Ceciel, Tête en l’air…

 

Regonflée

Non les vacances ne furent pas exactement reposantes (un déménagement, 3 allers-retours en Normandie pour aller bisouiller les marmots, une descente apocalyptique jusqu’à Nîmes puis un interminable retour nocturne…) mais contre toute attente elles sont su me déconnecter – un peu- du travail et nous ont donné le temps nécessaire pour apprivoiser l’idée que la Bébée d’hiver naîtra avec deux pieds bots.
Oui, les deux.
Oui, encore un bébé tout tordu et les regards bizarres des gens dans la rue.
Mais bon, il y a fort à parier qu’elle sera aussi belle et dingue que son frère et sa soeur alors ça nous va. On va la bichonner, elle est ses beaux-pieds.

J’ai donc repris le travail la semaine dernière avec une toute relative fraîcheur, mais clairement plus vaillante qu’en juillet, lorsque nous croulions sous les cartons, les rendez-vous médicaux et le travail frénétique d’avant-vacances.

Nous voici donc dans notre nouveau nid auquel je trouve un charme fou,. Pas celui des vieilles pierres mais celui de la fluidité d’un logement neuf, clair et droit, où tout a sa place et où tout est bien pensé pour une famille telle que la nôtre. Finis les longs couloirs inutiles, finies les chambres disséminées ça et là dans l’appartement. Nous avons désormais une immense pièce à vivre baignée de lumière et donnant sur un parc paisible, et un « espace nuit » avec les chambres et salles de bain de rigueur pour une famille – bientôt- nombreuse (fait péter la carte SNCf, youhou). Rien de dingue, juste notre chez-nous, facile à vivre et harmonieux, et bêtement, ça me fait du bien. Matérialiste je suis. Amoureuse de la fluidité, surtout.

Nous avons de plus le plaisir de conserver notre nounou, qui à l’exception d’une absence totale d’aptitude pour la ponctualité, se révèle irréprochable et nous adoucit bien la vie après les mois chaotiques (merci Pocahontas).

Je reste néanmoins assez circonspecte sur le fait qu’elle porte des strings, des talons hauts et soit dotée du gabarit d’Eva Longoria mais ne nous plaignons pas d’avoir la nounou la plus canon et pétillante de notre banlieue sage. Je prie juste pour mon prince-Prince ne soit pas atteint brutalement du syndrôme dit « Jude Law » notamment au moment critique – inévitable et honni- où mon poids dépassera le sien.

Je reprends donc mon cartable vaillamment, pas ravie mais pas accablée non plus, espérant juste pouvoir prendre assez soin de moi pour tenir les 2 mois qui me restent à tirer avant de me mettre au vert en prévision de la ponte (je sais mon romantisme me tuera).
Cela dit, pas facile de vivre sereinement mon état de patate farcie avec 2 marmots à la maison dont les tailles culminent royalement à 1,04 m pour la grande et 80 cm pour le petit. Ca en fait des heures à raz de terre avec mon gros bidon et une sciatique persistante. Ca en fait des kilos d’amour à ramasser à terre pour les coller (au choix) au lit, au coin, sur leur chaise, etc.

Je repense avec émotion à ma première grossesse, celle où je ne portais aucun objet dépassant le kilo, où je dormais 10 heures par nuit et ne dérogeait pas à la petite sieste d’après-repas, celle où je m’indignais de devoir marcher plus d’1 km et où mes proches m’enjoignaient de me ménager. C’est aussi celle où je ne mangeais ni fromage, ni charcuterie et où je regardais toutes les crudités d’un oeil méfiant.

Je peux vous dire qu’arrivée à la 4e grossesse, le charme magique s’est dissipé, tout le monde a repris une activité normale et les seules personnes à se souvenir que je suis enceinte sont les médecins qui sont payés pour ça…

Même pas grave, . Entre temps je me suis rendue compte que je n’étais tant que ça en sucre et que j’ai au moins la chance de garder les bébé bien au chaud comme dans un coffre-fort.
C’est vrai que je me vautrerais bien dans un océan de glande et de douceur mais finalement cette époque est révolue et tant pis. Une autre s’ouvre, celle de la vie à 5, celle de notre nouveau nid, celle où nous avons définitivement grandi. Et si les choses n’ont plus toujours le charme et la fraîcheur des découvertes et des premières fois, elles ont la densité et la profondeur de celles qu’on a comprises, acceptées, et qu’on peut -même- essayer d’apprivoiser et de façonner au lieu de les subir.

Bonne rentrée à tous…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 23 août, 2011
A 11:33
Commentaires : 6
 
 

On vous rappellera

Mes aïeux, que de petits événements ces dernières semaines! Trois fois rien, finalement, mais des choses qui boursouflent le quotidien et laissent une trace indélébile (copyright JJG).

D’abord il y eut les apparitions/disparitions de Pocahontas. Une nounou branchée sur courant alternatif. Jusqu’au court-circuit final, cette semaine.

Elle était trop jeune, elle n’avait pas compris, elle est désolée, elle a bien changé elle a eu de gros soucis nous ne pouvons pas comprendre…

J’ai écouté ses jérémiades avec patience puis je l’ai doucement poussée vers la porte, lui donnant intérieurement rendez-vous dans 10 ans. Si nos engagements devaient tous s’évanouir en fumée au moindre événements difficile dans nos vie, le monde serait encore bien pire qu’il ne l’est.

Mais comment faire comprendre à une si jeune femme le sens de l’engagement, le respect d’autrui. Comment lui expliquer qu’exploser en plein vol et changer d’avis tous les 3 mois ne fait que l’enfoncer dans son propre chaos. Lutter quand c’est difficile. Lutter quand on n’est pas seul, c’est si important. Mais il lui reste tant de choses à découvrir.

Et comme je m’en veux d’avoir oublié qu’elle avait son âge, ce si petit âge. 23 ans.

Je donnerai cher pour être là, une petite souris, le jour où elle sera maman et devra confier sa précieuse progéniture aux bons soins d’une personne recrutée avec inquiétude. Le jour où cette personne lui promettra monts et merveilles, disponibilité, responsabilité, sourire. Peut-être ce jour-là repensera-t-elle à nous, un jour de novembre, lui ouvrant les portes de notre maison avec bienveillance, et celles de notre portefeuille avec une latitude qu’elle ne devrait pas retrouver de sitôt.

Oui je donnerai beaucoup.

A plusieurs moments de ma vie j’ai croisé des gens ainsi, emberlificotés dans leurs nombrils, affairés à oublier leurs promesses et leurs engagements. Traitant les autres comme de sombres dommages collatéraux si peu conciliants.

Et je me dis – vieille bête- que ces comportements, je les observe bizarrement beaucoup ces derniers temps chez des jeunes gens de 23, 25 ans.
Je me souviens de moi à cet âge, si grave et travailleuse, inquiète de ne pas faire bien, si désireuse de faire ma place. Et je trouve – vieille bête bis- que la constance et le sens de la parole donnée se perdent.

A part ça Monsieur Sourire mange! Que dis-je mange, se régale! Riz, volaille, jambon, banane : des horizons s’ouvrent à lui. Il reste de grandes impasses dans son éducations papillaire, mais je suis soulagée de le voir avaler des aliments solides, goûteux et (presque) variés que j’exulte. Il grossit à vue d’oeil, affirme une stature imposante et une force de titan…dans un visage serein et drôle.

Ma montagne tranquille. Ma mère l’appelle Big Boss, pour vous donner une idée.(Je sens que cela va rester).

Ma joliepetite est belle comme un astre; elle court elle crie elle s’extasie elle râle elle câline elle apprend elle comprend elle nage elle pédale elle chante elle bonbonne elle sucette elle fritouille elle rit, comme elle rit.

Voilà, dans quelques jours nous nous envolons pour Dubai, étrenner nos lunettes de soleil et embrasser des amis chers, décompresser de ces derniers mois n’importequesques.

Je me réjouis de voir arriver le soleil, les vacances, la fin des dossiers, l’arrivée d’une nouvelle nounou lundi (tout arrive! mais comment retrouver confiance, je me sens fragile comme une amoureuse déçue…).

Je me réjouis d’écouter le nouvel album de Felipecha, bourré de trouvailles sensibles (Lovers Lane, Rien) et de balades rythmée (London Shopping). J’étais à leur concert hier, je ne vous conseille que trop de vous y rendre aussi, vite!

Bon début de printemps à tous!

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 26 mars, 2011
A 11:26
Commentaires : 3
 
 

Mon nombril et moi…

…nous portons fort mal.

Une fois de plus je vais pleurnicher comme une collégienne devant mes problèmes dérisoires mais je m’en fous ici c’est chez moi et quand ma vie part en quenouille alors j’ai le droit de me plaindre. Je vous rappelle bande de veinards que vous êtes aussi aux premières loges quand je suis heureuse (rarement j’en conviens, question de karma ou d’origines méditerranéennes ascendant râleur oblige).

4e semaine sans nounou. Je suis au bord de la dépression nerveuse. Pas parceque passer du temps avec mes enfants me coûte, je ne suis pas une mère aussi affreuse.

C’est surtout que j’ai un boulot. indépendant (donc solitaire et exigeant). Et deux enfants. Et qu’improviser 4 semaines de jonglage baby-sittesque c’est dur. Trés dur.

Alors quand j’apprends que Pocahontas envisage de ne pas revenir la semaine prochaine non plus MAIS compte bien maintenir ses vacances à New-York 8 jours après son (hypothétique) retour, j’ai envie de la trucider autant que de me petit-suicider. En cumulé, 7 semaines d’absence en 3 mois et demi de travail à notre service. Beau score, non?

Et beaucoup, beaucoup de choses sont à l’avenant ces temps-ci.

Prince-Prince et moi faisons donc l’amer constat que, même en faisant de notre mieux, même en gagnant des sous qui parait-il rendent heureux, même en aimant trés fort nos enfants et même en ayant la santé, on peut être dans la mouise jusqu’au cou et développer quelques idées noires.

Je traîne donc ma misère ces temps-ci, ne sachant où tourner le regard pour entrevoir quelques soleils égarés dans mes sombres journées.

Et puis, fulgurance géniale, devant les nuits chaotiques de nos enfants, nous avons décidé de leur attribuer une chambre chacun pour plus de tranquillité.

Donc.

Donc?

Donc, naturellement, notre appartement n’étant pas extensible et le marché de l’immobilier étant ce qu’il est malgré nos recherches acharnées (pour ne pas dire forcenées)… je n’ai plus de bureau.

Si je résume: je n’ai plus de lieu de travail, plus de nounou, plus de temps, quelques clients mécontents, 6 kg en trop, des poils partout et une coupe de cheveux de vieux labrador, deux enfants perturbés et une mamie sur les rotules…je suis, je suis…?

Lynette Scavo, pour vous servir.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 21 février, 2011
A 21:34
Commentaires :1
 
 

Patatras

Avez-vous bien profité de mon dernier billet zen et suintant de félicité? Je vous le souhaite car la donne a bien changé depuis.

En une toute petite semaine, tant de vilaines nouvelles nous ont assailli que je ne sais par quoi commencer.

Allez, au hasard : Pocahontas va se faire opérer (rien de trop grave mais une convalescence longue et pénible). Tarif : 1 mois d’absence (minimum). La blague supplémentaire, c’est qu’à son retour d’arrêt maladie elle a prévu une semaine de vacances à New-York. En gros j’ai bon espoir de la revoir aux alentours du 20 mars. Royal.

En attendant, que faire? Je me flagelle chaque jour de considérer mes deux jolicoeurs comme des problèmes- ce qu’ils ne sont pas – mais j’avoue que je me triture le cerveau sans espoir. Si vous êtes plus inspirés que moi…

Vous en redemandez? Les copropriétaires de mon immeuble ont décidé de voter un budget travaux pharaonique (à 6 chiffres, figurez-vous) pour refaire le toit de l’immeuble. Outre l’absence d’urgence et le vilain coût, ce projet est particulièrement impopulaire à mes yeux car :
- je vis au dernier étage sous ledit toit
- les travaux dureront 2 mois minimum et seront bruyants tout plein (genre marteau piqueur, youpi)
- je vous rappelle que mon bébé de 6 mois passe ses journées à la maison
- idem, je suis sensée travailler dans ce maudit appartement
- on espérait mettre en vente ledit appart justement à ce moment. Or des travaux sur nos têtes et du bruits à gogo sont rarement des trucs très vendeurs. Immobilier, ton univers impitoyable…

A part ça, victime de mon succès, je me retrouve avec beaucoup trop de dossiers pour si peu de bras et de neurones (les nuits restent difficiles avec deux enfants à otite dont l’un qui sort des dents toutes neuves comme d’autres respirent).

Je sens que ça va pas être de la tarte, tout ça…

Heureusement, pour me remonter le moral, j’ai ma balance. Vous savez, celle dont l’aiguille tombe de jour en jour. Incroyable, le stress est un excellent coupe-faim!

Si j’avais su ça plus tôt…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 27 janvier, 2011
A 13:29
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J’ai rien à me mettre

C’est terrible comme le temps file, et toutes ces choses à vous raconter que j’entasse dans un coin de ma to-do list, si vous saviez.

Alors je vous les jette pêle-mêle, faites-en ce que vous voulez, moi je n’ai pas pu les faire plus belles que cela. Pas le temps, fallait que ça sorte :

- à mon nouveau bureau du mercredi, j’ai un affreux voisin qui passe des heures à s’engueuler avec sa petite amie (femme?). Il lui hurle des horreurs, elle semble en retour le menacer de représailles féroces et le harcèle à raison de coups de fils toutes les demi-heures environ. Et j’assiste donc bien malgré moi à travers la fine cloison à un véritable combat entre Dr Jekyll passant des appels professionnels tout miel dignes du meilleur vendeur de bagnole…à Mr Hyde écumant de haine éructant des insanités à son explosive (ex?)bien-aimée. Un vrai feuilleton. Mais je m’en lasse, si vous saviez…

- A Noël, on nous a offert – sans rire- des places pour aller voir la pièce adaptée du livre « Les hommes viennent de mars, les femmes viennent de Vénus« .
Outre le message étonnant que nous envoyait ce présent improbable, j’étais sceptique et un peu réticente à l’idée d’assister à ce spectacle. Je vous rassure, c’était effectivement édifiant en terme de moyenne d’âge (65 ans à vue de nez) et de mise en scène (pour qui se souvient de « Palace« , elle se résume dans un décor de fête de lycée au monologue surjoué d’un genre de professeur Rolin pervers).

Les 20 premières minutes j’ai cru mourir d’ennui : l’affreux type résumait avec une voix de stentor de supérette les femmes à un jardin qu’il faut cultiver (métaphore rare s’il en est) et les hommes à des dauphins qu’il faut essentiellement nourrir et flatter (la comparaison avec un épagneul aurait sans doute parue vexante)(oui les nuances c’était pas exactement son fond de commerce).
Pourtant, nous avons fini Prince-Prince et moi par nous dérider tant bien que mal et par passer un agréable moment, voire même avouons-le à retirer quelques enseignements. Modestes, les enseignement, quand même, faut pas pousser non plus.
Ainsi, par exemple, je sais enfin que lorsque je geins « J’ai plus rien à me mettre » devant une penderie pleine à craquer, je cache juste un grand désarroi profond. Et absolument pas une envie furieuse de faire chauffer ma carte bleue et d’oublier mon 42 post-grossesse qui me donne envie de me petit-suicider.

- Je travaille comme une folle et me sens plus nulle de jour en jour. A courir partout je ne fais plus rien de bien. J’ai l’impression de ne plus avoir grand chose à donner dans ce travail solitaire. Et oui, la farouche Ceciel a fait son temps, voilà que je me resociabilise et que j’ai des envies de grand air. L’efficacité de Pocahontas et mon année 2010 d’hibernation-couvade me poussent sûrement à quitter ce nid douillet pour de vastes horizons. Je réfléchis, donc je réfléchis. Les propositions ne manquent pas, je m’y perds un peu, mais mon objectif 2011 est d’y mettre bon ordre et de sortir vivante de ces débats intérieurs -et extérieurs- forts animés et lourds de conséquences…

- J’ai adoré American Trip des Stoller (Get him to the Greek en VO) que j’ai vu 6 mois après tout le monde sur la VoD mais c’est déjà ça. Ce film est décadent, paillard et déjanté mais finalement trés drôle. On savoure les petits moment d’insouciance quand comme moi les motifs de lâcher prise sont bien rares. imaginez mes fardeaux : rien à se mettre le matin, un moche fessier adipeux et des piles de dossiers sur son bureau…Oui je sais je suis une greluche mais si on ne peut plus se plaindre sur son propre blog, où le faire alors?!

- Heureusement si les satisfactions sont rares elles n’en sont pas moins réelles. Et prennent généralement la forme de deux merveilleux lutins dans ma vie. Parfois, rayon de soleil sur deux yeux bleux immensément candides, ou une bagarre de guili qui finit en tempête de petits pieds, ça requinque.
Sans oublier mon-nouvel-amant-l’appareil-photo…

Prince-Prince, je n’en parle même pas. Vous le savez, cet homme est Saint qui fait de ma vie un océan de pétales de roses (ou alors c’est un dauphin alors, chuis plus trés sûre).

La grosse et le petit bleu

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La grosse et la grande rose

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A bientôt les cocos!

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 10 janvier, 2011
A 20:47
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Je le savais…

La félicité ne dure jamais longtemps.

Joliepetite a passé la journée d’hier avec 39,2°, roulée en boule au fond de mon lit. Heureusement on perd rarement le nord à 3 ans, et elle a outrageusement profité de la situation pour obtenir moult carambar, jus de fruits et autres petits gâteaux. J’ai beaucoup aimé ses petits regards surpris lorsque je lui accordais toutes ces gâteries sans sourciller.

Cela dit, elle reste raisonnable car elle a absolument voulu retourner à l’école ce matin. Comme quoi, carambars et câlins de maman ne valent pas quelques bonnes bagarres à la récré ni des bonhommes en pâte à sel. Ma fille est une dure de dure, qu’on se le dise.

Monsieur Sourire
râle à qui mieux-mieux. Mange ses doigts. Mange mes doigts. Mange ses doudous. Râle. se tortille. Mord sa couette. Vous l’aurez compris, M. Sourire prépare son râtelier et ça ne se passe pas exactement en douceur. Comme je regrette déjà ses grands sourires pleins de gencives roses et pacifiques…

Prince-Prince a déconné à pleins tubes ce week-end. Je ne vous donne pas de détail il est assez honteux comme ça. Passé la grande déception et le furieux énervement, je suis passée en mode positif puisque j’ai hérité d’un mari contrit et désolé, prêt à tout pour se faire pardonner. Les réconciliations ça a du bon, surtout à 10 jours de Noël (Venise me voilà).

A part ça, Pocahontas a hérité du même vilain-virus que Joliepetite, elle traîne donc sa jolie misère d’une pièce à l’autre de l’appartement en tentant de faire bonne figure. Du moment qu’elle n’abandonne pas totalement le navire, elle reste ma copine…

Je suis donc passée au programme « survie en milieu hostile » et mets les bouchées doubles en travail, profitant des heures de répit où aucun être malade n’essaie de m’en-miasmer et où aucune tâche domestique reloue (courses, administration, pédiatre, kiné, agence immobilière…) ne me vole mon temps pour TRAVAILLER.

(Oui, j’ai un gagne-pain et des responsabilités).

C’est dingue comme j’ai parfois la sensation qu’il s’agit d’un hobby que je case entre deux galères perso et non le job qui fait bouillir ma marmite…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 14 décembre, 2010
A 12:32
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Tout va bien, Tintin

Une fois n’est pas coutume, tout va bien dans ma vie.

Monsieur Sourire est extatique et potelé, un bébé merveilleux aux joues rebondies et au sourire digne de Gilbert Montagner. Je l’aime d’amour, mais encore plus depuis qu’il a laissé sa peau de serpent eczémateux au vestiaire. La menace rôde toujours, de-ci de-là de vilaines boursouflures rouges apparaissent, mais rien de comparable aux dernières semaines. Il est beau, mon fils!

Joliepetite est relativement sage. Pas super sage, non, mais presque gérable. Ca fait des vacances. Tiens, hier soir j’ai même réussi à coucher les deux loulous avant 20h30 et dans la même chambre, (presque) sans cris ni larmes. Clap clap clap, je suis trop forte.

Prince-Prince me couvre de compliments, d’amour et de Kinder Délices. Le fait que je perde régulièrement du poids y est pour un peu. Et notre pacte de non-agression ménagère pour beaucoup. Ca change la vie, la douceur.

Noel approche et j’ai presque tous mes cadeaux. Merci monsieur internet-mondial. J’ai pas mis le nez dans un magasin. Easy, quoi.

Mes clients m’aiment. Non seulement j’ai retrouvé TOUS mes clients malgré 4 mois d’absence maternité, mais en plus ils me filent plus de travail. Et d’autres arrivent. Ca repart, mes aïeux, et ça repart fort. Moralité, avec Prince-Prince on trouve que faire des bébés c’est pas si compliqué que ça quand on gère sa propre boîte. On pense donc à agrandir la famille, un de ces 4. Faut juste que je trouve le moyen de graisser la patte de 2 ou 3 cigognes pour que les grossesse cessent d’être des calvaires, merci.

Pocahontas est merveilleuse. Elle a trouvé son rythme, n’a pas fait de connerie notable, et m’appelle désormais à chaque fois qu’une idée originale lui vient. Du coup, on endigue les emmerdes assez remarquablement.

Voilà, parler des trains qui arrivent à l’heure c’est pas hilarant je le reconnais, mais parfois ça fait du bien de partager sa félicité. Ca dure généralement si peu de temps…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 10 décembre, 2010
A 13:52
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Le syndrôme de la boîte de Kleenex

Ca a l’air con, mais ça fait du bien au moral de ne plus être la seule à remplacer inlassablement les boîtes de Kleenex vides à la maison.

(ça marche aussi pour les rouleaux de PQ, les flacons de shampoing, les tubes de dentifrice et les bouteilles d’eau).

Merci, Pocahontas.

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 1 décembre, 2010
A 6:00
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Seule contre tous

Je n’ai pas posté depuis longtemps, mais j’ai de très sérieuses circonstances atténuantes. En gros, la nounou et Prince-Prince se sont ligués contre moi la semaine dernière pour ensevelir la maison et mes précieux enfants sous une montagne de conneries, je ne vous dis que ça.

Acte 1 :

Toujours amoureuse de ma nounou, je lui laisse la bride sur le cou (trop). Du coup, tel un cheval fougueux de 22 ans qu’elle est, elle s’emballe, elle galope, et…c’est le drame.

Et oui, mercredi aprés-midi, ne la voyant pas revenir d’une balade de 3 heures avec mon minuscule bébé et inquiète de voir les premières neiges tomber abondamment depuis plusieurs heures, j’ose appeler Pocahontas pour lui demander où elle peut bien se trouver par ce temps sibérien. Et là….hum, comment vous dire. Grand Grand moment de solitude :

- « Ah, justement, il faisait tellement froid que j’ai attrappé le premier bus qui passait et j’ai emmené votre fils au centre commercial!
- Mon tout petit bébé de 3 mois et demi a passé l’aprem au centre commercial ? Vous voulez dire que vous avez quitté la ville sans me prévenir et emmené un bébé déjà ultra-fragile-du-métabolisme dans le plus grand centre commercial d’Europe un mercredi d’avant Noël, comme ça, pour le plaisir ?
- …
- Pocahontas?
- J’avais pas vu les choses comme ça. Heu, pourtant j’ai vu plein de mamans avec des poussettes, là-bas!
- Hum. Si les autres pauvres mamans n’ont pas pu se débarrasser de leurs marmots pour faire leurs courses de Noël, tant pis pour elle. Moi je vous paie justement pour que mon bébé passe ses journée dans des lieux un peu plus adaptés à son âge.
- …
- Pocahontas?
- …snif…
- Pocahontas, vous pleurez?  »

Fin de l’épisode.

Acte 2 :

- Pocahontas, pourquoi ça colle sous mes pieds quand je marche sur le carrelage de la maison?
- je comprends pas, Céciel, je l’ai pourtant bien lavé.
- Pocahontas, pourquoi Joliepetite s’est cassé la margoulette sur une pellicule de savon qui recouvre tout le carrelage de la maison?
- Je comprends pas, Céciel, tout est pourtant normal.
- Pocahontas, pourquoi la première question que les gens posent en entrant chez moi c’est « Qu’est-ce qu’il a ton carrelage? ».
- je vois pas, vraiment je vois pas.
- Pocahontas, pourquoi la bouteille neuve de liquide pour le sol est soudainement vide?
- Bah, j’ai lavé le sol.
- Vous pouvez partager avec moi votre technique qui semble trés personnelle?
- Oui, avec plaisir : je prend une serpillère, je l’arrose de liquide pur et ensuite je frotte le sol avec. Ensuite, je recommence 1 mètre plus loin. Et ainsi de suite.
- OK, donc en somme vous avez consciencieusement transformé l’appartement en patinoire ».

NB : voilà 4 fois qu’elle repasse la serpillère « normalement ». Le carrelage ne glisse (presque) plus. On va s’en sortir, c’est sûr.

Acte 3 :

-  » Pocahontas, c’est quoi ces vilains trucs en train de cuire dans la poêle à 30 cm de ma précieuse joliepetite assise sur le plan de travail?
- Des châtaignes!
- Ah.
- Oui, ça me rappelle mon enfance.
- Tiens, c’est marrant, ça me rappelle la mienne aussi. Mes dans mes souvenirs, ma maman nous demandait de percer chaque châtaigne avant de les faire cuire, histoire de ne pas les transformer en pop-corn géants éborgneurs de petites filles.
-…
- Pocahontas?
-…
- Pocahontas?
-…
- Vous pleurez?
- Je me sens vraiment con ».

Mais non, faut pas…

Acte 4 :

- « Pocahontas, pourquoi ma fille est habillée comme en été?
- euh, je sais pas, je l’ai récupérée comme ça à l’école.
- Vous voulez dire que mon mari l’aurait envoyé à l’école en débardeur et robe à manche courte un 26 novembre neigeux? C’est impossible… »

Acte 5 :

-Prince-Prince, tu connais pas la dernière? Pocahontas elle prétend qu’elle a récupéré Joliepetite en manches courtes et débardeur ce soir à l’école. On aura tout vu, hein?!
-…
-Hein?!
-…
- Tu déconnes là?
-…Le bébé dormait, j’ai pas voulu allumer la lumière pour chercher des fringues. J’ai attrapé le premier truc que j’ai trouvé.
- Un débardeur et une robe d’été?
- bah oui.
- Ca t’as pas choqué?
- Si, en arrivant à l’école, quand j’ai enlevé son manteau et réalisé qu’elle était bras nus alors que les autres mômes avaient des cagoules. Du coup j’ai choppé un gilet qui traînait et hop.
- hop?
- bah oui, hop.

Des fois, je vous jure, je me sens vraiment seule contre tous…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 30 novembre, 2010
A 9:09
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Pocahontas fait des ravages

Pocahontas est jolie, ça c’est un fait.

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Mais il se trouve qu’en plus, elle est le croisement d’une tornade blanche et de Mary Popins.

Oui, c’est insensé, je n’aurais jamais cru pouvoir dire ça, mais je suis conquise par la nouvelle nounou.

D’abord, plus je la regarde plus il est évident qu’elle aurait dû s’appeler Pocahontas. Moins bombesque que ce qu’il m’avait semblé au départ, mais joliment typée et jeunettement intense. Un petit truc rien qu’à elle.

Ensuite, elle est douce et calme. Mais bavarde (qualité number one pour passer ses journées avec moi). Et infirmière (oui je sais j’ai trop de bol). Ce qui fait qu’elle gère super bien l’eczema pourri de monsieur sourire, la ventoline-en-trompette de Joliepetite, mais aussi les angoisse existentielle de la maman-reloue que je suis (Mon bébé va-til mourir de mal de dents? / C’est sûrement grave si Joliepetite a toussé une demi-fois à 5h30 cette nuit / 2 suppos de Doliprane cette semaine, c’est beaucoup trop pour un si petit bébé…)

A part ça elle fait le ménage 25 fois par jour, a rangé l’intégralité des placards de la maison, lance des machines de linge et des lave-vaisselles plus vite que son ombre. Seule ombre au tableau : elle me tanne pour que j’achète des boîtes chez Ikea…pour qu’elle puisse ranger encore mieux.

Trop dur la vie…

Ensuite, bien entendu elle est gentille avec mes bébés. Evidemment elle est un peu jeune et elle apprend l’autorité dans la douleur avec ma reloue de 3 ans, et la gestion des pleurs d’un petit amoureux-des-bras de 3 mois mais elle s’en sort plutôt pas mal compte-tenu du fait qu’elle officie sous mon nez. Pas facile de laisser pleurer un bébé ni de mettre sa soeur au coin quand leur maman rôde.

Du coup j’ai décidé de me prendre un bureau loin de la maison. REVOLUTION!

D’une part, j’ai besoin de retrouver le monde après le congé maternité. Ensuite, Pocahontas est bien aimable mais elle finira par me haïr si je reste dans ses pattes au vu et au su de mes deux mômes maman-dépendants.

Alors voilà, je suis ravie d’avoir trouvé cette perle, je le crie haut et fort et je supplie le bon Dieu des nounous de se grouiller de clore cette p*** de période d’essai qui me donne des sueurs froides, du coup…

Dans : Ceciel blablate
Par ceciel
Le 17 novembre, 2010
A 20:14
Commentaires : 2
 
 
 

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