Ceciel, Tête en l’air…

 

Quand la mayo prend pas…

Alors là cher lecteur tu te dis : « Qu’est-ce qu’elle va encore nous raconter la Céciel, avec cette métaphore éculée sur la mayonnaise? »

Je te réponds fièrement : homme de peu de foi, ceci n’est pas une métaphore mais le reflet de la (triste) réalité.

Voici mon histoire (ça pourrait peut-être même faire un sujet pour Delarue avec un peu de bol):

Depuis quelques temps, Prince-Prince lorgnait du côté d’un super boulot dans sa boîte, et figure-toi, lecteur que c’est comme qui dirait in-ze-pocket depuis quelques jours. Champagne, cotillon, bonheur à la maison, mon mari est bourré de talent, Céciel décide de célébrer ça autour d’un bon plateau de fruits de mer.

Qui dit fruits de mer dit mayonnaise. Me voilà partie pour en préparer une avec mes petites mains. Pour la première fois…

A ce stade du récit, joli-lecteur, je dois te faire une confession : je ne lis jamais une recette. Dans une cuisine, je suis spontanée telle l’abeille butineuse qui passe de placard en placard à la recherche de l’inspiration. Mes amis – qui ont fait les frais de cette spontaneité culinaire – ne veulent d’ailleurs plus manger chez moi, à moins d’emmener leur casse-croûte. Quels fourbes.

20 heures : j’attaque la mayonnaise. Facile, je mélange huile, jaune d’oeuf, moutarde, sel et poivre et je touille.

20 h 10 : je sens plus mon bras droit.

20 h 15 : je sens plus mon bras gauche. Félicie hurle.Cette mayonnaise ressemble de plus en plus à une vinaigrette foirée.

20 h 20 : Ma fille frise l’apoplexie, mes deux bras sont ankylosés. La vinaigrette mayo me prend la tête. Je décide de la jeter dans un hachoir éléctrique et de brancher l’appareil qui remuera forcément tout ça mieux que moi.

20 h 25 : Mon hachoir est gluant. La vinaigrette est trés jolie. En revanche, toujours pas de mayo à l’horizon.

20 h 30 : marmiton.com m’informe qu’il fallait incorposer l’huile avec parcimonie.

20 h 32 : je reprends tout à zéro. Félicie ne veut même plus croiser mon regard.
20 h 35 : un semblant de mayonnaise semble apparaître.

20 h 40 : mes bras sont morts. Nous aurons l’équivalent d’une cuiller à soupe de mayonnaise pour dîner. Merde.

20 h 45 : J’appelle mon grand frère (cordon bleu génial). Il me dit d’utiliser un batteur à oeuf.

20 h 50 : Victoire! J’ai un grand bol de mayonnaise sous les yeux. Ma fille s’endort.

21 heures : Prince-Prince rentre affamé du travail. Engloutit 3 paquets de cochonneries pour l’apero et quelques bières.
21 h 30 : Prince-Prince semble se régaler de l’entrée au chèvre chaud.

21 h 45 : Il n’a plus vraiment faim à l’arrivée des fruits de mer, mais bon il se lance. Prince-Prince devient verdâtre à la troisième crevette. Il déclare finalement forfait devant la première huître.

22 heures : Le bol de mayo, quasi intact, me regarde fixement. Je jurerais qu’il se fout de ma gueule.

 

 

mayonnaise.jpg

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Par ceciel
Le 13 décembre, 2007
A 16:55
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Merci patron!

Vous zallez pas me croire, mais devinez comment Céciel a commencé sa journée?! Avec l’irruption de la concierge (encore elle!), l’oeil pétillant (et oui, toujours), avec une gros colis sous le bras. Et oui, ma concierge est fort gentille et pratique beaucoup la livraison à domicile (mais avec les nounous comme l’avez vu ça marche moins bien). Et vous savez quoi? Ce groooos colis m’était adressé. Par mon travail(ça, au début, ça m’a inquiétée…peut-être étaient-ce toutes mes affaires emballées avec une jolie lettre de licenciement?).

Que nenni! Une jolie carte pleine de poutoux et de mots doux de mes collègues et de mes patrons, de jolies-belles fringues pour ma Félicie, un petit livre d’histoire sur une belle coccinelle, et le dernier Renaudot pour mouâââ. Mention à ma grande chef qui a quand même eu l’amabilité (est-elle amoureuse?) d’écrire : « Chère Céciel j’espère que Félicie est aussi mignonne que toi. Tu peux être fière de toi ». Ma chef sanguinaire aurait-elle mangé un Père Noël???

Alors là je dis bravo. D’abord, je trouve ça super chouette d’être gâtée comme ça. Prince-Prince prétend que c’est parceque mes collègues m’aiment. Moi je pense secrètement qu’ils ont plutôt peur de moi, surtout que je reviens les martyriser dans pas trés longtemps. Ne te méprend pas, lecteur, je suis loin d’être une chef tyrannique, je suis rien qu’une sous-fifre surexploitée, mais c’est vrai que j’ai mon petit caractère, et ça n’a échappé à aucune des personnes qui partage mon open-spaïce de puis 5 ans déjà. Gloups, je m’encroûte.

Ensuite, bravo again parceque je trouve ça vraiment agréable qu’ils aient aussi pensé à un cadeau pour moi, super bien choisi qui plus est (j’adore Daniel Pennac et j’étais curieuse de voir comment il a réussi à chourer le Renaudot, lui qui n’est pas franchement un habitué des prix littéraires). Parceque je vous signale qu’à part mon délicieur Prince-Prince qui m’a offert la bague de mes rêves (Mauboussin, tu connais?) et mes parents qui m’ont fait cadeau d’une beeeeeelle parure en perles, et bien NADA pour Céciel. A croire que mon gremlins est apparu pas l’opération du Saint-Esprit et que moi j’étais rien qu’un bout de viande autour.

De plus au risque de passer pour une rabat-joie peu romantique, cette petite est incapale d’apprécier un cadeau à sa juste valeur, alors que moi…au moins je te remercie pas en rotant. Enfin la plupart du temps, j’essaie.

Donc voilà, c’est bon de voir qu’il y a encore des gens pour qui j’existe et pas seulement pour jouer la vache Milka de Jolibébé. Non, j’existe aussi pour lire des livres, en plus. Flatteur, non?

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Par ceciel
Le 12 décembre, 2007
A 19:41
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Ouverture de la chasse

Je te vois déjà, lecteur, perplexe devant le titre de ce billet : quoi, Céciel en tueuse de petits zanimaux innocents? Nous aurait-elle caché une passion honteuse pour le massacre de jeunes biches et de leurs petits bichons (NDLR : je sais bien que le petit de la biche est un faon, mais bichon c’est beaucoup plus évocateur, vous admettrez. Surtout si vous avez aimé Bambi. Moi j’ai detesté, enfin jme suis endormie…Rapport sûrement aux bons sentiments qui font les mauvais films).

Que nenni! Je te parle, jeune inncent, de la chasse à la nounou.

Là, tu vas me dire « C’est pas du jeu Céciel, on avait dit que t’arrêtais de parler de ta fille« . Oui mais techniquement, c’est pas d’elle dont je parle, mais de la veinarde qui va pouvoir lui changer ses couches pendant les 12 prochains mois, pendant que Céciel sera de retour à Hollywood (ouais jtravaille dans la pub, c’est pas de bol, je sais. Mais on n’a pas tous la chance d’avoir des dispositions pour les maths ou l’informatique. Moi mon aptitude c’est la parlote comme tu l’auras remarqué, joli-lecteur).

Revenons à nos moutons. Ce billet a pour objet de vous raconter mes délicieuses zaventures de galérienne au pays de la super-nounou-qui-n’existe-pas-tant-pis-pour-toi.La photo ci-dessous devrait vous donner une idée du tableau. galre.jpg

 

L’histoire d’horreur démarre un matin, avec ma concierge, qui débarque chez moi par surprise, l’oeil pétillant : « Ch’est vous qui cherchez-ch une nourrice-ch? » (ma concierge est portugaise, c’est pour ça qu’il y a des « -ch » partout. Allez, j’arrête, les accents c’est toujours pénible à retranscrire par écrit et ça emmerde le joli-lecteur).

« Parceque ma fille, elle est nounou (ah bon, il me semblait surtout qu’elle fumait des clopes en lançant des oeillades énamourées à des mecs sur des scooters?), et là elle va revenir d’un séjour au Portugal et elle a pas de boulot donc elle sera contente de travailler pour vous. »

Ni de une, ni de deux, la Céciel bondit sur l’occasion de trouver une nounou qui vit dans son immeuble, qu’elle connait pas trop mal, et qui est suffisamment jeune pour ne pas lui expliquer comment m’occuper de sa gamine…elle accepte. Quelle naïveté!

Après 2 mois passés à crier sur tous les toits que je suis la plus douée et organisée des jeunes mamans, que j’ai trouvé la perle rare sans faire d’effort et que ma nounou au moins je la connais c’est pas comme ces gourgandines innconnues qui viennent saboter ton ménage et maltraiter ton gosse dès que tu as le dos tourné…Aprés tout ce pataquès, ma nounou sonne à la porte hier soir.

Pour me dire qu’elle nous laisse tomber car elle doit se faire opérer bientôt, et que sa convalescence serait trééés longue. Et qu’il y aurait ensuite d’autres opérations. Rien de grave, mais un gros chantier. En langage clair elle nous a balladée, la s****** parceque sa p****** d’opération, vous allez pas me croire mais c’est DE LA CHIRURGIE ESTHETIQUE (BORDEL!!!) donc n’allez pas me dire que c’était urgent ET imprévisible.
Et voilà. Retour à la case départ. La chasse à la nounou est ouverte. Je décide de tirer sans sommation, et à 22 heures je me laisse pas abattre et commence à passer des coups de fils à des parents intéressés par une garde partagée d’après les messages laissés sur le site de petites annonces de la mairie.

Et là commence la valse du grand n’importe quoi.

La single-maman qui veut faire garder sa môme de 7 heures du mat’ jusquà 22 heures (j’exagère à peine) mais qui te laisse te demerder pour payer sa nounou pendant les vacances scolaires puisque la petite file chez son père.

La-perd-pas-le-nord qui veut fidéliser sa nounou attitrée même si ses gamins vont à l’école, et qui souhaite donc que tu fasses garder ta fille chez elle, en payant seule l’essentiel de la facture puisque ses enfants à elle rentrent à 16h30. En gros elle te propose de la jouer sans vaseline : c’est plus cher et moins pratique qu’une garde partagée normale mais sur un malentendu ya peut-être des parents desespérés qui vont accepter?!

La Poulidor, (celle qui arrive toujours deuxième, pour les lecteurs qui s’y connaitraient pas bien en cyclisme d’avant-guerre), qui habitent à 100m de chez nous, les bons horaires, le bon feeling…mais qui s’est déjà engagée avec une famille qui n’a pas la moitié des qualités de notre candidature. Avec force regrets de part et d’autres, on raccroche le téléphone. De rage, on maudit une nouvelle fois le Portugal qui nous a foutu dans cette m****. Avec le temps qu’on a perdu, on aurait dix fois pu s’acoquiner ave cette charmante famille qui demandait que ça…Argh.
Puis tout à coup, sans prévenir, le miracle arrive : au bout du fil, enfin une dame qui semble normale, voire sympathique. Elle a tout cadré; sa nounou est fidèle depuis 2 ans, jamais en retard et elle a fait une formation premier secours spéciale enfants. Ses conditions (y compris financières) sont pleines de bon sens. Ses principes d’éducation collent aux nôtres. (à mort la télé, les DVD et surtout Dora et les télétubbies) On la rencontre dimanche, elle a hâte de nous rencontrer. Je pense même qu’elle a employé le mot « ravie ». C’est-t-y-pas-mignon?

Bon trêve de plaisanterie, reviendrais sûrement vous parler des vices cachés, parceque là c’est presque trop beau, vous pensez pas ?…

 

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Par ceciel
Le 11 décembre, 2007
A 16:32
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De l’inutilité d’être doux

Cher lecteur, voilà quelques semaines que tu te promènes sur ce site et que tu n’oses t’avouer la triste vérité qui commence à faire son chemin sous ton joli crâne : tu t’emmerdes de plus en plus sur ce blog.

ennui1.jpg

Bien sûr, au départ Céciel était marrante, caustique, et surtout elle postait régulièrement. Mais depuis que jolibébé est arrivé, tout fout le camp. Cette conne nous abreuve de photo de sa gamine, de détails sur sa vie de femme au foyer, bref, on se fait chier. « Si ça qu’on cherchait sur son blog, on se contenterait de relire la comtesse de Ségur », que tu dois te dire, lecteur.

Ca me rappelle un sujet de dissert’ que j’avais eu en hypokhâgne : « Est-ce avec les bons sentiments qu’on fait la mauvaise littérature? ». J’avais répondu oui sans hésiter, mon argumentaire s’appuyant sur une retournement de la problématique qui consistait à souligner qu’à l’inverse, les mauvais sentiments ont toujours fait la bonne littérature. Voire les bons films.

Pour toi, lecteur sceptique qui viendrait de prendre le temps de lire ma diatribe sans être toutefois convaincu, je t’enjoins à me citer un seul ouvrage demeuré au panthéon des arts et lettres bien que bourré de bons sentiments. Allez, je t’épargne cet effort : yen a aucun.En vrac, jte cite quelques bouquins qui demeureront immortels et qui sont pas franchement de doux bonbons sucrés à lire, les joues roses un sourire aux lèvres (ça c’est reservé pour les Harlequins, et en général c’est pas le sourire mais plutôt la bave que tu as aux lèvres, petite coquine) : « Voyage au bout de la nuit », « Les frères Karamazov », « Le Père Goriot », « Germinal ». Même les mecs un peu barrés, surréalistes et autres rêveurs à la Boris Vian n’ont pas su faire autrement que d’exploiter ce qu’il y a de pire en ce monde : « L’écume des jours », « Les chants de Moldoror », « Nadja », etc.

Une seule exception notable : les poèmes. Car le bon sentiment peut être sublimé dans un petit poème efficace et pas trop visqueux. J’en veux pour preuve quelques poèmes de l’eternel Arthur Rimbaud, qui savait bien être desespéré et pouvait pourtant écrire de jolies choses sur la douceur et la plénitude (« Sensations » est un poème qui illustre bien cela).

rimbaud.jpg
Où en étions-nous avant cet étélage de confiture culturelle ? Ah oui, tu t’ennuies, lecteur, et tu en as bien le droit.

Alors je te l’annonce solennement : c’est pas parceque j’ai pondu mon ptit colis que je me réduis à une vache milka ou à une fée du logis (que je ne suis décidement pas, Prince-Prince vous le confirmera). Tu vas voir c’que tu vas voir!

milka.jpg
Allez, pour fêter ça jvais aller faire une balade avec … jolibébé. Non mais tu pensais vraiment que j’allais arrêter de parler de ma fille?!!… niark niark…

 

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Par ceciel
Le 5 décembre, 2007
A 16:20
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C’est le pied!

Chais pas pour vous mais moi j’ai toujours été dingue des pieds de bébés (désolée pour la nian-niantise de cette observation mais on peut parfois assumer son coeur d’artichaud même quand on a aussi mauvais fond que moi… niark niark).

Mais c’est rien à côté de l’extase provoquée à la vue, au toucher, au bisouillage des pieds de MON bébé. A tous les amoureux des belles choses, j’offre cette photo sublime :

piedsfelicie.jpg

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 3 décembre, 2007
A 19:19
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Fête des bébés

Je sais je suis impardonnable, je vous ai abandonnés pendant plus d’une semaine…Mais j’ai plein d’excuses, certaines avouables et d’autres non. Au rayon avouable il y a l’eczema de ma poussinette, l’anniversaire de mariage de mes parents, les 2 ans de ma nièce, des petits et des gros bobos. Au rayon inavouable il y a …

Non mais tu me prends pour qui? Inavouable, jte dis! Non non cherche pas, t’en sauras rien. Mais en tous cas ça méritait bien un ptit break bloguesque de quelques jours, va falloir me croire sur parole.

Mystérieuse, la Céciel, hein?!…Ouais, c’est mon côté femme fatale (merci à tous ceux qui connaissent mon vrai moi de ne pas briser le fantasme que je suis en train de laisser naître habilement, là).

Bon, revenons à nos moutons. Si je réapparais aujourd’hui, c’est pour te parler -une fois n’est pas coutume- de mon bébé magique, j’ai nommé Félicie-chérie.

Je voulais juste te dire, cher lecteur, que ma fille fait ses nuits!

Ce qui peut vous apparaître comme une information non-capitale, voire inutile, est en réalité un truc exceptionnel pour la maman allaitante d’un gremlins de 5 semaines à peine . Alors jme permets de me la péter même si seuls quelques initiés apprécieront la portée de cette nouvelle révolutionnaire.

Et ouais.

Seul bémol : les fameuses « nuits », c’est du minuit-6 heures du mat’.

On va pas non plus lui demander l’impossible à cette petite, non plus. Genre une grasse matinée.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le
A 19:06
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Kesketuveux pour Noël?

Ouahou, deux billets en une aprem : on dirait que c’est la fête aujourd’hui (en vrai, c’est juste qu’on est samedi, et que Prince-Prince a eu la gentillesse de donner un biberon à Félicie ce matin, me laissant ainsi dormir de minuit à 8 h 30, une vraie nuit, quoi. Puis de s’occuper d’elle entre 12 et 14 heures, me laissant siester avec déléctation. Un truc qui ne m’était pas arrivé depuis 1 mois. Ce qui explique cette production prolifique et un dynamisme inhabituel. Ô bonheur).

Revenons à nos moutons. Ce billet indispensable a pour objet de dresser ma liste au Père Noël. C’est pas parcequ’on sait que le gros bonhomme Coca-Cola n’existe pas que j’ai pas le droit d’écrire moi aussi ma bafouille pour la Laponie.

Pour commencer, je veux des fringues. Mon ancien 38 ne me va plus (et d’aprés le médecin, vu que j’allaite à 100% je suis pas sortie d’affaire de sitôt), et mes fringues de grossesse sont (heureusement) beaucoup trop grandes. Donc je le dis, je l’avoue, je fais du 40-42, et si je veux passer l’hiver habillée autrement qu’en jogging, va tout simplement falloir que j’investisse. Des hauts en 40. Des pantalons et un manteau en 42. Et tant qu’on y est, pourquoi pas des chaussures?…En 39. Et oui, j’ai réussi à grossir aussi des pieds. Parcequ’avant je faisais du 38 des pieds, notez la grande cohésion de mes mensurations passées. Mais ne nous apesantissons pas sur ce qui n’est plus. Aujourd’hui je suis dépareillée, va falloir assumer. Mais ça va pas se passer comme ça. Au printemps on verra bien qui reverra son ptit 38, hé hé.

Ensuite, cher Père Noël, je veux de la lecture. Tout plein de romans qui font rêver pendant le rude hiver parisien. Des récents, bien sûr, parceque tous les autres, sans faire ma crâneuse, je les ai lus. Ou alors j’ai décidé de pas les lire, ce qui revient au même. En vrac, je me ferais bien les derniers Amélie Nothomb, Sameul Benchetrit, Daniel Pennac, Modiano, Doris Lessing…Comme tu as bon goût, Papa Noël, je te fais confiance. Evite juste les trucs de gonzesses, genre Guillaume Musso et autres niaiseries post-modernes insupportables.

Enfin, la papouillothérapie c’est de la balle. Donc si tu pouvais glisser dans mes souliers des heures de massages décontractants-tonifiants-drainants, des soins de visage, des séances coiffeur-mécheur-brusher, ou bien des week-end en namoureux avec option baby-sitting de milky-junky (mon bébédamour pour ceux qui auraient pas pigé) et autres restaurants-ciné/théâtre eye-to-eye avec Prince-Prince, je dirais pas non.
Mais tu sais, au fond…ces cadeaux c’est pas si urgent. Cette année la vie m’a bien gâtée. Un mariage. Une petite Félicie. Je crois que j’ai pas besoin de grand chose de plus. A la limite, si tu pouvais même me delester de quelques kilos, c’est de bon coeur. Elle est pas belle la vie?

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Par ceciel
Le 24 novembre, 2007
A 19:43
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Grosse dinde?

Ca n’a échappé à personne, nous sommes à 1 mois de Noël. D’une manière générale, le folklore autour de cette fête me gonfle : simuler l’ébahissement devant les couronnes de l’avent, les rennes en chocolat et les bûches pralinées, c’est pas ma tasse de thé. Et encore, je vous parle pas des inévitables chants de Noël; Tino Rossi et ses potes ne m’inspirent qu’une indifférence polie dans le meilleur des cas. Le reste du temps je brûlerais bien ces chefs d’oeuvre mais je suis une fille polie alors je reste digne dans la souffrance.

Oui, je sais, chuis pas romantique, mais on n’a pas tous la chance d’avoir une âme de Peter Pan. Moi je me sens bien au royaume des adultes, et la grâce Noëlesque n’est jamais parvenue jusqu’à moi. Faut avouer qu’en plus, certains vivent ça avec tant d’enthousisasme que je vais pas leur voler le pain de la bouche. Généreuse je suis. Je sais.

En revanche, je suis trés cliente de l’esprit cadeau à gogo. Pas les cadeaux qui me sont destinés, même si je me laisse faire trééééés volontiers (faut pas bouder son plaisir, non plus), mais aussi ceux des zôtres.

Cher lecteur, je t’arrête immédiatement, ne t’emballe pas, je ne suis pas la mère Noël (la photo ci-dessous suffira à te le confirmer) et l’abnégation n’est absolument pas mon rayon. Mais…

merenoelsexy.jpg

Je suis une incorrigible claqueuse. Prince-Prince vous confirmera à tous que je suis talentueuse comme personne pour dépenser de sous, trouver des idées nombreuses et audacieuses pour dilapider en un temps record les sommes d’argent les plus folles.

Alors voilà, je le confesse : j’aime Noël parceque je suis une acheteuse professionnelle jamais à cours d’idée. Et mon mari m’aime parceque je sais trouver des cadeaux pour tous les membres de sa nombreuse famille, même ceux que je connais pas, hé hé. Balèze la Céciel.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le
A 19:03
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Fast book

Comme tu le sais, cher lecteur, le temps m’est désormais compté. La preuve, il est 16 heures et je suis en pyjama dans mon salon, sous-alimentée et le cheveux hirsute. Mais mon bébé est propre, repu, et agite gaiement ses mignons petits pieds sur un tapis d’éveil qui le met littéralement en transe. Ma vie n’est donc pas si vilaine.
Donc là, cher lecteur(bis), si tu as bien lu entre les lignes, tu dois être flatté d’être ma priorité. Plutôt que de me jeter sous la douche, ou sur ma penderie, ou sur l’aspirateur, ou sur le frigo…je t’ai choisi toi. Oui, je vais dilapider le temps précieux de répis qui m’est offert pour écrire ce petit billet. Je le regretterais sûrement ce soir lorsque mon Prince-Prince rentrant du travail me trouvera vautrée dans cette anti-sexitude et que la petite famille (2 adultes 2 marmots) que nous accueillons pour le dîner n’aura rien à manger, et ne saura pas où poser les pieds dans le bazar de mon appartement.

Mais qu’importe, je vole ces quelques minutes pour te donner généreusement un petit cours de survie en milieu hostile. Je suis comme ça, non non, ne me remercie pas, c’est de bon coeur.

Tu es une jeune mère un peu dépassée par le gremlins chronophage dont la nature t’as récemment doté ? Tu regrettes l’époque où tu passais pour une jeune femme cultivée qui savait aimait lire et et se rendait fréquemment au cinéma? J’ai la solution.

Dans un premier temps, installe un bon livre sur ton fauteuil-des-têtées-nocturnes. Celui-là tu ne le connais peut-être pas encore mais il va devenir un ami fidèle. Choisis-le bien, tu vas passer plus de temps avec lui qu’avec ton mari. Le but étant de transformer ce meuble en véritable couteau suisse de la jeune mère en détresse (rien de pire que de donner la têtée à 3 heures, 5 heures, 7 heures du matin pendant 30 à 50 minutes sans rien avoir d’autre à faire que contempler un milky-addict somnolant).

Installe donc comme je l’ai fait sur mon fauteuil :

-une bonne couverture

-des tonnes de coussins

-un bon livre (pour ce qui me concerne, Sylvie Testud vient de succéder à Harry Potter)

- un manuel de la maman débutante (ça rassure de relire les fondamentaux lorsqu’on est en pleine detresse solitaire et nocturne)

- le Francoscope de l’année (le grand bazar de la culture sociologique française: ya à boire et à manger mais on tombe toujours sur un truc étonnant. Ca permet de rester en prise avec le monde réel).

- le Libé du jour (j’arrive jamais à lire autre chose que le portrait en 4e de couv mais c’est déjà ça de pris)

-une grande bouteille d’eau (allaiter ça deshydrate, t’imagines pas)

- un tas de bavoirs car bébé est bel et bien là, et son joli rot plein de lait ne manquera pas d’inonder tes précieuses pages.

Voilà, tu as de quoi conserver un semblant de vernis culturel et de fraîcheur intellectuelle malgré ton nouveau statut de vache milka. Et si t’es vraiment gentille, tu peux aussi t’abonner à Elle comme je l’ai fait, de manière à te souvenir que, en plus d’avoir un cerveau, tu es restée une femme.

Allez, mon milky-junkie hurle à plein poumons, faut que j’y retourne. La douche, ce sera pour demain…

atable.jpg

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 23 novembre, 2007
A 17:28
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Merci Michel

Comme le disait avec une désinvolture criminelle Michel Sardou il y a fort longtemps: « Femme des années 80, femme jusqu’au bout des seins, qu’on a envie d’appeler George et qu’on aime bien sans soutien-gorge »… (oui, je sais, plus classe tu meurs).

Pourquoi citer ce texte plein de délicatesse? Parceque cette chanson est un hymne aux success women capables d’assumer de front de multiples carrières, dont celles de maman, d’amante, de working girl…Vous voyez où je veux en venir? Déjà je la trouvais pénible, cette chanson, mais depuis que je suis maman je suis passée de l’irritation à la haine nucélaire (ndlr : rien à voir avec l’haleine nucléaire).

Bah ouais. Ca fait peut-être joli dans la chanson de Michel, mais dans ma vie à moi, les défis n’ont pas la même saveur. Avec Michel, ça sent le sexe, les dollars et le marbre rose. Alors que ma vie de superwoman à moi, elle sent plutôt la couche Pampers, le frigo vide et la pile de linge sale. Alors, voilà, je crie ma haine : Michel Sardou est définitivement un gros nase.

Liste des raisons pour lesquelles cette chanson est un ramassis d’inepties (pour ceux qui ne l’auraient pas saisi à la première écoute).

D’abord, concilier des trucs impossibles, bien sûr ça fait fantasmer les mecs bas de plafond qui demandent tout et son contraire à leurs femmes (être sexy tout en étant une maman gateau, gagner un salaire dément tout en rentrant suffisamment tôt pour préparer le cassoulet du soir et accueillir la marmaille), mais faut dire ce qui est : assumer tout ça, c’est inaccessible pour toute femme qui refuse de consommer antidépresseur et/ou cocaïne. Et d’ailleurs c’est pour cette raison que ça ne viendrait à l’idée de personne de demander ça à un mec. Eux, on ne leur demande que de faire leur possible. Aux femmes l’impossible, et roulez jeunesse…

Par exemple.

Mettre une petite robe sexy quand on allaite un bébé, c’est tout simplement impossible sans se retrouver quasiment intégralement à poil à chaque têtée. Mais qui prend la peine d’expliquer ça aux pauvres Prince-Prince de ce monde qui croient encore que le Père Noël existe?

Ou encore.

Ramener plein de sousous pour la popoche, ça nécessite généralement de longues heures de réunion le vendredi soir, le lundi matin, le dimanche, et ce n’est sûrement pas compatible avec les rendez-vous coiffeur, manucure, pédicure, shopping pour-être-la-plus-belle. Voilà comment on devient un ministre probablement respectable mais atrocement mal sapé (cf Roselyne Bachelot). Par opposition à la pépette professionnelle qui choisit un travail-couverture qui lui laisse largement le temps d’aller faire des razzias chez Fendi (cf Cécilia ex-Sarkozy dont l’objectif de vie, je vous le rappelle, est d’aller au supermarché avec son fils).

Pire : il se peut qu’on n’ait même pas le temps d’aller se faire épiler, lors de situations intensément mobilisantes telles qu’une suite de couche. N’empêche, à cause de Michel Sardou, votre chéri risque de décider de vous surnommer le grizzli, rapport à vos sourcils longs (mais soyeux, non mais!), et autres duvets apparus imprudemment sur de nombreuses partie de votre corps. Il n’est pas dit que votre couple survive à ce type de remarques acerbes.

Remarque importante pour tous les XY qui liront ces lignes : une femme qui a pondu un être d’environ 3 kg au terme d’un marathon de 9 mois mérite des bouquets de fleurs, des bagues sublimes, des compliments susurrés-écrits-chantés, des dîners romantiques mais sûrement pas, ah ça non, des remarques sur sa pilosité à la dérive depuis qu’elle s’est transformée en vache milka open-bar pour gremlins affamé.

Pour toutes ces raisons, je le clame haut et fort : messieurs, Michel Sardou est votre pire ennemi.

 

Jme demande bien ce qui m’a pris d’écouter Chérie FM cet aprem. Sur Inter, rien de tout ça ne serait arrivé.

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Par ceciel
Le 22 novembre, 2007
A 20:36
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