Ceciel, Tête en l’air…

 

Il est temps que j’accouche

J’en ai vraiment marre de ne plus pouvoir me couper les ongles des pieds ni faire mes lacets.
(je ne parle même pas de l’épilation du maillot).

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 30 novembre, 2011
A 12:52
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Star system

Vous souvenez-vous de la jolie librairie tout près de chez moi, celle où j’avais brièvement assisté à une discussion avec Olivier Adam?

Figurez-vous que la semaine prochaine, elle accueillera Douglas Kennedy!

Evidemment il n’est pas Flaubert, mais malgré tout il est l’un des auteurs qui m’a réconcilié avec la littérature moderne et si ses derniers romans m’ont laissée un peu déçue, beaucoup d’autres m’ont enchantés.

Reste que je suis stupéfaite du dynamisme de cette belle librairie de quartier, chic et chaleureuse à la fois, qui sait faire vivre la littérature de mille manières toutes plus réjouissantes les unes que les autres.

L’espace d’un instant je me suis vue cesser mon activité pour travailler avec eux. Et puis j’ai réalisé qu’une librairie c’est avant tout un commerce, des stocks, des horaires…en bref : pas pour moi!

Mais ce fût un rêve sympathique. Et je me demande si la première sortie de bébée ne sera pas celle-ci.

Pensez-vous que Douglas a quelque chose contre les grognements de nourrissons têteurs ?

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le
A 8:34
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Chaque soir…

…Prince-Prince me scrute de ses grands yeux bleus interrogatifs.
Analyse le moindre de mes cris de souris (ceux que l’on fait en fin de grossesse lorsque chaque déplacement crée un tiraillement quelque part) et je sens son regard me demander avec avidité : « Sera-ce pour ce soir? ».

Je ne réponds pas, c’est plus drôle.

En tous cas, après moult délibérations, nous avons décidé de ne pas déclencher l’accouchement. Il y a quelques semaines, cette éventualité me séduisait. Plus facile pour confier les enfants à une personne de confiance qui les rassurerait dans la tempête d’un départ précipité de la maison.

Mais à mesure que le temps a passé et que l’échéance s’est rapprochée (le 7 décembre), je m’aperçois que je trouve un certain charme à l’attente.
Et je l’avoue, je suis assez conquise par la résistance de ma bébée, qui, à 8 jours de la date prévue, s’accroche toujours vaillamment à mon utérus multipare et ne semble pas sourciller lorsque je lui impose en vrac :
- une tentative de décollement réalisée par mon arrangeant obstétricien
- le portage quotidien de mon Godzilla de 11 kg
- les courses folles contre Joliepetite lorsqu’elle décide de me rendre chèvre
- de la marche, de la marche, de la marche
- des kilomètres en voiture (quand j’ai la chance de pouvoir l’emprunter à Prince-Prince…hum)
- le stress d’une vie sans cesse en mouvement. Aux dernières nouvelles, le licenciement de la nounou (et les hallucinations administratives qui s’y rapportent), l’obtention d’une place miraculeuse en crèche, la recherche d’un aimable baby-sitter pour me prêter main forte à l’avenir (parfois)…et la petite gestion de mille détails de ma petite entreprise qui continue de vivre loin de moi sans toutefois m’oublier complètement.

Je savoure donc mes dernières nuits « calmes » (Joliepetite et Godzilla se chargent de rendre l’adjectif un peu exagéré).
Je savoure les dernières semaines avec une nounou qui s’occupe de tout à la maison.
Je savoure mes derniers jours de liberté : sortir quand et où je veux sans un nourrisson à emmener.
Je savoure mes derniers jours d’insouciance : pas encore vus l’orthopédiste, le pédiatre, le kiné…la machine de guerre qui fera marcher droit ma bébée aux beaux-pieds

Et alors que le temps est ainsi suspendu au-dessus de nos têtes,
Prince-Prince et moi passons de douces soirées tranquilles à imaginer 2012 et espérant avoir pris les bonnes décisions, en mettant un voile pudique sur les incertitudes professionnelles et les renoncements qui se profilent, en nous réjouissant de voir grandir nos petits chéris et en listant avec gourmandise les menus plaisirs que nous essaierons de nous accorder dans quelques mois si la vie le permet.

Des échappées belles juste tous les 5, surtout, nous font rêver.

Et puis un week-end en amoureux. Le premier en 5 ans. Non, il n’y a même pas eu de voyage de noces, j’étais déjà enceinte de Joliepetite.

Souvent, je me dis que nous sommes des veinards de parvenir à nous aimer autant dans la pâleur des journées de train-train familial. Mais peut-être sommes-nous simplement conscients que ces années ne sont pas tant que cela celles du renoncement, bien au contraire.

Il me semble qu’elles sont aussi celles où le temps s’enfuit le plus vite, celles que nous caresserons sûrement comme de doux souvenirs tout le reste de nos vies.

Celles où les temps étaient durs pour les amoureux mais si douillets pour la famille.

(oui la grossesse me rend philosophe)

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 29 novembre, 2011
A 8:49
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Ca c’est fait!

Nounou licenciée. Stop.

Nouvelle crèche pour Godzilla trouvée. Stop.

2012, page blanche.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 28 novembre, 2011
A 8:50
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Rumba dans l’air

Ces derniers jours, je filais des temps heureux et calmes en attendant l’heure de la ponte, me consacrant à la visualisation de mon périnée et à la répétition de mes gammes.

La vie me semblait douce, comme suspendue à ce moment inattendu où surviendrait la naissance de bébée. Prince-Prince rentrait tôt le soir, inquiet de me savoir seule avec deux choubidous surexcités, de l’amour plein les yeux et de l’attention à revendre.

Les enfants me couvraient de câlins comme conscients qu’ils allaient en perdre une dose avec l’agrandissement de la famille. A 20 heures, la maison ronflait, sereine, et nos doigts de pieds sous la couette s’écarquillaient de félicité.

Et puis le week-end dernier les choses ont tourné au vinaigre.

Joliepetite s’est transformée en bonhomme Michelin brutalement : crise d’urticaire. Depuis ce jour, elle a eu la gratouille chaque jour ou presque. Origine du problème : indéfinie. Niveau de nuisance : maximum. Gratouillette nuit et jour, danse de la pluie de ma petite impatience irritée. Un calvaire de nuit blanche et de dialogue de sourd.

De son côté, Godzilla n’était pas en reste. Avec une otite résistante à la 3e salve d’antibiotiques, des cernes noires et une nette propension à nous cracher dédaigneusement ses médicaments au visage, mon amour pour lui a été mis à rude épreuve. Heureusement que je ne suis que paix et félicité.

Puis vint le coup de grâce : le retour de la crise Calgon de la nounou. Qui, devant mes enfants miasmeux, n’a rien trouvé de plus intelligent que de m’expliquer que « Vos enfants sont trop fragiles, c’est pas possible, je ne veux pas m’en occuper seule si jamais vous partez à la maternité pour accoucher« .

Pause. retour en arrière.

La nounou qui me reprochait d’être en congé maternité et donc d’obstruer son métier par ma simple présence…ne veut finalement plus travailler si je ne lui tiens pas la main pour s’occuper de mes mômes.

Ont-ils une maladie cardiaque? Sont-ils insupportables? Risquent-ils leur vie à chaque instant?

Non. Une otite, de l’urticaire, et la nounou défaille.

Du coup, cette fois-ci, Prince-Prince et moi avons vu rouge. Nous avons donc repris assidûment les recherches de crèches à grand renfort de « s’iiiiiiiil vous plaît » et de « SOS maman détresse ».

Voilà comment, à quelques jours (heures?) d’accoucher, je me retrouve une fois de plus à chercher un mode de garde et m’agiter en tous pour chambouler une fois encore notre petite vie de famille. Nous réalisions d’ailleurs hier soir avec Prince-Prince que nous n’avons pas passé une seule année avec le même mode de garde depuis que nous sommes parents. Je crois que nous ne sommes pas faits pour dépendre d’une nounou. La crèche, c’est bien moins périlleux finalement.

Nous espérons fort que cela aboutira. Car devant l’incapacité de notre nounou à gérer l’imprévu ou toute forme de stress, nous l’imaginons assez bien, tendue comme un string devant notre bébée plâtrée, se demandant quoi faire d’elle et respirant dans un sac en papier au moindre caca mou de la petite.

Avec nous, définitivement, il y a toujours un peu de rumba dans l’air.

(Le côté positif c’est que nos enfants sauront danser…)

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 25 novembre, 2011
A 8:45
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Arsène Lupin

Je n’y connais rien en psychologie infantile mais j’ai présentement une grande envie de lancer un concours de décryptage des comportements de mon Godzilla.

Il y aurait beaucoup à dire, mais à ce jour, sa manie la plus irritante est sans nul doute celle qui consiste à jeter à la poubelle (ou dans la baignoire remplie d’eau) tout ce qu’il trouve.

Nous voilà donc régulièrement en quête d’objets importants dérobés par notre petit Arsène Lupin.

Car ne pensez pas qu’il s’en prend à des cibles anodines. Non non. Cet enfant a bon goût. En vrac quelques objets irremplaçables parfois disparus corps et biens et d’autres fois sauvés in extremis du camion poubelle :

- le doudou de sa soeur
- un collier Mauboussin (porté disparu, paix à son âme)
- son doudou
- des pièces de monnaie
- nos montres
- sa brosse à dent
- des cuillers
- des livres

Et j’en passe.

Vous comprendrez donc mon agacement ce matin, en découvrant ma carte d’identité au fond de la corbeille à papiers.

Mon bébé de bientôt 16 mois serait-il adepte du dépouillement et de la décroissance? Ou veut-il juste nous offrir un apéritif de ce que sera son emmerdante adolescence? Je l’ignore.

Mais rendez-moi mon collier…!

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 23 novembre, 2011
A 9:43
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Il rit…

…souvent à gorge déployée, en jetant sa petite tête blonde en arrière, comme pour appeler les bisous voyous dans le cou (copyright JJG pour ceux qui suivent).

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Il serre ses petits poings rageusement lorsqu’on lui interdit quelque chose, et pousse des cris rauques d’agacement à faire palir Joeystarr.

Il va au coin sagement lorsqu’on le gronde, place ses mains croisées dans son dos comme les écoliers de Doisneau, et nous toise de son regard noir un peu bas. Shining dans autant d’innocence, c’est difficile à croire.

Il opine avec conviction lorsqu’on lui propose des gâteaux. Mais ne commettez pas l’affront de les lui remettre de main à main; non, c’est à lui – si grand et si petit- de se servir directement dans le paquet. Autonomie.

Souvent, il vient me chercher. Prend ma main avec autorité et précision – une main, ça ne s’attrape pas n’importe comment, non mais- et tire, tire, jusqu’à me convaincre de me lever.

Parfois il veut aller choisir un livre. Parfois, chiper un gâteau. Mais le plus souvent, il me traîne jusqu’à mon ordinateur où il veut regarder en boucle ceci. (Oui, un amateur de Traviata de 16 mois, ça existe).

Et dans quelques jours, cet haltérophile minuscule à la peau tendre et aux manières décidées deviendra…grand frère.

(Oh my God)

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 22 novembre, 2011
A 9:18
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Aujourd’hui j’ai marché…

…marché, marché, longtemps.

Avec mon gros ventre en avant, et dessus lui le manteau et le gilet qui ne ferment plus depuis longtemps.

J’ai marché dans le froid, passé beaucoup de temps au téléphone, en marchant, essoufflée. Espérant que ça pousserait bébée vers la sortie. Allez, faut pas avoir peur, c’est sympa dehors, tu verras.

Mangé dans une saladerie sympathique en bouquinant un livre triste et pas génial, mais lire en mangeant c’est toujours diablement agréable.

Au Panthéon de mes plaisirs, la lecture au petit-déjeuner. Croyez-le ou non, je suis contagieuse.

Joliepetite, et même Godzilla prennent désormais un bouquin pour manger.
Prince-Prince ne sait plus à quel saint se vouer. Le voilà desespéré au point de songer éventuellement à débuter la lecture de Limonov (que j’ai beaucoup aimé, comme souvent avec Emmanuel Carrère).

Derniers instants de liberté.

Bébée devrait montrer le bout de son nez cette semaine, m’a dit le médecin. Tout en précisant que « Ce n’est pas une science exacte » (rapport à mon utérus conservateur, j’imagine).

Alors je savoure ces derniers moments comme des bijoux précieux.

Et je salue Maxime, petit blond arrivé hier parmi nous chez mes chers amis J & C.

Love is in the air.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 21 novembre, 2011
A 15:30
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Tic Tac

Première bonne nuit de sommeil après plusieurs jours de capharnaüm bebesque. Mes enfants ont enfin les joues roses, de l’énergie et le sourire donc tout est rentré dans l’ordre dans notre nid. Les miasmes n’auront pas eu le dernier mot.

Je reprends donc vie tranquillement, achevant de peaufiner ma petite valise de maternité (enfin mes 3 valises…une pour moi, une pour bébé, une avec l’indispensable pour le jour J : oui, je deviens semi-professionnelle en organisation d’accouchement).

J’ai aussi téléchargé plusieurs nouveaux livres dans mon Ipad en prévision des journées de tranquillité à la clinique. Les choses se précisent.

Je ne me sens absolument pas prête à accueillir un nouveau bébé dans notre famille déjà bien remplie mais j’imagine que, comme toujours, les doutes s’estomperont après la naissance. L’évidence de son besoin de moi, de nous, sa douceur, le plaisir d’allaiter à nouveau et peut-être pour la dernière fois…tout cela donnera à notre bébée toute neuve sa place parmi nous. Et j’imagine déjà avec délice la présentation à ses grand frère et grande soeur, le lendemain.

Les journées et les mois suivants? J’essaie de moins y penser car un tsunami de stress me submerge devant l’étendue des questions posées par cet agrandissement de famille fort peu programmé.
La logistique quotidienne, le travail, ma vie, nous deux, nous 5, sa place dans la fratrie, la place de Godzilla coincé entre deux soeurs alors qu’il est encore lui-même un mini-bébé de 15 mois tout mouillés…Ca tourbillonne et ça s’emmêle. Je compte sur le temps et sur la vie pour m’apporter des réponses, des évidences. A chaque jour suffit sa peine. Je vais d’abord me concentrer sur la livraison du colis précieux.

Beaucoup de pensées en vrac, donc. Je suis trés pensive, d’ailleurs, ces temps-ci.

La lecture fait un retour en force dans ma vie quotidienne, je m’imprègne de mille bonnes pages et savoure toutes ces histoires éblouissantes en me demandant que faire de ma vie, après ça.
Car j’ai beau aimer la vie de famille, je sais bien qu’elle ne suffira jamais à me remplir toute entière. Elle est cette musique douce et quotidienne qui me fait rire aux éclats devant les facéties de nos 2 dingos, elle est cette satisfaction profonde devant le courage -ou l’inconscience- de notre petit couple face à la vie jour après jour mais…elle ne me résume pas. Pas une seconde.

Je n’ai pas de rêve de gloire ni de grandes choses, Napoléon ne passera pas par moi. Non, j’ai plutôt des rêves de surprise. J’aimerais m’étonner. Prendre quelques chemins de traverse. Me faire des surprises, des peurs. Oser. J’aimerais encore longtemps me faire étonner par la vie, découvrir de nouvelles forces en moi, de nouvelles possibilités.

Mais pour le moment, un étonnement me guette, principal. Il aura lieu à l’instant précis où je découvrirai le visage fripé et mouillé d’une jolie bébée rose/bleue tout juste sortie de ma chaleur. Ce moment exquis et brutal à la fois où je réaliserai que oui, j’ai bien 3 enfants, j’ai bien 33 ans, un beau mari d’amour.

Et manifestement, une chance de tous les diables.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 16 novembre, 2011
A 10:01
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Point compte triple

Cette semaine, Godzilla est allé chez le médecin. Double otite, bronchite, conjonctivite.

Le lendemain, Joliepetite est allée voir le médecin. Double otite, asthme, reflux.

Cherry on ze cake, voilà plusieurs jours que Prince-Prince a un regard de lapin avec la myxomatose. Conjonctivite, lui aussi.

Me voilà donc enceinte jusqu’au cou, veillant et assistant mes malades de jour comme de nuit.

5e nuit sans bon sommeil, ça commence à faire. J’ai pris pension à la pharmacie, aussi.

Sans parler du bonheur de trouver de nouveaux médecins au pied levé, en cloque et sans voiture, lorsque la généraliste ET la pédiatre habituelles sont toutes les deux simultanément en arrêt maladie (oui, les médecins aussi ça tombe malade).

Finalement, je vais peut-être inverser mes prières et espérer que Bébée reste au chaud encore quelques semaines en attendant que le nuage de miasme s’envole et que je parvienne à dormir plus de 3 heures d’affilées sans être dérangée par un bébé hurleur ou la toux de ma mini-tuberculeuse.

Je sens que l’hiver va être long. Long…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 10 novembre, 2011
A 12:07
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