude qu’il faut changer.

En attendant, je me prépare à au moins 6 mois de break, à bichonner ma bébée et regarder pousser mes deux « grands »…avec l’aide de la nounou si tout va bien (et jusqu’ici tout va bien, la crise Calgon semble derrière nous mais qui sait?…).

J’ai envie de savourer tous ces moments délicieux et de me vautrer dans l’absence de sollicitation intellectuelle pendant quelques mois. J’ai donc acheté une pile de bons livres en suivant vos conseils avisés, et je m’apprête à hiberner. Du soleil plein le coeur.

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Par ceciel
Le 24 octobre, 2011
A 13:10
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Travailler c’est trop dur…

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas causé nounou. Il faut dire que tout allait bien, pas de raison de me plaindre et pas d’anecdote désopilante. Un océan de tranquillité, si ce n’est une inaptitude quasi artistique de sa part à arriver (trés trés) en retard chaque matin.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, hier l’apocalypse a éclaté en quelques heures.

Notre brave nounou a « oublié » de récupérer Joliepetite de 4 ans à la danse. 45 minutes de retard pendant lesquelles ma petite a assisté à l’intégralité du cours suivant en attendant qu’on veuille bien venir la chercher.
M’a expliqué que tout était normal et qu’elle était sûre de ne pas s’être trompé d’horaire. A insisté. A un sérieux problème avec les horloges.
Puis elle a « oublié » de donner le goûter à mes 2 marmots qui, à 17H30, commençaient à frôler l’hypoglycémie (et l’hystérie)
Enfin, au rang des pertes matérielles, elle a brûlé notre plan de travail en posant une casserole brûlante à même le revêtement. Neuf, le revêtement.
Je passe sur la perte d’une chaussure, d’un doudou, d’un bonnet et de 5 tétines, égarées dans la rue en l’espace de 3 jours.

En bref, elle s’est donnée à fond dans la connerie.

Un peu remontée, j’avais prévu de lui parler au calme ce matin pour comprendre d’où venait cette soudaine crise de n’importe quoi après six mois de félicité sans nuage.

Je me suis fait couper l’herbe sous le pied : à peine arrivée à la maison (avec 40 minutes de retard, mais ça c’est banal), la nounou lance sans s’excuser le moins du monde le célèbre : « Il faut qu’on parle ».

Nous nous asseyons, je l’écoute attentivement. Et là, stupeur, la dame m’explique que ma présence à la maison perturbe son travail et qu’elle redoute le début imminent de mon congé maternité pendant lequel je serai encore plus présente à la maison.

Ebahie, je lui rappelle que je passe déjà mes journées à la maison depuis 6 mois et que cela ne semble jamais avoir posé souci. Et que passer 9 heures par jours enfermée dans mon bureau tout en supportant des retards épiques de sa part ne fait pas exactement de moi l’employeur le plus tyrannique du monde.

Ce à quoi elle me répond : « Mais madame, je suis nounou depuis 14 ans, je sais que les choses vont mal tourner quand vous serez en congé maternité ».

Ah. On touche au coeur de problème. En fait il n’y a aucun problème. Elle navigue en pleine science-fiction et suppute que les choses vont se compliquer. Donc elle panique par avance. Mais on peut aussi dire qu’elle crie avant d’avoir mal. En bref, elle est persuadée que le congé maternité va me muter en mère poule abusive et omniprésente elle m’en fait payer le prix par avance.

La naïve. Si j’avais le moindre potentiel de mère-poulitude en moi, cela fait longtemps qu’elle aurait découvert le côté obscur de ma force. Et compte-tenu des soins que bébée va demander, le temps que je vais passer à la maison va se réduire à bien peu, j’en ai peur.

J’ai donc réalisé combien cette personne que je côtoie 10 heures par jours depuis 6 mois me connaît bien mal et manque de psychologie. Mais j’ai aussi tristement réalisé au cours de ces 2 heures exténuantes de discussion ubuesques combien elle était absolument inapte au dialogue et à la confiance.

En bref, j’ai éteint l’incendie mais je ne serai pas étonné de la voir bientôt disparaître de notre doux foyer.

Et je réalise combien ma présence à la maison est un terrible frein à la légèreté de ces nounous sans cervelle. Combien, malgré ma bienveillance et ma discrétion absolue, je les oppresse car je suis spectatrice – bien involontaire- de leurs énormes ratés (emmener bébé à la Défense, oublier Joliepetite à la danse…).

Finalement, le reproche que formulent ces filles, c’est celui de ne pas leur accorder l’impunité totale. Elle disent oui à la fiche de salaire mais non au patron et aux responsabilités. Douces rêveuses…

Et justement, en voyant leurs fiches de salaire calculées au plus large, les avantages en nature que nous leur donnons, leurs horaires approximatifs et les multiples souplesses que leur offre le travail à la maison (téléphone, télé, radio, pause déjeuner, etc.) je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour toutes les caissières, ouvrières et vendeuses de France, fliquées à la minute près par des patrons omniprésents et obligées d’assumer des horaires fantaisistes pour un SMIC de misère.

Décidément, on n’a pas les mêmes valeurs.

Et je commence à penser que le moment fatidique où je vais arrêter de travailler pour m’occuper de mes marmots avance à grand pas. Comment faire autrement après avoir vécu tant de débandades? Où puiser la confiance?…

(je n’ai qu’un mot : vive la crèche).

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Par ceciel
Le 20 octobre, 2011
A 13:47
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Moi je ne fais qu’un seul geste…

Longtemps, j’ai cru que j’étais absolument étanche au charme des enfants et des bébés.

A 15 ans je criais haut et fort que je n’en aurais jamais. Et, lorsque je croisais l’une de ces étranges bestioles je ressentais un profond malaise devant leur fragilité, leur langage incompréhensible, leur gestuelle imprécise. Je me tenais à une distance prudente, souriant poliment, et me demandant à chaque fois pour quelle obscure raison les gens souhaitaient se reproduire et s’infliger cette étrange interaction avec une créature inachevée et tyrannique.

En bref, je n’étais pas une mère-née et mes quelques expériences du baby-sitting se sont limitées à maintenir une distance polie avec mes protégés avant de les coller au lit le plus tôt possible.

Et puis…je suis devenue maman.

Rien n’était évident pour autant. Nul feu d’artifice dans mon coeur ni déclic dans ma vie.

Plus d’une fois, je l’avoue, j’ai regardé Joliebébé d’un oeil loin d’être bienveillant. Je me demandais ce qu’elle attendait de moi. Je trouvais qu’un bébé c’était décidément bruyant, fatigant, ingrat. Pire, la liberté que je chéris plus que tout m’échappait, je me sentais m’étioler sans comprendre comment mes amies pouvaient s’épanouir dans cette curieuse relation mère-enfant.

Bien entendu, je mettais un point d’honneur à lui assurer tout le confort possible et partageais des câlins avec elle; l’odeur et la douceur du bébé restent des formules magiques, mais au fond de moi, le monstre d’impatience qui m’habite tournait en rond et se tenait prêt à rugir à la moindre contrariété.

J’étais comme ça. Pas faite pour la patience. Pas faite pour être maman. Mais j’avais plus tout envie de rendre ma fille heureuse parcequ’elle n’avait pas choisi d’être là et parceque je me doutais que, comme pour beaucoup d’autres choses, le temps est un allié précieux.

Finalement, c’est en voyant Godzilla grandir que je comprends beaucoup de choses et que je regarde Joliepetite avec plus d’indulgence et de tendresse. Avoir deux enfants c’est une chance supplémentaire de comprendre ses propres mécanismes et limites, mais aussi ce que chacun d’entre eux a de spécial, donc de précieux.

A présent, la patience n’est (presque) plus un effort.
A présent je perçois la fuite du temps et je comprends ce que chaque minute avec eux si petits a de délectable.
A présent j’ai compris que la logistique est au service de l’amour…et non sa condition.
A présent je comprends ce que la maternité a d’addictif.
A présent j’ai mis fin au combat entre ma vie de maman et ma vie de femme libre. L’une nourrit l’autre. J’explique à mes enfants que j’adore travailler, que j’adore lire, et que je ne les rejette pas lorsque je me consacre à ces activités. Dans le même temps, je n’accepte plus de mission qui mets ma vie de famille en péril. Et je leur lis des livres, souvent, car c’est ce que j’aime sincèrement faire avec eux. Exit la dînette et les petits poneys qui ne m’inspirent rien de rien. Au lieu de me forcer, j’équilibre et j’assume. Il me semble que l’adage est vrai : les enfants sentent quand leur maman est heureuse. Et comme le bonheur, c’est contagieux, ils se mettent au diapason.

Voilà comment j’ai retourné ma veste. Par petite touches successives, mes enfants m’ont apprivoisée. Aujourd’hui les décibels ne montent que rarement haut dans notre maison. Joliepetite et moi découvrons une autre relation. Elle a grandi, elle me parle, je la vois devenir si indépendante et vive que chaque dialogue avec elle me réjouit. Je suis fascinée de voir pousser l’intelligence chaque jour en elle, autant que chez notre incroyable Godzilla. Mes enfants sont des bombes, je vous l’avait dit?

Je me prends donc à rêvasser en me demandant ce que la bébée à venir me réserve. Energie pure, témérité et fulgurance comme ses aînés? Douceur, contemplation et délicatesse ? Voilà que j’ai hâte de faire sa connaissance.. Quel chemin parcouru.

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Par ceciel
Le 19 octobre, 2011
A 8:37
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Cher monsieur,

Je le sais, je vous ai contrarié de bon matin en bloquant l’accès à votre garage pendant 10 minutes. Je suis une vilaine fille.

Moi aussi cela m’aurait mise de très mauvaise humeur de ne pouvoir rentrer chez moi pour regarder le Télé-achat en jogging et croquer la baguette fraîche que vous étiez allé chercher.
Cela dit, admettez que lorsqu’on a le temps de traîner en jogging et se beurrer des tartines un mardi matin vers 8h30, il est probable que l’on ne soit pas à 10 minutes près. Admettez que vos vociférations étaient probablement un poil excessives au regard de l’emploi du temps de votre morne matinée de sexagénaire boudeur.

En revanche, la maman exténuée et suante, enceinte de 8 mois qui portait péniblement un bébé hurleur de 10 kg sous le bras, celle qui remontait sans souffle la côte satanique qui passe devant votre garage et mène à l’école maternelle tout près…cette maman sait tristement, elle, ce que c’est que d’être à 10 minutes près. D’ailleurs, avant d’en arriver à l’extrémité stupide de se garer à ce si mauvais endroit, elle avait longuement cherché une meilleure place, sans succès. Et la pression de l’horloge a finalement achevé ses tergiversations.

Parceque l’école n’attend pas.
Parceque l’école est située dans une rue étroite et pentue dans laquelle il est impossible de se garer correctement et qu’il lui est désormais exclu d’entreprendre à pied avec 2 enfants en bas âge et un ventre pesant.
Parceque les architectes – ou les urbanistes- ont eu une bien curieuse idée d’aller nicher une école maternelle dans un nid d’aigle inaccessible.

Cher monsieur, bien que la dimension défouloir de notre bref mais intense « échange » ne m’ait pas échappée, et que d’une certaine manière je la comprenne étant moi-même une sacrée râleuse, je voulais vous dire que parfois, il y a de la grandeur à se montrer magnanime lorsque l’effort vous coûte bien peu et signifie beaucoup pour l’obligé contrit qui vous fait face.

Et lorsque vous me hurliez qu’être enceinte n’excusait pas cette incivilité, songiez-vous que bien entendu, et bien au contraire, cela expliquait et excusait l’intégralité de cette situation inconfortable?

Mais pour cela il aurait fallu que vous sachiez ce qu’est être enceinte. Ce qu’est être une jeune femme engluée dans la logistique impossible du quotidien de fin de grossesse. Ce que c’est que d’emmener des enfants à l’école dans un établissement inaccessible pour toute personne un tant soit peu diminuée physiquement. Ce que c’est que d’avoir des enfants rapprochés.

Et par-dessus tout il aurait fallu que vous sachiez combien les rapports entre êtres humains peuvent parfois être ouverts, simples ou généreux.
Mais mon petit doigt me dit que ces mots-là ne font pas partie de votre vocabulaire.

Alors cher Monsieur, je vous souhaite de bonnes tartines, bon télé-achat, bon jogging.

J’aime imaginer qu’un peu plus tard dans la journée lorsque vous vous ennuiyez à périr devant votre télévision vous avez pensé peut-être à moi en vous disant que vous y étiez allé fort et que vous donneriez tout, maintenant, pour échanger quelques mots badins avec moi afin d’affronter en bonne compagnie les 5 prochaines minutes de terrifiante solitude qui vous accablent par avance.

PS Et permettez-moi de vous dire que décidément vous n’êtes pas observateur. Un coup d’oeil à ma carrosserie antédiluvienne et peu coquette aurait dû suffire à vous convaincre de l’incongruité de vos menaces d’abîmer ma voiture. Mais il semble que vous fassiez partie de ces gens pour qui saccager un véhicule soit la pire et la plus expressive des représailles.

Cela en dit tellement long sur vous …

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Par ceciel
Le 18 octobre, 2011
A 8:59
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Et vous?

Pour une raison obscure, je me vautre dans une orgie littéraire depuis quelques semaines. Mais à raison de 4 ou 5 livres par semaine, je commence à mettre à mal notre compte en banque et Prince-Prince ne se prive pas de me le faire remarquer. J’ai donc décidé de renouer avec mes vieilles habitudes en m’inscrivant à la bibliothèque.

Reste un épineux problème à résoudre : que lire?

C’est là que je compte sur vous : pouvez-vous me conseiller vos auteurs favoris, me parler de vos trouvailles et de vos incontournables, récents ou non?

Je prends tout : romans, polars, essais…Mes goûts sont éclectiques et vont de Douglas Kennedy à Marguerite Yourcenar en passant par Twilight et Delphine de Vigan donc la spectre est large, ne vous censurez pas!

J’en profite par ailleurs pour vous recommander le superbe « Les souvenirs » de D. Foenkinos. Autant « La délicatesse » m’avait laissé dubitative, autant celui-ci m’a sincèrement émue. C’est un roman doux, extrêmement fluide, qui décrit les relations d’un petit-fils à ses grands-parents et d’un fils à son père à travers un monologue intérieur délicat et juste…J’ai beaucoup aimé. Il m’a semblé retrouver un peu de Modiano en lui et c’était bon.

Bonne semaine!

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Par ceciel
Le 17 octobre, 2011
A 8:18
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On the road again

A quoi peut-on distinguer une quatrième grossesse d’une première?

Oh, à des tas de signes plus ou moins avouables, des kilos accumulés jusqu’à la fatigue exponentielle.

Mais il n’y a pas que cela. Les indicateurs ne sont pas tous physiques. Dans l’écosystème de votre couple aussi, il y a de sacrées évolutions.

Avant, votre mari vous couvrait d’attentions, s’inquiétait pour tout et vous regardait comme une madone. Vous vous sentiez magique (mais aussi un peu dépassée, il faut l’avouer).

Aujourd’hui, votre mari ne s’extasie plus sur rien, passe parfois une main distraite sur votre ventre si vous insistez, et jamais plus ô grand jamais ne tente un monologue bêtifiant avec votre nombril.

Vous allez seule à la dernière échographie, aussi.

Le constat est clair : vous n’êtes plus cette personne magique qui fait pousser un mélange de vous deux. Vous êtes devenu une sorte de mal nécessaire à l’arrivée d’un précieux colis qu’il couvrira d’amour … une fois livré.

Cela dit, il y a aussi quelques améliorations, le tableau n’est pas si noir :
- votre mari vous laisse manger des sushis et des fromages non-pasteurisés sans sourciller
- les galipettes avec un gros ventre n’ont plus de secret pour vous (et vous cessez de craindre qu’elles traumatisent le bébé)
- vous échappez aux affreux cours de préparation à l’accouchement
- la péridurale vous fait rigoler
- vous savez tous les deux que la prise de poids est inéluctable et cessez de vous battre contre la balance (et l’un contre l’autre)
- vous savez tous les deux que la première montée de lait est un calvaire physique et moral heureusement éphémère (et vous ne frôlerez donc pas le divorce pour si peu)
- vous choisissez votre clinique, votre équipe soignante et votre mode d’accouchement sans écouter les conseils -gentils mais décalés- des gens qui voudraient juste vous voir faire comme eux.

En bref, vous avez grandi.

Tant pis pour la magie.

Tant mieux pour vos nerfs (et ceux de votre homme).

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Par ceciel
Le 14 octobre, 2011
A 7:55
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